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[Rogue] Rædr

MessageSujet: [Rogue] Rædr Dim 12 Fév - 6:31
Midgard

--- Personnage...

  • Nom : Inconnu
  • Prénom : Rædr
  • Sexe : Masculin
  • Âge : 19 ans
  • Classe : Rogue


  • Magie & Armes :
Rædr n'aime pas la magie. Peut-être parce qu'il n'a aucun talent magique, ce que son ego sur-dimensionné a du mal à tolérer. Heureusement, il se rattrape par un attirail assez conséquent, qu'il maîtrise plutôt bien, même si son jeune âge l'empêche encore d'exceller. Il faut savoir que Rædr ne se sépare jamais, au grand jamais, d'un très fin stylet, de bonne facture, qui constitue le seul héritage que ses parents lui ont laissé. Non qu'il tombe dans le sentimentalisme - ces personnes ne sont rien pour lui - mais parce qu'il a l'habitude de l'avoir toujours sur lui. Plus d'une fois, la lame lui a sauvé. Rædr lui voue une confiance infinie, allant même jusqu'à lui prêter, parfois, comme une sorte de volonté propre. Il sait qu'elle n'est pas vivante, ni douée d'une conscience, mais cela le rassure de penser, dans les moments désespérés, qu'en se fiant à elle, il pourra s'en sortir. Il utilise cependant d'autres armes : une ou deux dagues légèrement ébréchées, qu'il achète chez des marchands de mauvaise qualité, un long poignard qu'il a volé à un homme ivre effondré dans la rue, une miséricorde dont il se sert très peu, sauf pour effrayer ceux qui le regardent de trop près. Son attirail ne pèse pas très lourd a priori, mais il lui suffit amplement. Il a une petite connaissance de l'utilisation des simples, et un stock ridicule d'urgence. Tout cela lui a toujours permis de rester en vie jusque là, il n'envisage donc pas d'élargir son attirail. Il possède, également, du matériel, lorsqu'il lui prend l'envie subite de rentrer chez quelqu'un pour s'amuser un peu - car cela peut lui arriver, hélas.

  • Stats :
Vitalité
Attaque
Magie
Déf. Physique
Déf. Magique
Vitesse


  • Caractère :
Rædr est un jeune homme sympathique et généreux. Ou peut-être seulement une impression. Il est assez lunatique, au fond, réagissant extrêmement rapidement, de façon surprenante pour qui ne le connaît pas du tout. Il est du genre à se sentir plus menacé lorsqu'on l'insulte que lorsqu'on lui plaque un couteau contre la gorge, à préférer qu'on attente à sa vie plutôt qu'à son argent. Il peut rire au nez des gens, comme il peut les regarder avec sérieux en proférant des avertissements ombreux. Sa propre logique lui échappe. Il est habitué à vivre au jour le jour, est souvent incapable de prévoir trop longtemps à l'avance. Que lui importe ce qui se passera dans un mois, un an, alors qu'il n'est pas exactement sûr de pouvoir vivre jusqu'à cette échéance ? Dépenser le dernier sou qui lui reste pour se faire un festin, quitte à crever de faim le lendemain, ne le gêne absolument pas. La seule véritable constante qu'on peut donner de lui, c'est qu'il est un être fier, qui déteste être humilié. Si vous le rabaissez, vous deviendrez son ennemi mortel à coup sûr. Rædr ne peut pas toléré d'être déprécié. Heureusement, Rædr n'est pas une bête sauvage - du moins, lorsqu'il n'est pas en danger, il peut se défaire de son animalité. Il est donc "sociable", c'est-à-dire qu'il est capable de tenir une conversation polie avec une personne pendant plus de cinq minutes. Il est aussi capable de faire taire son ego si nécessaire. Sachant bien qu'il est loin d'être le plus fort ou le plus expérimenté, il a compris qu'un peu de ruse ne fait pas de mal. Même si Rædr ne sait ni lire ni écrire, n'a pas vraiment reçu d'éducation, c'est un être naturellement intelligent. Il comprend très vite une situation, et est capable de trouver une solution adaptée aux problèmes, en règle générale. C'est pour cela qu'il est toujours en vie, et dans d'aussi bonnes conditions. Cela ne l'empêche pas du tout de se laisser assez souvent guider par ses instincts - cela lui est nécessaire. Rædr est plutôt un mélange judicieux entre les deux.

