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Au concours de la plus longue plume (Faorih)

MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Lun 8 Avr - 7:26
Les brins d'herbes sentaient bons, ils chatouillaient le nez de Faörih. Cela l'aurait fait probablement sourire si elle n'était pas en plein dilemme. Elle était triste, si triste d'avoir fait tout ça. Soudain, elle sentit Ourya s'approcher vivement. Elle ne bougea pas. Elle sentit des mains chaudes prendre les siennes lentement. La griffonne ne réagit pas.

Elle avait tué inutilement. Des centaines, si pas des milliers de vies étaient parties à cause de ça. Elle avait failli à sa Loi, sa raison de vivre et son but dans la vie. Tout ça était comme parti en fumée. Si elle n'était pas capable de le faire, pourquoi les autres y arriveraient-ils? Et quand bien même, elle n'avait même plus le droit de les punir pour leurs crimes. C'était comme si un assassin engueulait un autre pour dire que ce qu'il faisait était mal, c'était stupide. Bien sûr, ce n'était que des lapins, mais c'était quand même des êtres vivants, à même titre que tous. Faörih n'accordait déjà presque plus aucune valeur à la vie humaine. C'était presque comme si les lapins étaient devenus plus important.

La griffonne écouta l'autre créature et un sourire ironique se dessina peu à peu sur le visage de Faörih. Essayait-il de l'enfoncer? Essayait-il de lui faire comprendre qu'elle deviendrait une bête sans cervelle si elle continuait à se comporter comme tel? Essayait-il de lui dire qu'elle était une créature magique et qu'elle ne devait pas se rabaisser à un niveau plus bas? La griffonne ne comprenait plus rien! Le ton qu'il utilisait semblait plus montrer qu'il voulait la réconforter, mais ses paroles ne semblaient pas dire la même chose. Elle n'avait pas bougé, pas réagi, pas émis un seul son pendant qu'il parlait. Seul son sourire avait changé, de l'ironie mélangé à de la tristesse. Il changeait d'avis en plus de ça? Il voulait qu'elle tuât maintenant? Voulait-il la rendre folle? Elle allait finir folle si ça continuait! Elle voulait juste courir sans but, être seule avec le vent, le ciel et la terre. Mais elle ne pouvait pas.

Après un silence qui avait eut le temps de s'installer, elle décolla la tête de l'herbe pour se mettre à quatre pattes. Elle n'avait pas relevé la tête et fixait toujours la couche verte. Ses mains avaient quitté celles d'Ourya. Le sourire était toujours présent, mais l'ironie avait presque disparu, il y avait plus de tristesse et de déception à présent. La griffonne brisa enfin le silence d'un ton éteint.

-Depuis que je suis petite, on m'a élevée en disant qu'il fallait punir les hors-la-loi, quoiqu'ils faisaient, la justice les faisait payés. Mais évidement, ils fallaient des personnes pour faire règner la paix. J'ai toujours voulu être une gardienne de la paix. C'est ce que j'ai dit à mon maître, à Jade, quand je suis partie devenir une guerrière. Il m'a appris tout ce que je sais, il m'avait même appris à me contrôler sous ma forme originelle. Et il m'avait aussi appris qu'il fallait toujours être honnête, quoiqu'il arrive. Sa voix se brisa. Or, je me suis menti à moi même en tuant d'innombrable vies qui n'avaient rien demandé... Tout ça pour m'amuser en fin de compte?!

Faörih frappa le sol de son poing, elle avait une étrange boule dans la gorge, elle ne savait pas ce que c'était. Son ventre était noué. Elle ferma les yeux, ils piquaient étrangement. Qu'était-ce, cette sensation qui faisait si mal? Parler avait comme aggravé les choses. Cependant, elle se força à continuer.

-Tu comprends, ça brise ma raison d'être! J'ai toujours vécu en punissant toutes les personnes qui violaient la loi. Les meurtriers étaient punis de leurs vies pour celles qu'ils avaient prises! J'ai pris tellement de vies sans savoir... Je ne me connaissais pas, et ça a causé la perte de tant de vie. Elle secoua la tête, voyant venir ce qu'il allait dire. Je sais que ce n'était que des lapins! Mais quand bien même, ces lapins étaient des êtres vivants et je m'étais jurée en sortant de mon entrainement que je ne tuerais jamais un être vivant innocent! Jamais! Et maintenant je me rends compte que pendant toute ma vie j'ai violé ma loi?!

La griffonne retomba sur les coudes, cela faisait encore plus mal en le disant tout haut. Elle n'avait aucune envie de chasser, et encore moins un lapin. Elle ne voulait plus toucher à un lapin de sa vie, elle ne voulait plus en tuer, elle en avait déjà trop fait pour toute sa vie. Et sa vie serait bien longue, ça elle le savait. Ses poings se refermèrent sur l'herbe qui s'arracha. C'était comme si toutes ses piliers s'étaient effondrés, elle s'était toujours reposée sur ça, toujours. Mais c'était parti en fumée, comme sa bonne humeur. Et sa faim qui d'habitude était si grande et si fréquente.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Lun 8 Avr - 9:15
Le pégase l'écouta avec une attention immense, trouvant enfin dans ces mots les réponses à ce qui était advenu.

Il semblait en même temps très touché mais aussi apaisé, comme si, découvrant enfin la fondation d'une peine qu'il voulait briser, il trouvait enfin le moyen d'arriver à ses fins. Un léger et doux sourire se dessina sur ses lèvres et, bien qu'il ne tenait plus les mains de la griffonne, il la tenait plus encore par le regard qu'il avait rivé dans le sien.

- Je comprends...

Il sourit plus franchement, avec toujours cette lueur d'espoir de la voir sourire à son tour.

- Tu vois, tu es comme une chrysalide qui devient papillon. Que deviendrait le papillon, s'il pensait aux innombrables vies végétales qu'il a dépouillé pour son appétit insatiable ! Mais le papillon n'est plus fixé que sur l'instant présent, et puis sur le soleil. Il butine. Pour se nourrir, il caresse des fleurs.

Il la regardait toujours profondément.

- Je suis ému de voir dans le coeur d'une autre créature des instincts de pégase. Je ne pensais pas, et c'est pour cela que je ne croyais pas que mes paroles te toucheraient si fort.

Si tu le désires, je peux t'apprendre à devenir une créature de la lumière, et à ne plus prendre de vie. Mais ce serait un tournant radical...

Ce que tu me dis de ta quête... C'est noble du point de vue d'un humain. Qui n'a rien à faire de la vie d'un lapin, que son acte soit justifié par le besoin ou un simple jeu guerrier, destiné à lui "prouver" sa force et sa supériorité sur le plus faible. Mais...


Le pégase ne souriait plus. Il pesait ses mots, comme s'ils avaient une importance particulière pour lui.

