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" Ourya "
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Au concours de la plus longue plume (Faorih)

MessageSujet: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mer 9 Jan - 3:32
Joie dans l'ivresse de la liberté... Galoper sous le soleil, loin des hommes, près de sources et des rivières, sur l'herbe douce et fleurie ! En cet endroit du monde, Ourya se sentait si merveilleusement à son aise. Il prenait soin de toujours garder un bon kilomètre entre les hommes et lui... En revanche, il ne prêtait aucune attention aux animaux qui, par ailleurs, avaient plutôt tendance à se diriger vers lui, grands ou petits. Mais il allait trop vite pour que nul ne puisse le rattraper... Si ce n'est, peut-être le faucon solitaire lorsqu'il jouait parmi les nuages.

Il avait vu aujourd'hui un grand oiseau, dans le lointain... Difficile de juger de la taille à cette distance.... Cet oiseau cabriolait dans le ciel comme s'il y dansait... Cela l'avait beaucoup intrigué, et il avait dirigé ses sabots en cette direction. Malheureusement, cela faisait des heures qu'il ne l'avait plus aperçu.

Il trottina vers un grand rocher, un peu fatigué par son escapade. Cela faisait du bien de galoper, mais il fallait aussi se calmer, méditer dans l'herbe et sous le soleil, couvert de son manteau de plumes, ses ailes reposées tranquillement sur lui... ou battant légèrement pour lui faire de l'air, lorsque le soleil était trop chaud...

Un léger pressentiment l'étreingnit à l'abord du rocher. Il y avait comme une présence imposante... Là, derrière ? Il avança d'un pas de velours, curieux, avançant l'encolure comme s'il eut voulu l'allonger, les naseaux grand ouvert... Une odeur très étrange se dégageait de là. Il ne pensait pas avoir déjà senti cela, en tous cas.

Il s'approcha, de plus en plus lentement, retenant presque son souffle... Il discerna une ombre... Puis, tout à coup, et sans même prévenir, une tête énorme émergea dans un froissement de plumes, un regard vert émeraude le fixant avec vivacité ! Imaginez la réaction d'un écureuil croyant découvrir une mésange de trois centimètres là où il trouverait un aigle trente fois plus gros !

Ourya poussa un cri d'effroi et, se reculant trop brusquement, se prit les sabots dans les ailes (qui étaient retombées suite à sa trop grande stupeur) et fit une chute mémorable dans les caillous, en se tordant un postérieur et en faisant voler quelques plumes. Pris au dépourvu, il lança le regard de celui s'attendant à se faire dévorer tout cru, mais l'autre ne bougea pas.

Il se releva tout doucement et, s'avançant en boitillant jusqu'à se cacher presque entièrement derrière le rocher, fit dépasser sa tête d'un air hésitant pour fixer le regard de l'inconnu, se demandant qui il était... Les oiseaux qui avaient le même visage se nourrissaient de proies qui, toutes proportions gardées, lui ressemblaient trop bien... Mais son corps était toujours caché et il ne savait pas s'il avait une apparence d'oiseau jusqu'au bout, ou pas.
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Au concours de la plus longue plume (Faorih)

MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mer 9 Jan - 5:13
Le soleil, le vent et l'herbe fraiche. Tout ce qu'il lui fallait quand elle était dans sa forme originale. Un griffon, ou plutôt un opinicus. Voila deux jours qu'elle s'était loignée de ces horribles humains, après sa séparation avec ses amis, humains eux en fait, mais elle les appréciait. Sauf que pour l'instant, elle voulait rester loin de forme humanoide pour revenir "aux bases", sa vraie forme. Le griffon s'était envolé pendant tois bonnes heures, faisant des pirouettes diverses. Saltos, attaques aérienne, piquer. Elle revoyait tout ce qu'elle connaissait et essayait d'autres trucs pour élargir son répertoire. Faörih fut même réjointe quelque fois par des oiseaux qui passaient par là. Elle jouait un peu avec eux et ils finissaient par passer leurs routes. Elle s'amusait vraiment bien, de retour avec la nature qu'elle aimait tant!


Après une heure, elle était montée dans les nuges et redescendit à terre pour courir et se dégourdir les pattes, et puis, elle avait surtout faim. Elle s'était posée légèrement sur l'herbe fraiche qui lui donna très envie de se rouler dedans. D'ailleurs elle ne sut pas se retenir longtemps et tombe par sur le dos pour se frotter joyeusement sur le sol. Souain, elle crut sentir l'odeur d'une future proie, c'était... un lapin! Il était tout près, elle se relev mais avança lentement vers sa cible, le ventre par terre, comme un félin. Elle avança de cinquante mètres et tomba sur... un cheval, un cheval ici, seul? Elle était embusquée dans un buisson et le voyait de derrière, blanc, grand, appétissant... Et surtout bien plus nourrissant que le lapin dont elle ne se souciait plus. Elle vit celui-ci se tourner dans sa direction. L'avait-il vue? Non, pas possible, un cheval n'irait pas vers le danger, il fuierait plus qu'autre chose... Le griffon baissa la tête, prêt à bondir sur son futur diner. Mais quand le cheval blanc croisa son regard vert, il recula et se ramassa par terre dans une pirouette assez drôle. Le griffon leva la tête de surprise en levnt les oreilles. Il avait des ailes ce cheval! Faörih s'approcha doucement, d'un pas très léger. Si ce cheval avait des ailes, il devait être un pégase, donc par conséquent une créature!


Elle s'approcha encore en reniflant le cheval-volant. Il fallait quand même être prudent, on ne savait jamais ce qu'il pouvait faire! Elle n'avait jamais rencontré une créature depuis sa naissance, qui était très récente pour une créature. Son âge physique en fait, elle avait pris l'habitude de copier l'apparence physique d'une personne de son âge, même en étant enfant, mais maintenant elle comptait rester à ce corps pour le restant de ses jours. Elle s'immobilisa à un bon mètre du cheval-oiseau. Le griffon baissa la tête, la créature s'était cachée derrière un rocher, il était vachement peureux. Ca l'amusait, les créatures étaient les êtres les plus imposants et, dans le règne animal, ils étaient les plus forts. Il fallait un minimum de fierté! Le griffon se radoucit et son éxpression ressemblait plus à un oiseau curieux qu'à une bête farouche. Il faisait sa taille et le griffon pouvait bien lui sauter dessus pour lui tordre le coup dans la seconde, mais quand même, avoir peur comme ça!
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mer 9 Jan - 7:27
Le coeur du pégase se remit de ses émotions et, petit à petit, il remit ses idées en bonne place. Il est très rare qu'un pégase prenne peur, il faut pour cela une succession de "coïncidences". Notamment, le prendre complètement par surprise et au dépourvu. Ourya avait déjà vu plusieurs créatures mais jamais de griffons et, dans sa forme de pégase, était rarement habitué à tomber sur plus gros que lui. De plus, les oiseaux de proie, c'était très joli et mignon en petit, mais en cette circonstance... Plus inquiétant encore qu'une tête de dragon, pour tout dire.

Heureusement, le griffon sortit de sa cachette et son corps dévoilé le rendit en même temps plus beau et moins effrayant, même si son simple bec restait pour le moins assez inquiétant.

Ourya s'avança un peu et le dévisagea avec une totale absence de pudeur, comme un enfant curieux découvrirait un fruit tropical défiant son imagination. Alors, il s'agissait d'une créature ! Seules les créatures pouvaient s'habiller de poils et de plumes en même temps... comme lui.

Il respirait encore un peu fort et tremblait toujours légèrement, quand on a peur une fois par an en moyenne on oublie ce que ce sentiment représente ! Le griffon était vraiment magnifique, de nombreuses couleurs chatoyantes l'habillaient et son ventre tout blanc le faisait sourire. Cela contrastait étonnamment avec les teintes somme toute très sombres de la créature. Une longue queue féline presque noire terminait son corps imposant.

Il releva la tête et plongea à nouveau dans le vert pénétrant du regard de l'oiseau-félin. Au delà de l'apparence, il avait un accent très doux, et cela acheva de ramener le soleil dans son coeur. Il piaffa doucement, amusé de la comparaison, de leurs différences tant que de leurs similitudes...
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 10 Jan - 5:00
Un pégase, c’était un pégase, le griffon en était bien certain maintenant. Celui-ci d’ailleurs s’était manifestement calmé après avoir repris ses repères et vu plus précisément ce à quoi il avait à faire. Ils se jugèrent du regard en silence, le griffon n’avait pas bougé d’un poil, baissé, il examinait curieusement l’autre créature. Elle releva la tête pour piaffer. Le griffon recula un peu sa patte avant. Mais bizarrement, bien que le pégase semblât gentil et incapable d’attaquer, Faörih se replaça ventre à terre pour le contourner, toujours en gardant son expression curieuse. Elle fit un tour complet assez rapidement et finit par s’approcher de lui. Le griffon leva la patte doucement, très doucement pour la poser sur la tête du pégase. Pourquoi ? Sans raison particulière, pour voir s’il fuirait comme la dernière fois. Mais il ne bougea pas, le griffon ancra son regard au sien. Non il ne bougeait pas, il n’était pas si peureux de fait.

