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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

MessageSujet: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Jeu 3 Jan - 0:01


  • Quartier des artisans, Lotheican

    Trois ans depuis sa fuite, à la suite de la destruction de son village, deux depuis celle découlant de la destruction de quelques rangées de livres anciens de la grande Bibliothèque. Il n'était pas simplement revenu pour retrouver Aaku, il était de retour à la suite d'une missive, venant d'un haut fonctionnaire du Conseil de la ville. Il avait été engagé comme forgeron officiel des grands de la cité. C'était un honneur qu'il ne pouvait dénigrer, même si exercer sa profession au milieu des mages n'était pas ce qu'il préférait.

    Il était, à l'instant, entrain de battre un alliage de fer et d'acier, le tout en fusion, pour réaliser une magnifique épée d'apparat, à la garde incrustée d'un rubis d'un rouge vermeille profond et dont la lame serait gravée de runes Naines, lui conférant le pouvoir de briller dans la nuit, cette arme ne serait utilisée qu'une fois, lors de la fête organisée pour l'anniversaire du mage Sigurd. Il était vêtu d'une tunique en cuir tanné, roussie par endroit, en cause, de nombreuses gouttelettes de métal en fusion étaient éjectées lorsqu'il donnait la forme voulue au métal, à l'aide de son marteau.

    Le quartier des artisans, dans lequel il avait été logé et où on lui avait attribué son lieu de travail, était empli d'une vive agitation, chacun préparant les commandes assignées pour la grande journée. Tous s’affairaient à confectionner paniers, banderoles, même un certain corps de l'armée, les ingénieurs, avaient été réquisitionnés pour la création de "feux d'artifice". Il semblerait que ce soit une coutume de Jade, les habitants utilisent de la poudre d'explosifs, qu'ils mélangent avec d'autre composants, ensuite, ils remplissent de long tube de bois, fermés en leur sommet. Suite à l'allumage d'une petite corde, le tout s'envole et explose dans les airs, libérant de somptueuses couleurs et formes.

    Les magiciens avaient disposé, dans toutes les rues, de longues guirlandes de flux magique, les rendant changeantes, tant par leur couleur que par leur forme. C'était une organisation titanesque, il en était ainsi chaque année, les habitants de Lotheican passaient une semaine complète, abandonnant leur travail officiel, n'étant plus rémunéré, et organisaient l'anniversaire de leur chef. C'était une coutume très différente de celle dont il avait l'habitude, mais la joie de vivre qui régnait, le touchait lui aussi. Il était dans une euphorie constante, offrant un verre à toute personne qu'il croisait.

    Une vie revenue à ce qu'il aimait : le travail, les rencontres simples, l'alcool et la nourriture.

    L'alliage ayant pris sa forme définitive, à quelques détails près, le forgeron allait le tremper dans la grande bassine d'eau glacée, à ses pieds, il amorça son geste, imaginant déjà le résultat, une lame plus fine et plus solide que celles de ses confrères, une garde à faire pâlir Thor, un travail admirable.

    L'estime de soi est utile, mais quand elle passe au stade de l'auto-adulation, le destin se charge de vous rappeler à l'ordre.
    C'est ce qui arrive au Nain, la porte de son atelier s'ouvrit violemment, créant un bruit de tous les diables, Drazh trébucha, sa lame tomba sur le sol, se brisant et il atterrit dans le bassin d'eau en jurant.

    Qui est le triple idiot qui vient de me faire perde plus de deux cents écus ?
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Sam 5 Jan - 10:48
Selon la légende, la toute première forme de magie serait jadis née ici, en ce lieu qui aujourd’hui forme le royaume de Lotheican, capitale de la magie et de la science du monde des Hommes. Lotheican est particulièrement connu pour sa grande bibliothèque, source inépuisable de savoir, ainsi que son académie de magie, offrant l’enseignement adéquat à ceux qui un jour, deviendront de puissants mages chargés de transmettre à leur tour leur savoir à de jeunes gens. Le royaume de la magie dispose aussi d’un impressionnant laboratoire dédié à l’alchimie. La section alchimique de l’école de magie n’est ouverte que depuis une trentaine d’année seulement. Les magiciens et les alchimistes ayant souvent étaient en désaccord, il a fallu un certain temps avant que le grand Sigurd trouve un terrain d’entente. L’alchimie est une forme rêveuse de la science bien qu’alimentée de magie, elle est capable de réaliser ce que certains appellent « des miracles ». Mais soyons honnête avec nous-même. Les humains feraient bien mieux de rester à leur place, de ne pas se prendre pour des Créateurs. Car jouer avec la vie, a forcément des conséquences.

Le temps était brumeux et le ciel affichait un triste voile gris. Pourtant, la citée était lumineuse et richement décorée, bien plus que dans les souvenirs de la jeune femme chevalier. Seule, recouverte en partie de sa longue cape à fourrure blanche, suspendue sur son côté gauche et cachant ainsi son bras divin, Amy Snow marchait d’un pas confiant à travers la ville, se rendant à un lieu précis. C’était la deuxième fois qu’elle venait à Lotheican bien que, plusieurs dizaines d’années s’étaient écoulés depuis son premier passage. Le décor avait quelque peu changé, comme si une grande fête s’annonçait… Mais la femme chevalier n’était pas venue dans le but de s’amuser. Au contraire, elle avait du travail. Ignorant les regards inquiets que certains villageois lançaient sur les deux lances accrochés en « X » dans son dos, Amy s’avança jusqu’aux portes du laboratoire alchimique où, un jeune homme semblait attendre.

- « Bonjour gente dame ! » Commença t-il avant d’attarder son regard sur les armes et l’armure de l’Asgardienne. – « Êtes-vous le chevalier ayant répondu à notre demande ? » Questionna-t-il en souriant, le visage chaleureux.

Impassible, la jeune femme aux yeux bleus s’était contentée de le regarder puis, sortant de sa tunique un petit reliage de feuilles et une plume-encrier, la jeune femme écrivit rapidement un bref message à l’attention du jeune homme.

- [ Oui. Où est-il ? ] Avait-elle écrit.

- « Ah… Vous ne parlez pas ? » Demanda-t-il bêtement, comme si elle allait lui répondre que oui. – « Gente dame chevalier, Suivez-moi ! » Lança le jeune homme avant de rentrer dans le bâtiment.

Amy n’avait jamais appréciée les expériences sur la vie. Combien d’êtres vivants souffraient et mourraient au nom de ces recherches n’aboutissant jamais à quoi que ce soit d'utile ? Ainsi, en traversant une partie du laboratoire, elle avait ressenti comme une pression au cœur, un malaise, en apercevant divers chimères et mutations entre espèces animales, emprisonnées dans des cages. Certaines hurlaient leur malheur et leur douleur à travers des cris suppliants, comme si la vie elle-même était devenue un fardeau. L’Asgardienne ne pouvait malheureusement rien pour elles… Sauf peut-être, leur offrir une mort rapide. Le jeune scientifique s’était arrêté devant une grande porte de métal.

- « Il est emprisonné dans cette pièce… Faites attention, il est gigantesque ! »


********
Sur le papier, la mission avait pourtant l’air très simple. Il ne suffisait que de tuer un monstre engendré illégalement par l’alchimie. Rien de bien compliqué ou difficile pour un chevalier expérimenté comme Amy Snow. Et pourtant… Pourtant.

Du sang ruisselait sur le visage de la jeune femme, l’obligeant à fermer une paupière. Son souffle était court et saccadé. L’armure qu’elle portait été en piteuse état, ayant contenue plusieurs puissants coups de griffes. Une fois encore, la créature n’était plus visible. Elle avait cette fâcheuse manie de disparaître… Au pas de course, Amy s’éloignait encore des habitations, espérant silencieusement que la bête la suivrait. Elle devait protéger les villageois du monstre. C’était-là son premier devoir de chevalier. Rien ne s’était définitivement déroulé comme prévu. La créature s’était montrée bien trop puissante, détruisant sa prison et semant le trouble dans la cité alors qu’Amy la combattait avec bravoure. Dans la bataille, la femme chevalier avait déjà perdue l’une de ses lances, que la bête avait brisée en deux d’un seul coup de dents.

Alors qu’elle pensait enfin s’être suffisamment éloignée pour combattre sans risquer la vie d’innocent, un petit atelier de forge était apparu derrière une fortification, réduisant en miettes les espoirs d'Amy. Elle devait prévenir les travailleurs d’évacuer avant l'attaque de la bête ! Rapidement, l’Asgardienne s’était dirigée vers les portes de la forge mais, elle n’eut pas même le temps de frapper qu’un puissant coup de patte l’avait propulsée à l’intérieur, ouvrant en grand les deux lourdes portes.

- « Qui est le triple idiot qui vient de me faire perde plus de deux cents écus ? » Cria l’un des forgerons, surprit par tout ce raffut.

Pour seule réponse le nain forgeron n’eut que le rugissement puissant de la créature invisible. Allongée sur le sol de pierre, Amy était sonnée mais, en un seul morceau. Par reflex, elle avait cherché le monstre de ses yeux bleus. Il n’était toujours pas visible. Des grondements et des pas lourds, lacérant le sol de longues griffes, lui avaient néanmoins indiqués la position de l’abomination. Soudainement, en poussant un nouveau hurlement, une ombre furieuse s’était dirigée en toute hâte en direction de la jeune chevalier, renversant et piétinant tout sur son passage. Dans un acte spontané et défensif, Amy avait tendit sa lance dans toute sa longueur devant elle, fermant les yeux.

Dans un geste trop violent pour être freiné à temps, la créature s'était d'elle-même empalée sur la lance de la femme chevalier. Amy tenait toujours fermement son arme entres les mains, ne baissant pas sa garde. Un gigantesque lion portant trois têtes et une impressionnante crinière était apparu au bout de sa lance, transpercé en pleine poitrine. Ses yeux rouges étaient comme les flammes et ses griffes, longues et sombres, étaient aussi aiguisées que la lame d’une épée. Les trois paires de yeux avaient regardés Amy avec colère avant de lentement se fermer. Le lourd corps de la bête avait basculé sur le côté, emportant la lance de la jeune femme avec lui. Se relevant tant bien que mal, Amy Snow observa le cadavre d’une créature issue des fruits de l’alchimie, celui d'une chimère.

L’atelier de forge était à présent réduit à l'état de ruines… Comme si qu'une tornade était apparut en son centre ! Se retournant vers le forgeron, Amy avait comme l'impression d'être une enfant qu'on aurait surprit en pleine bêtise.

- [ Oups. ] Avait inscrit-elle sur une page de son petit carnet avant de le pointer en direction du nain forgeron, bien que son visage ne laissait paraître aucune expression, que ce soit de la gêne ou de l'amusement.
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Mer 9 Jan - 5:46
  • Forge de Drazh Thoragrim ... dû moins ce qu'il en reste

    Il était trempé des pieds à la tête, ses articulations, habituellement douloureuses, étaient plus que jamais des sources de souffrance infinie. Le bac, dans lequel il était tombé, s'était fissuré et son contenu était déversé sur un périmètre restreint. Un joli gâchis, tout le matériel qu'il avait acheminé depuis Tubalcain était à présent au contact de l'eau, risquant de faire rouiller les innombrables outils éparpillés de-ci, de-là.

    En toute réponse à son invective précédente, il eut droit à un rugissement, venant d'un endroit proche, mais le Nain n'arrivait pas à distinguer quelle était l'animal qui venait de lui vriller les tympans. Il remarqua alors une jeune ... et jolie ... femme, étendue au sol, dans une espèce de mi-éveil, mi-comas. Elle restait néanmoins sur le qui-vive, observant, de ses yeux d'un profond bleu, les recoins de la forge.

    Drazh prit conscience que, pour se retrouver dans une position aussi inconfortable, après avoir littéralement défoncé les portes d'un atelier, il fallait que, soit la jeune femme soit rentrée en collision avec la porte en tombant des airs, littéralement et physiquement farfelu, ou bien avoir été projeté par quelqu'un ou quelque chose à la musculature foncièrement développée. N'ayant pas d'arme à se portée, si ce n'est les restes de la lames qu'il était entrain de faire prendre forme, il n'essaya même pas d'approcher la demoiselle, il serait plus un handicap, n'ayant aucun moyen de se protéger, à moins d'utiliser un des marteau qui servaient sa cause de forgeron, mais qui n'avaient pas un grand potentiel de destruction.