- Mais celui qui prend une vie à celui qui en a prise, celui qui punit et celui qui juge, n'appartient pas au monde de la lumière. Connais-tu le criminel que tu abats, aussi bien que tu te connais toi-même ? Si nous n'avons pas le pouvoir de ramener certains à la vie, crois-tu que nous devrions en amener d'autres à la mort ? Le véritable justicier n'est pas un punisseur. Il protège, et défend. La protection et la défense de celui qu'on a jugé prendre sous notre aile...

Il sourit à nouveau. C'était le cas de le dire, pour l'un comme pour l'autre !

- Celui qu'on prend sous notre aile est sous notre protection, dussions-nous, par notre défense, causer la perte de celui qui l'attaquerait. Mais... Tuer de sang-froid un être, quel que soit l'être, cela place un coeur au rang du criminel. Car c'est prendre la liberté de dire, celui-là n'a pas le droit ou la possibilité de se racheter.

Et puis, de quel droit juger, en somme ? Le guerrier de la lumière écoute son coeur, et un coeur ne tue jamais s'il n'y est pas forcé par les circonstances ou les enchaînements de faits.


Il la regarda plus légèrement, penchant la tête. Il ne voulait pas la voir ainsi. Il la releva d'un élan soudain et la prit dans ses bras quelques secondes de spontanéité pégasienne, avant de se reculer de quelques pas pour observer ce qu'elle allait lui répondre.

- La vérité d'une vie c'est l'élan du présent qui nous pousse à exprimer ce qu'on veut être ! Ce n'est pas compatible avec un passé qui est révolu et qui n'a servi qu'à nous forger tel que l'on est... Alors on comprend que tout a un sens !
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mar 9 Avr - 4:42
Un marteau géant venait réduire en miette les ruines de ses piliers et en plus il semblait s'acharner sur les morceaux qui gisaient par terre. Son coeur se serrait, ses poings se serraient. Mais la tristesse semblait s'être atténuée. Il dénigrait son but, ses valeurs, sa manière de vivre? Il voulait l'aider à devenir une guerrière de la lumière? Elle serra les dents. Il osait la punir pour se qu'elle essayait de faire? Il ne devait pas comprendre ce qu'elle ressentait pour dire ça.

Le marteau brulant s'abattait et s'abattait encore sur le reste de ses certitudes. Ses piliers, violemment détruits et réduits en poussière. La poussière s'envolait loin d'elle, loin de sa vie, loin de son temple intérieur et s'en allaient là ou jamais elle ne les retrouverait

La griffonne ne désserrait pas les dents, leur laisser le droit de se racheter? Redevenir gentils et être pardonné? Le pégase espérait qu'elle pût supporter ça? Supporter de voir des hommes aux sourires sadiques et meurtriers quand ils tuaient des enfants en les faisant souffrir horriblement? Est-ce que eux pouvaient se racheter, d'avoir enlever aux familles des gosses qui n'avaient rien fait? Ils ne pouvaient pas se racheter. Et pour Faörih, il était probable qu'ils ne voulussent même pas se racheter. Juste tuer. Tuer pour s'amuser.

La marteau brûlant écrasait pourtant froidement les miettes de ses certitudes. Mais la griffonne protégeait encore un pilier. Le marteau frappait et frappait encore, essayant d'atteindre le pilier. Mais elle ne lâchait pas et prenait les coups. Serrant les dents et supportant la douleur que cela lui faisait.

La griffonne se releva, un sourire amer s'affichait sur son visage. Ses yeux n'avaient plus rien de triste. Ils semblaient bouillant d'une colère intérieure. Faörih déssera enfin les dents.

-Ecouter mon cœur? Je dois donc écouter mon cœur? Que crois-tu que je faisais depuis tout ce temps, que je suivais une voie dans laquelle je ne croyais pas? Elle leva les yeux au ciel et replongea son regard dans ceux de l'autre créature. J'ai toujours écouté mon cœur! Quand je voyais tous ces criminels tuer et voler, mon cœur hurlait de les tuer pour ne pas causer du tord aux autres! Je suis mon cœur en colère devant l'Humanité pourrie jusqu'à la moelle! Je tue de sang froid, mais ne crois pas que je sois heureuse de le faire! Chaque jour je vois des gens tuer et voler en riant aux éclats, comme s'ils avaient sauvé un village! Ils ne méritent que la mort! Et je n'oublierai jamais quelqu'un, je ne laisserais jamais quelqu'un violer la loi devant moi! Homme, femme, ils méritent leur sort pitoyable! Quand je pense à tout ce qu'ils nous ont fait, à ce qu'ils ont fait à la Midgard... Je ne peux que les détester!

Elle avait crié, la vielle haine était remontée. Elle n'avait pas supporté qu'on parle de son mode de pensée. Si cela ne tenait qu'à elle, tous les humains seraient morts. Seuls les enfants de moins de dix-huit ans auraient survécu pour refaire une nouvelle génération d'Humain, plus reconnaissante envers la nature et moins stupide. La griffonne ne tuait pas d'enfants, elle leur coupait les cheveux, les coupait tout court, mais jamais elle en avait tué un. Il y avait toujours moyen de les ramener sur le droit chemin, eux.

Le marteau frappait moins vite, il frappait avec moins de détermination. La griffonne avait érigé un mur autour de son pilier. Rien n’abattrai celui-là. Pas ce pilier, ce pilier était la seule chose qu'elle n'abandonnerait jamais. Le mur ne s’effritait pas, il se tenait fier. Un mur de colère.

La griffonne se retourna et contemplant le ciel, puis le bois qui se trouvait si près d'elle. Elle n'abandonnerait jamais sa Loi et ses pensées, elle ne laisserait pas d'autre personne penser pour elle. Elle baissa la tête et dit d'un ton plus calme.

-Désolée si je te déçois, mais c'est ce que je pense, et tu ne me feras pas changer d'avis. Je tuerais de sang froid, j'ai déjà tué de sang froid. Personne ne mérite d'être triste à cause de personne qui se foutent de ce qu'ils font. Bien sûr, tu vas dire que ça rend triste beaucoup de gens quand je tue ainsi sans juger, mais les lois que j'ai décidé de respecter, je les ai choisies. Personne ne devrait violer les lois et si tout le monde s'y tenait, je n'aurais pas à faire ça!

La griffonne savait que les personnes qu'elle tuait n'avait pas toujours un dessein malfaisant. Elle savait que certain la traitait de monstre quand elle coupait les mains de femme affamée qui avait volé du fromage pour nourrir ses gosses. Mais ce ne lui faisait ni chaud ni froid, elle n'avait pas à le faire, c'est tout. Elle pouvait chasser. Elle pouvait tout trouver dans la forêt. Il y avait toujours moyen de s'en sortir. Son clan, sa famille, eux s'étaient toujours débrouillés seuls sans rien demander aux autres. Ils faisaient du troc et s'entraidaient dans le clan, personne ne tuait, personne ne volait, tout le monde était heureux. Pourquoi les autres ne pouvaient être comme ça? C'était tout ce qu'elle souhaitait en fin de compte...
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Mer 10 Avr - 22:55
Le sourire du pégase s'effaça tout à fait, et toutes joies s'envolèrent comme aux instants où il avait failli à ses quêtes. Il était trop perdu pour trouver à répondre à la créature, ayant déjà bien trop de mal à la comprendre. Comment pouvait-on sombrer dans la tristesse a l'idée de tuer un lapin, et affirmer si crûment la violence et le Talion a l'égard de l'Homme ? Car la justice n'est pas le Talion, la justice tente de comprendre le crime, le Talion punit sans comprendre et, du fait même qu'il tue, torture et bannit sans réflexion, il est naturellement injuste.