Faörih détendit ses muscles et bondit en arrière, une amie créature ! Elle poussa des petits cris heureux en se dressant un peu sur ses pattes arrières, en retomber, et recommençant. La créature était heureuse d’avoir un ami, dommage, ce n’était pas un griffon, comme elle, mais c’était déjà bien en soi. Elle tourna autour d’elle-même puis autour du pégase. Sauf qu’elle se prit les pattes dans sa queue et tomba par terre. Voilà, le griffon s’y mettait aussi maintenant. Il roula encore un peu dans l’herbe et se mit en position couchée pour se frotter la tête avec ses pattes. Il tourna vivement la tête vers le pégase d’un air content.

Il pouvait voler aussi non ? Ils pourraient voler ensemble ! Mais pour l’instant Faörih avait les ailes un peu fatiguée pour avoir volé trois bonnes heures et voulait se reposer, sans trop bouger pendant quelques minutes avant de se relever, elle était un peu paresseuse en somme, mais elle voulait se montrée puissante et rapide s’ils volaient ensemble et pas molle et fatiguée ! Elle sentit avec un coup de vent l’odeur du lapin qu’elle avait poursuivi plus tôt, elle tourna vivement la tête à gauche, puis à droite, de nouveau vers le pégase. Elle était assez excitée par sa rencontre, ce n’était pas souvent que l’on pouvait rencontrer des créatures puisque ceux-ci s’appliquaient à cacher leur vrai nature. Elle aussi, mais un peu moins quand même, car il était vrai qu’être une créature au vu et au su de tous n’était pas très agréable, certain les tuaient, d’autre les suivaient partout ou voulaient les capturer. C’était le danger d’être un être fantastique. Au-delà de toutes les réjouissances et bonheur que c’était.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 10 Jan - 9:23
L'instant devenait magique, tandis que les deux créatures se découvraient. La joie du regard du pégase faisait écho à celui du griffon. Celui-ci tourna autour de lui ventre à terre, et cette posture mettait un accent magnifique sur la souplesse et les formes puissantes de la créature. Le pégase aurait été bien incapable de faire ça !
Le griffon finit par se marcher sur la queue et tomber dans un fracas de plumes, était-ce pas accident ou par retour gracieux et amical sur la chute du pégase ? En tous cas, cela l'amusa beaucoup et il déploya à demi les ailes d'un air rieur, regardant le griffon sans l'ombre de la moindre crainte.

Le griffon bondit et se cabra, bientôt suivi par le pégase dans un joyeux concours de battements d'ailes. Question cabrage, le pégase en connaissait un rayon. Les sabots sur la terre, il était plus à l'aise, à la différence sans doute du griffon qui devait se sentir plus dans son élément là-haut. Mais un vol commun semblait aller de soi ! Cela faisait des lustres qu'Ourya n'avait pas volé avec une autre créature ! Pour l'instant, le griffon était toujours couché dans l'herbe, et de toute manière, le pégase ne pensait qu'à ces merveilleuses présentations, entre eux.

Il trottina vers lui et se coucha à ses côtés, sur ses membres repliés pour garder la tête haute et le regard ouvert. Comparé au griffon il était plus coincé, moins souple. Il n'était pas tellement plus petit, mais les couleurs sombres du griffon semblaient accentuer la différence de taille par rapport à la créature toute blanche, surtout que couché le ventre blanc du griffon ne se faisait plus remarquer.
Le pégase donna un coup de museau affectueux sur l'encolure emplumée du griffon, n'osant pas toucher le bec acéré de sa tête. Il se replongea à nouveau dans le regard étonnant de ce nouveau compagnon, dont les grands yeux brillants ne l'intimidaient plus grâce à leur couleur charmante rappelant le printemps dans la forêt elfique, et à leur lueur enjouée et curieuse.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mar 15 Jan - 5:18
Quelle joie d’être en sa compagnie, même si comparé au griffon, il n’était ni un prédateur, ni un félin, ils étaient d’une certaine manière bien opposés, sachant que l’un pouvait tuer l’autre en un coup de bec. Mais le griffon n’en avait plus aucune envie, il voulait juste passer du temps avec. Il fit bouger un peu ses ailes pour tester son endurance, mouais, encore un peu d’attente et ça devrait aller.

En attendant, le griffon se tourna vers le pégase et se jeta sur lui, pour simplement jouer évidement. Il adorait jouer, et pour une fois qu’il y avait quelque avec qui il pouvait le faire, c’était une opportunité en or ! Il fit basculer le griffon sur le dos en lui donnant de petits coups de pattes sur les oreilles, ensuite sur la queue poilue qui n’arrêtait pas de bouger sans raison. Et le griffon voulait l’attraper ! Pourtant, après plusieurs tentatives ratées, la créature finit par abandonner, sans pour autant bouger du flan du pégase sur lequel il était confortablement installé. C’était chaud et la respiration du cheval-ailé la soulevait. C’était amusant pour elle sans raison, elle était juste contente la petit créature. Le griffon reporta son attention au vent qui soufflait dans ses ailes à moitié dépliées. L’appel du ciel comme avaient dit ses parents adoptifs quand, sous sa forme humaine, Faörih avait une irrésistible envie de s’envoler. Mais pour le moment, elle avait encore un peu mal aux ailes, voler à contre vent n’était pas chose aisée mais était surtout fatiguant.

Le griffon posa sa patte à plat sans sortir ses griffes sur les oreilles de son coussin, avec cette expression neutre et un peu stupide qu’il arborait quand il était curieux. Les oreilles du pégase s’aplatirent, ce qui fit ricaner l’autre créature. Son autre patte rejoignit la première sur le sommet du crâne du cheval-ailé et ne bougea plus pendant quelque secondes, d’un côté il avait un peu les habitudes d’un chat, faire des choses sans aucune raison. Etrange bien sûr, mais il y avait surement eu une raison précise qui était passé dans l’esprit du griffon pour le pousser à le faire. Il resta comme ça, assit sur le pégase, les pattes sur sa tête, à le fixer comme si quelque chose de très grave allait se passer et qu’il pouvait le raté en clignant des yeux.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mar 15 Jan - 9:30
Le griffon était joueur ! Ainsi que deux poulains, les créatures échangèrent des gestes joyeux, certes plus faciles du côté du griffon ! Celui-ci se mouvait souplement dans toutes directions et se dégageait de toutes les situations, contrairement au pégase qui était beaucoup moins souple. Ce n'était que sur le dos qu'il pouvait user de ses membres, dans un froissement de plumes cependant. Sa puissante et belle encolure bougeait vivement et ne laissait pas le griffon prendre trop d'avantages !

Les ébats cessèrent doucement et le griffon se reposa sur le flanc du pégase, les deux ayant posé une de leurs ailes sur le corps de l'autre. Soudain, le griffon posa ses pattes sur la tête du pégase. Ses oreilles bougèrent aussi vivement que sa queue qui fouettait l'air, comme si elles ne pouvaient accepter que l'on rogne ainsi leur liberté à se dresser vers le ciel. Un pégase ne met pas de chapeau !

D'un grand mouvement, Ourya frotta énergiquement son chanfrein sur l'encolure du griffon, ce qui le déstabilisa comme il était déjà en équilibre à cause de ses deux pattes levées. Il bascula sur le côté et le pégase en profita pour s'installer à son tour sur le flanc du griffon. Il ne pouvait pas poser une patte sur sa tête à lui, mais il y posa une aile toute déployée. Par dessous, il tenta de retrouver le regard doux du griffon joueur, car la discussion ne se posait qu'avec des gestes du corps et des gestes de l'âme au travers de l'éclat de leurs deux regards.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Sam 19 Jan - 2:38
Le pégase ne semblait pas vouloir se laisser faire et servir de coussin au griffon. Celui-ci était très amusé de la tête que le cheval ailé faisait avec les oreilles aplaties et un regard de déni. Le griffon baissa sa garde malheureusement et se fit surprendre par son compagnon de jeux. Il bascula par terre après avoir perdu l’équilibre et se fit aplatir par le pégase. Il était vachement lourd ! Il n’aurait pas pensé ça ! L’air de ses poumons s’échappa brutalement, lui coupant momentanément le souffle. Heureusement, cela n’énerva pas le griffon, après tout, c’était un juste retour des choses, le cheval-ailé se vengeait en quelque sorte. Mais, outre la colère, cela avait réveillé une sorte de combativité, le regard de l’aigle-lion ce fit vif et plongea dans celui de l’autre créature. Il voulait jouer à ça ? Très bien !

Il bougea lentement les ailes pour les mettre à l’air libre –il était sur le flanc- et d’un seul coup, donna un grand coup d’ailes dans le vide avec rapidité et force. Le pégase ne put résister au coup de vent et s’écarta du griffon. Celui-ci, qui avait pris de la hauteur, redescendit légèrement sur ses pattes en lançant des regards pleins de défi au pégase. Ses ailes étaient reposées, et elles allaient bien servir. Il commença à courir pour prendre de la vitesse, sauta et s’envola d’un coup d’aile. Le vent frais lui faisait du bien, il baissa les oreilles et fit un looping pour se retrouver à deux mètres devant le pégase. Il fit un signe de la tête pour lui dire de le rejoindre. Le griffon n’attendit pas la réponse et reprit de la hauteur pour refaire deux loopings. Un test de capacité, voilà ce qu’il voulait, il voulait voir si le pégase était digne de voler en sa compagnie, enfin, bien sûr, il n’était pas aussi souple que le griffon, mais c’était sur terre, cela pouvait très bien ne pas être du tout le cas dans les airs.