    Le temps se figea, presque, une silhouette, énorme, s'élança vers l'Humaine, dans une rage indescriptible. La femme s'arma d'une lance et la dirigea vers le monstre, dans un espoir ultime de lui arracher la vie. Dans une brusquerie inimaginable, un créature gigantesque, à trois tête, ressemblant à une espèce ... ne ressemblant à rien, une de lion, une de chèvre, ainsi qu'une de serpent au bout de sa queue, vint s'empaler sur la lance, devenue, après un laps de temps plus court que ce qu'il ne faut à un colibri pour battre des ailes, un instrument de mort et de peur.

    La jeune demoiselle se retourna, leste comme une plume, lâchée du plus haut étage d'un fort, griffonna, de ses mains habiles, quelque chose sur un calepin, virevolta dans sa direction, montrant une feuilles, marquée d'un mot simple, un mort unique, mais qui laissait le Nain dans un sourire de béatitude abruti, la simplicité et la naïveté de ces quelques lettres le firent éclater de rire. S’esclaffant comme jamais, il put constater par la même occasion, son corps, se balançant au rythme des saccades de son tronc, causées par le manque d'air, les graves dégâts, causé par le monstre, toujours gisant au sol, déversant son sang sur les dalles, faites de pierre brute, et dans les jointures de celles-ci, créant ainsi, de petits canaux, semblables à ceux qui irriguaient les champs.

    Dans un bref élan de lucidité, il se reprit, contenant ses émotions, essayant d'afficher le même visage, impassible, que la femme. Il avait perdu beaucoup d'argent, le nombre de meubles, armes, outils, ayant été ébréchés, voir détruits, étant plus que conséquent. Ce n'était pas un moment propice pour laisser libre cours à ses sentiments.
    Il reporta au plus vite sur un détail choquant, ce qui lui permit de faire abstraction à son irrépressible envie de rigolade, la jeune femme n'avait pas pris la parole, mais lui avait tendu une note. Ne voulait-elle pas qu'il entende sa voix, pour quelque raison que ce soit ?
    Ou était-ce juste une simple envie qui l'avait traversé, un fantasme que de présenter un jour un bout de papier griffonné d'un "Oups" à un vieux Nain, suite à la destruction de son atelier, après avoir combattu une créature unique au monde, tant sa laideur était effarante.
    Il se présenta, car présentation était monnaie courante, même lors d'une rencontre aussi saugrenue. Il prit une voix douce et chaleureuse, comptant tout de même demander des explications à la jeune femme.

    Drazh Thoragrim, forgeron, comme vous l'avez certainement constaté.
    Puis-je savoir à qui je dois l'insigne honneur de sa visite, ainsi que la destruction de plus de la moitié de mon matériel ? Sachez que je ne vous en tiens par rigueur, en voyant l'immonde chose qui se vide de ses fluides sur mon sol,
    mais n'auriez-vous pas su aller vous débarrasser du monstre hors de la ville ?
    Étant venu ici pour le calme, sachez que je suis déjà déçu de ma décision.


    Il en avait peut-être trop dit, il n'avait pas fait attention à ses propos, il s'était contenté de les servir avec le plus de bonhomie possible, pensant éviter, de cette façon, une crispation de la part des deux interlocuteurs, quoi que, on ne pouvait pas encore en qualifier l'Humaine, qui n'avait prononcé mot.


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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Ven 22 Fév - 1:22
La jeune femme chevalier observait avec une certaine curiosité le petit homme barbu. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait un représentant de la race des nains mais, celui-ci était particulièrement cliché ; le casque à cornes typiquement viking, la longue barbe se mêlant aux cheveux, les yeux vit et tranchant comme l’acier et, forgeron de surcroit. Cela l’amusait un peu mais, comme d’ordinaire, le visage d’Amy s’affichait tel un livre fermé sur ses émotions, parfaitement impassible. Si Amy Snow s’attendait à ce que le petit homme la menace et la poursuit, ivre de rage suite au désordre qu’elle avait provoquée dans son atelier de forge, elle fût presque surprise de l’entendre répondre avec tact et chaleur.

- « Drazh Thoragrim, forgeron, comme vous l'avez certainement constaté. Puis-je savoir à qui je dois l'insigne honneur de sa visite, ainsi que la destruction de plus de la moitié de mon matériel ? Sachez que je ne vous en tiens par rigueur, en voyant l'immonde chose qui se vide de ses fluides sur mon sol, mais n'auriez-vous pas su aller vous débarrasser du monstre hors de la ville ? Étant venu ici pour le calme, sachez que je suis déjà déçu de ma décision. »

C’était beaucoup de paroles pour la jeune femme, un peu trop même… Rangeant sa lance souillée par le sang de la bête dans son dos, Amy Snow prit le temps de réfléchir avant de saisir de nouveau sa plume-encrier et d’inscrire un message en petits caractères sur une nouvelle page de son carnet.

- [ Pardonnez-moi. Je n’ai pas eu d’autres choix. Il était fort. ] Afficha-t-elle dans un premier temps, avant d’arracher la page pour écrire sur une nouvelle. Alors qu’elle écrivait, ses yeux bleus comme l’océan observait le cadavre de l’affreuse créature. – [ Chevalier Amy Snow d’Utguard. Sans le sous. ] S’était-elle sentie obligée de préciser.

Tout en écoutant la réponse du forgeron Thoragrim, la jeune Asgardienne observait avec peine l’état piteux de son armure. Elle partait littéralement en morceaux. Pire encore, la femme chevalier avait perdue l’une de ses précieuses lances, brisée par la force colossale de l’abominable créature. Si l’accomplissement de sa mission allait lui apporter une belle bourse de joyaux brillants, ce n’était malheureusement qu’a peine suffisant pour remplacer une jambière… Et Amy venait de réduite en chantier l’atelier d’un des rares forgerons de Lotheican. Elle soupira longuement, maudissant l’ironie du sort.

- [ Laissez-moi faire. ] Avait-elle écrit avant de ranger carnet et plume dans sa sacoche.

Tout en dissimulant au mieux son bras divin sous sa longue cape de fourrure, la jeune femme commença à ramasser les outils éparpillés au sol, dans l'idée de les rassembler. Elle se devait de remettre de l'ordre avant de quitter les lieux pour réclamer sa récompense. Si son titre de chevalier d'Utguard devait à présent être "expiré", Amy Snow conservait avec honneur le code fondamental de la chevalerie. Respects le peuple comme il te respect.
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Ven 8 Mar - 23:29
  • Tas de gravats

    Elle ne cessait d'inscrire ses réponses sur un petit cahier, n'utilisant jamais la parole. Elle s'excusait du mieux que les mots pouvaient servir sa cause, qui, aux yeux du Nain, était noble, même si elle aurait pu attirer l'animal ailleurs que chez lui.
    Il était à nouveau reparti pour chercher un endroit décent, qui ne gênerait en aucun cas les habitants de la ville des Mages. A nouveau construire un fourneau, trouver des outils approprié, pour ensuite en fabriquer des plus performants qui lui permettraient à nouveau d'assurer pleinement sa fonction d'artisan.
    Ce n'était pas tant le concept de devoir tout refaire, mais plutôt celui de devoir payer à nouveau du matériel de qualité dont les prix ne cessaient d'augmenter. Drazh s'approcha avec douceur et sans brusquerie de la demoiselle, qui rangeait de son mieux les dégâts causés par la lutte. Un de ses bras restait invariablement sous son manteau de fourrure, peut-être l'animal l'avait-elle blessée ? Ou était-ce une ancienne blessure ? Le Nain s'arrêta à cette réflexion et partit en aide à la Chevalière, c'était le moins qu'il pouvait faire pour quelqu'un qui venait de se battre comme un lion, même si cela avait coûté cher au forgeron.

    ~ Alors ? Un coup de main ne serait-il pas de refus ? Pas besoin de répondre, de toute façon je vous aide, dit-il d'une voix assurée.
    Vous êtes donc une chevalière muette ? Et vous venez d'Utguard. J'y ai été prisonnier suite à un malentendu, sans vouloir généraliser, les gardes de la prison étaient de vraies enflures.
    Je peux vous assurer qu'ils se souviennent encore de moi, si t'en est qu'ils ont survécu.
    Excusez-moi, je parle, je parle, mais pour tout vous dire je ne sais pas vraiment comment me comporter avec vous, surtout que vous devez toujours répondre par écrit et que je déteste le silence ... je suis un Nain !
    ~

    Ceci dit sur un sourire enjoué, dont Drazh et son peuple avaient le secret, qui aurait fait rigoler n'importe quel nouveau né, il commença à ramasser ce qui se trouvait au sol. Il n'avait qu'à se courber légèrement, mais ses articulations le faisaient de plus en plus souffrir. Il devrait bientôt aller voir un guérisseur, sans quoi il allait devenir comme un vieillard avant même d'avoir passé les trois quart d'un siècle. Il inspecta tous les recoins de son atelier, espérant retrouver les minerais les plus précieux qu'il avait accumulé au fils du temps, comme le fragment de "Pierre du ciel" qui lui avait servi à créer sa première arme ... Soudainement, le forgeron hurla :

    ~ Ma masse ! Non ! Ce n'est pas possible ! ~

    Sa masse, la première arme qu'il ait forgé, faite dans un acier venant des cieux, était tombée dans le moule de l'arme qu'il travaillait, sauf que ce moule était encore rempli de matières en fusion. L'objet avait commencé à se laisser aller et était à moitié recouvert d'une gangue métallique. Irrécupérable. Le petit homme en était vert, s'il n'y avait eu que la destruction de son chez lui, il aurait pu accepter, mais aussi celle du dernier souvenir de son village, c'était la goutte de trop. Néanmoins, la jeune femme l'avait en quelque sorte sauvé, si la bête était rentrée alors que le Nain était présent, il n'aurait même pas eu le temps de réagir et serait à cette heure, les restes d'un bon repas. Tout en méditant sur ce cas de conscience ardu, il trébucha sur un petit objet, la pointe d'une lance enfoncée au sol, semblable à celle que la guerrière possédait, il lançât un coup d’œil discret vers elle, ne sachant toujours pas si il devait la faire sortir à grands gestes, ou la laisser reprendre des forces et lui offrir un repas et une couche.
    En toute sincérité, le Nain ne pouvait se permettre de jeter quelqu'un hors de sa maison, surtout que la rencontre de cette femme lui rappelait celle avec la petite Aaku, il y avait tant de temps, à l'exception faite que la mage ne pouvait s'empêcher de parler ...
    Il se releva, se campa sur ses deux jambes, pris une grande inspiration pour ne pas exploser de colère et dit :

    ~ Excusez-moi, je crois qu'une de vos lance est dans un mauvais état et ne pourra plus faire de mal à une mouche si vous ne la faite pas réparer, et encore, il faudrait vous en forger une nouvelle je pense. Je ne suis plus vraiment en mesure de vous aider sur ce point,
    comme vous avez pu le constater ... mon matériel est quelque peu endommagé.
    ~


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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Mer 3 Avr - 5:49
Amy ne prenait jamais la peine de tenter d’expliquer qu’elle était incapable de prononcer le moindre mot. C’était pour elle une évidence et une perte de temps. Un esprit vif comprenait rapidement l’incapacité de la jeune femme à communiquer oralement, quant aux autres, peu malins ou analphabètes, elle préférait les écarter de sa route. De par sa nature, la guerrière était solitaire et peu enjouée à communiquer avec autrui. Bien que des fois, elle faisait des exceptions… Quand elle réduisait un atelier de forge en ruines, par exemple.

Malgré son aspect trapu, le nain semblait être une bonne personne. Ou du moins, une personne qui ne souhaitait - pour le moment - aucun tort à la femme chevalier d’Utguard. Certes, il était un peu trop bavard au goût d’Amy… A genoux au sol, tout en ramassant les débris de métal et autres matériaux, Amy ne pouvait que constater que le vieil homme connaissait parfaitement son métier. Ses outils étaient de toute les tailles, marquant une recherche approfondie de la précision, les lames étaient brillantes et leur tranchant semblaient particulièrement agressif. Quant aux minéraux utilisés, Amy n’en avait jamais vu la plus part. Certains ressemblaient à de simples éclats de roches alors que d'autres, abordaient des couleurs et un aspect fort inhabituels. Ils devaient être rares ou coûteux. On lui avait toujours conté des nains qu’ils étaient nés pour forger mais, en cinquante année sur Midgard, l’Asgardienne avait tant entendue de rumeurs et de légendes, qu’elle prenait à présent tout ce qu’on lui racontait à la légère. Qui plus est, l’homme n’était-il pas la plus menteuse des créatures ? Soudain, le forgeron Thoragrim leva la voix, faisant presque sursauter la pauvre Amy de surprise.