Les bêtes, seules, tuent la menace sans réfléchir. A quoi bon faire sombrer les terres des hommes dans la bestialité ? C'était une veine sans fin et infiniment cruelle. Du point de vue du pégase, ce n'était pas l'homme qui était mauvais, mais l'extérieur des choses. Si la société permettait d'affamer un enfant pour le pousser à voler de la nourriture, le pégase voulait tuer la société, non couper la main du proscris, déjà dans l'ombre et le désespoir.

Il la regarda triste et confus. Il ne pouvait rien oser lui dire, mais c'était si flagrant pour lui, que dans cette situation ce n'était ni écouter son coeur ni même sa raison. Pas de la façon qu'il le considérait en tous cas. Donner une chance à un voleur pouvait lui permettre de se changer lui-même et de changer le monde. Lui couper la main lui imposait de voler encore, puisqu'il serait rejeté de la plupart des travaux. Il faudrait donc lui couper la tête... Que resterait-il, après cela ? Les riches marchands qui gaspillent la nourriture et se baignent dans le lait, tandis que des enfants meurent de froid ? Ourya aurait eu, dans bien des cas, l'occasion de se faire couper les mains par Faorih. Il avait plutôt protégé le miséreux tentant de dérober quelques pièces à un richard joufflu et méprisant. Le sultanat d'Hagor était le parfait extrême. Les riches ayant tout volé au peuple, il n'y avait plus que des miséreux, et la seule manière pour Ourya de rétablir un semblant d'espoir et de coeur, était de voler et de protéger les voleurs. Car le voleur n'est pas le misérable risquant sa vie pour une obole... c'était le riche abusant de sa puissance pour spolier le plus faible.

Au travers du regard du Pégase, Faorih pouvait-elle seulement sentir le plus puissant du silencieux langage qu'il lui répondait... Le monde ne peut être sauvé qu'en exprimant par soi-même ce qu'on ne voudrait pas qu'il y ait.

Naturellement, presque sans réfléchir, comme impuissant à y résister, Ourya devenait de moins en moins humains, et de plus en plus pégase. Jusqu'à redevenir totalement le pégase qu'il était. Ne pas pouvoir parler lui enlevait un poids immense. Il posa sa tête sur ses pattes, avec un petit hennissement de soupir.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 11 Avr - 0:17
Fierté, c'était la fierté des griffons qui était "responsable" de son énervement. La griffonne n'avait pas supporté qu'on s'attaque ainsi à elle, qu'on la démolît sans rien faire. C'était douloureux, mais sa fierté avait pris le relais. Pourtant devant ce regard si triste de l'autre créature, le mur s'était fissuré. Faörih serra les dents si forts qu'elles auraient pu exploser. C'était tellement dur de confronter deux éducations. Deux mondes différents. Il semblait la mépriser à présent, la mépriser devant tout ce qu'elle avait fait. Elle défronça les sourcils, tant de déception, tant de frustration et de tristesse émanait du pégase. Insupportable, c'était totalement insupportable de voir ça, de sentir ça, de sentir tout ça. Son visage se déforma en une expression mélangée de tristesse de honte de peur et de plein d'autre chose trop compliquée à décrire.

Le mur explosait, envoyant la pierre de sa fierté et de sa colère sur la griffonne qui tomba par terre, battue. Le marteau n'était plus, seule une pluie froide et drue abattait comme des poids son monde. Le pilier ploya avant de se briser net en deux.

Faörih recula en lâchant son épée, quelque chose de froid coula sur la joue, qu'était-ce? Elle ne savait pas, mais elle s'en foutait. La griffonne lâcha son épée qui rebondit par terre dans un bruit métallique. Sans le vouloir, sa forme originelle prit le dessus et un griffon au yeux verts éteints prit place. La griffonne se regarda en instant, puis son épée qui gisait par terre. Elle ne savait plus ce qu'elle faisait. Plus rien, elle était triste, en colère, honteuse, tout à la fois. Rien, elle n'avait plus aucun pilier.

Fuir, c'était la première chose qui lui vint à l'esprit, rester seule, sans personne, sans rien, seule, pour reconstruire son monde ne miette, sans manger, sans parler, sans chasser. Sans tuer. La griffonne recula de quelque pas, avant d'apercevoir la forêt et de trouver que c'était une bonne idée de fuir par là. Faörih bondit en fermant les yeux, ils lui piquaient tellement fort, elle ne savait toujours pas pourquoi! Elle passa la lisière de la forêt comme une bourrasque, elle courrait le plus vite possible, le plus loin possible des pensées si tristes de l'autre créature. Elle évitait les branches avec une agilité sans pareil. Elle pouvait sentir le lapin, elle pouvait sentir et voir les autres animaux, ça lui faisait mal. Mais elle s'essouffla vite, elle ne savait pas depuis combien de temps elle fuyait. Mais que fuyait-elle? La vérité? Elle-même? Elle ne voulait pas y penser!

En nage, elle s'arrêta dans une petite clairière. Les bruits de la forêt qui jadis ne l'avaient jamais dérangées lui vrillaient les tympans comme une mélodie de mort. Elle secoua sa tête énergiquement avant de tomber sur le flanc en se cachant la tête de ses ailes. Plus rien, elle ne voulait plus rien entendre, plus rien voir, sentir et même penser, juste être seule en moment, le temps de recentrer ce qu'elle avait vécu jusque là. Mais les bruits ne s'arrêtaient pas, à son plus grand malheur.

Elle resta ainsi plusieurs minutes, sans bouger, en pensant à tout ce qu'elle avait fait. Elle savait déjà une chose, elle ne mangerait plus de lapin, ne de sanglier, ni aucun être vivant. Pour l'instant, elle ne voulait plus voir quelqu'un doué de parole, elle ne voulait pas parler, elle voulait juste dormir, ou rester immobile, respirer, respirer c'était bien.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 11 Avr - 2:36
Ourya pensa que la griffonne était décidément d'une complexité marquante ; tandis qu'il s'était attendu à une forme de protestation ou de mépris le concernant, il ne vit cette lueur que dirigée sur elle-même. Il essayait à nouveau de la comprendre, voir pourquoi elle semblait se reprocher à elle-même des choses que pourtant lui avait dites ?