Le griffon enchaîna ses loopings en se mettant en boule, repliant ses ailes sur lui-même. Il partit en chute libre, et en tournant. A dix mètres du sol, il déploya ses ailes pour se freiner brusquement et remonter en flèche, les membres le long de son corps, relachés. Il vola vers le pégase pour attendre un petit avant-gout de ses capacités aériennes.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Sam 19 Jan - 8:59
Dès le griffon dans les airs, le pégase s'installa confortablement pour l'admirer. Il volait certainement très bien. Sa souplesse lui permettait de jouer avec les airs. Il avait une façon de voler différente, plus vive et rapide, plus impressionnante peut-être. Le pégase ne s'était toutefois pas encore dévoilé.

Mais le griffon s'impatienta rapidement, désireux semblait-il de le mettre eau défi. Mettre un pégase en défi volant ? Il fallait bien un griffon pour oser la proposition. Par ailleurs, la lumière solaire était à cet instant de la journée à sa convenance, et un pégase apporte une grande attention à la lumière surtout pour voler.

Il se redressa avec grâce, avec un battement d'aile généreux. Il déploya ensuite ses ailes avec lenteur, presque solennellement. Lorsqu'elles furent toutes déployées, leur envergure paraissait presque fantasmagorique. On ne savait dire si sa taille avait soudainement augmentée, ou si, au contraire, l'amplitude incroyable de ses ailes rapetissait le reste de son corps.

Il trotta, comme une danse, puis doucement, se mit à galoper, de plus en plus vite. Au fur et à mesure du battement de ses ailes ses sabots ne touchaient presque plus le sol, et la vitesse dépassait presque l'entendement. Plus rien n'existait d'autre, il était complètement absorbé par son art, comme en méditation profonde. Il devint comme un météore immaculé reflétant la lumière du soleil, et soudain, il monta, presque à la verticale, pour atteindre un sommet tel qu'il sembla comme un petit oiseau dans le ciel. Alors il redescendit, dans une arabesque incroyable et toujours renouvelée, laissant les rayons solaire caresser les nervures de ses plumes et paraître comme une constellation d'étoiles. Là haut dans les airs, pour refléter le soleil, sa robe semblait devenir lumineuse comme un deuxième astre de vie. La danse paraissait irréelle, presque hypnotique... Un pégase en vol est déjà naturellement beau, mais quand il se met à parader de cette manière c'est un spectacle des plus enchanteurs.

Au fur et à mesure que le pégase perdait de l'altitude, il ralentissait son rythme, et il finit par paraître presque suspendu dans les airs. Il se laissa alors descendre aux côtés du griffon, entre lui et le soleil, et on sentait comme un grand sourire à ses lèvres. Le soleil semblait se coucher sur ses vastes ailes blanches, faites tout comme pour embrasser un monde.

Un pégase, c'est l'expression de la grâce et de la beauté d'un monde, mais aussi de l'enfance et de l'innocence. Il regarda le griffon avec un air doux et rêveur, comme méditant sur leurs différences et leurs complémentarités. Leurs ailes étaient à leurs mesures. Plus aiguisées et réactives chez le griffon vif et attentif, elles se faisant plus douces et plus amples chez le pégase calme et serein.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Sam 2 Fév - 0:35
Le pégase avait accepté de relever le défi du griffon. De toute manière, pourquoi aurait-il refusé ? Les créatures ailées devaient impérativement passer par une séance de vol, pour « comparer » leur puissance, leur grâce et leur agilité. Le griffon, toujours en vol, faisant des battements d’ailes réguliers pour garder la même altitude regardait le pégase prendre de l’élan pour s’envoler. Manifestement plus d’élan que l’autre créature qui elle pouvait sauter. Les grandes ailes du pégase éblouirent Faörih. Elles étaient vraiment immenses s’en était presque impossible. Mais il n’avait encore jamais vu de pégase en vrai.

Le griffon regarda avec une pointe d’admiration devant la grâce et la beauté du cheval-ailé, son vol était majestueux, étonnamment rapide mais son vol était plus doux, plus calme et lent que chez le griffon. Douceur et beauté blanche pour l’un, vitesse agilité et puissance chez l’autre. Le griffon resta bouche bée devant le spectacle de lumière que les plumes et le pelage donnaient en dansant avec les rayons du soleil. Les yeux verts du griffon se plissèrent, c’était comme quand il se posait aux abords d’un lac isolé que le soleil faisait scintiller de mille paillettes.

Faörih se sentait battue, mais il n’était pas question d’abandonner ! S’il fallait être gracieuse, elle essayerait, même si cet exercice était très dur pour elle qui préférait le combat aérien que la danse. Le griffon reprit de l’altitude sans avoir touché le sol et réfléchit à ce qu’il pourrait faire, il n’en savait rien. Il fallait être plus lent pour qu’on le voie, plus souple et beau, ouais ouais, facile à dire. Autant improviser, c’était encore le mieux.

Le griffon reprit de l’altitude et ensuite se tourna dos au sol pour se laisser tomber. Après quelques mètres à tomber les ailes dépliées, il les ferma pour prendre de la vitesse et piqua avec sa tête. A une dizaine de mètres du sol, la créature redressa pour remonter presque à la vertical, en tournant lentement sur soi-même. Elle revint à une hauteur correcte et déploya au plus grand ses ailes. Le griffon resta suspendu dans les airs quelques secondes avant de monter la tête pour regarder de plus en plus derrière lui et se retourner complètement. Il ne savait pas quoi faire c’était bien embêtant, mais en tout cas, il y avait été lentement et le plus gracieusement possible, preuve, il n’avait pas entendu ses ailes claquer comme elles faisaient d’habitude.

Le griffon se posa majestueusement sur ses pattes arrières puis retombant sur ses quatre appuis. Il s’assit ne repliant ses ailes. Fatigué, il était fatigué d’avoir fait des démonstrations aussi compliquée, de plus, il ne s’était pas tant bien remis que ça finalement. Il avait peut-être perdu, ou pas, c’était dur à trancher. Ils étaient des créatures bien différentes, entre l’agilité, la douceur, la beauté, la force,… Chacun avait ses domaines, la compétition ne pouvait pas vraiment équitable. Le griffon tourna son regard vers le pégase. Peut-être était-il temps désormais de se présenter, et pour ça, une transformation s’imposait. Le griffon essaya de se faire comprendre avec son regard, ce qui avait assez bien marcher depuis le début de leur rencontre.


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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mar 19 Fév - 6:01
A la grande satisfaction du pégase, le griffon s'apprêta à continuer la ballet. Il n'avait eu que peu l'occasion d'observer des griffons et la situation était idéale, d'autant plus que la lumière de la fin de journée était particulièrement belle et propice à ce genre de spectacle. Il se posa doucement et se coucha sur ses membres, ses ailes à demi repliées posées sur le sol comme la longue traîne d'une robe princière. Fixant attentivement son attention sur Faorih, il ne perdit pas un instant de sa seconde représentation. Il trouva le spectacle captivant, même si par certains moments le griffon semblait réfléchir ou hésiter, ses mouvements étaient magnifiques dans le soleil. Ses battements d'ailes ne faisaient plus de bruit, et dans un majestueux silence Ourya admira une nouvelle grâce et toujours la remarquable souplesse de la créature.

Il fut presque déçu de le voir redescendre si vite, car il était vraiment bien à le regarder, et le calme et la douceur de la journée réchauffait le coeur. Mais il était content de le voir se rapprocher à nouveau, bien qu'il ne pouvait s'empêcher d'être un peu intimidé par la grande créature. Heureusement que ses grands yeux verts adoucissaient l'expression de sa tête.

ça avait été un très joli défi, et le pégase se releva pour féliciter son nouvel ami, encore sous l'énergie de ces instants de vol. Il ne manquerait plus que de faire un vol en duo, quand ils se connaîtraient mieux peut-être, de toute façon il se faisait tard et il avaient déjà bien bougé, le moment devenait propice au repos.

Il s'avança vers lui, étirant son encolure, et comprit rapidement ce que le reflet du regard du griffon suggérait. Oui... Prendre une apparence comparable pouvait leur permettre de communiquer autrement. De plus, cette apparence devait aussi fixer ce qu'ils étaient en âge, sexe, stature, taille... Le pégase n'avait strictement aucune idée de ces notions, connaissant bien trop peu les griffons ! La seule chose qu'il savait, était que la forme humaine allait rendre le griffon plus proche, car moins intimidant. L'immense bec acéré n'était pas rien à occulter.

Il se recula, hennissant légèrement pour asseoir son accord et sa compréhension, jusqu'à se cacher complètement derrière le grand rocher. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu'il se transforme à son image plus habituelle. Mais il n'en revint qu'avec une certaine précaution... Curieux mais aussi un peu inquiet, peut-être allait-il tomber sur un imposant vieillard, taciturne et ombrageux ?