- « Ma masse ! Non ! Ce n'est pas possible ! ~ » Cria le nain d’horreur.

En se redressant sur ses deux jambes, la jeune femme découvrit ce qui restait de l’arme fétiche du nain… Si son visage était figé tel le marbre dans une expression neutre, en son for intérieur, la guerrière s’en voulait terriblement… Accident ou non, s’en était de sa responsabilité et, de la sienne seulement. Elle avait attrapée sa plume-encrier et son calepin mais, avant même qu’elle ne puisse poser la pointe de sa plume sur le papier, le nain trébucha subitement ! Si maladroit ! Et, comme pour couronner le tout, sur le morceau d'une arme brisé, bien familier à l’Asgardienne.

- « Excusez-moi, je crois qu'une de vos lance est dans un mauvais état et ne pourra plus faire de mal à une mouche si vous ne la faite pas réparer, et encore, il faudrait vous en forger une nouvelle je pense. Je ne suis plus vraiment en mesure de vous aider sur ce point, comme vous avez pu le constater ... mon matériel est quelque peu endommagé. »


- [ Une lance me suffit. ] Indiqua-t-elle sur son petit carnet. – [ Je suis désolée. ] Continua-t-elle sans prendre le soin de préciser qu’elle l’était en particulier pour la masse fétiche du forgeron.

Comme elle n’avait jurée allégeance à aucun royaume ou riche seigneur, la jeune femme, quand bien même portait-elle le noble titre de chevalier, était sans le sou. Rembourser un tant soit peu le nain n’allait pas être chose facile… Elle songea soudain à la récompense qui l’attendait au centre-ville de Lotheican, la mission pour laquelle elle avait si valeureusement combattue le lion à trois têtes. Si ces joyaux durement gagnés ne suffisaient pas à reconstruire l'atelier du forgeron Thoragrim, peut-être pourraient-ils lui permettre de forger une nouvelle arme ? Une nouvelle masse.

- [ Je peux dédommage votre arme. ] Avait-elle écrit. – [ Sa tête vaut beaucoup. ] Précisa-t-elle en pointant le cadavre du monstre du menton. – [ Je dois me rendre en ville. Venez. ]

Son dernier mot, renforcer par le visage si impassible de l'Asgardienne, sonnait à la lecture comme un ordre. Pour Amy, il était évidemment que Drazh Thoragrim ne la laisserait pas filer sans compensation bien que, jamais la femme chevalier n'accepterait de quitter le royaume des mages avec une dette gravé au fer rouge. L'honneur d'un chevalier n'est pas une chose à prendre à la légère !
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Mer 10 Avr - 1:53
  • Aegis et Mjöllnir ...

    Drazh s'était arrêté un instant pour lire ce que la demoiselle écrivait, il semblerait qu'elle n'aurait pas besoin d'une nouvelle arme, tant mieux, il était quand même le seul forgeron à des lieues à la ronde et il ne s'imaginait pas la guider jusqu'à la forge la plus proche, après avoir perdu sa meilleure arme, il ne portait pas la Chevalière dans son cœur, même si c'était un sentiment infondé. Elle lui écrivait aussi qu'elle voulait le dédommager avec l'argent que lui rapporterait la prime qu'elle recevrait pour avoir abattu la créature, mais ce ne serait certainement pas suffisant, le métal qu'il avait utilisé était en réalité un fragment de pierre des cieux, un de ces énormes rochers qui tombent du ciel et que l'on ne trouve que très rarement.

    Seuls les marchands les plus influents et les plus riches pouvaient s'en procurer et ils en demandaient un prix exorbitant. Bien entendu, il ne refuserait pas une compensation, mais il savait qu'une seule chose pourrait remplacer ce précieux bien, quelque chose qu'il n'avait pas pu obtenir par le passé, le dernier mécanisme pour enfin réaliser son grand projet ! Voilà bien des années qu'il l'avait mis de côté, la pièce étant trop chère pour ses modestes moyens, mais la récompense servirait certainement sa cause ! Qui plus est, elle avait à peu près la même valeur qui son arme, ou ce qu'il en restait.

    Il s'agissait d'un convecteur de flux magique, oui, Drazh Thoragrim comptait extraire l'énergie contenue dans des minerais pour alimenter un sort continu, celui qui permettrait à son bouclier et à son marteau mécanique d'enfin être ce qu'il avait projeté. Des armes non-encombrantes et extrêmement résistantes.
    Si cette technologie s'avérait utile, le Roi de Tubalcain, dans un moment de lucidité, lui avait promis d'équiper les meilleurs troupes de l'armée avec ceci. Mais c'était il y a pas mal de temps et qui sait si le vieux Nain n'avait pas oublié ?

    Aussi, il démarra au quart de tour lorsque la guerrière sortit des ruines de son chez-lui. Il la suivait à bonne vitesse, même si il était obligé de courir pour rester à son niveau. Il voulait aussi qu'elle sache en quoi servirait tout l'argent de la compensation, il parla donc, tout en courant.

    ~ Mademoiselle, je tiens à ce que vous sachiez que la compensation vers laquelle vous m’emmenez pourra certainement être les prémices de la création d'un matériel de qualité pour le peuple Nain ! Je vous en remercie d'avance !
    Sachez que je vais créer un équipement qui peut se ranger dans un simple bijoux et se déployer d'un clique ! N'est-ce pas formidable ? Je vous présente Aegis et Mjöllnir, évidemment ce ne sont pas les vrais.
    ~


    Le Nain dit cela en montrant un torque qu'il portait au bras et une bague, sertis d'un saphir tous les deux. C'était à l'intérieur que se trouvait le complexe emboitement d'engrenages, disposé dans une poche de vide, qui ne pourrait s'activer sans détruire celle-ci, c'est pourquoi le Nain avait besoin de ce convecteur. Sans quoi tout ce qui se trouvait à l'intérieur se verrait anéanti dans une autre réalité, quelque chose de très compliqué à visualiser, que lui avait expliqué le mage qui lui avait imposé l'enchantement.

    Il ne savait pas ce qu'en pensait la jeune femme, elle n'allait tout de même pas s'arrêter pour lui écrire un pavé sur son opinion par rapport à la question. Ils pourraient en débattre à l'aise, une fois arrivés à destination. Ce devait être quelque chose d'assez handicapant de ne pas pouvoir parler, mais elle semblait ne pas s'en soucier. Il est vrai que, quand on ne peut s'exprimer avec la parole depuis toujours, ce doit être quelque chose à quoi on est habitué. Le forgeron lui, n'aurait certainement jamais su se débarrasser de sa langue, tant il avait mis des années à travailler et à affuter son Verbe.

    Perdu dans ses pensées, le petit homme ne vit pas un pavé manquant dans la chaussé et s'en alla dire bonjour au sol. Il se releva en hâte et courut pour revenir à côté de cette mystérieuse Humaine qui ne lui avait causé que des soucis jusqu'à présent. Il espérait ne pas avoir attiré l'attention, même si un Nain d'un peu plus de deux coudées faisant autant de bruit qu'un troupeau de moutons à lui tout seul et accompagné d'une grande blonde aussi souriante qu'un cul de basse fosse ne pouvait qu'être le centre de toutes les curiosités. Drazh se surprit à rougir. Pourvu qu'ils arrivent à bon port au plus vite !


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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Mar 30 Avr - 8:09
Tout en marchant à une allure qu’elle jugée ordinaire – mais bien trop rapide pour un représentant du peuple nain -, Amy écoutait Drazh Thoragrim tout en se fiant à sa mémoire visuelle pour quitter les plaines arides et regagner le centre de la ville de Lotheican. Bien que cela ne puisse pas se lire sur son visage, et ce même si elle tournait le dos à son compagnon de fortune, Amy était particulièrement intéressée par le projet du nain forgeron. Même si en y réfléchissant, la guerrière divine préférait affichait ses armes avec fierté, bien que son épée quittait rarement son fourreau. Il faut dire que peu d’adversaire arrivaient à pousser la déesse guerrière dans ses derniers retranchements… Le forgeron Thoragrim parlait avec tant de passion et d’espoir que cela avait réussi, rien qu'un instant, à contourner la carapace enveloppant le cœur de la guerrière. L’Asgardienne enviait tant les humains…

De retour en ville, plus précisément au laboratoire alchimique qui se trouvait à l’est du centre de Lotheican, Amy retrouva le jeune homme qui lui avait confié la mission, des heures auparavant. L’expression du scientifique ne cachait pas son inquiétude… L’abominable monstre était-il son erreur personnelle ? Quoi qu’il en soit, quand le jeune homme demanda ce qui était advenu de la bête, Amy Snow s’était simplement contentée de hocher la tête, confirmant ainsi qu’il avait été vaincu.

- « Je ne vois nul part la débouille de l’expérience. Je suis navré mais, je n’ai aucune preuve qu’elle soit anéantie… » Lança l’alchimiste, un peu embarrassé et peu confiant.

La pointe de la lance de la femme chevalier s’était subitement installée à quelques doigts du cou de l’homme, le menaçant d’une façon relativement claire. Le regard océan d’Amy s’était braqué avec tempête dans celui marron du scientifique. Elle n’avait pas risquée sa vie et perdue une lance, ainsi que des pièces d’armures – et accessoirement, détruit la vie d’un forgeron – pour du vent !

- « Du calme ! Du calme ! Je vais vous payer ! »
Hurla-t-il, le visage figé dans une effroyable surprise.

C’est alors qu’Amy remarqua que Drazh venait à peine de les rejoindre… Sur combien de kilomètres l’avait-elle laissée derrière sans s’en prendre compte ?! Elle cacha son visage dans sa main droite, honteuse. L’alchimiste, quant à lui, écarquilla les yeux devant l’arrivé du nain, se demandant d’où sortait ce dernier…

Contraint sous la menace de la pointe d'une lame, le jeune homme confia à la femme en armure la récompense pour la mise à mort de « l’expérience ratée », une belle bourse remplie de joyaux. Souriant intérieurement de sa victoire – car aux yeux d'Amy, vaincre ne suffisait pas, il fallait aussi qu’on reconnaisse légitimement la dite victoire -, la jeune femme avait portée son regard vers une affiche, probablement à cause des épées joliment dessinées dessus, accrochée à un petit panneau à l’entrée du laboratoire. Alors que le scientifique lui parlait de choses qu'elle… Qu’elle ne pouvait pas comprendre – la guerrière était loin d’être douée en science alchimique -, Amy Snow s’était dirigée vers le panneau d'affichage, arrachant le document qui avait à présent toute son attention. Ce dernier relayait l'organisation d'un grand tournoi chevalresque, organisé au cœur de la citée des mages, aujourd’hui-même. La femme chevalier était si impressionnée par la récompense en joyaux mise en jeu, qu’elle s’assura plusieurs fois d’avoir parfaitement lue le nombre… Dix millions de joyaux. Rien que ça ?!

- « Vous devriez y participer. Notre champion n’a pas était détrôné depuis un bout de temps… Puis, vous semblez plutôt forte… Vous avez vaincu mes ennuis, après tout ! » Lança l’alchimiste avant de saluer les deux étranges personnages et de retourner au fin fond de son laboratoire.

Subitement « vivante », Amy avait pointée la petite affiche devant le visage du forgeron, lui faisant quelques signes de la main, bien que trop rapidement pour que le nain forgeron puisse en saisir le sens. Puis, consciente que même si Drazh Thoragrim comprenait qu’elle souhaitée participer à ce tournoi de chevaliers, cela ne l’aidait pas à comprendre « pourquoi » il devait s’y intéresser lui-aussi.