Une larme se fraya un chemin sur la joue de Faorih, juste avant qu'elle ne redevienne Griffonne et que les deux créatures se retrouvent à nouveau face à face. Elle ne pleurait ni de rage, ni de joie, c'était la larme triste et perdue que le pégase connaissait bien, pour avoir souvent sondé le coeur des personnes sensibles. Cette larme avait immédiatement séché ses propres sujets de tristesse, car le pégase n'était jamais triste quand on était triste en face de lui. On ne pouvait rien consoler la mine triste.

Cependant il n'eut pas la possibilité de faire le moindre geste, ni de s'inquiéter longuement sur le manque d'éclat du regard vert de la griffonne. Elle était déjà partie. Comme si une corde invisible les reliait, il suivit ses pas, avec discrétion et sans que la griffonne ne s'en aperçoive vraiment. Elle semblait dans tous les cas bien trop plongée dans ses pensées pour remarquer autre chose que son propre souffle, et ses propres pensées. La course dura un moment indéterminée, assez longue toutefois par en juger de l'avancement de la journée. ça avait été une journée très riche... L'arrivée du soir semblait une conséquence logique pour tant d'ébats et de réflexions.

La griffonne était maintenant allongée dans une clairière, presque assoupie, et sans réaction. Les bruits de la forêt proche, surtout dans la salutation du crépuscule, donnaient de la joie au coeur du pégase, et un peu de courage aussi, car ce n'était pas facile de revenir ainsi vers elle. A moitié caché par la lumière faiblissante, il avança précautionneusement, comme un cheval qui, ayant soif, se dirigerait un pas après l'autre vers une rivière dont il n'est pas certain qu'elle soit inoffensive. Faorih ne bougeait vraiment pas, soit qu'elle se moquait de l'extérieur, soit qu'elle était trop profondément entrée en elle-même.

Une fois tout proche, il s'allongea à côté, et posa tout doucement sa tête sur la grosse patte velue de Faorih, à la fourrure toute douce. C'était un peu dangereux sur autant de griffes, mais à priori, il ne pensait pas qu'elle lui ferait du mal. C'était comme cela : un pégase ne pouvait pas laisser un coeur triste derrière lui, surtout un coeur de jeune griffonne en plus. Elle était toute jeune encore... Ce qu'il avait du mal à comprendre, c'est comment elle pouvait être à la fois si sensible, et si dure dans sa vision des autres et du châtiment implacable qui pouvait leur être infligé.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 11 Avr - 7:12
Elle était comment dire... Dans les limbes? A la frontière de l'inconscience ou du sommeil, elle n'en savait trop rien. Elle ne pensait vraiment plus à rien et c'était tant mieux. La griffonne sentait pourtant toujours la forêt, entendait toujours et était parfaitement consciente de sa position. Une sorte de transe? De méditation? Faörih n'avait pas envie d'y réfléchir. Elle avait fait abstraction à tout, elle voulait juste se remettre de tout ça. Pourquoi son dernier pilier s'était-il fracturé net comme si elle l'avait coupé avec son épée? Ça n'avait aucun sens! Il était si bien protégé, cela ne se pouvait pas! Pourquoi, pourquoi pourquoi?

Le vent soulevait ses petites plumes sur sa tête. Même sa queue qui était pourtant toujours en mouvement gisait par terre, sans vie. C'était mieux ainsi, qu'elle ne soit pas la, qu'elle n'intervienne plus dans le monde, qu'elle reste plus seule, pour l'instant, sans personne. Mais alors qu'elle disait ça, elle sentit quelque chose de chaud se poser sur l'une de ses pattes. Elle ne réagit pas, pourquoi réagir? Elle ne voulait pas réagir, rien, elle voulait rester comme ça. Peut-être se transformerait-elle en pierre? Toutes ses pensées étaient contradictoires. Elle détestait les humains et voulait leur mort, mais maintenant elle se sentait honteuse de vouloir ça, et pourtant cela ne changeait rien à son opinion. Qu'est ce que ça voulait dire bon sang! Sa queue s'agita un peu. Zut, elle recommençait à penser. Tant pis pour elle.

Elle frissonna, comme si elle reprenait vie. Ses yeux ne piquaient plus, mais elle avait toujours cette boule dans la gorge. Elle fit bouger sa queue sur le sol. Elle sortit ses griffes comme pour s'étirer. Il y avait toujours la chose sur sa patte qui ne bougeait pas. Ce devait être le pégase, c'était la même odeur en tout cas, et la même présence. La griffonne entrouvrit un oeil qui n'avait toujours pas repris sa couleur d'origine, mais qui était un tout petit peu moins éteint qu'avant, pour regarder si c'était bien Ourya. Oui, c'était bien lui. Pourquoi était-il venu? Elle n'aurait jamais pensé qu'il serait venu après ce qu'elle avait dit et ce qu'il avait pensé d'elle. Cela la rendit triste, elle ne le méritait pas. Elle ne mérite pas cette attention qu'il lui donnait. Elle tourna la tête de l'autre côté puis ne bougea plus. Sa queue s'arrêta même de bouger. Triste et honteuse, elle ne voulait pas parler et encore moins le regarder. Elle referma son oeil. Les bruits de la forêt était moins insupportable, elle pouvait ne pas essayer de retourner dans son état "second".

La griffonne se demandait toujours ce qu'était la chose froide qui avait roulé le long de sa joue. Jamais elle n'avait ressenti ça avant. C'était douloureux comme sensation, ça la rendait triste et mélancolique. Jamais elle n'avait été si triste. Normal d'un côté, elle était en ruine intérieurement. Elle devait encore tout reconstruire. Mais devait-elle tout reconstruire comme c'était avant ou alors profiter de cette occasion pour repenser à tout, pour voir si elle ne pouvait pas "améliorer"? Trop dur, trop compliqué. Autant laisser le temps construire quelque chose, les ruines lui convenaient bien pour l'instant. Elle inspira profondément et expira lentement. Trop dur, trop compliqué, elle ne voulait plus penser.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 11 Avr - 22:20
Seule la respiration discrète mais ample de la griffonne assurait de sa présence. Sa queue, constamment en mouvement quand il l'avait connue griffonne en début de journée, semblait maintenant éteinte. Elle tressaillait simplement un peu parfois, comme si une lutte s'engageait entre un mouvement intérieur et la volonté d'absence. Pour le pégase ça avait été plus tôt une découverte vraiment très amusante, comme si chaque pensée s'exprimait par le langage de la queue, et que s'il avait pu le traduire il aurait su lire dans ses pensées ! On le devinait pourtant déjà, entre les mouvements brusques ou amples, rapides ou nerveux, trahissant l'émotion qui la traversait. Le pégase n'avait aucun moyen de l'égaler, il était déjà d'un naturel plus serein et très silencieux dans son langage corporel, mais en plus les longs crins brillants et soyeux qui descendait jusqu'à toucher sol, parfaitement accordés à sa crinière, n'avait pas la souplesse de mouvement de la queue féline de Faorih.