  • Physique :
Rædr est un homme très jeune, bien qu'affecté déjà par les aléas de la vie. De taille plutôt grande et fine, il est extrêmement agile. Sans être athlétique, son corps est plutôt musclé et, au demeurant, assez avenant. Lorsqu'il se promène dans des contrées chaudes, en journée, sans emporter tout son attirail, il aime bien porter des vêtements souples qui mettent en avant ses formes. Sa peau est en général plutôt claire et lisse, mais il bronze relativement bien. Il est très à l'aise avec son corps, joue facilement avec. Cela ne le dérange pas de s'en servir comme d'une arme, si cela peut l'aider, ou perdre une personne. Un peu de charme bien placé peut parfois ouvrir bien des portes. Son rapport avec son corps est en effet très proche, mais aussi désintéressé. Il ne fait attention à son apparence que dans la mesure où cela lui sert ; mais, en règle générale, il a du mal à considérer que son enveloppe corporelle n'appartient qu'à lui. Abandonné à la naissance, il était déjà à la merci de n'importe qui ; son enfance n'a fait que confirmer cette impression ; quant à ses blessures, infligées par divers ennemis, elles ne l'aident pas à considérer son intégrité. L'ennemi a accès à son corps et peut lui infliger sa marque ; c'est presque comme si chacun pouvait revendiquer une part de propriété sur lui. Des blessures, il en a à foison ; aucune sur le visage, parce qu'il s'agit d'un homme prudent, mais son corps en est parsemé. De nombreuses entailles assez fines le parcourent, la plupart vouées à disparaître et à être remplacées par d'autres sous peu. Quelques unes sont plus sérieuses : il possède quelques cicatrices à moitié effacées sur les bras et les jambes, ainsi qu'une fine croix au bas du ventre, qu'il a reçu petit mais dont il ne se souvient plus. En revanche, une énorme cicatrice dans la dos l'effraie encore. Il est heureux de ne pas l'avoir dans son champ de vision, mais lorsqu'il passe sa main dessus, il ne peut s'empêcher de frissonner de peur. Elle correspond à un énorme traumatisme, dans sa vie. Il se considère comme marqué par la personne qui lui a fait ceci ; certes ennemie mortelle, il sait cependant qu'il ne pourra jamais se battre contre celui qui lui a infligé cela. Personne ne doit être au courant du secret de cette cicatrice ; elle est sa honte, sa haine, sa peur, tout cela à la fois marqué dans les plis de peau abîmée, enfoncé dans ce rosé étrange contrastant avec son teint. Tous ses sentiments négatifs y ont été inscrits à la lame. C'est une ombre dans sa vie, qui le marque physiquement et mentalement. La cicatrice ne le fait plus souffrir, cependant elle constitue son point faible. Ce qui l'empêche de se donner entièrement à ses proies, c'est le fait qu'il se sent surtout l'objet de la force responsable de la cicatrice. Incapable de ne pas avoir peur en pensant à elle. Heureusement, elle constitue aussi une exception ; comme elle ne le fait pas souffrir, la plupart du temps, il l'oublie, et vit bien mieux ainsi.
Son visage, lui, ressemble à un joyau sombre. Ses traits fins lui donnent parfois un côté féminin, contrastant avec son corps plus viril. On a du mal à les appréhender : sa chevelure de taille moyenne, mais relativement pourvue, lui tombe souvent devant le visage, mangé alors par des zones d'ombre importantes. Ces mèches d'une teinte oscillant entre le brun sombre, l'auburn et le roux prononcé suivant la luminosité, sont relativement lisses ; parfois, il aimerait bien avoir quelques vraies boucles, jugeant que ce serait plus joli. Le jeune homme est imberbe, aux joues très claires et vierges. Ses lèvres fines et son nez droit ont tendance à adoucir ses expressions, le rendant moins menaçant. Il est très difficile de déterminer la couleur de ses yeux simplement en le regardant ; il est nécessaire de demander à Rædr de soulever ses cheveux pour découvrir deux brillantes pierres bleues, assez sombres, évoquant la mer orageuse ou glacée.