- [ Je peux concourir pour rembourser ma dette. ] Commença t-elle sur une première feuille avant de l’arracher sauvagement pour inscrire sur une nouvelle : - [ Mais il me faut une seconde lance. ]

Si elle pouvait combattre avec une seule lance, elle n’était pas aussi à l’aise qu’avec deux. Avec une seule lance, l’Asgardienne serait toujours bloquée dans une situation où elle doit choisir l’attaque ou la défense et, où la moindre erreur pourrait lui être fatale. Avant même que le Midgardien puisse répondre, la jeune femme lui jeta doucement sa bourse fraichement acquise dessus, espérant qu’il la rattrape au vol.

- [ Investissez dans ma lance. Je vais gagner. C’est pour votre rêve. ] Avait-elle hâtivement notée, ne tenant plus vraiment en place.

Si son visage était comme gravé dans le marbre, figé à jamais dans une expression neutre, la femme Chevalier paraissait fière, confiante et enjouée. Un certain enthousiaste se lisait dans son regard bleu marin. Si Amy Snow n’était pas douée pour les émotions et sentiments humains, il y en avait pourtant un qui l’envouté tout particulièrement : l’esprit de compétition.
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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Dim 19 Mai - 6:56
  • Le Grand Tournoi ...

    Il avait été largué pendant à peu près la moitié du trajet. Les grandes jambes du Chevalier ne lui avaient pas permis de la rattraper, même au pas de course. Drazh avait donc été forcé de demander son chemin, ne sachant pas exactement où se trouvait l'endroit où se rendait la Dame. Beaucoup, des Hommes surtout, lui rirent au nez tant il était essoufflé et qu'il peinait pour former des phrases cohérentes, lui offrant de nombreux sobriquets peu affectifs et furent gratifiés de nombreux bleus, offerts par celui qu'ils, par méchanceté, avaient appelé "Court-sur-pattes". Ce fut les quelques Elfes qu'il croisa qui lui indiquèrent la route à suivre. Dans sa tête, le Nain commençait doucement à perdre certains de ses préjugés sur les Sylvains et pensait fortement que les Humains étaient plus aptes, par leur nature égoïste, à recevoir la haine du Petit Peuple.

    Il en fut qu'après ses démêlées au sein de la ville des Mages, le forgeron Thoragrim arriva enfin à destination. Il poussa la porte le menant vers son but et, il découvrit la femme, lance appuyée sur la gorge d'un malheureux. Il savait parfaitement qu'il fallait parfois négocier les récompenses mais de là à en venir aux armes ... Cette Demoiselle devait avoir certainement été privée d'une belle part de la mise.
    Ce fut dans un hurlement suraigu que l'homme accepta de lui offrir ce qu'elle demandait. Détail amusant que le Petit Homme remarqua, l'Humain avait mouillé ses vêtements, il en pouffa, cette femme devait être terriblement effrayante.

    Le Chevalier le vit et comprit qu'elle l'avait abandonné et, c'est, honteuse, qu'elle cacha son visage. Lui-même n'en avait que faire, elle avait fait beaucoup plus pour lui, à présent, que beaucoup de gens qu'il avait rencontré. Le trouillard lui proposa, la voyant observer une affiche, de participer à un tournoi, elle proposa au Nain une offre que même le plus avare de sa race n'eut pu refuser ... Investir sur une simple arme pour ensuite récupérer une somme pharamineuse. Il se posait donc deux choix ... Il était certain que Drazh accepterait ... Mais pour la lance ...

    Ma Dame, je peux vous proposer quelque chose moi aussi. J'accepte de louer un établissement de forge et de, moi-même, créer de toute pièce la lance la plus belle et la plus mortelle de ce bas monde. Aussi effilée qu'une flèche et aussi légère qu'une plume. Ou alors, je peux simplement vendre les outils me restant pour vous offrir une arme des plus courantes. Il est de votre temps de prendre une décision.

    Le vieux Nain qu'il était pouvait, dès à présent se mettre à rêver de l’hypothétique victoire de sa championne. De cet engin qu'il pourrait enfin obtenir, de son rêve qu'il pourrait accomplir, de la renaissance de son peuple, des avancées que cette technique permettrait. Il essayerait, avec l'aide d'autres forgerons, de recréer le convecteur, même si c'était une entreprise vouée à l'échec, aucun forgeron, qu'il soit du Petit Peuple ou d'une autre race, s'il ne possédait de magie, ne pouvait se contenter que de créer des armes basiques. Ce qu'ignoraient nombre d'entre-eux c'est qu'ils possédaient cette étincelle et qu'ils l'exploitaient chaque jour dans la confection d'objets familiers pour eux, si bien que leur qualité était extrême.

    C'est le bruit du grattement d'un objet sur du papier qui le tira de ses pensées, la Dame devait avoir tranché. Drazh voyait à peu près où il pourrait occuper un local pour réaliser son œuvre, il ne restait qu'à avoir l'approbation de l'humaine muette. Il n'avait déjà que peu passé de temps avec elle mais il comprenait certaines de ses attitudes, c'était certainement dû au caractère altruiste de son peuple qu'il pouvait rapidement cerner les gens et les comprendre en si peu de temps. Cette femme allait l'emmener loin, il en était certain.
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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Dim 23 Juin - 10:57
La proposition du maître nain forgeron avait quelque peu déroutée la guerrière. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi Drazh Thoragrim lui proposer un choix équivaut à demander à un affamé de choisir entre des vulgaires cailloux et de la nourriture. N’ayant pas la même notion du temps que les humains, Amy avait pris son temps avant de finalement saisir son petit carnet dans sa main gauche, sagement dissimulée sous sa longue cape blanche, et son plume-encrier dans la droite.

- [ Forgez, forgeron. ] Avait-elle écrite sur son petit carnet.

Amy ne connaissait pas vraiment la capitale de la magie et, quand bien même elle l’aurait visitée dans les moindres recoins par le passé, elle n’en avait à présent pas le moindre souvenir. A chaque fois qu’elle changeait de lieu, la jeune femme avait l’impression de découvrir un tout autre monde. Chaque royaume du monde des Hommes était si différent des autres ! Si elle n’avait jamais eu de problème à s’adapter à un nouvel environnement, c’est probablement car la femme chevalier ne s’attarder jamais trop longtemps au même endroit. Non seulement car elle craignait que les Hommes percent son secret mais aussi, car elle aimait voyager, vivant plus comme une vagabonde que comme un chevalier.

Suivre le forgeron Thoragrim à travers Lotheican avait été une sage décision. A vrai dire, Amy s’en voulait encore un peu d’avoir abandonnée le pauvre nain derrière-elle, auparavant… Le maître forgeron lui avait expliqué qu’il avait besoin d’un endroit particulier pour trouver les matériaux nécessaire à la réalisation de la lance, en plus de devoir également trouver un lieu adéquat où la réaliser. Amy avait déjà fréquentée des forgerons à Utguard autrefois et, elle avait toujours été impressionnée et fascinée par leur force, leur persévérance, leur précision mais aussi cette ardeur à toujours chercher la perfection, la frôlant constamment sans jamais pourtant l’atteindre. Elle avait en quelque sorte hâte de voir le maître forgeron à l’œuvre.

Consciente que le nain allait avoir besoin d’informations pour réaliser sa requête, Amy avait subitement pressée le pas pour le doubler, se postant devant lui, lui barrant la route. Son regard bleu marin s’était braqué dans celui du vieux forgeron, fort et ne trahissant aucune émotion. C’est avec une agilité et une rapidité impressionnante que la main de l’Asgardienne avait saisi le centre de sa lance, avant que sa pointe ne se présente aux yeux du forgeron. La guerrière avait adoptée une position propice au combat et, il ne lui aurait fallu qu’un mouvement violent pour attenter à la vie de DrazhThoragrim. Il faut avouer qu’Amy était le genre de femme qu’il fallait mieux observer de loin, que de trop près…  Ceci fait, c'est presque joueuse, qu'Amy avait retirée la pointe de son arme du visage du vieux nain pour la présenter d’une manière plus douce, la hampe de sa lance tendue vers lui. Quand Drazh prit la lance pour l’étudier, la femme chevalier profita d’avoir les mains libres pour griffonner quelques phrases.

- [ Victory est une lance-courte. Son rôle est de protéger. ] Avait-elle commencée sur une première feuille, la déchirant pour ensuite poursuivre : - [ Glorious était une lance-longue. Son rôle était de tuer. ]

Même pour un connaisseur, il était difficile de comprendre ce qu’Amy voulait dire par « lance-courte » et « lance-longue ». Il aurait fallu voir l’Asgardienne au combat pour voir et comprendre sa façon si particulière, de les manier. Un grondement, bien trop prononcé pour ressembler à celui d’une jeune femme délicate, avait mit court à la conversation de l’étrange duo. Il avait fallu un certain temps à Amy pour comprendre que ce son menaçant provenait simplement de son estomac…

- [J’ai faim. ] Avait-elle gribouillée en vague, le visage tout aussi sérieux et neutre que d’ordinaire.
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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Dim 7 Juil - 4:48
  • Forgez, forgeron ...

    Il marchait, il courait, il marchait, il courait … Dans les rues animées de la capitale de la magie, le représentant du Petit Peuple alternait entre la course et la marche, ses vieux os le faisant souffrir, les rues de Lotheican avaient beau être pavées, elles étaient truffées de butes et de creux qui rendaient difficiles les déplacements pour quelqu’un de vieux. Il savait où il devait aller, hors de Lotheican, dans les ruines autour de la cité, il avait vu une vieille forge, lors de son arrivée, il lui faudrait au moins la moitié de la journée pour s’y rendre et il tenait à ce que son travail soit des plus méticuleux, il n’avait aucun intérêt à le bâcler. La grande dame le suivait toujours, à chaque fois qu’il se retournait pour vérifier cela, il savait qu’elle pouvait le dépasser, c’est pourquoi il faisait de son mieux pour ne pas être trop encombrant. Pour tout matériel, il ne lui suffirait que de s’offrir quelques pierres de lune taillés pour les enchâsser sur la structure métallique, il avait, en fouillant son atelier après que le monstre l’ait démoli, réussi à rassembler tous ses outils encore en état ainsi que les métaux qui traînaient de-ci, de-là, sous la forme de lingot. Il les avait laissés dans un sac de voyage, à l’entrée de son atelier, il ne lui resterait plus qu’à retourner dans les décombres et récupérer ses biens ; il souffrait un peu plus en cet instant et ralentit sa cadence, le chevalier lui passa sous le nez, bravant sa douleur, il reprit la route et, n’ayant pas vu l’humaine s’arrêter, il se retrouva un instant avec une lance braquée sur son front, avant qu’elle ne soit vivement déposée dans ses mains, dans son empressement, il avait oublié d’examiner la sœur de l’arme qu’il se tenait à forger, il n’hésita pas à faire une pause et, sachant que s’il ne s’en occupait pas immédiatement, ce serait plus tard qu’il devrait s’en charger, observa avec attention chacun des traits de la pique.

    Elle était d’une grande qualité, forgée avec soin. Il était difficile que de deux armes d’une excellente facture, l’une se soit brisée, il lui faudrait bien faire avec. Les indications de la guerrière facilitèrent la tâche du forgeron, il savait à peu près sur quel modèle il devrait se baser, le plus proche venant tout droit du royaume d’Utguard, dont les lances avaient bonne réputation et étaient prisées des soldats et mercenaires de tous horizons.

    Néanmoins, il semblait au petit homme que leur qualité n’était pas celle que l’on vantait tant, pour qu’elle se brise ainsi, il se pouvait que la femme s’en serve régulièrement et de manière plutôt brutale, ce qui aurait entraîné une usure et fissuré le manche au point d’endommager de manière irrémédiable la hampe.

    Il savait les aspects qu’il devrait travailler, peut-être négliger un peu plus la solidité et jouer sur l’efficacité de la pointe à transpercer quelque armure que ce soit, bien qu’il ait derrière la tête une idée, celle d’ajouter une touche … Personnelle. Concentré sur des plans, une espèce de grognement le fit sursauter, il comprit bien vite qu’il ne s’agissait que d’un estomac criant famine. Etait-ce le sien ? Il ne savait trop le dire, il avait déjà perdu bien trop de temps à penser, il se devait d’agir ; il releva sa tête et vit le carnet de la dame, il ne put s’empêcher de laisser poindre un sourire d’amusement, cette humaine avait beau ne jamais afficher de sentiment, aucune émotion, elle était source de situations assez drôles, voire burlesques. Le Nain ne tarda pas à lui répondre :

    Suivez-moi ! Nous allons d’abord chercher mon matériel, ensuite, nous irons faire les quelques emplettes nécessaires et nous en profiterons pour acheter de la nourriture ! Allez ! Plus vite, jeune demoiselle ! Plus vite ! Vous laisseriez-vous distancer par un Nain ?! Un vieillard qui plus est ?!

