" Amy Snow "
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[ Chevalier ] Amy Snow

MessageSujet: [ Chevalier ] Amy Snow Mer 7 Nov - 3:36
Midgard

--- Personnage...

  • Nom : Snow
  • Prénom : Amelys
  • Surnom : Amy, le chevalier blanc
  • Race : Ange
  • Sexe : Féminin
  • Âge : 21 ans
  • Classe : Chevalier


  • Magie & Armes :
Amy utilise principalement les lances, maitrisant leur maniement à la perfection. Elle possède une épée courte mais, ne l’utilise qu’en combat rapproché, ce qu’elle évite au mieux. En effet, la femme chevalier préfère l’attaque à distance, cherchant à transpercer mortellement son adversaire avant que celui-ci ne daigne être trop près d’elle. La guerrière possède deux lances, l’une est plus longue que l’autre, d’un blanc pure, possédant à son extrémité une lame terminant en pointe, particulièrement aiguisée, capable de transpercer une cote de maille. Sa seconde lance est plus courte mais, renforcée sur toute sa longue. Elle est d’un rouge flamboyant et se termine par une petite pointe à chaque extrémité. Amy est capable de jouer de ses deux lances en même temps, bien qu’elle ne réserve cette danse qu’aux guerriers digne de ce nom.

La jeune femme possède un handicap à sa main et son avant-bras gauche. L’apparence de celui-ci évoque celui d’une sombre créature, abordant des plaques d’écailles et de longues griffes aiguisées au bout de chaque doigt, le tout d’une couleur et d’un aspect semblable au métal. Amy a toujours eu ce bras et, bien qu’il évoque un dégoût chez les rares qui ne le confondent pas avec une pièce d’armure ou un étrange gantelet, la jeune femme considère ce bras monstrueux comme un atout de taille. Autre que des griffes tranchantes comme des lames, ce bras est incroyablement résistant et possède une force que personne ne peut soupçonner à vue d’œil. Amy ignore encore si ce bras est une malédiction ou une bénédiction, son passé lui étant inconnu, elle considère qu’elle trouvera la réponse qu’une fois la mémoire retrouvée. Pour ne pas attirer l’attention, Amy cache souvent ce bras par une longue cape blanche de fourrure qu’elle porte sur le côté gauche.

La jeune chevalier, bien qu’elle porte une armure, est fragile malgré sa force. Elle craint particulièrement archers, lanciers ainsi que les adversaires fourbes, capables de la surprendre elle et son code d’honneur. Amy possède une bonne résistance à la magie, bien qu’elle en possède que peu en elle ou du moins, juste assez pour enchanter ses runes.

En guise de magie, Amy utilise le pouvoir mystiques des runes. Une rune est une petite pierre, enchantée par ses soins, libérant une grande force dans son utilisation. Chaque rune est à usage unique. Celons la rune utilisée, elle peut augmenter ses compétences physiques ou même invoquer un sort offensif ou défensif. Elle ne peut utiliser que le pouvoir d’une seule rune à la fois, au risque de subir un contrecoup pouvant s’avérer mortel. De même qu’elle n’utilisera qu’une seule rune dans toute la durée d’un combat, leur utilisation étant particulièrement épuisante. Le symbole de la rune invoquée s’affiche toujours sous forme d’une marque magique sur sa joue droite, ce qui n’est malheureusement pas en son avantage. Le pouvoir de chaque rune ne dure que quelques minutes.
Runes maitrisées :

Thurisaz : Augmente la force physique. – Durée : 5 minutes
Othila : Augmente la vitesse de mouvement et de déplacement. – Durée : 5 minutes
Raido : Libère une magie agressive et offensive sous forme d’éclairs écarlates. Cette magie doit s’invoquer sur une arme. Durée : 2 minutes
Berkana : Invoque un bouclier de cristal très résistant. – Durée : 2 minutes

Amy ne maitrise pas encore les autres runes, n’ayant jamais encore rencontrée de maîtres en la matière. Elle ne sait d’ailleurs pas qui lui a enseigné ce savoir. De son passé, il ne lui reste plus que ses compétences au combat.