  • Thème : Infiltration.
  • Adore : Rædr aime les jolies choses, c'est à dire ce qui brille, du moins en apparence. Il apprécie la finesse, le raffinement, le luxe - ou, pour faire plus simple, tout ce qui ne lui a jamais été accessible. Il aime le sentiment de liberté que sa vie lui procure, le pouvoir qu'il ressent lorsqu'il prend le dessus sur quelqu'un. Il aime dominer les choses.
  • Déteste : Rædr déteste ses ennemis - quelle surprise -, et en général, n'apprécie pas les citoyens de trop haut rang, ceux-ci ayant tendance à le considérer comme un vulgaire va-nu-pieds. Il déteste qu'on l'humilie ou qu'on se joue de lui. Et, s'il y a vraiment une chose qu'il a en horreur, c'est bien d'être pauvre.


  • Histoire :
Rædr fut d'abord cette petite forme abandonnée, minuscule, triste et solitaire, allongée dans ce couffin médiocre en pleine rue, par un soir d'hiver où il neigeait. Tragique manière de commencer l'existence, que de se placer sous le signe du hasard et de la bonne volonté des autres personnes. Qui passait par là, aurait pu abréger sa vie assez facilement ; un stylet de très bonne facture, à la lame fine et brillante, extrêmement tranchante, reposait dans les langes. L'appât du gain aurait pu conduire quiconque à tuer l'enfant et à s'emparer de l'arme qui, visiblement, coûtait une petite fortune. Mais personne n'en fit rien. Si on remarqua l'enfant abandonné en pleine rue, personne ne se donna la peine de le faire. Le stylet, peut-être, n'était pas assez apparent. Il reposait contre le cœur de l'enfant, sa pointe délicatement tournée vers la gorge du nouveau-né. Un faux mouvement, et il se serait embroché lui-même. Toute cette scène tenait là, fragile et éphémère. La mort rôdait, attirée par cette jeune vie fraîche, qui venait à peine d'éclore et pouvait se clôturer tout aussi rapidement. Quelle pitié allait sauver le bébé ? Quelle cupidité allait le tuer ?
Il s'en fallut de peu. Une ombre noire passa prêt du couffin, se pencha par dessus lui. Elle jaugea d'abord la lame, passant son doigt fin contre le tranchant, qu'elle apprécia. Puis elle aperçut le nourrisson ; peut-être s'était-elle déjà rendue compte de sa présence, mais alors elle ne l'avait jusque là pas signalé. Le bébé dormait profondément, inconscient de ce qui se passait autour de lui. L'ombre réfléchit un moment. Ses pensées obscures devaient peser le pour et le contre. Puis elle tourna la tête, à gauche, à droite, regardant les passants - tous si indifférents à la scène qui se jouait à côté d'eux, déjà blasés sans doute par un énième abandon peut-être -, puis prit sa décision. Elle posa la main sur la poignée du stylet, piqua légèrement le cou du bébé. Une perle de sang apparut, brillante et rouge, roula sur la lame. L'ombre resta un instant en contemplation, puis d'un geste brusque, retira la lame du couffin sans causer le moindre dommage au nourrisson. Puis son bras ample et noir s'empara du couffin, qui fut soulevé de terre et se retrouva en route vers une nouvelle voie. La vie de Rædr commençait enfin.