Les pensées du pégase s'envolèrent en quelques directions, comme des rêves. Il sentit un court instant le regard de Faorih, qui avait donc bien ressenti et accepté sa présence. Elle semblait moins inerte, il la sentit s'étirer un peu, il fit de même et les souffles de leurs ailes se croisèrent. Il se rapprocha un peu, la tête touchant maintenant le poitrail où se mêlait la fin de la fourrure et un début de duvet de plumes, l'encolure toujours sur la patte. Il fallait attendre, et assimiler. Il n'y avait plus de place pour rajouter quelque chose. Rien ne pouvait être plus bénéfique qu'une nuit de sommeil. Le pégase pensa que cela laisserait également le choix à la griffonne. Soit elle profiterait de la nuit pour s'envoler et continuer seule son introspective de la vie, soit il la découvrirait à nouveau à l'aurore, et verrait si elle avait trouvé une plus grande paix avec elle-même.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Sam 13 Avr - 9:08
Immobile, sans bouger, écouter, pas bouger, pas penser. Le bruissement des feuilles, le vent, les animaux, sa respiration, la respiration d'Ourya. Celui-ci s'était déplacé lentement pour se poser sur le portail de la griffonne. Elle n'avait pas réagit, pas envie. Après tout, elle l'avait accepté près d'elle, il pouvait se mettre où il voulait, cela n'importait que très peu.

Faörih n'avait plus envie de partir, elle avait juste envie de rester là pour la nuit. Laisser son épée où elle était, par terre au milieu de nul part. Elle n'en voulait plus, elle ne voulait plus y toucher pour l'instant. Elle savait ce qu'elle voulait faire à présent, plus rien. Elle ne voulait plus rien faire, ne plus intervenir, ne plus juger, ne plus aider. La griffonne ne voulait plus rien faire. Elle ne voulait plus utiliser son épée si ce n'était pour défendre ses amis, sans tuer, ne plus jamais tuer, elle n'en avait plus envie, elle avait déjà prit trop de vie. Elle détestait toujours les humains, mais maintenant elle garderait sa haine pour elle-même. Elle décida de se défouler sur les personnes qui en voulaient à sa vie où à ses amis, eux elle pourrait les massacrer avec toute la haine qu'elle voulait. Déchiqueter, réduire en bouillie et en poussière. Elle ne voulait plus de Homme, mais elle ne voulait plus les tuer, elle voulait les laisser s'autodétruire car elle savait qu'ils en étaient capables.

Un nouveau pilier se dressait, seul au milieu des ruines. Il était grand et massif, imposant mais donnait une impression de sûreté. Il était nouveau et sans égratignure.

Faörih finit par sombrer dans le sommeil lentement sans avoir bouger d'un poil, sereine. Elle allait trouver quelques choses pour cacher son arme, elle ne voulait plus la voir. Un sommeil peuplé de rêves à la fois horribles et beaux. Mais elle ne s'était pas réveillée une seule fois.

Le matin, la griffonne se réveilla lentement sans vouloir bouger. Le soleil était encore bas dans le ciel et la fraîcheur du matin avait un peu engourdit la queue de la griffonne. Elle fit bouger sa queue dans tous les sens. Aujourd'hui elle se sentait mieux, beaucoup mieux. Faörih ouvrit les yeux qui avaient retrouvé leur couleur habituelle. Quoiqu'ils étaient légèrement plus foncés, comme si l'âme de la jeune créature s'était assombrie. Faörih s'étira lentement, faisant tomber la tête d'Ouray par terre. Mais elle ne l'avait pas remarqué ça. La griffonne s'assit pour regardé la ciel. Elle allait mieux, elle était décidée à ne plus rien faire, rester passive sur ce qu'il se passait en dehors de ses amis et d'elle. La griffonne avait soudainement faim, mais elle n'y pensa pas, elle ne savait toujours pas ce qu'elle pouvait utiliser comme nourriture, sachant que le soleil ne lui faisait rien. Peut-être devait-elle demander à Ourya? Il pouvait peut-être l'aider lui, il semblait en savoir beaucoup sur les créatures et leur besoin. Elle ne le regarda pas, elle lui avait déjà tout pardonné, elle ne lui en voulait pas du tout pour lui avoir fait mal, il ne faisait que dire la vérité après tout.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Dim 14 Avr - 5:04
La nuit s'écoula comme un doux fleuve, le pégase rêva tellement de grands espaces et de beaux couchers de soleil pour voler qu'il fut moins matinal que la griffonne. Il ouvrit timidement un oeil, était-il seul ? Non, la silhouette de la griffonne se dessinait non loin. Tout doucement, il redressa l'encolure et la regarda d'un oeil alerte. Elle semblait rêveuse, mais plus forte et sereine. Il soupira. Pouvait-il faire quelque chose ?

Le pégase aimait beaucoup l'énergie du matin. Il se leva d'un battement d'aile et, en trottant doucement mais gaiement, se rapprocha de Faorih qui regardait, pensive, l'horizon. Quelques plumes se touchèrent mais c'était là tout le salut entre eux deux. Il avait toujours l'impression désagréable d'avoir fait ou dit quelque chose que la griffonne pouvait lui reprocher, mais de ne pas savoir pourquoi... C'était très compliqué une griffonne. Cela valait-il le risque de se revoir sous forme humaine, et tenter de nouveaux mots ? Ourya n'en savait rien...

Pourtant, quelques minutes passées, il ne put s'empêcher de bouger. Il s'éloigna au petit trot, passa derrière un fourrée, sembla s'être arrêté quelques instants, puis en émergea sous forme humaine. Il se replaça à l'endroit où il était précédemment, et s'assit en silence, songeur. Le spectacle était assez étonnant ; sous forme pégasienne il semblait déjà petit, mais à l'instant présent il semblait vraiment minuscule, comparé à l'imposante griffonne. Il la regarda à nouveau, et se demanda si elle avait acquise sa taille définitive, ou si elle allait grandir encore.

Il se mit à chanter tout doucement. D'abord ce n'était qu'une mélodie sans mots, puis les mots émergèrent, en langage elfique. C'était une histoire. Un lai elfique, le plus classique, qui racontait la triste rencontre entre un elfe et un humain que l'elfe devait perdre, mais Ourya changea la fin en transformant l'humain en elfe par la force magique du sentiment. Les lais elfiques étant trop mélancoliques pour un pégase, il devait toujours les réinventer.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Ven 26 Avr - 4:20
La griffonne n’avait pas bougé d’un poil depuis qu’elle s’était assise. C’était l’une des aptitudes qu’un chasseur devait maitriser pour guetter ses proies pendant des heures sans se faire repérer. Mais cela ne lui serait plus utile, car Faörih n’allait plus jamais chasser, plus jamais. Mais cela ne lui faisait plus de la peine, c’était mieux ainsi, point. La créature n’était plus triste et honteuse, elle comprenait qu’elle ne pouvait pas être au courant de tout ça avant, elle était encore comme un enfant, naif, sans expérience pour une créature. Elle avait vraiment l’âge que montrait son physique, elle était trop jeune, trop jeune pour avoir compris cela avant.