A son impression, le griffon semblait cependant jeune, et même très doux derrière la première apparence de sa force et de sa vivacité. S'avançant à pas de loup, il arriva au bord du rocher et en émergea pour regarder ce qu'il en était de l'autre côté...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mar 19 Fév - 6:54
Le griffon respirait le plus lentement possible, c’était beaucoup plus fatiguant pour lui de voler comme une créature gracieuse qu’un vol de griffon, puissant et rapide. Il attendit patiemment que le pégase comprît le message. Celui-ci sembla l’avoir compris assez rapidement. Le griffon s’étonna encore le leur facilité à se comprendre seulement par le regard, c’était magique. De fait, ils étaient des créatures magiques. Le pégase, prit d’une soudaine… pudeur, se dissimula derrière un rocher. Il le comprenait d’un côté, le fait de se changer d’un seul coup, en même temps, pouvait provoquer un choc. Mais d’ailleurs qu’était-il ?

Il ne devait pas être très vieux, enfin, cela restait à vérifier, vu son agilité qui lui faisait penser aux vieilles personnes, il pouvait bien être très vieux. Mais il était vrai qu’un cheval-ailé était moins souple que d’autre créature, comme lui. En conclusion, le griffon n’en avait aucune idée, il découvrirait bien cela quand le pégase serait sorti de derrière ce rocher. Faörih prit sa forme humaine, elle pourrait enfin savoir son nom, qu’elle voulait savoir absolument maintenant.

Quand sa transformation fut terminée, elle réajusta l’épée dans son dos et croisa les bras en arborant son habituel sourire heureux. Et là, elle était vraiment heureuse, comme quand elle avait rencontré Aaku, la fille albinos qui lui faisait penser à une souris. Le pégase sortit de sa cachette. Et le résultat ne déçu pas Faörih qui ne fut pas déçue par rapport à la grâce de sa forme originelle. Un jeune qui devait avoir le même âge que le griffon sortit. Ses cheveux de la même longueur que ceux de Faörih étaient encore plus blonds qu’elle. Elle put voir de là ses yeux bleus. Elle sourit, on aurait presque dit un elfe. Elle lui sourit encore en s’approchant elle aussi. Faôrih remarqua qu’elle avait elle aussi les cheveux détachés, elle put le voir avec le vent qui balayait fréquemment la plaine. Quand elle fut à sa hauteur, elle ancra son regard à celui du jeune homme.

-Nous voilà face à face, et dorénavant doués de parole ! Je suis Faörih, Faörih Xseih. Je peux maintenant le dire, enchantée de faire ta connaissance !

Elle sourit en fermant les yeux. Ses connaissances de la langue étaient de plus en plus variée, c’était super pour communiquer. Elle n’avait jamais beaucoup varié son vocabulaire étant petite, et durant sa phase d’entrainement, parler n’était pas nécessaire. Aujourd’hui parler était bien plus facile, comme utiliser les mots compliqués, comme « dorénavant ». Elle rouvrit les yeux, son sourire se fit plus petit, mais voyant quand même. L’apparence du pégase était à la hauteur de sa forme originelle. Mais Faörih trouvait cela quand même étrange de prendre une forme alternative pour communiquer. La forme d’une espèce qu’elle aimait de moins en moins, les humains. Mais il fallait s’y faire ! Et puis, les humains n’étaient pas tous mauvais… Non, pas tous. Le sourire de Faörih s’évanouit un centième de secondes avant de repartir. Son regard s’était également volé pendant ce laps de temps. Mais il ne fallait pas penser à cela pour l’instant, car elle était avec une créature. Et jamais cet espèce n’avait fait du mal à la Nature.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mar 19 Fév - 9:14
Ourya afficha -encore une fois!- un air particulièrement surpris, encore qu'il s'agissait d'étonnement joyeux. Lorsqu'il vit l'apparence de Faorih, il ne sut s'empêcher de rester un moment figé, mais le grand sourire de la griffonne le sortit rapidement de cette situation et il se hâta vers elle, comme pour rattraper le temps perdu de sa surprise.

L'apparence de griffon ne l'avait pas préparé à rencontrer une jeune fille, et cela lui faisait tellement bizarre de se retrouver un peu plus grand qu'elle ! Ils étaient sensiblement du même âge mais elle était plus jeune encore. En fait, ils se ressemblaient en plusieurs points, à commencer par la chevelure mais celle de Faorih était plus soignée que lui. Bien qu'elle portait une arme (une épée, nouveau point commun entre eux), elle semblait un peu fragile, tout du moins c'était l'impression qu'elle donnait après s'être dévoilée griffon ! Elle était gracieuse, mais d'une toute autre façon que sous l'apparence du griffon. Bien qu'Ourya avait grandement apprécié découvrir le griffon, il la préférait sous cette forme ! On continuait à la sentir vive et forte, mais sa douceur, et surtout son sourire, ressortaient de manière tellement vraie.

Lorsqu'il fut tout près d'elle et qu'ils se regardèrent dans les yeux, elle lui souhaita la bienvenue et il lui répondit d'un aussi grand sourire.

- Oh, merci ! Moi aussi, je... Ah ! Cela vous change !

Son regard était captivant. Elle le ferma un instant mais Ourya continua de regarder son visage qui s'ouvrait toujours sur un doux sourire.

- Je m'appelle Ourya, et je suis vraiment très heureux de te rencontrer. Au moins dans cette circonstance je suis sûr que tu ne vas pas me manger !

Il avait dit ces mots en riant, les créatures ne se mangent heureusement pas entre elles mais il y avait de quoi taquiner la griffonne, qui avait certes eu un regard avec un éclat d'appétit la première fois qu'il l'avait découverte.

Cheveux aux vents, campée sur ses jambes avec la même hauteur et fierté qu'elle avait en tant que griffon, elle dégageait une apparence à la fois douce et sauvage, son sourire exprimant toujours une joie qui réchauffait le coeur. Il se replongea dans son regard ; elle avait pensé à quelque chose, mais il ne savait pas à quoi.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 21 Fév - 6:55
-Te manger, quelle idée amusante ! ria le griffon. Rassure toi, je ne mange presque que du lapin et du gibier. Même si je l’avoue, tu avais l’air délicieux !

Faörih sourit encore plus. Elle ne risquait plus de le manger maintenant. Et puis, les chevaux n’étaient pas son met préféré, c’était un peu bizarre comme viande. Les lapins pouvaient se manger facilement, en une bouchée. Et puis c’était marrant à pourchasser. Elle faisait du sport avec ça, et les lapins, ce n’était pas ce qui manquait. La créature en salivait. Mais elle se reprit et lui dit d’un air toujours aussi joyeux :

-Toi aussi ça te change ! Je ne savais pas à quoi tu pouvais ressembler. Je ne m’y connais pas en chevaux. Maintenant je sais qu’ils sont bien plus gracieux que les griffons !

Bien sûr que Faörih l’admettait, car chacun d’eux avaient ses qualités. Elle était presque une créature de combat, mais pas le cheval ailé. D’ailleurs, en le regardant bien, il dégageait cette même aura de sérénité que sous sa forme originelle. Une aura aussi chaleureuse, grand mais pas musclé au point que cela ressortît, il semblait, malgré la ressemblance physique, quelque chose dans son regard disait à Faörih gracieux, c’était le mot. Et il semblait s’être élevé tout seul, seulement un prénom. Elle avait pris le nom de sa famille adoptive. Elle avait aimé grandir dans une famille. Elle décrocha son regard vairon des yeux assez envoutants du jeune homme pour regarder l’herbe onduler sous le vent. C’était beau ! Après quelque secondes sous silence, la jeune femme dit de but en blanc, avec une pointe d’amusement et d’ironie dans la voix :

-Tu ne trouves pas ça étrange de devoir prendre une autre forme qui n’est pas la nôtre pour mieux communiquer ? Surtout forme Humaine, ces êtres irrespectueux et si loin de la nature…

Elle le regarda en souriant, malgré ses dires un peu ironiques, rien dans son sourire ne montrait cette ironie, c’était plus un petit sourire de déni face à cette réalité. Mais il se changea rapidement pour reprendre sa gaité, après tous, elle ne pouvait pas les changer ! Autant prendre ça du bon côté des choses. Elle rit brièvement en se grattant la tête.

-Enfin, après tous, c’est la nature humaine !

Elle ne put dissimuler son dépit et baissa la tête en soupirant. Tant pis, elle ne pouvait pas cacher son presque dégout pour les Humains en général, car certains étaient encore très gentils et respectueux, elle pensa à Aaku et Sven qu’elle avait rencontré avant, et à son clan adoptif. Eux étaient super. Et pour Faörih, c’était suffisant pour lui redonner le sourire. Elle releva la tête comme si rien ne s’était passé et souriant comme avant. Elle était vraiment lunatique, extrême dans les sentiments. C’était dur de les tempérer. Les humains pouvaient cacher leur émotion eux, mais le griffon lui n’y arrivait toujours pas. C’était trop dur, trop compliqué à comprendre la raison de cette pratique. Elle décida de changer de sujet :

-Peu importe ! Je trouve que ton nom convient parfaitement à ta forme originelle ! Tu t’es donné un propre nom ou c’est quelqu’un qui t’as appelé comme ça ?
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 21 Fév - 23:12
- Pauvres lapins... ne put s'empêcher d'ajouter Ourya, qui se demandait toujours comment on pouvait manger de la viande lorsqu'il existait des fruits et des feuilles.