L'ombre le garda pendant trois ans, et c'est ainsi que Rædr se souviendra de son sauveteur : comme d'une silhouette noire, fine et longiligne, qui ne fit pas grand chose pour lui. Elle dut le nourrir, le faire dormir dans un petit monde de sécurité, veiller sur sa santé. Quel bénéfice en retira-t-elle ? S'il le savait, Rædr résoudrait le mystère de sa naissance, sans doute. Cet élan de générosité apparent, qui semblait désintéressé, lui échappait totalement. Et puis, il était si jeune, il ne pouvait savoir quelles en étaient les vraies raisons, comment l'ombre s'était occupée de lui pendant trois ans. Il avait totalement dépendu d'elle, sans savoir qui il était. Le symbole était très fort. Il considérait que cette ombre, dont il ne savait rien et qui lui avait permis de vivre, représentait ses parents. Ainsi né de l'obscurité, il ne pouvait qu'emprunter la voie adéquate. Il comprenait ainsi son destin, et pourquoi, avec son mode de vie, il avait pu survivre aussi longtemps.
Cette ombre, où l'avait-elle emmené ? Il n'avait aucune idée de l'endroit où il était né, il ne pouvait que faire des suppositions. Sans doute d'un endroit où la pauvreté frappait violemment une partie de la population, ou où des parents, pour que leurs enfants survivent, abandonnent ceux-ci pour que leurs problèmes ne rejaillissent pas sur eux. Et au fond, pour ce que cela changeait... cela voulait dire qu'il était enfant de misère, loin de toutes ces choses célestes auxquels aspiraient les gamins de son âge. Il avait peut-être déjà beaucoup voyagé, mais cela importait peu. Il s'était retrouvé, à trois ans, en plein dans la merveille que constituait le royaume d'Hagor. Il avait atterri dans un quartier, sachant à peine parler. L'ombre avait payé un petit boulanger pour qu'il lui apprît à parler et lui donne un peu de nourriture. L'homme s'en acquitta, au départ avec le sérieux de celui qui, pauvre, reçoit une source inespérée d'argent. Ce n'était pas de l'amour que recevait Rædr, non, mais il était vu comme un miracle tombé du ciel. L'homme pouvait lui passer ses caprices, Rædr lui rapportait bien assez pour qu'il pût se le permettre. Ce fut sans doute la période consciente la plus heureuse de toute la vie de Rædr.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Au bout d'un moment, le boulanger finit par s'enrichir relativement à ses voisins. Donc à devenir relativement plus exigeant. Rædr, qui n'avait alors que quatre ans et demi, eut beaucoup de mal à supporter ce changement. Déjà, son caractère se formait, et il promettait de n'être guère facile. Lorsqu'après une énième dispute, Rædr se fit battre comme plâtre, le petit garçon décida de s'enfuir. Il fugua un soir, et le boulanger ne partit par à sa recherche. Pour la petite histoire, cet homme dilapida assez rapidement sa fortune, s'endetta, et mourut assez rapidement de la main d'un créancier difficile.