    Il dit cela en s’éloignant au pas de course vers les débris de son atelier, riant de bon cœur, comme si les années qu’il portait en fardeau lui avaient laissé un instant de répit … Avant de revenir à la charge, pesantes comme jamais …
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Lun 22 Juil - 7:01
Intérieurement, Amy avait souri de voir le nain Drazh Thoragrim retrouver son entrain. Bien qu’il était exténué par leur aller-retour d’une partie de Lotheican à une autre, une lueur animée son regard, celle d’un créateur prêt à œuvrer. Si elle n’avait qu’aperçue des morceaux de ses prouesses en matière de forge, la femme chevalier d’Utguard accordée une confiance aveugle envers le forgeron. Elle avait la sensation qu’elle pouvait lui accorder toute la crédibilité et tout le respect qu’on doit à un artisan, d’autant plus qu’elle avait détruit son atelier lors d’un malheureux accident…

Après avoir récupérée sa lance, rescapée de l’affrontement avec la chimère, et l’avoir attachée en son dos, Amy avait suivi le représentant du petit peuple jusqu’aux ruines de son lieu de travail. Ils étaient venus récupérer autant de matériaux que possible et, bien qu’elle ne savait pas vraiment ce qui était important ou non parmi les débris, la jeune femme s’était mis à la tâche. Son visage figé dans son habituelle expression vide et dénuée d’émotions, elle avait rassemblée divers minéraux ainsi qu’un marteau encore en état. Rejoignant Drazh, les bras chargés de ses trouvailles, elle avait retrouvé le nain, le visage couvert de sueur, se donnant peine à se baisser pour ramasser un petit outil qui, de par sa finition très fine, devait simplement servir à décoré le fer des armes. Quand le nain remarqua la présence d’Amy à son côté, l’Asgardienne avait déjà noté quelques mots sur son petit carnet.

- [ Vous êtes fatigué. ] Avait-elle inscrit.

Amy étant une immortelle, elle ne voyait pas en l’âge du maître forgeron une faiblesse ou  un handicap. Si elle paraissait au plus fort de sa jeunesse, l’ange errait sur Midgard depuis plus d’une cinquantaine d’années… Bien qu’elle n’ait aucune idée de son âge réel, Amy aimait à penser que le nain et elle avait comme point commun une certaine expérience de vie. Il ne lui venait pas à l’esprit que contrairement à elle, le maître forgeron subissait la faiblesse de l’âge. Incapable d’afficher la moindre émotion de compassion ou d’inquiétude, c’est un ordre qu’elle inscrivit sur la page suivante de son calepin. Et comme tout ordre venant d'une femme, il était indiscutable.

- [ Reposez-vous. Je vais ramasser les autres cailloux. ]

Les cailloux en question n’étaient autres que les minéraux essentiels à la forge mais, un caillou était un caillou pour Amy, quel que soit son utilité ou sa valeur marchande. Elle n’avait par ailleurs aucune attache à l’argent, ne comprenant pas cette nécessité et cette fascination que les humains avaient pour ces cailloux-là, certes très jolis à regarder à la lumière du jour, bien qu’elle les utilisait elle-aussi couramment comme monnaie d’échanges, n’ayant pas vraiment d’autres choix que se plier aux coutumes des Hommes. Les rares joyaux qu’elle possédait ne lui servaient qu’à réparer son équipement et subvenir à ses besoins primaires. Amy ne possédait que ce qu’elle transportait avec elle, soit ses vêtements, ses armes, son armure et une petite sacoche où reposait sa petite bourse et parfois des victuailles. Elle était bien loin de l'image de la noblesse souvent rattachée aux chevaliers.

Au bout d’une dizaine de minutes, après avoir fait un dernier tour dans les décombres de la forge, la guerrière était de retour au prêt du vieux nain Thoragrim, qui n’avait eu d’autres choix que de s’assoir un instant pour souffler. Au final, ils n'avaient récupérés que peu d'outils, bien qu'ils avaient réunis un admirable petit tas de minéraux encore utilisables. Sur un accord commun, l’improbable duo avait quitté les ruines, prêt à regagner à nouveau le centre-ville de la citée des mages. Le soleil tombait à l'horizon, marquant la fin de la journée dans des coloris orangés. Pourtant, Drazh et Amy avaient encore à faire. Ils devaient à présent acheter de quoi se remplir l'estomac, trouver un lieu adéquat où forger la fameuse lance, sans oublier les matériaux manquant, nécessaires à sa création... La jeune femme avait baissée les yeux sur sa jambière droite, qui n'était à présent plus qu'un vulgaire morceau de métal prêt à se rompre au premier coup reçu. Le reste de son armure n'était pas dans un état glorieux mais, Amy jugeait qu'il serait suffisant pour passer les premières rondes du tournoi. Concernant la suite, elle doutait.

Une légère brise s’était soulevée, caressant le visage soigneux de la guerrière, repoussant doucement quelques mèches de ses longs cheveux bruns vers le côté, captivant toute son attention. Un sentiment familier, une impression angoissante s’étaient emparés de la jeune femme qui, subitement, avait fait volte-face, comme si quelqu’un était censé se tenir derrière-elle. Une poigne de fer s’était resserrée sur sa poitrine lorsqu’elle ne découvrit que l’immensité des terres de Lotheican en son dos. Comme si elle cherchait à s’accrocher à quelque chose, comme on s'approche à une prière, les yeux bleus de l’Asgardienne se levèrent vers le ciel. Son regard s’était un instant perdu dans les nuages, où Amy espérait y trouver du réconfort, profondément bouleversé.

« Je te cherche toujours… » Pensa-t-elle douloureusement.
Remarquant que le nain était déjà loin et, il ne cachait pas le moins du monde la fierté qui l'habitait à cette perceptive, attendant sagement que la femme chevalier le rejoigne, c’est d’un pas pressé, presque maladroit, que l’Asgardienne s'élança pour le rattraper.
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Mar 30 Juil - 7:16
Le poids des minerais avait pesé sur son dos et l’aide de la Dame avait été salvatrice, sans elle il n’aurait pas su continuer et la réalisation de la lance aurait été fortement compromise et le tournoi n’aurait pas attendu le vieux Nain. Il s’était assis sur les restes d’une colonnade qui maintenait l’avancée du toit devant la façade, ce n’était pas un endroit des plus confortables mais il avait besoin de souffler, il le savait. Il ne pouvait plus se permettre, comme autrefois, de s’user, il était plus vieux que ce qu’il ne voulait bien laisser paraître, le Niflheim, voilà ce qui lui avait fait du mal, lui rongeant les os, le temps ne s’était pas écoulé de la même manière dans ce monde, il le savait, il le sentait au plus profond de lui, quelque chose lui avait planté un poignard dans le dos, cette arme y était toujours fichée, seul un puissant magicien pouvait l’aider et il ne voulait pas se résoudre à rendre visite à l’un d’eux, il était trop fier, ou trop pauvre …

Alors que l’humaine s’abaissait pour ramasser les ustensiles qui trainaient à gauche et à droite, dans un état respectable, l’œil attentif du petit homme avait constaté l’état branlant de son armure, peut-être pourrait-il faire quelque chose pour cela aussi, renforcer le métal ou dans ce goût là, il n’avait pas assez de matériel pour forger une armure complète, même s’il aurait aimé y arriver.

Ensemble ils n’avaient pas su ramener beaucoup d’outils mais suffisamment pour un travail décent, peut-être même plus que ce qu’avait pronostiqué le forgeron, il était content que l’Humaine l’aide, elle semblait si seule, si renfermée, qu’il avait été transporté de joie en la voyant s’inquiéter pour lui, il voulait lui apporter un peu de gaieté, tout bon guerrier doit savoir s’amuser et profiter de chaque instant de la vie car, à sa mort, il ne peut plus revenir en arrière.

Le Nain et la guerrière firent route vers le centre de la ville, où se trouvaient les divers étals et les nombreuses boutiques, répartis dans de luxuriantes avenues, au centre desquelles s’élevaient de puissants saules qui jamais ne perdaient leurs feuilles, la magie était à l’œuvre partout dans la cité. Le forgeron avait avancé à grandes enjambées pour ne pas être distancé de prime abord, mais il ne vit pas la Dame Snow le suivre, il se retourna vivement, autant que pouvaient lui permettre ses muscles endoloris, et la vit contempler le ciel, toujours impassible. Il l’attendit, ne voulant pas déranger cette force de la nature.

Elle le rattrapa avec célérité, titubant de temps à autres, et ils continuèrent d’avancer vers leur destination, qu’ils atteignirent rapidement, la foule était au rendez-vous, un brouhaha régnant en maître sur cette place, en face de laquelle une grande bibliothèque était érigée. Celle-ci offrit au petit homme une remontée de souvenirs d’une aventure passée, suite de catastrophes, la malchance y concourant.

Dénicher de la nourriture ne serait pas chose aisée avec la fête qui se préparait, il faudrait se contenter de restes dont personne n’avait voulu, mais c’était toujours mieux que rien et il voulait contenter Amy, il lui fallait avant tout faire l’acquisition de ce dont il avait besoin, des métaux et de la pierre de lune taillée, sans quoi, s’il dépensait le maigre pécule qu’il lui restait en viandes, pains et légumes, tout serait compromis.

Le tailleur de pierres était un ami du Nain, ou tout du moins, quelqu’un avec qui il s’entendait de manière la plus cordiale, la conversation toujours au beau fixe et échangeant chacun leurs expériences liées à leurs métiers, ou leurs barouds respectifs, il réussit à obtenir ce qu’il voulait à des prix défiants toute concurrence, là était l’habileté du Petit Peuple à marchander sans se mettre de commerçants à dos.

L’humain qui s’occupait de la vente du métal dans cette ville, le trouver fut ardu car Lotheican n’était pas une cité guerrière et les mages se suffisaient à eux-mêmes en termes d’armement, fut plus difficile à convaincre, mais il céda sa marchandise avec une légère ristourne, ce qui ne déplu pas au forgeron. Il avait le strict nécessaire pour la réalisation de l’arme, mais cela lui suffirait, il y avait quelque chose qui le rendait plus joyeux que d’habitude, une constatation qui était tombée à point nommé, mais il n’en informerait la combattante qu’une fois qu’il serait en vue de son futur lieu de travail.

C’était au tour des victuailles d’être choisies, Drazh ne savait pas ce qu’appréciait sa compagne et ne voulait pas la forcer à manger comme lui, quelque chose de sommaire et le plus souvent sec, elle s’était battue, il ne fallait pas l’oublier, et elle comptait participer à un tournoi pour rembourser ce qu’elle avait accidentellement détruit dans son chez-lui, il fallait qu’elle soit en forme pour se dresser face à de nouveaux adversaires.

Ils se retrouvèrent au centre de l’esplanade, d’où venaient toutes les senteurs qui virevoltaient entre les petits étals, qui formaient cette foire restreinte. C’était à cet endroit que la masse de gens se faisait la plus nombreuse, tous attirés par les délicieuses odeurs des saucissons, viandes fumées, fromages de toutes sortes, légumes et fruits de saison.  La solution la plus simple qui vint à l’artisan fut la suivante : laisser choisir lui-même le chevalier.

- Allez-y, Dame Snow, tout ce qui s’étend sous votre regard et qui vous fait envie, vous pouvez l’emporter, c’est moi qui régale, dit-il souriant largement, oubliant un instant la nécessite dans laquelle il se trouvait.
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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Mar 15 Oct - 9:17
Délaissant les terres arides derrière-lui, l’improbable duo était de retour dans le centre-ville de la citée magique. La femme chevalier se contentait de suivre silencieusement le nain, avançant d’un pas lent et mesuré qui assurait au forgeron un certain confort. Il n’était pas obligé de courir à moitié pour suivre les grandes enjambés habituelles d’Amy Snow. Tout en marchant, la jeune femme balayait, de son regard si paisible, l’environnement défilant autour d’elle, s’attardant particulièrement sur l’architecture si particulière de Lotheican, notant le mélange curieux de certains édifices, probablement âgés de centaines d’années avec d’autres, qui semblaient dater de moins d’une dizaine d’année. Lotheican était une ville mythique mais qui, semblait avoir réussie à évoluer dans le court du temps, tout en gardant contact avec ses racines et ses traditions. Plus intéressée par l’immobile que le vivant, la guerrière ne s’attardait que très peu sur les villageois, tous sans exception, qu’il soit homme, femme ou enfant, occupés à préparer la grande fête. Une fameuse fête qui, par ailleurs, commencée à titiller la curiosité de l’Asgardienne. Elle n’avait aucun souvenir de l’endroit d’où elle venait, de là où elle était née, comme de beaucoup de choses, et ignorait si elle aussi, par le passé, avait un jour fêtée un évènement particulier ou attaché à une quelconque religion. Cette triste pensée ne manqua pas de chasser tout intérêt pour les coutumes locales.