Il rit pourtant de la remarque du griffon :

- Je prendrai ça comme un compliment mais je m'arrêterai au sens figuré de délicieux !

Oh, tu es très gracieuse toi aussi ! C'est à dire qu'en tant que griffon, on reste un peu impressionné. Dans tous les cas dans la situation présente, la grâce est bien pour toi !


C'était très agréable de la regarder ainsi, sentir la même personnalité, la même franchise, gaieté, innocence et simplicité, mais de pouvoir se comparer par l'apparence et communiquer plus aisément. Ourya se sentait plus proche et lisait plus facilement dans son joli coeur. Il aimait la nature du guerrier lorsqu'elle pouvait servir l'énergie du coeur. Il n'avait pas spécialement pensé que les griffons étaient ainsi, mais peut-être que les femelles étaient très différentes ; chez les pégases il y avait peu de différence de sexe.

- Au départ j'ai trouvé très étrange de changer de forme, et j'ai eu beaucoup de difficulté à m'y faire. Mais j'ai appris à accepter cette nouvelle apparence. Aujourd'hui le monde appartient aux humains, et les créatures qui restent dans leur état naturel ne font plus partie de cette expression, si elles veulent lui apporter un peu de leur force et de leur coeur... Je crois que les humains ne s'en sortiraient pas tout seul.

L'avantage, c'est que cela permet de mieux nous comprendre en effet ! Si nous n'avions pas cette possibilité, il est probable que nous nous soyons quittés à cette heure, un peu nostalgique de n'être pas allé plus loin dans le partage et la découverte de l'autre. Tu ne crois pas ?

Mais c'est vrai qu'il est un peu paradoxal, pour des créatures issues de la Nature, qui en sont naturellement les enfants respectueux et connaisseurs de ses équilibres.... de prendre l'apparence de ceux qui tentent si souvent de l'asservir et de la dominer. Lorsque les hommes chassent en meute, c'est très laid, et brutal. Lorsqu'ils coupent des arpents entiers de grands arbres, je trouve cela un peu sacrilège. C'est comme détruire une cathédrale qui nous appartiendrait...


Le pégase ne souriait plus, et regardait, songeur, l'herbe danser sous la légère brise comme Faorih tout à l'heure. Il releva pourtant le regard et en trouvant celui de Faorih son sourire renaquit vivement.

- Tu as raison, c'est leur nature d'être des enfants qui ont encore beaucoup à apprendre, et j'espère que les créatures sauront les y aider ! Ou les hommes qui sont sages et doux, il n'y en a pas beaucoup et souvent ils ont dû apprendre à se battre pour faire vivre leur lumière, mais il y en a et c'est cela qui compte !

C'était un bain de fraîcheur que de pouvoir se sentir avec elle, sa joie et la spontanéité de son âme. Ourya espéra qu'elle resterait toujours ainsi, en grandissant. Son regard était une porte de lumière, un sourire tout comme le mouvement joyeux de sa bouche, et si sa joie était si vraie c'est qu'elle rayonnait directement de l'intérieur du coeur. Elle n'en cachait d'ailleurs rien.

- Mon nom est venu en même temps que moi... Tu sais, les pégases ressemblent davantage aux anges sur le sujet de leur naissance, même s'ils n'ont pas la force de ces créatures célestes. On dit qu'ils sont fils de l'espoir et du soleil. C'est pourquoi je n'ai pas véritablement de famille, sinon la Nature elle-même. Les fées s'occupent généralement des poulains ailés. Mais je me souviens peu de mon enfance, comme on se souvient peu de son enfantement... Il s'agit plus d'une gestation, que d'une croissance.

Et toi... ?
ajouta-t-il, curieux de savoir d'où elle venait.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mar 26 Fév - 7:54
Faörih avait écouté ce qui était, elle en était maintenant certaine, son ainé. Ses paroles l’avaient fait réfléchir, c’était vraiment des paroles emplies de sagesses. Un sourire flottant sur ses lèvres, elle était un peu perdue dans ses pensées avec toutes ses informations. Elle réussit à capter la question qu’il lui avait posée en même temps. Elle sembla revenir à elle et lui sourit en le gratifiant d’une expression surprise. Il n’avait donc pas grandi dans les mêmes conditions qu’elle, cela devait avoir beaucoup influé sur leur manière de voir la vie.

-Ha moi ! Mes parents adoptifs m’ont toujours dit qu’ils m’avaient trouvés sur un rocher, sous forme humaine. Ils m’ont appelés Faörih et Xseih, c’est leur nom de famille. Eux et leur clan nomade m’ont élevés pendant toute mon enfance. J’étais un peu la mascotte du clan ! Elle sourit plus largement. J’ai toujours vécu sur les routes et dans la nature, mais avec des humains et des elfes, pas de fées ! Enfin, un jour je suis partie pour Jade m’entrainer au combat, et me revoila sur les routes depuis quelques temps.

Son sourire n’avait pas disparu. Mais ses pensées se bousculaient dans sa tête. Peut-être qu’elle n’avait pas accepté le changement entre les membres si gentils et près de la nature et les Humains des villes. C’était encore plus difficile à accepter sachant que les Humains étaient capables de vivre avec la nature. Ourya n’avait pas connu d’humain dans son enfance et s’était retrouvé face aux Humains que le griffon n’aimait pas.

-Moi, je me souviens très bien de mon enfance, elle était géniale, je jouais avec tous les enfants du clan, ils m’aidaient à apprendre à voler. On faisait tant de chose ensemble… Je regrette un peu de ne pas vieillir comme eux, je me suis tellement attachée à mon clan que je redoute un peu le moment ou la vieillesse les prendra, et pas moi. Je n’ai que vingt-et-un ans d’existence, mon physique correspond à mon âge pour l’instant, mais un jour viendra où je devrais dire au revoir à mes amis !

Bien que ses propos n’était pas vraiment heureux, elle les avait dit d’une voix légère et s’était appuyée sur le rocher qui avait servi de pseudo cachette à Ourya le temps de sa transformation. Elle avait depuis longtemps accepté cette idée, à vrai dire, ses parents lui avaient répétés tant de fois qu’il faudrait un jour ou l’autre accepter leur différence de race. Un griffon vit longtemps, si pas infiniment, ils n’en savaient rien, et Faörih non plus.

-Ils m’ont toujours répété que si je voulais tisser des liens avec les autres, il faudrait aussi apprendre à dire « au revoir » un jour à ces personnes qui me seront chères, et de l’accepter, car c’est l’ordre des choses.

Elle fixait l’horizon, des souvenirs défilaient, mais elle se força à ne pas penser trop à eux. Elle retourna la tête pour encrer son regard au pégase. Son sourire s’élargit et elle ajouta avec entrain :

-Mais je te connais, toi, maintenant ! Et je sais que je ne devrais pas te dire au revoir avant un très long moment !

Et cela la réjouissait vraiment beaucoup, c’était la première créature qu’elle voyait depuis sa naissance, elle avait enfin rencontré un être avec qui elle pouvait s’attacher autant qu’elle voulait, car elle savait qu’il vivrait autant qu’elle, si pas plus, elle ne comprenait pas les complexités de la longévité des créatures, du pégase encore moins que les griffons.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mer 27 Fév - 22:59
La réponse de Faorih sembla laisser Ourya rêveur.

- Tu as eu de la chance tu sais ? Rares sont les Créatures qui ont été élevés par des humains et qui ont passé un moment heureux... Quand l'argent n'est pas en jeu - beaucoup de seigneurs paieraient cher pour dresser un griffon de combat, ou enfermer un cheval ailé dans leur jardin - la différence engendre souvent la haine. Parce que tu es impressionnante sous forme de griffon, et toujours un être à part sous forme humaine...

Il sourit

Ton histoire fait plaisir à entendre !

Il s'assit par terre, regardant de haut Faorih qui s'était adossée contre le rocher, un peu comme il devait le faire plus avant par rapport à leurs tailles naturelles comparées.

- J'aime voir l'aspect de toi qui est éclipsé par ton apparence de griffon ! Une grande douceur qui compense l'aspect martial de ton autre personnalité.

Il sembla très touché par ce qu'elle lui dit pour finir, bien que restant un peu songeur. Fixant son regard dans le sien, il ajouta :

- C'est valable aussi pour nous, si tu savais le nombre de fois où j'ai failli y laisser mes plumes... Les créatures qui vivent longtemps sont celles qui ne prennent pas part au monde humain. Surtout quand elles doivent prendre une forme aussi faible que celle que nous avons là...

J'ai souvent été sauvé par mon épée. Elle est très consciente et c'est de plus une guérisseuse. L'épée est une des seules armes qui peut faire partie corps et âme des forces de la lumière. La raison se perd dans la nuit des temps...

Mais tu sais ! Il faut apprendre à vivre au présent ! Nous sommes là maintenant ensemble et c'est ce qui compte, il faut faire confiance et ne pas craindre le futur puisque nous avons traversé le passé ! Et que rien n'existe d'autre que le présent, où il y a nous deux... nous trois avec le soleil !