Pour Rædr, cependant, la mort n'était pas encore une option.
Il lui aurait été facile de s'allonger et d'attendre la mort, ou de se planter directement son beau stylet, qui ne l'avait pas quitté, dans le cœur. Mais le garçon ne comprenait pas ce que cela impliquait. Il ne voyait que la vie, une vie longue et infinie qui ne changeait pas, avec toujours les mêmes besoins. Il fallait manger, il fallait dormir. A un âge aussi jeune, supporter de telles responsabilités faisaient mûrir. Il faillit se faire tuer plus d'une fois. Puis il eut la chance, si on peut appeler cela comme ça, de tomber sur une bande de jeunes voyous, qui virent dans son âge une opportunité à saisir. Rædr était un garçon naïf et inexpérimenté, dont la petite taille leur serait fort utile.
Le chef avait treize ans à tout casser, mais déjà une âme rusée de renard. Il s'occupait du petit, lui apprenait à se servir d'armes diverses, lui donnait à manger ; en échange, lorsqu'il lui demandait un service, Rædr le faisait. Pour lui, c'était difficile. Son passé était assez flou, mais il se souvenait bien de la latitude qu'on lui avait laissé. Il détestait déjà, aussi jeune qu'il était, la situation dans laquelle il était placé. Il ne la comprenait pas, mais la devinait négative pour lui. Pourtant, il obéissait. Il avait essayé une fois de s'enfuir, il avait failli mourir ; cela lui suffisait pour savoir que pour le moment, il n'était pas assez grand pour se débrouiller seul. Et puis, Hagor offrait des conditions de vie si difficiles. Il fallait de l'eau, et seul le chef pouvait lui en fournir... s'il consentait à remplir sa part du marché. C'était pour cela que Rædr consentait à tout cela. Seul, il était trop vulnérable, incapable de s'en sortir. Il acceptait la main qu'on lui tendait - pour le moment.
En grandissant, Rædr apprit à mieux se débrouiller avec son corps. D'un petit garçon chétif et pâle de peau, il devint un enfant basané et souple, un peu trop maigre car ne mangeant pas toujours à sa faim, mais toujours en forme. Il n'était pas faible, mais pas le plus fort non plus. Le chef désamorçait assez vite les disputes qu'il pouvait y avoir avec d'autres voyous du groupe. La survie nécessitait de l'ordre, répétait-il à tout bout de champ. Il contrôlait totalement les faits et gestes de Rædr. Mais il ne pouvait avoir prise sur son âme. Rædr était peut-être naïf, mais il n'était pas idiot non plus. Il avait assez de temps libre pour être seul, observer les gens. La lente contemplation de cette pauvreté terrible, de ces efforts pour survivre, tout cela l'emmenait bien loin de ces comparses. Rædr était déjà différent. Il ne pensait qu'à lui, parce que lui avait conscience de ce que les autres vivaient. Eux, en revanche, ne pensaient à rien du tout.
    11 ans - Jour du départ
    Le soleil tapait fort, et Rædr transpirait sous ses vêtements élimés. Pas le moindre nuage en vue, pas le moindre espoir. Et il avait soif, si soif. On lui avait dit de monter la garde à l'extérieur. A son humble, c'était ridicule car cela ne servait à rien. Mais bon, vu qu'on ne lui demandait pas son avis. Il jouait assez négligemment avec son stylet. Personne ne savait qu'il l'avait ; ils l'avaient bien vu, mais ils étaient incapables d'en reconnaître la valeur. Ils ne voyaient qu'une simple lame qu'il gardait. Personne n'y prêtait attention, de toute façon. Il l'aimait, et la valeur leur paraissait surtout sentimentale. C'était une arme d'ombre.
    « Tu t'amuses bien, on dirait. » La voix sèche du chef ne le fit même pas sursauter, tant il avait l'habitude de ses interruptions. Rædr ne se retourna pas. Le chef vint à sa hauteur, mit sa main en visière pour protéger ses yeux de la trop forte luminosité. Rædr, lui, continua à jouer avec sa lame.
    « C'est ton fameux stylet ? » Rædr acquiesça. « Je n'avais pas souvenir qu'elle était aussi bien.
    - Je ne m'en sers jamais.
    - Ah... cela dit, en fait, elle me plaît bien. »
    Rædr se retourna et le regarda avec indignation. Toucher à son stylet, c'était toucher à son âme. C'était hors de question. Le chef ne parut pas le comprendre. Il insista, lui proposa de la lui donner, tout simplement. Rædr était abasourdi. Il était hors de question de s'en séparer ; il aurait cru qu'on l'avait deviné.
    « Hors de question. »
    Les yeux du chef s'écarquillèrent.
    « Tu ne comprends pas, gamin. C'est un ordre. »
    Rædr le toisa avec froideur. Il ne la lui donnerait pas, c'était déjà décidé. Le chef parut comprendre qu'il devrait user de la force. Il se pencha sur Rædr, voulut lui donner un coup dans le ventre. Rædr fut plus rapide ; il s'esquiva, et le poing rencontra du vide. Le garçon se releva légèrement, envoya son pied contre le genou du chef, le prenant de côté ; l'articulation craqua, l'os se déboîta. Le chef poussa un cri de souffrance. Mais Rædr n'avait pas l'intention de s'en arrêter là. Il lança son poing, aussi rapide que l'éclair, à l'assaut de son assaillant : successivement dans la gorge, puis le plexus solaire. Plié, le chef était hors d'état de nuire. Avec la force que lui permettait son jeune âge, Rædr le releva et plaqua son stylet contre la gorge du chef. Celui-ci ne se défendit pas. Il avait encore conscience de ce qui se passait. Rædr lui souffla dans l'oreille :
    « Tu vois cette lame que tu convoitais ? C'est elle qui t'achèveras. » Et d'un geste vif, il trancha son unique lien avec le gang de voyous.