  • Stats : (15 étoiles à distribuer)
Vitalité
Attaque
Magie :
Déf. Physique
Déf. Magique
Vitesse


  • Caractère :
Au premier abord, la femme chevalier peut paraître glaciale, impassible et solitaire. Différente. Elle déteste la foule et évite le contact avec autrui quand elle le juge inutile. Elle voyage toujours seule, se contentant de peu, et le faible nombre de personnes ayant un jour étaient proches d’elle l’ont toutes été par l’épée, qu’ils aient été alliés ou ennemis. Bien que, vu les prouesses de l’ange au combat, ils ne retiennent généralement d’elle que l’image d’une guerrière étonnamment rapide et précise, maniant les lances à la perfection, n’hésitant jamais à donner la mort à ceux qu’elle juge impardonnable. Mais derrière l’armure et la guerrière, se cache bel et bien une jeune femme. Au fond d’elle, Amy est très douce, rêveuse et dévoué envers les autres. Mais, elle ne s’est jamais fait d’illusion : le monde des hommes est cruel et les faibles y ont difficilement leur place. En particulier les femmes, les êtres différents, inhumains… Ainsi, Amy a choisit d’être forte, de vivre dans le secret, d’adopter le masque de la solitude. Elle se torture d’être seule, d’être si différente des humains, d’être incapable de les comprendre à tel point, qu’un simple sourire lui parait être une énigme mais, elle n’a pas vraiment le choix. Sa véritable nature doit rester cacher.

Amy n’a qu’une seule obsession : retrouver sa mémoire perdue, savoir d’où elle vient, qui elle est, ce qu’elle est et, plus que tout au monde, se souvenir de cette personne


  • Physique :


Amy est un ange qui n’a pas repris de forme humaine complète avant de rejoindre Midgard. Chose tout à fait normal pour une déchue, balancée pour morte sur les terres glaciales de Niflheim. Néanmoins, malgré qu’elle ne soit pas humaine, la jeune femme a sue se fondre dans la masse, se mêler aux Hommes sans trop attirer de soupçons. Le fait qu’elle est perdue une grande partie de ses pouvoirs divins ont contribué à ce fait, rendant même les démons incapables de l’identifier. La renégate d’Asgard apparaît comme une jeune femme mince, aux formes plutôt généreuses sans rentrer dans l’exagération, les cheveux longs et châtain clair, les yeux d’un beau bleu marin. Elle est équipée d’une armure légère sur sa tunique blanche et porte, une longue cape de fourrure blanche sur ses épaules, ce qui lui a valu le surnom de « chevalier blanc ». Une femme qui aurait pu être ordinaire malgré son aspect guerrière, presque banale, bien que mignonne, si elle n’avait pas eu ses caractéristiques divines.

Pour commencer, il y a son bras monstrueux. Amy n’a pas vraiment de complexe ou de dégout vis-à-vis de celui-ci, elle le considère simplement comme une partie d’elle ce qui, est après tout le cas. De par sa couleur métallique et son aspect écailleux, il est souvent confondu avec une étrange pièce d’armure aménagée en arme, ce qui expliquerait les cinq griffes terminant chaque doigt. Mais par mesure de sécurité, Amy le cache constamment sous sa cape de fourrure, qu’elle laisse toujours pendre à sa gauche. Si les yeux de la demoiselle sont d’ordinaire bleus marin, lorsqu’elle combat intensément, ou lorsqu’elle est dépassée par ses émotions, ses yeux brillent d’un bleu ciel intense, rappelant sa nature céleste. Enfin, comme tous les anges, Amy possède deux grandes ailes faites de plumes soigneuses d’un blanc éclatant. Mais, à moins d’y être contrainte, elle ne les fait jamais apparaître, ne souhaitant pas d’avantage agrandir le gouffre la séparant des Hommes.

N’étant pas humaine, Amy possède le visage gravé dans une expression neutre, impénétrable, indifférente. Il est presque impossible de connaître l’état émotionnel de la guerrière, ce qui, a l’avantage de la faire passer pour un adversaire impassible lors d’un combat. Néanmoins, cela la fait également apparaître comme une personne insensible, le plus souvent à tort.

J’aurai très bien pu décrire la voix douce et mélodieuse de la jeune guerrière mais malheureusement, pour une raison inconnue, elle est incapable de prononcer une seule syllabe… Vous l’aurez compris, Amy Snow est muette. Durant ses quelques années dans l’ordre des chevaliers d’Utguard, la jeune femme a pris pour habitude de toujours garder de quoi écrire sur elle, de sorte à pouvoir communiquer par écrit si besoin est, bien que, ce n’est pas vraiment son truc. Voyez-vous, Amy choisira toujours la discrétion à la conversation.