Il rajouta, comme pour s'excuser

- Les pégases aiment vraiment beaucoup le soleil...
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Sam 9 Mar - 4:31
Un rire franc résonna dans la plaine. Le soleil, oui, il était très apprécié par beaucoup des créatures, peut- être moins par les dragons, mais Faörih aussi aimait le soleil. Elle leva le nez pour le regarder, elle mit sa main, rapidement éblouie devant son visage pour ne pas se cramer les yeux. Elle regarda le ciel presque sans aucun nuage. Un sourire effleura ses lèvres.

-Oui, moi aussi j’aime le soleil, il est réconfortant, et rien ne pourra jamais le changer. Mais la nuit est bien aussi, sa fraicheur, son calme. La nature est si bien ! Et je pense qu’aucune créature ne peut révoquer ça !

Elle détacha son regard du ciel pour le regarder lui, elle avait haussé le ton pour mettre du poids à son affirmation et se détacha du rocher. Lui c’était assis par terre, et l’herbe avait d’un seul coup l’air beaucoup plus confortable qu’un rocher froid. Elle s’avança de quelque pas en retirant son épée de son dos. Elle la laissa tomber sans ménagement sur le sol et se laissa elle-même tomber lourdement à côté d’Ourya. Le griffon s’étala de tout son long sur l’herbe chauffée par le soleil. Elle mit ses mains derrière sa tête et un sourire de satisfaction de dessina sur son visage.

-L’herbe, c’est dix fois plus confortable qu’une pierre ! Elle tourna la tête vers lui, laissant les brins d’herbes lui chatouiller le nez. Mais au fait, toi tu as déjà vu un de tes semblables ? Enfin, un autre pégase quoi !

Cette question lui avait traversé l’esprit. Faörih n’avait, elle, jamais vu un autre griffon. Mais quand il avait parlé des pégases au pluriel, elle s’était di0et qu’il en avait déjà peut-être rencontré ! Ce qui serait vraiment rare. La plupart des créatures était étrangement des dragons. Même si Faörih n’en avait jamais croisé, c’était des dragons que l’on parlait le plus. Elle qui voulait tellement rencontrer un autre griffon ! Pourtant, la chance n’était pas de son côté, enfin, elle avait quand même pu rencontrer une autre créature, ce qui était quand même une chance car il arrivait que deux créatures se parlent ou se croisent sous forme humaine sans même s’en rendre compte. Bien sûr, certaines pouvaient sentir ces choses-là, mais bien sûr, Faörih en était incapable. Elle pouvait essayer de ressentir quelque chose de différent en regardant Ourya, mais rien ne le différenciait dans autres. Ou peut-être son odeur, mais tout le monde avait une odeur différente. Elle décida de lui poser la question :

-Et, est-ce que toi tu sais différencier les créatures des autres quand ils sont sous forme humaines ? Moi j’en suis incapable, et je me demandais si cela s’apprenait !

Elle voulait vraiment l’apprendre, et peut-être même réussir à reconnaitre jusqu’à la race de la créature même sous forme humaine. Ce serait tellement plus simple d’avoir cette capacité ! Mais si cela demandait un quelque don magique, elle ne pourrait faire quoique ce soit, étant totalement dénuée de pouvoirs magiques. Pour une créature, être de magie, c’était un comble…
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Sam 16 Mar - 7:05
Ourya arbora un grand sourire en voyant Faorih s'étendre sur l'herbe, mains derrière la tête avec un air de satisfaction très réjouissant.

- Le soleil est un ami commun alors, nous voilà déjà réunis par lui !

Il la regarda, silencieux, rêveur, mais ses pensées s'envolèrent quand la griffonne lui jeta un regard plus insistant désireux de l'entendre lui répondre.

- Ah ! Je n'ai jamais vu de ma vie, un autre pégase... De nombreuses créatures, mais pas de pégase. Pourtant je me sens lié à tous les pégases du monde, du passé et de l'avenir... C'est comme si nous faisions partie du monde, et que personne ne pouvait nous en ôter. Si je mourrais, un autre poulain ailé verrait le jour... Le monde ne peut pas se passer de pégases. Nous autres créatures sommes les esprits de la Nature, garants de son équilibre, et de la renaissance éternelle de toute aventure...

Il s'égara dans une nouvelle réflexion silencieuse, mais ne tarda pas à poursuivre.

- ça me fait vraiment plaisir, poursuivit-il.

Sous-entendu de partager ce moment avec elle, mais l'idée était évidente. Il parut très surpris de son incapacité à reconnaître les Créatures.

- C'est vrai, tu n'aurais pas su me reconnaître si j'avais eu cette forme à notre rencontre ? Ce n'est pas grave, moi je t'aurais dénudée ! Tu n'aurais pu dissimuler ta nature !

Il rit, joyeux, mais semblait toujours un peu intrigué.

- Bien sûr je n'aurais pas su dire quelle créature tu aurais été, sauf un pégase. Un pégase, je le ressentirai d'ailleurs bien avant de le voir... C'est le cas avec quelques autres créatures, comme les fées. Mais si je t'avais rencontrée telle que tu es là, tu m'aurais attiré bien vite, désireux de te connaître car attisant ma curiosité. Il y a des créatures bougonnes et mal lunées qui pourraient me renvoyer brutalement à mes affaires, mais globalement, on s'aime bien... A quelques exceptions près, bien sûr, dépendant des personnalités de chacun.

Il réfléchit un court instant.

- Nous les pégases, nous voyons facilement au delà des apparences, selon le coeur... mais les Créatures sont des êtres du coeur plutôt que de la raison, qui appartient aux humains. Reconnaître la race de la créature, c'est plus compliqué, mais je suis sûr que là, au fond de ton coeur, tu aurais l'intuition de ce savoir. C'est une question de confiance en toi. Après sur le détail on peut toujours se tromper. Je pense aux Changelings, par exemple. Ce sont des êtres qui me sont souvent très sympathiques, mais j'ai souvent du mal à les dévoiler... contrairement aux créatures elles-mêmes, qui dégagent une aura très particulière. Pourtant les changelings sont comme des demi-créatures...

Il la contempla à nouveau. Fraîche et joyeuse, lumineuse et innocente, elle lui faisait plutôt songer à une jeune fée.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mar 19 Mar - 2:49
Faörih écouta attentivement les paroles de son aîné. Cela semblait si facile venant de sa bouche. Comme si cette capacité était normale et qu'un enfant était capable de le faire. Mais en terme de longévité de créature, n'était-elle pas très jeune? Même si elle avait apparence adulte, les griffons vivaient des centaines d'années, Faörih avait encore beaucoup à apprendre. Elle se promit mentalement d'essayer de différencier les créatures des humains normaux à l'occasion. Pourtant, et malheureusement, les créatures ne couraient pas les rues, elle ne pourrait donc pas vraiment savoir si son pouvoir marchait ou non si aucunes créatures n'étaient présentes à ce moment-là. Elle soupira, ce ne serait pas la chose la plus facile à accomplir. Et encore une fois elle maudissait le sort qui elle, une créature faite de magie, n'est aucun don pour pratiquer celle-ci. Enfin, de toute manière, elle n'aimait pas la magie, c'était pour les lâches, calculateurs et vicieux. Beaucoup ne méritaient pas leur pouvoirs. Le griffon trouvait cela dommage que la magie ne choisissent pas les personnes à qui elle va donner des pouvoirs.

-Merci des explications, j'essayerai à l'avenir. Je ne sais vraiment pas faire de magie, complètement incapable. C'est un comble quand on pense que nous sommes des êtres magiques. Pourtant, les mages de mon clan avaient déjà essayer de m'initier sachant ma nature, mais je n'ai jamais réussi. Enfin, je suppose qu'une chose pareille ne devrai pas vraiment relever de la magie, mais plutôt d'un instinct, ou quelque chose dans le genre. Du moins j'espère, sinon je suis cuite!

Elle rit légèrement et s'étira de tout son long. Le soleil était magnifique dans ce ciel. L'air frais les rafraîchissait un peu pour ne pas que la chaleur domine, c'était parfait. Le temps était très agréable pour la saison. Faörih avait toujours aimé les grandes plaines sans arbres, elle pouvait courir à s'arracher les poumons ensuite sans devoir slalomer. Même si le slalom était aussi une des choses qu'elle adorait faire, surtout quand elle poursuivait des lapins. Son ventre gargouilla. Elle grimaça. Penser au lapin lui avait fait penser qu'elle n'avait toujours pas manger alors qu'elle avait rencontré Ourya avec ce but. Elle se mit en position assise en tenant son ventre. Elle tourna la tête vers Ourya avec un sourire gourmand mais elle fronçait les sourcils. Mi-amusée, mi-affamée.

-J'ai faim! Je voulais faire de toi mon dîner, mais je n'en ai plus envie, du coup, j'ai plus mangé depuis un bon bout de temps!

Enfin, techniquement, pas tant que ça. Elle avait engloutit trois lapins avant d'aller faire ses exercices, il y avait environ quatre heures en somme. Mais Faörih avait toujours faim, et il fallait dire qu'elle n'avait pas chômé pendant ces quatre heures. Elle s'était entraînée, elle avait joué avec le nouveau compagnon qu'elle s'était faite et tout cela accompagné de démonstrations de vol. Son ventre gargouilla encore, elle pouffa mais ses sourcils restaient froncés.
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Au concours de la plus longue plume (Faorih)

MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Ven 22 Mar - 1:07
- Oh, la magie, ce n'est pas grand chose !