Amy était assez impressionnée par la manière qu’avait Drazh Thoragrim de négocier avec les vendeurs. Il parlait beaucoup, avec une aisance et un professionnalise soulignant une grande maitrise du sujet, comme tout grand maître forgeron parle de son métier. Il faut avouer que le nain savait mener une conversation ! Il n’avait eu aucune peine à obtenir les matériaux qu’il désirait et, à des prix forts intéressants, bien que cela fût la récompense obtenue après une longue promenade dans la cité de la magie.

Mais, ce qui intéressa le plus l’Asgardienne fût, inévitablement, la nourriture. Son estomac grondait douloureusement alors que ses yeux bleus marins parcouraient avec appétit toutes les victuailles s’étendant sur les étaux, tous présentés de la façon la plus alléchante possible. Tout en ravalant sa salive à plusieurs reprises, la jeune femme ne pouvait plus tenir en place, faisant soudainement par d’une impatience qu’on ne pouvait pas soupçonner chez elle au premier abord. On aurait dit qu'elle n’avait pas vu de nourriture depuis des jours.

- « Allez-y, Dame Snow, tout ce qui s’étend sous votre regard et qui vous fait envie, vous pouvez l’emporter, c’est moi qui régale ! » Proposa avec entrain le vieux nain.

Le visage de la femme chevalier s’était soudainement illuminé. Ses yeux brillaient de vie comme jamais auparavant. Le forgeron Thoragrim était à présent vénéré par la jeune femme, tel une religieuse vénérant son Dieu. Malheureusement pour Drazh, il allait apprendre à ses dépens qu’il ne faut jamais être trop généreux… Surtout avec une femme prenant chaque phrase au sens stricte du terme. Il n’avait fallu que quelques minutes pour qu’Amy Snow ne se procure un énorme panier de pailles où, avec un empressement digne d’un billard un jour de guerre, elle y chargea le maximum de nourriture possible, en particulier du pain frais et de la viande fumée. Les vendeurs s’étaient frotté les mains, avides, un large sourire aux lèvres. Certains avaient même osé rire du pauvre nain, s’amusant de l’expression que prenait son visage alors que la femme en armure semblait chercher à construire une véritable pyramide de victuailles !

...
C’est un peu en retrait de la foule bourdonnante, que la femme chevalier et le nain forgeron s’étaient accordés une petite pause, installés sur quelques marches, le temps pour Amy d’engouffrer le maximum de pains chauds possibles et pour Drazh, de laisser souffler son pauvre dos.  

- [ C’est bon. ] Avait notée la jeune femme à l’intention du forgeron, comme si elle se sentait obligée de le préciser. Cela ne se voyait-il pas déjà assez ?

Une fois l’estomac plein – bien qu’on puisse supposer celui d’Amy comme étant un gouffre sans fond -, le duo s’était mis en quête d’un lieu où le forgeron pourrait exercer son art dans les meilleures conditions possibles.
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Sam 19 Oct - 23:13
Assis sur des marches de marbres se faisant vieilles, leurs arrêtes devenues irrégulières avec le temps, ils se reposèrent un instant, lui, vieux et fatigué, elle, jeune, en pleine forme, mais qui était affamée comme une portée de jeunes trolls au grand complet. Côte à côte, ces deux personnages diamétralement opposés profitaient d’un court instant de vie, un fragment d’éternité, tout s’agitait autour d’eux sans pour autant les affecter.

Une fois qu’Amy Snow eut terminé de repaître se faim de loup, qui avait coûté au forgeron une véritable petite fortune, mais qui serait largement remboursée par les gains du tournoi - les joyaux avaient servi dans l’achat de pains, de saucisses et saucissons en tous genres, de viandes séchées, cuites, de fruits, de fromages, de sirops et autres nourritures ; malgré la quantité ahurissante, tout fut englouti en un rien de temps, c’était à faire mourir de joie tout commerçant, mais pâlir chaque médecins de ce monde, même si, il fallait bien l’avouer, un grand nombre d’entre eux étaient des imbéciles incapables aux jugements déraisonnés – elle fit savoir à sa manière, une petite note griffonnée sur un carnet, qu’elle était prête à prendre la route, il était temps de vraiment s’attarder sur ce qui avait réuni ces deux habitants du Monde des Hommes, la réparation, ou plutôt, la création d’une nouvelle arme pour la guerrière.

Le nain ne s’attarda point, aussi vite que le départ fut donné, le matériel pendait sur son dos, dans un sac. La route ne serait pas longue mais le temps avait tout de même défilé alors qu’ils s’étaient arrêtés pour s’occuper des différentes transactions ainsi que de leur pause, bien méritée malgré tout, il ne lui fallait pas se laisser rattraper par l’obscurité, sinon ce qu’il pensait pouvoir trouver lui serait caché et ils ne seraient que trop à la traine. C’est donc vers la sortie de la ville que Drazh entraina la Dame, son but était simple, dénicher une ruine qui avait attiré son attention, lorsqu’il avait parcouru les plaines de Lotheican à son arrivée.

Ils passèrent sans encombres jusqu’aux portes de la cité des mages, les quelques gardes qu’ils croisèrent somnolaient, armes dans leur fourreau et casque vissé sur la tête de manière à ne pas être gêné par le soleil, en attendant le moment où on les appellerait, pour la grande fête, de toute façon, ce duo, bien qu’hétéroclite, n’avait commis quelque méfait que ce soit. Le peuple vibrait au son des musiciens, répartis dans toutes les rues et qui jouaient des airs plus entrainant les uns que les autres, certains chantaient de concert avec les troubadours, d’autres dansaient, attirés par l’irrésistible pouvoir de ces balades énergiques, personne ne faisait attention à la grande Dame armée, prête à chaque instant à devenir une menace pour tout ce petit monde en cas de danger, et  au nain qui l’accompagnait, c’était presque au désarroi de ce dernier d’être lui avait l’habitude le centre d’attention dans les villes des Hommes.

Arrivés dans les landes qui bordaient la citadelle, le forgeron se remémora le trajet qu’il avait effectué lors de sa venue, tournant entre les roches, contournant d’anciens bâtiments, s’aménageant une route quand la végétation rendait impraticable les vieux sentiers. Par deux fois il se crut à destination, déposant bagages, faisant signe à sa compagne de voyage qu’elle pouvait faire une halte, mais après avoir farfouillé dans les recoins, passant plusieurs minutes à ausculter les murs intérieurs des bâtisses, dont il ne restait souvent plus que ces derniers, il empaquetait à nouveau son matériel et affichait une mine grise.

Finalement, au détour d’une espèce d’arbuste mort, il la trouva, la chose qu’il tentait de retrouver, une sorte de vieille église, sur un des murs de laquelle ressortait une étoile, la représentation d’une étoile dans un dialecte bien spécifique, une langue connue de l’artisans et des siens seuls, le runique, peu utilisé car réservé à l’écrit ainsi qu’à l’attribution des vrais noms des habitants de Tubalcain, ceux d’origines naines tout du moins.

Appuyant sa paume sur le symbole, le sceau émit une lumière tremblotante, qui fit frémir le Petit Homme, le sol trembla un peu avant qu’une partie des pavés qui le formaient ne se mettent à coulisser, tous dans le même sens, dévoilant un escalier noir comme la nuit, sur les marches duquel brillaient en leur centre les mêmes glyphes que celles qui avaient indiqué l’entrée.

- Voici l’une des merveilles de mon peuple, dans chacune des anciennes cités, il en existe une, je vous présente Aulë, une de ses filles plus précisément, forge des anciens, de laquelle les dieux reçurent nos cadeaux, nombreux sont ceux à convoiter ces trésors, mais les miens savent tenir leur langue à ce sujet, déclara le courtaud, la voix visiblement empreinte d’admiration face à ce gouffre qui le mènerait vers la légende dont il avait souvent entendu parler.
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Mer 27 Nov - 8:21
Amy se sentait particulièrement à l’aise en la compagnie du Maître forgeron. Probablement que le fait que Drazh Thoragrim ne soit pas tout à fait humain la rassurer un peu. Les « demi-humains », contrairement aux humains ordinaires, possédaient la particularité de ne pas imposer de norme de normalité. C’étaient des peuples anciens, ouvert d’esprit, ayant pour habitude de croiser tous types d’individus spéciaux et de voyageurs étranges, certains plus que d’autres par ailleus. Nains comme elfes ne s’attardaient que rarement sur les petites anomalies physiques, sur la noblesse, les titres ou encore sur les origines. S’il ne fallait que quelques heures pour le plus bête humain avant de s’interroger sur le bras divin d’Amy, le forgeron ne semblait pas même s’en soucier. Pourtant la guerrière en était persuadée, Drazh avait forcément remarqué son anomalie. Après tout, avec sa petite taille, le nain n’avait qu’à lever un tant soit peu ses petits yeux pour voir le bras cuirassé et argenté de l’Asgardienne, lorsque le vent s’amusait à jouer avec la cape en peaux de loups que transportait la guerrière, la soulevant et la jetant vers l’arrière. Mais pour le Maître nain, Amy ne semblait qu’être Amy Snow, un chevalier d’Utguard, bien loin de chez elle.

La femme chevalier commençait à se demander si, plutôt que d’errer sur la terre des Hommes, elle ne devrait pas plutôt trouver refuge dans une contrée lointaine où, fuir et se cacher ne serait pas une échappatoire à sa véritable et dangereuse nature… Amy sourit intérieurement puis, comme si elle venait subitement de se souvenir qu’elle était en quête de vérité, chassa ses illusions de havre de paix. Non, le lieu n’avait pas d’importante. Où qu’elle soit, elle ne serait jamais en paix, pas avant d’avoir retrouvé la mémoire ou découvert son passé. Pas avant de l’avoir retrouvé, lui…Tout en marchant, la mine plus sombre qu'ordinaire, Amy releva également que le nain forgeron devait avoir le même âge qu’elle, comme le témoignaient sa chevelure grisonnante et sa longue barbe dressée, cela devait aussi l’encourager, inconsciemment, à lui porter une certaine confiance, comme de le suivre loin de la ville de Lotheican, dans les plaines arides bordant les chaînes de montagnes.

Drazh ne semblait pas vraiment savoir où il aller, sa mémoire semblait lui jouer autant des tours que celle d’Amy. A plusieurs reprises, le forgeron s’arrêtera, la moue satisfaite, avant de grommeler quelques mots dans sa barde puis, de reprendre la route. Heureusement pour Drazh Thoragrim, Amy savait se montrer patiente, une chose qui allait de pair avec l'immortalité. Enfin, les yeux du vieille homme s'était illuminés lorsque, cette fois-ci, il fût au bon endroit. Le regard bleu de la guerrière s'était comme heurté à la rune gravée dans la pierre, celle que le nain venait d'identifier au même instant.

- [ Savez-vous lire les runes ? ]
Demanda-t-elle. La rapidité avec laquelle elle avait inscrit son message sur son petit carnet animait sa question de l’intérêt que la lancière éprouvait pour cette écriture ancienne. Une écriture qu’elle connaissait que trop bien… Elle, le chevalier runique.

Mais avant de réaliser que l’Asgardienne lui agressait « la parole », le nain venait d’activer un mécanisme et, à peine la terre avait commencée à gronder que la femme chevalier avait posée sa main sur la garde de son épée, une arme qu’elle n’utilisait que dans les espaces étroits, où ses lances n’étaient pas proscrites, ou lorsqu’elle avait besoin d’agir rapidement, en réponse à une surprise par exemple.  Mais, cette fois-ci, la surprise s’avérait inoffensive… Ou du moins, le passage qui venait de se dessiner devant le duo le semblait lui, ce qu’il abritait demeuré néanmoins inconnu.