  • Thème : Two Steps From Hell Love & Loss
  • Adore : Les fruits rouges, les animaux mignons, combattre, dormir.
  • Déteste : Sa solitude, l'obscurité, le froid, l'indifférence.


  • Histoire :
Le seul souvenir de ma vie antérieure me semble si lointain, si irréaliste, que je l’ai toujours considérée comme étant un rêve. Dans un éclat de lumière, j’entraperçois le sourire d’un homme semblant comblé. Ce sourire a toujours su alimenter une douce chaleur dans ma poitrine, de celles précieuses qui nous font réaliser qu’on est encore en vie. Chaque fois que ce rêve me revint en mémoire, je ne cesse de lutter pour vaincre la lumière et découvrir le visage de cet homme mais, en vain. La lumière est si forte qu’elle finit toujours par m’engloutir et le songe disparait, m’abandonnant à la réalité.

Niflheim

Avez-vous déjà réellement côtoyé la solitude ? Je ne parle pas de l’absence de l’être aimé, d’une triste séparation causée par la mort ou encore du rejet des autres. Non, je vous parle de la véritable solitude. Celle où il n’y a personne, où vous êtes seul, où vous avez froid…

Le froid. C’était la première chose que j’avais ressentie, bien avant l’assourdissant tumulte de mes émotions. Des centaines de poignards gelés s’étaient enfoncés sèchement en moi, brûlant ma chair, paralysant mes muscles. Le vent jouait à fouetter mon corps inerte, sifflant avec sadisme dans mes oreilles, alimentant ma torture. Mes paupières étaient si lourdes, qu’ouvrir les yeux m’avait semblé être une véritable épreuve. Dans le trouble de ma vision, j’avais réalisé que ma couche était en réalité un sol enneigé qui se dégradé jusqu’à atteindre un ciel sombre, tempétueux. Avant même d’avoir réalisé ma condition, avant même d’avoir vécu, j’avais déjà accepté qu’il s’agissait là de ma fin. Et pourtant, je ne sais par quel miracle, j’avais surmonté la douleur, je m’étais redressé, prenant appuis sur mes faibles membres. C’était peut-être ce qu’on appelle « l’instinct de survie ». Je voulais vivre, je refusais de mourir. Je n’avais alors aucune idée de qui j’étais, d’où je venais, de comment j’étais arrivé ici. Dans cet enfer de glace, cela n’avait pas vraiment d’importance. Je devais fuir ce froid, le plus rapidement possible. J’ignore combien de temps j’avais ainsi erré dans ce décor qui jamais ne change, marchant, rampant dans cette infinité de neige et de glace. Peut-être seulement quelques heures ? Peut-être des jours ? Des mois ? Qu’importe, ce fût pour moi une éternité. A bout de forces, j’avais fini par rendre les armes, m’écroulant lourdement dans une neige dure comme la pierre, le corps éteint, ma combattivité perdue, l’espoir envolé. J’avais voulu hurlé mais, aucun son n’était sorti de ma bouche, seulement un bref souffle agonisant. Une ombre… Une silhouette était apparut, comme sortie de nulle part. Elle s’avançait vers moi, ignorant le vent glacial et les hurlements de la tempête. Ses yeux étaient d’un rouge ardent, deux torches dans la tourmente. Qu’importe qui elle était, ce qu’elle pouvait être. Rassemblant mes dernières forces, j’avais tendu la main vers ce qui me semblait être mon dernier espoir. Mais, les ténèbres m'avaient déjà emportés.

Midgard - Utguard

Si mon premier réveil fût l’enfer, le deuxième avait un certain goût de paradis. Enveloppé dans un linge qui m’avait alors semblé aussi doux que de la soie, une chaleur aussi réconfortante que réparatrice régnait dans la petite pièce, si bien ancrée, que je n’osai pas croire qu’elle puisse un jour s’estomper. Jamais je ne m’étais sentie aussi bien. A tel point, que la douleur émanant de chacun des muscles de mon corps m’avait semblé insignifiante. Je me souviens de ce vieil homme au visage particulièrement gravé par l’âge qui, à mon réveil, s’était enfuit dans un élan de surprise pour en appeler un autre. Profitant de son absence, je m’étais redressé tant bien que mal, observant l’endroit dans lequel je venais de m’éveiller. Une chambre de repos des plus ordinaires, bien que celle-ci était équipée d’une chaudière… J’avais bon fouillé avec angoisse dans les moindres recoins de ma mémoire, je ne reconnaissais rien en ce lieu. Seul un mot résonnait en écho dans mon esprit : « Humain »…