Le pégase sourit joyeusement à la griffonne, comme si elle avait dit une bêtise en affirmant ne pas avoir de magie.

- La magie, c'est nous, c'est la vie, c'est le coeur ! Je ne fais pas de magie, j'exprime mon coeur. Je peux apprivoiser le furieux, invoquer de la lumière, guérir des plaies profondes ou des blessures intérieures, transmuer le poison en eau pure, mais tout ce que je peux faire n'est que l'expression d'un élan de mon coeur. Ce n'est pas un truc, ou une incantation, ou un apprentissage... C'est un élan spontané et joyeux d'un coeur qui connaît l'infini des possibles. Ce que tu penses être ton instinct n'est-il pas une forme de magie propre à ton existence ? Quand tu grandiras, et selon les situations de la vie, tu te rendras compte de tes pouvoirs les plus évidents. Peut-être, savoir retrouver un ami là où tout espoir mental de la retrouver semblait anéanti. Peut-être, voler plus haut ou plus loin qu'il serait physiquement possible. Vaincre ce qui aurait été impossible pour protéger ton idéal ou celui qui serait cher à ton coeur.

Ou même...


Il la regarda d'un air taquin.

- Te passer complètement de manger en assouvissant ton appétit par le soleil !

Les gargouillis du ventre de Faorih semblaient protester vivement à cette éventualité.

- D'ailleurs, tu manges quoi quand tu n'es pas une griffonne ? Sous forme de pégase j'ai juste besoin de lumière, sous forme humaine je cueille à l'occasion ce qui s'offre, pourvu que... ce ne soit pas de la viande.

Il ne put s'empêcher de faire une petite moue gênée.

- Tu as quand même parfois regardé les animaux avec les yeux du coeur plutôt que les yeux du ventre, hein ??

Il revint à sa gaieté habituelle et, se frottant les mains, les posa sur celles de Faorih qui tenaient son ventre protestataire.

- Tiens ! Apaisement corporel...

Cela sembla marcher parfaitement, à l'étonnement de Faorih... au moins une dizaine de secondes, après lesquelles son regard semblait encore plus affamé qu'auparavant.

- Heu ! Enfin, ça marche bien d'habitude, mais pas sur les griffonnes alors... ou alors pas sur les griffonnes encore en cours de croissance... ou alors...

Il sourit, se redressa.

- Bien ! Que veux-tu manger alors ?
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Au concours de la plus longue plume (Faorih)

MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Ven 29 Mar - 23:41
Elle l'écouta patiemment, les gargouillis de son ventre l'interrompant quelques fois sans pour autant le déranger. Le coeur? Il faisait cela juste avec son coeur? Comment est-ce que cela pouvait être possible? Faörih avait toujours été guidée par son coeur. Elle avait toujours agis à l'instinct et elle utilisait toujours son épée pour l'aider. Ou quand elle était sous sa forme griffonne, elle se battait avec son bec et ses pattes. Le combat était fréquent avec elle, elle aimait combattre, même si cela impliquait de prendre des vies ou de voir encore une fois la justice se dégrader au fur et à mesure qu'elle vivait dans Midgard sous une forme qui n'était pas la sienne.

Mais encore, la griffons commençait à s'habituer à sa nouvelle vie, même si elle n'était pas encore totalement humaine et que les personnes qu'elle rencontrait finissait par rem arquer qu'elle n'était pas vraiment humaine. A vrai dire, elle ne savait pas manger avec des couverts, puisqu'elle n'en voyait pas l'utilité, elle grognait fréquemment et ses manières n'étaient pas vraiment distinguées. Mais quelles personnes pouvaient se vanter d'avoir de bonne manière ici? Ourya peut-être, lui il était calme, réfléchit, il savait faire de la magie mais n'était pas un détestable mage, c'était une créature. D'un côté, elle aurait voulu être comme lui, pouvoir se fondre dans la foule habilement sans que rien ne pût le trahir. Elle sourit.

Il lui demanda ce qu'elle mangeait quand elle n'était pas une griffonne, la réponse était très simple et un peu stupide pour Faörih, mais elle n'eut pas vraiment le temps de réagir qu'il essaya de faire passer sa faim juste en posant ses mains sur son ventre. Elle sentit une chaleur qui entra dans son corps tout entier. Elle s'étonna qu'il arrivât à faire ça. Mais malheureusement, l'effet de surprise partit rapidement car sa faim campait toujours dans son estomac et le faisait remarquer en grognant de plus belle. Il fit remarquer, comme pour se justifier de son échec, que ça ne marchait pas sur les griffons. C'était surement l'explication, les griffons étaient des combattants, robustes et vifs. Ils n'avaient vraisemblablement pas les même besoins. Cela étrangement lui donna encore plus faim qu'avant, comme si la chaleur avait brûlé les dernières réserves d’énergie qu'il lui restait. Ourya se redressa et lui demanda ce qu'elle voulait manger. Mais avant, elle voulait répondre à ses questions.

-Quand je suis pas griffonne, je mange exactement ce que je mange quand je suis griffonne, de la viande, c'est tout. Je suis entièrement carnivore, jusqu'au bout des plumes! Elle sourit. Mais oui, j'ai déjà regardé les oiseaux avec autre chose que ma faim, je vole très souvent avec eux, et je ne chasse que du lapin, du sanglier et parfois des biches et des chevaux. C'est dans l'ordre des choses! Je suis en haut de la chaîne alimentaire, j'ai besoin d'eux pour vivre. Même sous forme humaine j'en mange. Je ne peux pas faire autrement!

Elle se leva, elle espérait qu'il ne soit pas en colère pour si peu, de plus, elle n'allait pas changer d'alimentation pour lui faire plaisir! Bien sûr, lui semblait vraiment contre le fait de manger de la viande. Mais cela ne pouvait pas entacher leur relation quand même! Elle s'étira et tendit la main à Ourya.

-Je vais chercher un lapin, c'est ma nourriture principale! Tu veux venir avec moi? Juste lui courir après! Tu n'es pas obliger de le tuer! Je le ferais moi même! J'aime courir après, des fois je ne fais que ça juste pour me défouler mais pour avoir un but au lieu de courir tout droit.

Etait-ce ça regarder d'un autre oeil que celui de mon estomac? Oui, c'était surement ça, elle courait parfois avec juste pour s'amuser, car ils étaient très agiles et rapide, de plus, leur petite taille leur permettait de se faufiler partout, à l'instar de la griffonne qui devait faire nombre acrobaties pour ne pas les semer. C'était en soit un entrainement au réflexe et à l'agilité en plus. Elle y arrivait même en étant sous forme humaine, sauf qu'elle avait un peu plus facile par endroit, comme moins facile. Mais cela l'aidait à contrôler mieux ce corps et à mesurer ses capacités. A ce moment-là, elle le contrôlait parfaitement, il y fût un temps où elle n'y arrivait pas et c'était un handicap sérieux pour s'intégrer aux humains. Enfin, c'était du passé, elle ne voulait plus s'intégrer à cette race ingrate, elle voulait juste passé inaperçu, rien d'autre, pour pouvoir surveiller les villes sans attirer l'attention.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mer 3 Avr - 4:53
Le pégase sourit aux explications de la griffonne et -malheureusement pour Faorih qui vit se retarder à nouveau l'heure de la chasse-, il y répondit à son tour.

- Ce n'est pas tellement vrai ! Les créatures ne sont pas comme les autres... Moi-même j'ai tendance à l'oublier, parfois, à quel point les habitudes terrestres sont collantes.

Il s'assit plus droit et, dans un même sourire, prit la main de Faorih qu'elle lui offrait.

- As-tu une jolie petite main, ou une grosse patte féline aux griffes aiguisées ? Peut-on répondre à cela ? Les Créatures sont des êtres de magie, tu l'as dit toi-même. Nous avons un corps souple et conscient... Nous ne transformons pas notre corps, nous lui donnons une autre image pour s'exprimer. Cela demande néanmoins de la pratique et de la volonté, et si nous pouvons prendre l'apparence humaine par nécessité, nous refusons de prendre l'apparence d'une autre créature. C'est viscéral. Nous ne pouvons trahir notre nature. Juste réagir par obligation, et prendre une forme faible. D'ailleurs, les Créatures sont des formes trop puissantes... Le Pégase est trop puissant pour qu'un Griffon prenne sa forme ; le Griffon est trop puissant pour qu'un Pégase prenne sa forme.

Il s'interrompit un instant, comme pour mesurer ses paroles, puis :

- Imagine le monde des Créatures. Des milliers de Créatures, et seulement des Créatures... Bien sûr que nous ne nous mangerions pas entre nous ! Le monde nous nourrit comme le soleil un grand arbre. Un sort magique doit-il manger pour continuer à fonctionner ? Bien sûr que non ! Mon épée est consciente et magique. Elle n'a jamais faim, sinon de justice et de beauté !