- « Voici l’une des merveilles de mon peuple, dans chacune des anciennes cités, il en existe une, je vous présente Aulë, une de ses filles plus précisément, forge des anciens, de laquelle les dieux reçurent nos cadeaux, nombreux sont ceux à convoiter ces trésors, mais les miens savent tenir leur langue à ce sujet » Expliqua le Maître, la voix démonstrative de l’admiration qu’il portait à ce trésor.

Si Amy ne manquait pas de courage, elle ressentait quelque chose de malsain provenant de cette cave, comme si le mécanisme venait de libérer les miasmes d'une aura sombre et que quelque chose, dans les profondeurs de la terre, venait de s’éveiller… Un grand pouvoir émanait du lieu antique, un lieu que les humains ne devaient en aucun cas approcher. La femme chevalier se devait d'être plus prudente que de coutume.
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Sam 30 Nov - 0:21
Des murs tapissés d’une mousse verte furent les seuls repères de Drazh pendant de longs mètres, rien n’apparaissait pour les guider vers l’endroit convoité, le Nain devrait faire appel à tout ce qu’il savais sur ce mythe pour découvrir l’emplacement exact de la forge, ses prédécesseurs avaient très certainement reposé le secret de cette construction sur un savoir oral dans une langue que seuls le Petits Peuple, et quelques Elfes érudits, maîtrisaient, c’était une légende aussi remontant bien plus loin que les premiers rois des Petits Hommes, ce qui fait déjà une trotte temporelle. Ce que l’on lui avait raconté était l’histoire suivante : à l’aube des mondes, les peuples erraient à travers des terres qui aujourd’hui seraient méconnaissable, ne ressemblant à rien de ce qui est connu, il n’y avait pas de civilisation, tout était à faire et les dieux avaient pris le parti de n’aider que les Hommes, pour qui ils avaient une grande affection, mais le Petit Peuple, voulant lui aussi profiter de ces cadeaux, arracha aux Humains une chose qui plus que toute les autres était importante aux yeux des divinités, l’art de la forge, ils le cachèrent à plusieurs reprises, savamment, mais à chaque fois, les maîtres de ce monde retrouvaient leur bien, ce savoir était extirpé à l’esprit de celui qui l’avait dérobé et tout était à refaire. Les Nains se creusèrent la tête pour trouver le moyen le plus efficace de cacher aux yeux de tous ce butin, mais c’était toujours après avoir élaboré des mécanismes complexes et camouflés qu’ils réalisaient qu’il suffisait aux dieux de chercher un peu pour découvrir la planque, ils étaient immortels, ils n’avaient pas à se presser pour récupérer cet enseignement. A force d’avoir retrouvé ce qu’ils désiraient dans les endroits les plus saugrenus, les déités finirent par ne plus faire attention à ce qui était visible de tous et c’est ainsi que le Peuple des mines se décida à entreposer toute ses connaissances dans la transformation des minerais en objets raffinés dans un lieu que tous connaissaient et firent construire autour de cet endroit un immense complexe, le premier chef-d’œuvre de cette race, la forge des forges, quel est le meilleur moyen de cacher aux yeux de tous cet acquis que de le laisser libre dans un emplacement ou même les Hommes pourraient se rendre ? Les dieux cherchèrent dans chacune des grottes du pays parcouru par les courts sur pattes, chacune des galeries, désamorcèrent tous les pièges qu’on avait préparés à leur attention et finirent par abandonner cette érudition au Petit Peuple, qui leur rendit gracieusement l’appareil en leur offrant monts et merveilles, armes plus belles que toutes les autres.

Certes cette histoire était un peu bancale, mais le vieil homme aimait se rappeler de ce conte qu’on lui avait rabâché maintes fois dans son enfance et dont le souvenir était toujours aussi vif, aucun homme d’Eglise n’aurait jugé ce récit comme une pièce à part entière de la religion vouée aux Asgardiens, c’était vrai, car il s’agissait d’une invention de toutes pièces des familles de forgerons qui se transmettaient cette espèce de pense-bête de manière orale depuis des générations et des générations, que personne n’y croie était bien entendu le but inavoué de cette fable sans queue ni tête. L’artisan murmura dans sa barbe des bribes de paroles, une espèce de comptine qui ne lui revenait pas entièrement mais guidait sa main sur les rebords du couloir.

- Dieux égoïstes et aux crânes percés, chez nous vous ne furent jamais oubliés … Non, non ce n’est pas ça … Dieux méticuleux et par la perfection obsédés, dans l’endroit de ce monde le moins bien éclairé, un simple vase … Non pas un vase, une simple pierre ébréchée, voilà ce que vous remarquerez, mais la porte dérobée … La porte dérobée … Derrière le rideau … Le rideau de … Serait-ce ? … Disait-il, confus, ses grands yeux cherchant partout quelque chose sur quoi s’appuyer pour l’aider, ses grosses mains de travailleur parcouraient les murs en quête d’un symbole, une rune encore, mais il savait parfaitement qu’il n’en découvrirait aucune, il s’agissait d’un simple couloir  au bout duquel trônait, un peu renfoncée dans le mur, la statuette du marteau du dieu de foudre.

Il ne prêtait plus aucune attention à sa compagne, il était trop affairé à courir de droite à gauche pour percer le secret de cet endroit. Son cerveau tournait à plein régime et des dizaines de possibilités lui venaient à l’esprit, mais ne pas savoir terminer sa chansonnette l’avait troublé, il ne se rappelait plus de l’utilité exacte des paroles mais était persuadé que c’était quelque chose de capital. Il s’assit au sol, replié sur lui-même, replongeant dans son passé pour se remémorer ce que son maître lui avait appris, ce que son père lui avait enseigné, ce qu’il avait lui-même découvert, c’était peut-être la chose la plus importante entre toutes mais seuls des détails inutiles concernant des recettes de cuisines stupides lui revenaient en tête.

- Dieux méticuleux et par la perfection obsédé, dans l’endroit de ce monde le moins bien éclairé, une simple pierre ébréchée, voilà tout ce que vous remarquerez, mais la porte dérobée … La porte dérobée, derrière le voile de votre vanité, restera à tout jamais fermée ! Il cria presque la fin de sa phrase comme s’il s’agissait d’un alchimiste ayant trouvé le moyen de synthétiser la pierre philosophale. Le voile de leur vanité … Le voile de leur vanité … Qu’est-ce que c’est ça, le voile de leur vanité ? L’emportement l’avait gagné à nouveau et il commençait à en vouloir à ceux qui avaient conçu cet endroit, c’avait déjà était suffisamment difficile de trouver l’entrée, il fallait maintenant qu’il se débrouille pour arriver à la salle où la forge avait été installée.

Il ramassa un caillou qui avait descendu les escaliers en même temps qu’eux, il avait certainement heurté la petite caillasse qui s’était retrouvée dans ce même coin sombre, mécontent de ne pas arriver à bout de l’énigme, il le jeta avec force sur l’idole au fond du passage, s’asseyant à nouveau immédiatement, il entendit le bruit caractéristique de la pierre frappant la pierre et glissa un œil pour voir où son projectile avait atterri, il ne vit rien, il se leva, mettant cela sur le compte de l’obscurité et de sa vision qui baissait un peu plus chaque jour avec l’âge et s’approcha du cul-de-sac pour découvrir qu’il voyait encore à merveille, simplement, son arme de fortune contre la malchance avait disparue. Il voulut déplacer la statuette, au cas-où elle se serait logée derrière celle-ci, mais en avançant son bras pour attraper l’objet en marbre, devenu gris sale avec les années, celui-ci traversa littéralement le mur, Drazh, décontenancé, en perdit l’équilibre et plongea tête la première vers des escaliers, juste derrière l’impasse. Il fit une magnifique dégringolade avant que sa tête ne vienne heurter un muret froid et dur, et qu’il ne se relève ; il fit l’état des lieux et un large sourire apparu sur ses lèvres, il l’avait trouvée !

- Dame Snow ! Dame Snow ! Suivez-moi et faites attention, le mur n’est qu’une illusion et il y a une série de marches qui lui sont jouxtées ! S’écria le Petit Homme, sautillant de joie sur place.
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MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Sam 29 Mar - 8:33
Aux yeux de l'Asgardienne, le maître nain n'était plus qu'un enfant insouciant se promenant en pleine nuit sur le territoire des loups... Ne ressentait-il pas cette aura malsaine ? Les murmures du vent, se faisant de plus en plus loin derrière-eux, qui leur criaient désespérément de rebrousser chemin ? Plus Amy avançait, moins elle avait envie d'avancer. La seule chose qui la poussait à descendre une à une les marches dans le noir était sa fierté, ce sentiment capable de pousser n'importe quel être à commettre une bêtise comme à faire preuve du plus grand des courages. Et puis, elle ne pouvait tout simplement pas se résoudre à abandonner le forgeron. Plus la jeune femme s'enfonçait sous terre, plus l'air semblait lourd et humide. Une odeur ne tarda pas à secouer l'estomac pourtant solide d'Amy, une odeur de pourriture, une odeur de mort. Cet endroit n'avait accueillit personne depuis bien longtemps et, quelque chose de sombre semblait y avoir élu domicile. Portant sa main droite à sa bouche pour combattre son mal, l'Asgardienne essayait de percer l'obscurité du regard mais, tout ce qu'elle pouvait apercevoir, c'était de vieux escaliers s'enfonçant sous terre, des murs anciens et un nain forgeron soudainement devenu trop actif. L'idée qu'elle puisse être la seule à ressentir ce malaise lui traversa l'esprit à plusieurs reprises. Était-ce dû à sa nature céleste ? Ou, était-ce simplement de la peur ? Amy n'était pourtant pas du genre à craindre un simple lieu, puisse-t-il abriter monstres et fantômes. Sa vie, telle qu'elle la connaissait, n'avait été qu'une succession de batailles, de sacrifices et de tragédies. Amy était une guerrière, née de la solitude et sculptée dans toute la froideur du guerrier. Qu'importe ce qui l'attendait au fond de cette crypte, elle l'affronterait et en sortirait victorieuse.

Serrant les dents, l'Asgardienne avançait lentement, une main posée sur la garde de son épée, se préparant à tout instant à faire face à l'imprévisible. Ce qui inquiétait d'autant plus la femme chevalier, en dehors de l'aura maléfique des lieux, c'était l'attitude du nain. Celui-ci ne semblait pas ressentir le moindre malaise, tout au contraire, ces lieux ancestraux le fasciner. Le petit homme essaya, à plusieurs reprises, de se souvenir de quelque chose. On aurait dit une vieille légende, un poème étrange ou encore une comptine. Mais, n'arrivant pas à y mettre le doigt dessus, Drazh s'était laissé tomber sur une marche et, faisant parfaitement abstraction de l'endroit lugubre dans lequel il se trouvait, pris une attitude boudeuse. Ils étaient dans une impasse et ce lieu maudit ne semblait mener nulle part. Amy aurait aimé adresser la parole au forgeron Thoragrim, lui dire quelque chose dans le genre « Partons d'ici, c'est dangereux » ou encore, « Savez-vous réellement ce que cet endroit habite ? » mais en plus de son handicape, la pénombre rendrait toute écriture illisible. Elle ne pouvait donc pas compter sur son fidèle petit carnet. Dans l'incapacité de communiquer, le chevalier Snow tenait, comme à sa grande habitude, compagnie au silence, gardant néanmoins ses sens en alerte et sa main sur le pommeau de son épée. Quand le nain lança un caillou avec fureur, Amy baissa instinctivement les yeux, comprenant son sentiment de défaite. Étrangement, ce nain grincheux lui rappelait son maître... A chaque fois qu'Amy songeait à son passé au côté de cet homme à Utguard, une douleur atroce l'habitée et pourtant, si Drazh avait accordé plus attention à Amy à ce moment précis, peut-être aurait-il eu la chance d'apercevoir un sourire doux et nostalgique se dessiner sur les lèvres habituellement glaciales de la guerrière.

Prenant la femme chevalier au dépourvu, le nain transforma soudainement ses habituelles réflexions à voix basse en des paroles claires et enthousiastes. Le regard bleu marin d'Amy se braqua aussitôt sur le petit homme, intrigué. Le maître forgeron avait trouvé quelque chose...