C’est à ce moment précis que je compris que cet endroit n’avait rien d’un paradis. Où étais-je ? C’est en jetant un regard hasardeux sur le côté que je découvris pour la première fois mon reflet au travers d’un vieux miroir reposant tristement sur ses deux pieds de bois. Le reflet d’une jeune femme inconnue et terrorisée. La peur venait de refermer ses mains croches et invincibles autour de ma gorge. Je n’avais pas la moindre idée de qui j’étais… Je n’avais pas le moindre souvenir auquel me raccrocher, dans lesquels m’abriter. Il n’y avait que le supplice de la tempête et, cet absurde songe... Tétanisé, j’observai mes mains tremblantes, si différentes l’une de l’autre. Je n’étais pas humaine. C’était la seule chose dont j’étais certaine. Je n'étais pas en sécurité ici. Je devais partir avant qu’ils… J’avais sursauté, plaquant mon regard troublé sur l’homme en armure qui venait de faire irruption dans la petite pièce. Il était grand, dans les un mètres quatre-vingt, portant une lourde cape de fourrure sur les épaules, sa terrible épée sagement rangée dans un fourreau accroché à sa ceinture. Je ne pouvais que me sentir menacer par les yeux noirs de cet homme. Tout en lui m’inspirait méfiance. Pourtant, il fit l'homme qui par la suite, m’offrit ce que ma mémoire refusait me rendre : une identité. Amelys Snow.

Il s’appelait Georges D. Hanson. Un humain d’une bonne quarantaine d’années, lieutenant d’une fraction de l’armée d’Utguard. C’est en quittant les immenses murs de pierre de son royaume qu’il m’avait trouvé, inconsciente et aux portes de la mort. Il ne m’avait d’ailleurs jamais caché qu’il m’avait ramené chez un guérisseur juste parce que j’étais une « jolie » jeune femme, prétendant qu’il aurait, je cite : « pisser sur le cadavre si ça avait été celui d’un homme ! ». Je vous laisse amplement imaginer le personnage… Mais, cet homme était celui qui m’avait sauvé. Ou du moins, avec l’aide de l’inconnu aux yeux écarlates qui, avait disparu de ma vie en même temps que l’enfer glacial.

Les mois avaient défilés à une vitesse vertigineuse depuis mon arrivé à Utguard. Aucun souvenir de ma vie avant la tempête ne s’était manifesté, ô combien j’avais tenté désespérément de me rappeler de quoi que ce soit. Seul ce sourire revenait hanter encore et encore mon esprit, comme si c’était là tout ce qui avait composé mon passé. Tout ce qui avait compté… J'étais persuadé de ne pas être humaine, de ne pas appartenir à ce monde. De ce fait, j’avais toujours veillé à garder mes distances avec les humains, ayant néanmoins réussi à me fondre parmi eux. Personne n'avait conscience de mes différences, de ce que je dissimulai, sauf peut-être Georges qui, s’était toujours joué du fait que je sois muette pour servir des tonnes de mensonges aux personnes trop curieuses vis-à-vis de ma personne. Et voici que j’en étais devenue une certaine petite cousine… Cet homme en plus d’être mon sauveur était mon protecteur et, l’une des rares personnes avec qui j’avais apprise à communiquer. Si j’étais incapable de parler, je savais néanmoins lire et écrire et, sur une idée de Georges, je transportai toujours parchemins, carnets, plumes et encrier sur moi afin de pouvoir communiquer en toute circonstance ou du moins, avec ceux ayant pour acquis la science des lettres. Mais, lire et écrire n’étaient pas mes seules facultés. J’étais aussi une impitoyable guerrière.