Rædr entra dans la troisième phase de sa vie, la plus longue sans doute. Il dut apprendre à se débrouiller seul - vraiment seul. Il abhorrait les voyous qu'il croisait, n'hésitait pas à abréger leur existence si ceux-ci gênaient son chemin. C'était une voie noire dans laquelle il s'enfonçait, de façon tout à fait consciente.
A seize ans, il quitta Hagor - enfin. Ses pas le conduisirent un peu partout. Il découvrit des merveilles, des joyaux. Réussit à se faire une petite somme, à se constituer un stock. Multiples furent ses aventures, multiples furent ses déconvenues.

Mais... ne remarquez-vous pas une chose ? Qu'a-t-il fait de onze à seize ? Que s'est-il passé dans les rues sombres d'Hagor, que s'est-il passé qui lui causa sa fameuse cicatrice ? Combien de temps cela a-t-il duré ? Nul ne le sait. Sinon lui et la personne qui le lui a faite. Mais cela reste entre elle et lui. Le secret de ces années-là ne vous seront jamais accessibles. L'horreur et la honte sont encore trop fortes.


Midgard

--- Joueur...

  • Pseudonyme ou Prénom : Nébule, Thiendlen
  • Âge & sexe : 18 ans, ♀
  • Expérience Role Play : Je fais du role play depuis quatre ans et demi. Mes débuts étaient assez peu glorieux à vrai dire, mais mon niveau a dû s'améliorer depuis je pense. J'écris beaucoup en dehors du role play. Autrefois, j'allais sur beaucoup de forums fantasy ; mais ces derniers temps, le manque de qualité qui se retrouvait sur beaucoup d'entre eux m'ont poussée sur des forums fantastiques (n'aimant pas les vampires, cela fait toujours du bien d'en buter quelques uns). Cela fait une bonne année que je recherche un bon forum de ce type, et j'avoue que je commençais à désespérer. Je suis en tout cas très contente d'être tombée sur Midgard.
  • Avez-vous lu le règlement ? Me semble-t-il oui ?
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[Rogue] Rædr

MessageSujet: Re: [Rogue] Rædr Dim 12 Fév - 11:03
Une profonde cicatrice et des années bien mystérieuses... J'aime beaucoup et j'ai vraiment hâte de suivre les aventures de ton personnage. [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Fiche validée.

Bienvenue sur Midgard !
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[Rogue] Rædr

MessageSujet: Re: [Rogue] Rædr Dim 12 Fév - 11:04
Merci monsieur le Maître du Jeu !
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[Rogue] Rædr

MessageSujet: Re: [Rogue] Rædr
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