Le pégase s’était levé lentement, la griffonne n’avait pas réagit, elle ne voulait pas détacher son regard à jamais un peu plus sombre de l’horizon. Mais Faörih écoutait et après un frôlement qui signifia leur seul salut, Ourya se leva pour s’éloigner. Il partait ainsi donc ? Il se disait qu’après la nuit passée l’un contre l’autre, il pouvait partir, ne voulant plus rester avec une créature aussi stupide que Faörih ? Celle-ci la comprenait, elle pouvait parfaitement imaginer ce qu’il pensait à ce moment-là. Elle l’acceptait totalement, qu’il s’en ait sans plus aucun mot échanger, silencieusement, gracieusement.

Mais ce ne fut pas ce que la griffonne avait imaginé. Bien qu’il se fût éloigné, il revint peu après, sous sa forme humaine. La créature avait tourné les yeux vers lui, s’arrachant à la ligne d’horizon. Il semblait encore moins menaçant sous cette forme tellement plus petite, tellement plus faible que sa forme originelle. Faörih le suivit des yeux, lentement, il s’assit là où il était juste avant, il était si petit, encore plus petit juste devant elle, dressée fièrement sur ses pattes puissantes. Que voulait-il ? Voulait-il retenter les mots ? Il voulait qu’ils se reparlent, pour se consoler, pour voir si elle allait bien ? Elle n’était pas sûre de vouloir ça. Elle ne voulait pas que son expression la trahît, la créature ne voulait pas que Ourya s’inquiétât d’elle, elle savait qu’il essaierait tout pour lui rendre le sourire. Mais elle savait toujours sourire ! Faörih n’était plus triste ! Elle était juste, comment dire… Plus sereine.

Le pilier était reconstruit, plus grand, plus beau, mais il manquait encore une pièce pour qu’il soit complet, la nourriture. Devait-elle demander à l’autre créature ce dont elle pouvait se nourrir à présent et qui soit assez lourd en énergie pour convenir à un griffon. Faörih n’avait pas trouvé elle, peut-être en savait-il plus sur laquelle des nourritures étaient la plus porteuse d’énergie.

Cependant, avant que la griffonne ne se décidât à bouger, elle entendit Ourya chanter. Il chantait bien, dans une langue complètement incompréhensible, surement de l’elfe. La chanson était néanmoins très agréable à entendre, douce mais joyeuse. Faörih aurait bien aimé comprendre les paroles, elle était certaine que c’était une histoire heureuse. La griffonne avait fermé les yeux au cours de la chanson. Quand celle-ci fut finie, elle rouvrit les yeux. Oui, elle allait savoir parler en souriant, sans montrer aucune tristesse, cette chanson lui avait donné du courage. La créature se leva lentement et marcha vers un arbre autour duquel elle tourna pour prendre une forme humaine. La jeune femme retourna auprès d’Ourya assis par terre.

Elle avait gardé un visage impassible pendant qu’elle marchait, mais au moment où elle s’assit souplement sur le sol, un sourire caressa ses lèvres, un doux sourire, pas aussi grand qu’avant, un sourire léger, serein qui montrait qu’elle était de nouveau sûre d’elle et qu’elle avait repris ses marques, de nouvelles marques. La créature regarda Ourya avant de briser le long silence qui s’était installé avant la nuit.

-Je vais bien, ça va. Merci de t’être inquiété pour moi, même si tu n’en étais pas obligé. Son ton était calme, la voix pas trop forte ni trop faible, elle hésita quelque instants, cherchant ses mots. Comme tu sembles t’y connaître, quel élément non vivant possède beaucoup d’énergie vitale en lui ?

Faörih l’avait regardé d’un air insistant, voire suppliant. Elle devait savoir, elle en avait besoin absolument pour continuer à vivre comme elle le voulait désormais. Sans rien tuer, tant qu’elle n’en était obligée, plus jamais.

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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Ven 26 Avr - 6:21
Plus le temps passait, et plus le pégase se sentait revenir dans sa joie et dans son aise. Comme si la griffonne avait arrosé une graine oubliée qui aurait eu du mal à sortir de terre, mais qui maintenant ouvrait ses feuilles au soleil. Il fut touché de la voir fermer les yeux doucement, attentive au chant qu'il donnait. Elle était réceptive, et cette attitude valait toutes les meilleures paroles. Elle se leva ensuite doucement ; Ourya eut un petit pincement au coeur, mais cela ne dura pas longtemps. Lorsqu'il la vit revenir, sous la forme humaine qu'elle avait prise le jour d'avant, un radieux sourire éclaira son visage. Il était tellement content de la retrouver qu'il lui aurait volontiers trottiné autour en battant des ailes - sauf qu'il n'était plus un pégase pour l'instant présent...

Elle s'assit à ses côtés (cela faisait drôle pour lui de devenir le plus grand, il avait besoin d'un instant pour s'habituer), et lui offrit le plus merveilleux cadeau que le pégase pouvait espérer, un sourire franc et doux, loin des soucis qui avaient transparus dans son attitude. Sa voix teinta légèrement, comme un chant d'oiseau parmi les autres, et le coeur du pégase battait fort un grand enthousiasme. Il lui répondit avec un joyeux entrain.

- C'est normal ! Ne t'excuse pas ! Et puis, c'est tellement beau de voir une aurore, qu'on peut bien supporter la nuit !

C'était vraiment ça. Une Faorih toute sombre avait cédé la place à une Faorih dont la lumière revenait doucement, ainsi qu'une aurore au matin.

- Deux aurores pour le prix d'une ! continua Ourya, très joyeux, en lançant un regard vers le soleil.

La question qui suivit était pleine d'une touchante insistance et il fit tout son possible pour y répondre du mieux qu'il pouvait faire.

- C'est difficile à dire dans la mesure où l'énergie vitale réside forcément dans la créature vivante ! C'est à dire, qu'il faut élargir le mode de pensée, prendre le regard d'un pégase. Tout est vie, dans l'univers, de l'herbe sur laquelle nous sommes assis, jusqu'au rayon de soleil qui nous caresse. Le vrai magicien sait dialoguer avec l'univers entier, et tout pour lui est possible, car il comprend tous les langages de ces formes de vie et de conscience. Pour revenir à ce qui nous intéresse, comment se recharger au mieux ? Il faut suivre un chemin, ce n'est qu'en cherchant de trop rudes raccourcis que l'on peut tomber et rater l'objectif que nous nous étions donné. Tu vois, si tu veux revenir à ton essence la plus pure de Créature, cet être merveilleux qui peut changer de forme, parce qu'elle est comme une part souple et consciente de ce grand tout... Il faut monter doucement vers le soleil ! Ici, la vie se donne d'elle-même à la vie, si on sait regarder. Ce peut être une plante, un fruit, qui ne sont là que pour s'offrir, si ce n'est à quelqu'un, à la terre d'où ils retourneront. Comment te dire ? C'est...