Bien que je fusse persuadé d’être incapable de faire du mal à mon protecteur, le lieutenant Georges n’avait pas caché son angoisse ce jour-là, lorsque je l’avais rejoint dans la grande cour. Je portai une fine cotte de maille en plus de ma tunique habituelle et, j’avais astucieusement choisie deux lances à l’armurerie. Les Hommes étaient capables de ressentir mon inhumanité, une sorte de vent glacial lacérant leur échine, comme l’avait décrit Georges. Plus que jamais ce jour-là, je lui avais paru dangereuse. A tel point qu’un instant, nous avions failli renoncer à découvrir mes talents de lancière bien que ceci m’éloignai d’avantage de mon passé. Georges avait longuement hésité puis, après m’avoir adressé un clin d’œil compatissant, il dégaina finalement son impressionnante épée, prenant une position de combat. Si seulement j’avais pu sourire, rien qu’un peu, il aurait alors pu comprendre à quel point j’étais touché par son geste. Des soldats de la cité glaciale ainsi que quelques chevaliers s’étaient regroupés dans la cour, s’installant sous les quelques abris que la neige n’avait que peu atteint. Attrapant mes deux lances à leur centre, j’avais fermé les yeux, me laissant guider par un art dont j’ignorai la provenance. Les deux armes avaient parfaitement épousées mes doigts, s’accordant à chacun de mes mouvements, tourbillonnant autour de moi, fouettant l’air de leurs lames acérées. L’échauffement terminé, j’avais pris appuis sur mes deux jambes écartés, une lance pointant l’horizontale de sa pointe et la seconde, se tenait verticalement devant moi. Le lieutenant m’avait regardé avec un air ahuri. Les battements de mon cœur s’étaient intensifiés et l’adrénaline guerrière grimpait déjà en moi. C’était donc ça… Je venais tristement de découvrir que mon passé devait être en grande partie composé de champs de batailles et de combats. C’était en moi. Quel genre de guerrière avais-je été? Avais-je été une mauvaise personne, fais du mal à des innocents ?

Alors que j’étais une fois de plus perdu dans mes oppressantes pensées, Georges ouvrit l’attaque, chargeant subitement. J’avais bondit agilement sur le côté pour esquiver sa lame, ripostant aussitôt en portant la pointe d’une de mes lances vers son épaule mais, le guerrier d’Utguard n’avait eu aucune difficulté à parer violemment mon attaque avant de gagner d’avantage de terrain sur moi. C’était suivi une série endiablée d’attaques que j’avais paré et esquivé avec terreur, essayant en vain de reculer afin de reprendre le dessus sur mon adversaire. Les lances n’étaient pas faites pour le combat rapproché et, Georges souhaitait en tiré profit. J’aurai pu parfaitement abandonner le combat en demandant grâce mais, j’avais une certaine fierté… Formant une croix de mes deux lances, j’avais paré un puissant coup d’épée de Georges, serrant les dents sous la force sidérante du guerrier d’Utguard. Lorsque la pression se relâcha sur mes armes, j’avais appuyé verticalement l’une d’elle contre le sol pour m’élever dans un saut, frappant dans le même instant la menaçante épée de Georges de mon autre arme pour l’écarter sur le côté, avant de porter méchamment mon pied au visage de mon adversaire, lui écrasant la face. Dans un grognement de rage, Georges avait contre-attaqué mais, sa lame n’avait fait que trancher l’air, j’avais déjà pris de la distance en bondissant vers l’arrière. Sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit de plus, la pointe d’une de mes lances s’était présentée sous son menton. Le combat était terminé. Un étrange sourire, à la fois vexé et fier, s’était dessiné sur les lèvres de mon protecteur. J’étais si dérouté qu’il ne se soit pas mis en colère. Ne venait-il pas de perdre ? Quelques soldats et chevaliers avaient d’ores et déjà commencé à taquiner Georges à propos de sa défaite mais, le lieutenant était bien trop grossier et débordant de répartie pour se laisser dévorer par cette bande de hyènes rieuses. Le reste de la journée s’était déroulé dans un continu d’adrénaline, d’adversaires en tout genre, d’échanges de lames, de sueur et de victoires. Aucun des hommes présents ce jour-là n’avait réussi à me faire avaler le goût amer de la défaite.

Dans ma quête pour retrouver mes souvenirs, le guerrier d’Utguard s’était montré d’une aide et d’un réconfort sans pareil. Lui aussi, cherchait la vérité. Cependant, j’ignorai qu’il serait le premier à la trouver… Et qu’il la garderait en secret.