- « Dame Snow ! Dame Snow ! Suivez-moi et faites attention, le mur n'est qu'une illusion et il y a une série de marches qui lui sont jouxtées ! » Lui indiqua-t-il.

Passant devant le nain, comme tout bon chevalier l'aurait fait par bienveillance, Amy s'approcha du mur qui, ressemblait en tous points aux autres. Ses yeux bleus fixaient la supposée illusion avec détermination. Qu'importe ce que cet endroit pouvait terrer, elle l'affronterait et elle en sortirait victorieuse. C'était ainsi qu'elle vivait. Son cœur battait à présent plus fort dans sa poitrine et, c'est en rassemblant son courage qu'elle fit le pas décisif. Disparaissant de la vision du nain forgeron, Amy traversa l'illusion.
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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Ven 11 Juil - 6:25
« Saleté de forge, où es-tu ? Où peux-tu bien te cacher ? » Il avait entraîné l’Asgardienne à travers un dédale de couloirs, une nouvelle œuvre de son peuple pour mettre à l’abri cette perle, ce joyau des temps anciens, un labyrinthe qui allait au-delà de l’astuce et la ruse commune aux Nains, c’était un piège, fait pour emprisonner, pour mener à la mort qui n’était pas destiné à entrer en ces lieux. Qui plus est, la proximité avec Lotheican laissait au forgeron un doute plus profond que jamais, y avait-il quelque piège dissimulé à l’angle d’un mur ? Si tout de fois cela devait s’avérer exact, il serait le premier à le savoir, marchant en tête avec une bonne avance sur la guerrière, dans une obscurité quasi-totale que seule la légère nyctalopie des siens lui permettait d’affronter.

C’est d’un pas précipité qu’il avançait, furetant dans chaque recoin, ses mains parcourant les parois en quête d’une nouvelle supercherie qui les mèneraient vers la Grande Salle, celle qui abritait l’objet de toutes ses convoitises. Mais ce n’était pas sûr qu’ils puissent la trouver avant que la nuit ne soit bien entamée. Enfin, le semi-homme n’ayant pas d’autre repère que son appétit en ce lieu, de temps aucune mesure ne lui était possible et c’était bien dommage, ce satané tournoi était la chose à ne manquer sous aucun prétexte si il voulait récupérer son or, son précieux or, ainsi que son étrange mécanisme, cette chose sur laquelle il espérait tant mettre la main pour enfin s’adonner à sa petite passion, la création. Pas n’importe quelle création, celle d’armes, d’objets de mort ; sa si précieuse masse d’arme n’était plus à présent qu’un morceau de métal encastré dans un autre morceau de métal. Rien d’utilisable pour lui, ce petit combattant fier et arrogant, aimant tant vanter la qualité de sa marchandise.

Enjambée après enjambée, la noirceur se dissipait sous son regard, suffisamment pour continuer la route, pour pouvoir peut-être entrapercevoir cette maudite pièce secrète. Plus rien ne lui venait en aide, les pierres, à ce niveau, étaient toutes polies, lisses, aucune anfractuosité ne pouvait guider ses doigts, même le sol avait perdu ses creux, ses bosses, qui guidaient le petit homme, le rassuraient, tout était intact, il se mit donc à compter ses pas, mémorisant avec beaucoup d’application les directions qu’il empruntait. Gauche, gauche, gauche, droite, gauche, droite, droite, gauche … De temps à autre, un regard se perdait derrière lui, pour s’assurer que la Dame Snow l’accompagnait toujours. Il commençait à s’inquiéter de ne pouvoir l’amener là où il espérait, doutait de lui. Le bruit d’un mince filet d’eau venant se perdre contre le roc était la seule chose que l’on pouvait entendre résonner dans tout entre tous ces méandres de chemin, un bruit oppressant, qui pesait sur sa conscience.

Il fixait avec plus d’attention que jamais chacune des parois qui se présentaient à lui, venant à donner de léger coups dessus avec ses mains burinées, petites mais fortes, croyait-il à la présence d’une bifurcation au travers de l’épaisse protection de roche, qu’il faudrait alors dégager à la force des bras, avec pour aide pelles et pioches, comme dans la mine ?

« J’ai … Bien peur de nous avoir perdus, Dame Snow. Tout se ressemble, je ne suis même pas capable de vous dire si nous sommes déjà passés par ici. » Dit-il, la mine sombre, le regard bas, s’étant arrêté pour s’adosser à l’un des murs. Il s’était laisser glisser et gisait assis, la tête entre ses mains, tournant et retournant en tous sens le plan qu’il avait établi dans les circonvolutions de son cerveau qui travaillait à vive allure. Si seulement il avait souvenir de ces livres qu’il lisait tant, dans sa lointaine jeunesse, ceux traitant des dieux, des contes, des légendes, des mythes, mais il fallait qu’il soit en difficulté sur ce plan en cet instant.

Poussant nombre de grognements exprimant tout le mécontentement qu’il renfermait, le Nain se torturait, blasphémant la vieillesse qui s’installait en lui, maudissant ses os rongés par le temps. Puis, suite à la décision selon laquelle il ne lui servait à rien de se lamenter sur quelque chose qu’il ne pourrait jamais changer, il se redressa, palpant toujours la pierre, reprenant sa route après avoir offert comme tout signal de départ à l’Asgardienne un sifflement. Il était bougon, n’avait envie de parler à personne et cela tombait à merveille avec le mutisme de la Dame guerrière, pour une fois, il ne pourrait pas se plaindre de la gente féminine et de sa langue trop bien pendue, lui qui ne se lassait pas de radoter histoire sur histoire aux pauvres jeunes gens qui venaient engager la conversation avec lui.

Pour finir, à son soulagement, il sentit enfin les parois redevenir rugueuse, façonnées par le temps, plus ces espèces de murs uniformes qui lui donnaient froid dans le dos, le pavage du sol fut à nouveau irrégulier et il se surprit à trébucher plusieurs fois, manquant de tomber à nombreuses reprises. C’est alors qu’il fut pris d’une forte émotion, pas de la colère, pas de la joie, pas de l’étonnement, mais de la lassitude. Il était en effet revenu sur ses pas, devant le mur illusoire qui lui avait déjà donné du fil à retordre, il se retourna, pour s’excuser à nouveau auprès d’Amy, mais n’eut pour seule compagnie que les ténèbres.

« Dame Snow ? » Sa voix, rocailleuse et profonde, résonna à l’entrée du labyrinthe pendant de longues, très longues secondes. « Dame Snow ? » Il se fit plus insistant, haussant le ton, se voulant ferme même si ses paroles étaient chevrotantes. Un cliquetis se répercuta du lointain jusqu’à ses oreilles, il fut pris d’une grande peur, n’ayant pas d’arme pour se défendre, mais il était membre du Petit Peuple, il n’avait pas à craindre la mort, s’il fallait, il combattrait même à mains nues. Sauf que cette fois-ci, dans l’ombre de cet antique traquenard, la crainte lui nouait l’estomac et que sa compagne ne se manifeste pas n’était pas pour lui redonner courage.

Spoiler:
 
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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

MessageSujet: Re: A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow] Lun 8 Sep - 12:00
Malgré sa détermination à avancer en première, Amy s'était vite fait dépasser par le nain. Celui-ci semblait subitement plus énergétique que jamais. Le maître forgeron avancé vite et, Amy avait étrangement mis cette soudaine adrénaline sous le compte de sa petite taille... Ne me demandez pas pourquoi. La sensation d'un grand danger imminent n'avait pas quittée l'Asgardienne. La femme chevalier avait l'impression dérangeante qu'une main invisible s'était refermée sur sa gorge. Tendue, Amy avançait et ce, malgré le fait que ses jambes semblaient de plus en plus hésitantes au fil de la progression dans ce mystérieux souterrain. L'instinct d'un guerrier d'Odin était sans pareil et, même si elle n'était plus qu'une déchue égarée sur Midgard, elle faisait entièrement confiance à son ressenti. Quelque chose dormait ici... Quelque chose de puissant.

Le forgeron Thoragrim cherchait avec frénésie un quelconque mécanisme dans les murs, semblant persuadé qu'il y en avait un, quelque part... Mais plus ils avançaient, plus Amy désespérait qu'il puisse trouver l'objet de ses désirs. Ce tunnel ne semblait mener nulle part. A vrai dire, l'endroit était si oppressant qu'elle espérait secrètement que Drazh abandonne ses objectifs et qu'ils fassent tout deux demi-tour. Après une marche interminable, le nain s'était arrêté. Abattu, il s'était adossé au mur le plus proche avant de se laisser glisser, prenant place au sol dans le noir. S'il semblait au départ têtu, le forgeron avait finalement avoué qu'il ignorait s'ils se rapprochaient de leur but ou, s'ils ne faisaient que tourner bêtement en rond depuis leur passage à travers le mur illusoire. Comme pour le consoler, Amy avait déposé sa main gantée d'acier sur l'épaule du nain. Elle n'était pas vraiment douée pour ce genre de chose, pardonnons-lui. Elle concevait néanmoins que cela devait être difficile de se sentir ainsi rejeter par une création de son peuple... Par sa propre famille. Non, elle ne concevait pas, elle savait.

Après quelques grognements et un sifflement - Amy s'était alors demandée si la fourrure de loup, blanche comme neige, qu'elle portait en guise de cape n'évoquait pas plus un chien qu'un loup... - le nain avait retrouvé sa hargne. S'il semblait usé par sa condition de mortel, Drazh Thoragrim était un guerrier, un vrai. Il savait goûter à l'échec mais, jamais il ne concevait l'abandon. Il se relevait, encore et encore. Amy Snow ne le connaissait que depuis peu, mais déjà, elle se surprenait à l'admirer. La jeune femme ignorait comment mais, elle savait reconnaître et admirer toute la force que pouvait dégager les habitants de Midgard. Le genre humain n'avait aucune limite.

L'improbable duo continuait sa progression dans l'oeuvre du petit peuple puis, l'ouïe fine d'Amy capta quelque chose au loin. Des pierres tombées ? Non, c'est autre chose... Fermant les yeux, l'Asgardienne laissa son ouïe développée parcourir les tunnels avant de percuter l'origine du bruit. Des pas... C'était des pas qu'elle entendait ! Elle ouvrit les yeux, prête à faire comprendre au nain que quelque chose ne tournait pas rond dans ce lieu sinistre mais... Il n'était plus devant elle. Aussitôt, Amy s'était tournée. Rien. Elle jeta alors son regard bleu marin dans tous les directions mais, pas une trace du nain... C'était comme si, il s'était évaporé. Comme si, il n'avait jamais été là.

Cet endroit avait été conçu par les nains pour leur utilisation exclusive. Jadis, les nains fabriquèrent plusieurs séries d'armes légendaires... Des armes réservées aux divinités. Peut-être même que le lieu dans lequel elle se trouvait, avait servi autrefois de forge divine. Quoi qu'il en soit, l'Asgardienne était une intruse. Un danger pour le secret dissimulé par le petit peuple. Bien décidée à retrouver le nain et la sortie, Amy avait fait un pas en avant mais, la dalle sur laquelle elle venait de poser le pied s'était enfoncée dans la terre. Un piège ?! Son sang s'était glacé. Alors qu'elle pouvait entendre l'angoissant et ancien mécanisme de défense s'activer sur sa gauche, sa main humaine s'était enfoncée dans sa sacoche, attrapant un petit objet. Des flèches aux pointes aiguisées avaient subitement jaillit du mur, toutes visant à transpercer de part en part la pauvre jeune femme. Un épais nuage de poussière s'était soulevé alors le sifflement mortel des flèches s'était subitement tu. Le cœur d'Amy Snow battait à tout rompre. Elle avait réussi à attraper à temps l'une de ses runes Berkana. Le pouvoir contenu dans la rune avait invoqué un bouclier de cristal, protégeant la guerrière de l'assaut de flèches. Un piège ?! Elle avait faillit se faire avoir par un stupide piège ! Rangeant sa fierté céleste malgré elle, la jeune femme avait doucement reprit son souffle, calmant les battements affolés de son cœur. Au loin, elle pouvait entendre le nain l'appeler.
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A joli minois, l'argent fait défaut. [Pv : Amy Snow]

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