Notre corps est le reflet direct de notre esprit. C'est vrai, d'une certaine manière, pour les humains, mais pas si directement que nous. Nous nous forgeons tel que nous nous pensons. Puisque nous vivons dans un monde où il faut manger pour vivre, nous mangeons... et notre corps, réagissant à cette énergie donnée, se transforme et appelle à manger. On mange, on a faim, on a faim, on mange... La nourriture... et surtout la viande... est pleine d'une grande énergie vitale. C'est un peu comme une drogue. Une sensation de force, surtout pour les Créatures guerrières. Elles se repaissent de la force et de la vie de l'être qui en était possesseur.

Mais ce n'est pas vital. Un homme meurt de faim, non une créature. Nous ne sommes pas en haut de la chaîne alimentaire : nous nous rajoutons à elle. Un lion doit tuer la gazelle pour vivre ainsi que sa famille, et c'est un droit, et c'est le sens de la nature. Mais une Créature...


Il la regarda d'un air un peu triste, ne voulant pas la troubler, ni lui dire trop directement que ce n'était pas le régime carné qui le rendait mélancolique, mais plutôt la chasse n'obéissant pas au dessein vital et charnel, comme un animal l'exprime naturellement.

- Je te propose ceci !
tenta-t-il. Je t'accompagne et je ferme les yeux quand tu tues et tu manges. Puis tu m'accompagnes et c'est moi qui vais chasser le lapin... pour le câliner ! Les animaux aiment beaucoup les pégases, les petits comme les grands. Seules les Créatures peuvent agresser un Pégase.

Il lui jeta un regard en coin, visiblement très taquin, mine de lui rappeler qu'elle avait imaginé le manger !
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Lun 8 Avr - 4:21
Les paroles du pégase troubla la griffonne. Elle n'avait pas besoin de manger pour vivre? Était-ce seulement possible? Elle avait baissé la tête en perdant son sourire, laissant place à une mine perplexe. Elle n'avait pas besoin de manger? On lui avait toujours dit qu'il fallait manger pour qu'elle ait de l'énergie pour courir partout comme elle le faisait tout le temps quand elle était toute jeune. Elle avait toujours mangé de la viande car elle n'aimait que ça, mais elle n'était donc même pas obliger de manger son met préféré? Comment était-elle censée faire pour calmer ses crampes d'estomac sans la chair tendre d'un bon lapin bien gras? C'était impossible, elle ne pouvait pas se nourrir seulement de lumière. Bien sûr elle aimait la lumière, mais elle ne pouvait pas se contenter de ça. Un pégase était un peu comme un cheval, il mangeait de la verdure, pas des animaux, il ne tuait rien. Mais Faörih avait l'habitude de tuer pour se nourrir, elle pensait que c'était dans l'ordre des choses, les lapins étaient chassés par bien des animaux, la griffonne n'avait jamais pensé que cela serait "mal" si elle en mangeait elle aussi . C'était donc mal de manger de la viande, car elle n'en avait pas besoin? Elle se gratta la tête. C'était inimaginable pour elle! Mais apparemment c'était ainsi... Elle qui se croyait au dessus de la chaîne alimentaire, elle ne faisait que se rajouter.

Mais cela soulevait un problème qui était plus grave encore, elle transgressait son leightmotiv: Ne jamais violer la loi, ne pas tuer sans aucune raison, ni pour le plaisir. Mais c'était ce qu'elle faisait en fin de compte, elle tuait juste pour s'amuser et se goinfrer de quelque chose dont elle pourrait se passer. La griffonne avait toujours tué des animaux car, bien sur, elle le pouvait, c'était pour vivre, et tout les êtres vivants carnivores le faisaient, c'était vital après tout, ce n'était pas un crime. Mais maintenant, ça l'était dans un sens, elle ne le savait pas, mais ce n'était pas un prétexte valable. Elle avait pris des vies, n'innombrables vies sans le savoir. Elle cacha ses yeux de ses mains. Pourquoi cela la blessait autant? Pourquoi cela lui faisait si mal? Elle n'arrivait pas à sortir de sa tête qu'elle avait surement détruit tant de famille de lapins pour s'amuser. Ça lui faisait mal, si mal. Mal d'être si ignorante à propos d'elle-même.

Elle releva légèrement la tête quand Ourya lui proposa quelque chose qui l'aurait bien tentée si elle n'avait pas entendu tout ça. Elle ne dit rien pendant un moment et finit par dire d'un air assez triste:

-Je n'ai plus très faim... On peut rester ici, ce n'est pas grave...


Et ce qu'elle disait vrai, son appétit avait disparu, elle n'avait plus envie de manger, elle n'en avait aucune envie. Elle regarda Ourya et sa mine taquine. La griffonne n'avait même plus envie de sourire, ce qu'elle avait fait depuis tant d'année était mal, elle n'avait pas de quoi s'en réjouir. Elle n'avait plus envie de manger pour l'instant. Et qui sait, peut-être n'aurait plus jamais t'elle envie de viande? Elle n'en avait pas besoin, si elle le disait à son corps et refusait de manger, peut-être pourrait-elle elle aussi se nourrir d'autre chose que d'êtres vivants? Elle soupira, c'était une tache dure pour elle, mais elle n'avait plus envie de gaspiller des vies inutilement. Dans son "code de conduite" elle se serrait déjà tuée elle-même pour meurtre, pourtant, elle ne l'avait pas fait, elle tenait bien trop à la vie pour faire ça, mais les lapins aussi tenaient à leurs vies avant qu'elle ne leurs volât ainsi sans aucune raison. C'était triste, si triste...

La griffonne s'allongea sur le ventre pour regarder les brins d'herbe de très très près d'une mine mi-boudeuse, mi-triste. Son ventre se gargouillait plus et d'un côté c'était tant mieux, car elle aurait perdu en crédibilité. Elle ne voulait plus jamais avoir faim, elle n'avait plus le droit d'avoir faim désormais. Elle trouverait quelque chose pour faire substitution. Mais elle savait pertinemment que la griffonne n'arriverait jamais à se contenter du soleil, ou des végétaux, de plus, elle détestait ça. Restait-il encore à trouver quelque chose qui la contente et qui soit quand même assez facile à trouver...
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Lun 8 Avr - 5:05
Jamais le pégase n'avait pensé voir cette lueur de tristesse dans les yeux Faorih, il ne connaissait rien d'elle encore, et ne pouvait pas savoir que ses paroles étaient allé bien au delà d'une simple information sur la nature de son être... C'était la première fois qu'il rencontrait une griffonne et la première fois qu'il rencontrait une créature qui pensait aux autres avant elle-même, tout du moins dans les créatures qui mangeaient. Il y avait théoriquement deux sortes de créatures, celles qui étaient douces et lumineuses et se contentaient de leur naturel magique pour trouver l'énergie dont elles avaient besoin, les pégases, les fées... Et il y avaient les créatures qui copiaient la bête et prenaient l'énergie vitale des autres créatures vivantes, sans plus de culpabilité qu'une autre bête... Mais une créature comme Faorih dépassait visiblement son expérience de la question.

Le pégase fondit de la crinière aux sabots... enfin, des pieds à la chevelure sous son état actuel... lorsqu'il réalisa l'état de la griffonne suite à ce qu'il lui avait dit. Avec un air des plus désolés, il s'agenouilla tout à côté de la griffonne allongée mélancoliquement sur le ventre, lui prit les deux mains avec douceur, et lui dit, un peu maladroitement :

- Ce que nous avons la liberté de faire est bien si cela nous procure de la joie ?

Puis, extrêmement décidé à la voir sourire à nouveau :

- Tu as été élevée par des humains et moi par des fées ! Il est tellement normal que nous ayons vécu en harmonie avec notre entourage !

Il cherchait vivement les mots les plus efficaces.

- Je n'ai pas de reproche à te faire sur la façon dont tu vis ! Il faut être joyeuse ! Moi ce que je disais... Tu sais, heureusement que c'est le cas ! Si nous étions liés comme cela à la matière, adieu la possibilité de changer de forme, parce que nous serions matière avant d'être magie ! Tu te rends compte, on ne pourrait pas parler ?

Il s'interrompit et fronça du nez. S'il n'avait pu parler il n'aurait pas su lui faire de la peine. Il tenta de détourner l'idée.

- Tu sais, on raconte que rien n'est figé... Que des hommes peuvent subtiliser leur nature, changer de forme, puiser l'énergie dans le monde qui nous entoure... Cela devient de grands mages... Inversement des créatures peuvent retourner à l'état sauvage. Elles ne peuvent plus changer d'apparence, perdent une grande partie de leur raison, et ont besoin vital de manger. Je crois qu'il y a des minotaures comme cela. Hem ! Il y en a qui a failli m'embrocher dans le Labyrinthe de Jade...

Il lui tira les mains, comme s'il voulait la relever.

- Allez montre-moi comment tu chasses le lapin ! Il n'est jamais bon de brusquer les choses, si jamais tu voulais les changer il faudrait le faire progressivement ! Si jamais tu tombes malade et que c'était ma faute, je ne pourrais pas me le pardonner !

C'était peut-être la première fois de sa vie qu'Ourya incitait à tuer un lapin. Mais dans cette situation, même pour tout pégase qu'il était, la vie d'un lapin valait bien un sourire de griffonne.
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