Plus les jours fuyaient en semaine puis en mois, plus Georges m’apparaissait comme un proche, comme un paternel adoptif. Il m’avait toujours protégé des autres hommes, autant de ceux ne tolérant pas le traitement de faveur que le guerrier haut gradé accordait à une « sauvageonne », que de ceux désireux de m’infliger un traitement des plus sordides, connu d’eux seuls et issu tout droit de leur esprit dérangé. Si je me pensai capable d’ôter la vie à tout homme se dressant contre moi, le lieutenant D. Hanson m’avait expliqué que cet acte était impardonnable, un péché et que le sang n’engendrait que plus de sang. Pourtant, ce monde était tristement battit sur la guerre et le massacre et, Utguard était le royaume le plus hostile de toute rune Midgard, comptant de nombreuses guerres et révoltes à son actif. Les sentiments et les valeurs humaines m’apparaissaient comme des énigmes. Elles étaient bien trop souvent contradictoires et spontanées. Néanmoins, ô combien je n’avais d’humaine que l’apparence, je tenais à Georges. D’une manière qui m’échappait, au plus profond de moi, je lui portai de la reconnaissance et de l’affection. Je n’avais que lui. Il était mon présent.

Quelques années plus tard, je rejoignis l’ordre des chevaliers d’Utguard, devenant la toute première femme chevalier d’un royaume où l’égalité n’était encore qu’une douce illusion. Lancière d’exception, je n’avais eu aucun mal à faire mes preuves au combat, usant de l’ancienne magie des runes, de mes deux impitoyables lances et de ce bras monstrueux, de mon bras « divin », afin de défaire mes adversaires. J’avais fait la plus grande fierté de Georges le jour de mon adoubement. Un sentiment que je n’avais pas partagé. Il y avait comme une impression de déjà-vu… En tant que chevalier d’Utguard, mon devoir était de protéger le royaume et, nos adversaires étaient de plus en plus nombreux et de plus en plus puissants… Le monde des morts et de la glace, Niflheim, n’était qu’à quelques jours de celui des hommes, des frontières d’Utguard et bien souvent, les monstres de Niflheim venaient toquer à nos portes. Cette nuit-là fit la dernière de Georges D. Hanson.

La lune était pleine et un voile sombre masquait le ciel étoilé. La température ne faisait que chuter d’avantage, menaçant de nous emporter avant les bêtes dont les sinistres hurlements nous parvenaient d’on-ne-sait-trop-où. Une brise glaciale se jouait constamment de nous, nous frappant de plein fouet, faisant violemment virevolter les mèches de cheveux dépassant de mon capuchon. Nous étions un escadron d’une vingtaine de soldats sous le commandement de Georges. Notre objectif était de détruire une menace aperçu par les guetteurs en haut des remparts, « des yeux jaunes étincelants et des ombres gigantesques se mouvant dans la tempête » comme l’avait décrit l’un des hommes. Si certains soldats pensaient à une nouvelle attaque de loups géants, le sérieux du lieutenant me mettait sur la piste d’une menace bien plus dangereuse. Au bout de quelques heures de marche dans une neige épaisse et un froid glacial, Georges accorda une courte pause à ses hommes. Alors qu’il étanchait sa soif, je l’avais rejoint et, comment à chaque fois qu’il m’apercevait, un large sourire s’était dessiné sur ses lèvres. Mais, son sourire se fana étonnement vite et aussitôt, je su que quelque chose n’allait pas. Le guerrier d’Utguard m’avait juste confié qu’il souhaitait me parler à notre retour de mission. J’étais sur le point de sortir de quoi écrire, sur le point de répliquer qu’il était inutile d’attendre mais, la grosse main gantelée de Georges se posta sur mon bras. Quand mon regard bleu marin croisa le sien, teinté d’une peine inhabituelle, je compris alors que, ce qu’il avait à me dire, était bien plus important que je ne pouvais l’imaginer.