Il faillit dire écouter son coeur mais se retint, se souvenant qu'elle avait pris l'expression d'une autre façon

... C'est comme une danse ? Et c'est important de lâcher-prise... De ne pas se figer sur des idées reçues, notamment sur ce que tu dois faire. Tu vois...

Il lui prit une main entre les deux siennes.

- Un simple geste peut apporter beaucoup ! Et il montre une magie qui est nourrie par l'unité de l'univers, si tu reçois quelque chose de moi, non seulement je ne perds rien, mais je gagne aussi. Une présence peut nourrir, et même, une pensée joyeuse entraperçue dans l'écume d'un courant. Dans l'absolu, pour tout le monde, mais... Dans la pratique, c'est surtout accessible aux Créatures, aux êtres célestes, bref, à ceux qui ne sont pas aussi attachés au monde matériel, aussi figé dans leur forme, que les hommes et tout ça... Je ne dis pas que c'est impossible, mais il leur faudrait beaucoup de courage et de talent, et beaucoup d'accompagnement. Certains grands sages et magiciens qui se sont affranchis de la mort auraient semble-t-il réussi, bien que je n'en ai encore jamais rencontrés. Les elfes avec beaucoup plus de facilité cependant. Dès que la mort par vieillesse ne touche plus un être, c'est que par nature, il peut se nourrir de la subtilité du monde. D'ailleurs, même une Créature très terrestre et violente, comme un Minotaure, qui cherche constamment à dévorer tout le monde, ne peut malgré tout pas mourir de faim ! C'est ce qui en fait des gardiens redoutables, car à moins de parvenir à les tuer, il peuvent hanter un lieu une éternité...

Il la regarda avec une lueur d'espoir, espérant qu'il avait su trouver les mots.

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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 2 Mai - 4:01
La jeune griffonne essayant de comprendre le mieux possible les paroles du pégase car il disait beaucoup de choses compliquées pour la jeune créature, pas dans le vocabulaire, mais plutôt dans la signification de toutes ces phrases. Faörih n’était pas encore très douée dans le langage humain et il lui arrivait de manquer de compréhension dans les discussions normales. Heureusement, elle s’en sortait toujours pour ne faire comme si de rien était, et ça marchait souvent bien. Mais cette fois-là, il fallait que la griffonne sût pour de bon ce qu’il avait dit et elle comptait bien lui demander, pour en être sûre. Ses mains resserrèrent celles d’Ourya quand elle demanda, une lueur d’espoir dans ses yeux vairons :

-Tu voudrais dire que je pourrais recevoir de l’énergie d’émotions positives, comme la joie, ou de simples sourires que les gens me feraient ? C’est vraiment possible ça ?

En tout cas, Faörih l’espérait déjà beaucoup. Mais peut-être trop justement, elle le voulait déjà absolument. Elle avait trouvé un moyen de se recharger, sans rien devoir tuer, mais juste en regardant le sourire de ses amis, ou peut-être même des passants dans la rue. Mais alors la griffonne devrait les aider pour avoir leur sourire, sinon cela était impossible ! Devait-elle donc aider les Humains, bien qu’elle les détestât amèrement ? Ou alors, elle pouvait seulement aider les enfants, eux qui étaient la seule chance qu’il restait à l’Humanité pour se rattraper ? C’était peut-être faisable ainsi. Se nourrir de sentiments heureux, c’était surement faisable, mais la griffonne savait qu’elle devrait s’entrainer dur pour pouvoir puiser de l’énergie sous une forme si abstraite. Mais fallait-il encore qu’elle ait juste dans son raisonnement. Et même si cela était possible, il lui faudrait beaucoup de sourire et de joie pour pouvoir avoir l’apport égal d’énergie qu’elle recevait avec des lapins. Faörih réfléchit encore un peu, elle pouvait encore essayer de compléter son besoin avec le soleil, même si elle doutait qu’elle en fût capable de toute manière ! Non, il fallait qu’elle soit optimiste sur cela.

La créature savait qu’elle allait changer son mode de vie du tout au tout, mais elle était décidée à le faire et rien ne pourrait l’en dissuader. La griffonne voulait le faire, pour prouver qu’elle n’était pas méchante, qu’elle était un être bon autant qu’elle le pouvait et qu’elle voulait faire le bien partout autour d’elle. D’ailleurs, si elle devait se nourrir de bon sentiment, la créature serait un peu oblige de faire le bien autour d’elle. Pourtant cela ne la dérangeait pas. Elle pourrait en même temps faire pardonner ses péchés envers Dame Nature, qui était la seule entité supérieure en laquelle elle croyait. Dame Nature qui elle préconisait l’harmonie et la préservation, ce qu’avait totalement oublié les Humains, eux qui avant, pourtant, priaient les esprits de la nature. Faörih aurait tellement voulu vivre avant, quand Rune Midgard était encore vierge de toute grande civilisation. Il y avait de la nature à perte de vue, des forets, des lacs, des prairies comme celle que les créatures avaient foulées la veille. Tout le monde était heureux, les Humains et les Elfes étaient toujours assez peu évolués mais ils n’étaient pas tristes pour autant. Tout suivait son fil, naturellement. La griffonne avait souvent rêvé d’un monde comme ça, mais à chaque fois, cela terminait mal. Elle ne voulait plus y penser, cela l’énervait trop. La haine bouillonnante en elle resurgissait aussitôt, et sa motivation baissait.
Mais elle pensait à quelque chose, pouvait-elle aussi avoir de l’énergie d’émotion venant d’animaux ou d’autre être vivants ? Pouvait-elle se recharger d’énergie en donnant à manger aux lapins pour qu’ils soient contents ? Elle n’en savait rien, c’était trop compliqué !
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 2 Mai - 5:29
Le pégase sourit, comme s'il avait vu que la griffonne comprenait malgré les lueurs d'interrogations qui se dessinaient dans son regard.

- Bien sûr qu'il est possible de se nourrir ainsi ! C'est un choix qui n'est cependant pas anodin, car cela subtilise aussi ses désirs... Sa façon de réagir... Dans la vie tout est toujours un tout : si on touche à un élément on touche à tous les éléments par enchaînement de causes.

Il la regarda à nouveau, se plongeant dans tous les rayons qu'elle avait dernièrement éclipsés. Après la frustration et la révolte ses yeux étaient plein d'attente, pouvait-il espérer y répondre vraiment ?

- Je te l'ai dit et je te le répète, tu ne dois pas te forcer ! C'est une potentialité que tu veux ouvrir, si tu veux l'ouvrir, et, un peu comme un ouvrier des mines qui n'aurait jamais vu le soleil, il faudrait ouvrir petit à petit les yeux pour s'investir d'un changement aussi profond d'habitude. Si on veut hâter de trop les choses, on ne fait que risquer de briser l'élan de son succès.