La panique venait de refermer ses griffes acérées sur notre petit groupe. Nous n’étions pas préparé à affronter une telle créature, nous avions ni l’effectif, ni la magie nécessaire ! A mon côté, j’entendis le crissement métallique de la lame de Georges quitter son fourreau, il était prêt à livrer bataille. Plutôt que de s’en prendre à d’autres hommes, le Managarm se contentait de dévorer hâtivement le pauvre soldat, réduisant à néant notre espoir qu’il puisse être encore en vie. Hurlant des ordres, Georges organisait ses troupes, encerclant le monstre. Remarquant que l’étau se refermer autour de lui, le loup monstrueux avait abandonné le cadavre pour passer à l’attaque. Son infâme mâchoire s’était ouverte sur des crocs sales, souillés par le sang. Des morceaux de chairs étaient coincés entre ses dents et son haleine empestée la putréfaction. Sous le commandement du lieutenant, je m’étais placé à la droite de l’abomination, jouant à faire tourbillonner mes lances entres mes doigts, leurs lames lacérant le plancher de neige, pour attirer l’attention de la créature. Sans que personne ne puisse le prédire, dans un mouvement féroce, le Managarm s’était jeté dans ma direction. Son immense mâchoire s’était refermée sur mon bras particulier, et quand bien même celui-ci était aussi résistant que l’acier, ses écailles se fissuraient sous la pression des crocs du loup monstrueux. C’était ça ou, le bras tendre et fragile d’un des humains de mon groupe…

Dans un cri de rage, Georges avait abattit violemment son épée sur la gueule du Managarm. Sous la douleur, la créature m’avait libérée et, avant même qu’elle ne puisse s’en prendre par rancune à mon protecteur, j'avais planté subitement l'une de mes lances dans son cou, suivit de prêt par la deuxième. Mon regard froid s’était planté dans celui agonissant de la créature. J’avais toujours juré de tuer quiconque tenterait de s’en prendre à Georges ! D'importants flots de sang avaient jaillis des plaies lorsque mes lances quittèrent la gorge de la bête, souillant mon visage et la partie haute de ma tunique du liquide écarlate. Alors que Georges, le visage déchiré par l’angoisse, se tenait à mon côté, observant les dégâts superficiels de mon bras, les autres soldats s’occupèrent d’achever rapidement la créature. Quand le Managarm ne fit plus qu’une carcasse s’évaporant en fumée, phénomène digne de toute créature démoniaque, quelques hommes crièrent d’ores et déjà victoire. Mais, j’avais toujours ce mauvais pressentiment et Georges également, à en juger par son regard anxieux et le fait que son épée n'avait pas encore retrouvée son fourreau. Soudainement, un autre sinistre hurlement résonna dans la nuit, nous glaçant le sang. Puis, un second et bien d’autres encore. Nous avions été naïfs de croire qu’un loup, aussi monstrueux soit-il, puisse être seul… Les Managarms se déplacent toujours en meute.

Le rapport officiel contera le courage des hommes d’Utguard. Leur vaillance face aux ténèbres et les pertes précieuses qu’ils causeront à l’ennemi, protégeant ainsi le monde des Hommes de la menace de Nilfheim, perpétuant la légende des héros. Mais, la réalité fût tout autre. Les hurlements de terreur et de rage guerrière se taisaient à un à un, laissant place aux grognements meurtriers des créatures. Leurs yeux jaunes brillaient dans la nuit et leurs crocs luisaient à la pâle lueur de la lune. La neige s’était teinte d’écarlate. Les boucliers se brisaient, les épées et les lances tombaient. L’horreur et la peur s’étaient emparées de nos cœurs. Impuissante, j’assistai avec terreur au massacre, venant difficilement à bout d’un monstre pour que deux ou trois autres apparaissent depuis l’obscurité de la forêt enneigée, tels des spectres vengeurs.

Au bout de quelques heures seulement, ce qui autrefois n’était qu’un vaste étendu de neige d’un blanc immaculé s’était transformé en un cimetière humain. La poudreuse recouvrait lentement les corps gisant inertes, comme si elle souhaitait masquer toutes traces de l’horreur. Quelques hommes avaient néanmoins réussir à fuir et, peut-être avaient-ils déjà atteint les murs protecteurs d’Utguard. Quelques hommes seulement… La meute de Managarms n’était désormais plus une menace pour Midgard. Nous avions réussi. Mais, à quel prix ? A genoux dans la neige, j’enlaçai avec le grand désespoir le corps mutilé du lieutenant Georges D. Hanson. Son souffle était faible et ses yeux fixaient un point invisible dans le ciel étoilé. Mon bras divin dégoulinait d’un sang sale et sombre, vestige de la bataille. Avec tendresse, j’avais refermé mes grandes ailes blanches sur la silhouette du guerrier d’Utguard, comme si je cherchai à le protéger du froid et de la cruauté du monde. C’était la toute première fois que je me dévoilai sous ma véritable forme. Je l’avais fait dans l’espoir d’avoir la force nécessaire pour protéger mes camarades, pour vaincre les créatures, pour sauver Georges…

- « Tu es une guerrière… Une valkyrie… » Sa voix était faible, presque un murmure. – « Amy… Tes réponses se trouvent à Asgard… Toutes les… »

Son dernier souffle avait été terriblement long, suppliant. Son cœur épuisé, avait cessé de combattre. Mes yeux bleus fixèrent inconsciemment le visage éteint de l’homme qui avait été tout pour moi en ce monde. Je ne tolérai pas cette réalité. Je ne l’acceptai pas. Je n’en voulais pas. Des larmes de sang coulèrent silencieusement sur mes joues. Un cri de douleur se formait en moi, me broyant le ventre et la gorge, incapable d’éclater.

Midgard - Quelques parts dans les plaines de Tubalcain…

Georges D. Hanson était ma lueur sur les terres de Midgard. Si autrefois j’étais humaine, tout comme mon passé, il n’en reste à présent rien, pas même l’ombre d’un souvenir. Un être tel que moi aurait dû avoir soif de destruction mais, cet homme avait éveillé en moi une part humaine que je ne pensai pas posséder. D’une certaine façon, Georges avait rallié un ange à Midgard. Certes, un ange déchu qu’Asgard avait donné à Nilfheim comme on donne une souris à un chat mais, un ange tout de même. Je sais à présent ce que je suis. Un être qui n'est pas censé exister en ce monde. Différente et dangereuse pour les humains. Obligé de fuir constamment au risque d’être découverte.

Cinquante ans se sont écoulés depuis la mort de mon protecteur, de mon père adoptif. Aujourd’hui encore, je suis en quête de vérité. Je veux savoir qui je suis. Je veux me rappeler. Je veux savoir qui m’a sauvé de cette tempête, l'identité de cette silhouette aux yeux ardents… Je veux découvrir à qui appartient ce sourire, mon songe, mon unique souvenir. Le regard rivé vers l'avenir, je poursuis ma quête.

Ma quête de vérité.

Midgard

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[ Chevalier ] Amy Snow

MessageSujet: Re: [ Chevalier ] Amy Snow Mer 7 Nov - 3:38
Bienvenue et bonne continuation pour ta fiche!
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[ Chevalier ] Amy Snow

MessageSujet: Re: [ Chevalier ] Amy Snow Mer 7 Nov - 6:34
MAIS QU'ELLE EST MIGNONNE.

ALORS, J'AI REPERE QUELQUES FAUTES DANS TA FICHE, JE- *se fait tuer par la fondatrice*



Blague à part, dépêche-toi de me finir ça, uh. <3
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[ Chevalier ] Amy Snow

MessageSujet: Re: [ Chevalier ] Amy Snow Mer 14 Nov - 9:08
Ben euh ... bon jeu à toi !

Et vive Midgard !
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[ Chevalier ] Amy Snow

MessageSujet: Re: [ Chevalier ] Amy Snow Mer 14 Nov - 9:18
Bonne continuation dans ta fiche !
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MessageSujet: Re: [ Chevalier ] Amy Snow Mar 20 Nov - 19:11
Zut, zut, zut et zut ! *voudrait accomplir le don d'ubiquité pour prévoir des rps avec tous les persos géniaux de ce forum*
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MessageSujet: Re: [ Chevalier ] Amy Snow Dim 25 Nov - 9:26
Bienvenue :3 (Dans la tête de Sven: Une nouvelle femme donc une nouvelle possibilité de partenaire de lit, Yeaaaaaaah!)

Bonne continuation!
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[ Chevalier ] Amy Snow

MessageSujet: Re: [ Chevalier ] Amy Snow Dim 30 Déc - 9:24
Fiche terminée et validée.

Je pense avoir corrigé le plus gros des fautes mais, si Gilyan passes par-là... N'hésite pas à partager ta science ! (Et à me tirer l'oreille si jamais c'est l'apocalypse littéraire, huhu).

Bienvenue à mon petit ange sur Midgard !
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MessageSujet: Re: [ Chevalier ] Amy Snow
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