Il ne faut pas non plus continuer de penser comme avant. Les lapins ce sont des bougies... L'énergie qui nourrit l'univers est une étoile immense. Plus on est dans la matière, plus on a besoin de trouver son énergie dans la matière, plus on est un être subtil et plus cette énergie devient aussi naturelle que le soleil pour un arbre sage et heureux. Quand on est entre les deux... Quand on a la conscience de se poser ce genre de question... On possède finalement le plus éclatant trésor de l'univers. Le choix...


Il s'interrompit, souhaitant lui laisser le temps d'assimiler toutes ces pensées complexes, ses mains toujours dans les siennes comme s'il lui transmettait autant par le toucher que par la voix. Il reprit avec douceur.

- Un animal vit sa matérialité avec spontanéité et naturel. De même un ange vivra-t-il sa subtilité de la même manière. Leur rôle est donné... Ils l'accomplissent avec ferveur et avec joie, car sans la joie il n'y a plus ce don de soi à la vie. Mais certains êtres dans l'univers ont le choix. Le tien... Mais aussi celui de beaucoup d'autres, sur tant de niveaux différents. Ce monde peut paraître dur, mais si l'on apprend à prendre du recul...


Il jeta un regard au ciel, comme s'il englobait tous les mondes qui faisaient la cohérence de l'univers entier.

- Enfin, je ne veux pas te troubler, ou t'ennuyer ! C'est bien beau de parler mais il faut vivre surtout ! Et puis tu sais... C'est la confiance et le lâcher-prise qui demeure la clef la plus admirable.

Il la dévisagea un instant, joyeux.

- Il suffit de t'écouter à l'intérieur pour vérifier si tu es heureuse, et de te contempler dans un beau miroir d'eau pour vérifier si tu es bien portante... La volonté peut faire des miracles mais il est surtout important de prendre soin de toi !
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Sam 11 Mai - 9:58
Faörih avait peu à peu perdu son sourire pour prendre une expression perplexe au fur et à mesure qu'il parlait. Elle se rendait compte que le pégase parlait de manière de plus en plus compliquée et la griffonne avait beau chercher le sens de ses paroles, la moitié voire moins en trouvait un. Que voulait-il dire par subtiliser les désirs et la façon de réagir? Prendrait-elle vraiment la bonne humeur des personnes, les rendrait-elle ainsi de mauvaises humeurs? Elle ne comprenait rien!

Alors qu'il finissait de lui dire qu'il ne voulait pas la troubler, elle s'était prise la tête entre ses mains en grimaçant. Elle voulait tellement changer, mais c'était déjà trop difficile pour elle! Elle soupira, ne sachant plus quoi faire, devait-elle abandonner cette idée qui lui semblait maintenant trop compliquée? Elle en avait bien l'impression... Faörih devait-elle se contenter de nourriture non animale, comme le miel, le lait, ou tout ces trucs-là? Elle pouvait très bien se gaver d'oeuf et de fromage le restant de ses jours! Elle rit soudainement à cette pensée. Ce serait tellement plus simple comme ça! Elle releva la tête, mais la solution était là, pourquoi chercher des choses si compliquées alors qu'il ne fallait pas chercher plus loin que ça? Elle se redressa en joignant rapidement ses mains. Enfin, son problème était réglé et la griffonne était certaine que le pégase ne pouvait rien sortir sur le fromage et les oeufs. Elle sourit et lui dit d'un air enjoué:

-Tu sais, c'est bien trop compliqué pour moi! Alors j'ai eu une bête idée, je pourrais juste manger des oeufs et du fromage! J'aime ça moi, c'est nourrissant et facile à trouver en plus! Et rien ne peut m'en empêcher non, c'est bon là? Y a plus de truc qui cloche non?

La griffonne sautilla sur place. Evidement, elle ne pourrait plus chasser et ainsi avoir de quoi manger gratuitement. Bien sûr, elle ne s'arrêterait pas de courir après des animaux pour autant, la griffonne saurait se contrôler pour juste leur sauter dessus sans le dévorer, Faörih s'en sentait parfaitement capable, ses instincts de chasse seront modifiés correctement et sans que cela ne soit une purge, elle le savait.

Pour ce qui était de la nourriture, elle pouvait toujours acheter une poule, ce n'était pas cher du tout, pour ce qu'elle possédait. De plus, cela lui ferait un peu de compagnie, elle était souvent seule ces temps-ci. Avant la rencontre avec le pégase, elle n'avait plus vraiment parlé à quelqu'un depuis deux bonnes semaines. Certes, une poule de parlait pas vraiment, mais c'était un bon début. Au moins, elle aurait des oeufs. La griffonne pensa aussi à une vache, mais c'était bien trop encombrant et surtout lent! Une poule s'était bien, même si elle devrait faire de nombreux arrêt pour qu'elle puisse pondre, à moins qu'elle ne le fît sur le chemin... Il fallait qu'elle se renseigne...
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Dim 12 Mai - 4:19
La jeune griffonne sembla perplexe, puis méditative, et enfin enjouée. Lorsque la lueur de la joie dansait dans son regard, Ourya savait qu'elle était elle-même ! La Faorih qu'il connaissait, et qu'il aimait à sa manière de pégase. Lui-même arborait le grand sourire qui était né à la voir passer tant d'expressions sur son visage. Elle exprimait ses réflexions par ses mouvements et ses attitudes, de sorte qu'on pouvait presque réussir à lire dans ses pensées comme dans un livre tendu. Elle portait cette joie tendre et sereine de l'enfant qui n'a peur de rien et fait naturellement confiance. Une griffonne en or.

Ourya rit gaiement à la conclusion de Faorih, comme l'étreinte d'une couverture de joies qui les couvrirait tous deux. La joie était la vérité. Quand il n'y avait plus de joie, il n'y avait plus de vérité.

- Vaches, brebis, chèvres qui nous offrent leur lait... Poules qui nous offrent leurs oeufs... Ce sont les arbres fruitiers du règne animal !

Il la regarda dans les yeux, ses immenses yeux attentifs et brillants, la seule chose qui ne changeait pas quand elle devenait une jeune fille. La lueur était exactement la même, quoique la couleur changeait un peu.

- Le fruit est l'amour de la nature pour ses enfants, notre mère veillant sur nous tous qu'elle aime protéger. Manger est un acte d'amour. Le besoin de manger rappelle notre réunion au tout.

Ce que tu ne dois pas oublier est qu'une Créature qui prend conscience d'elle-même est un être extraordinaire. Qui n'a plus besoin de rien, donc qui a juste besoin de donner. Et au travers de ce don d'elle-même aux autres, elle reçoit en retour ce qu'elle a apporté. La vie est un miroir qui nous emporte vers les rivages de ce que l'on a bien voulu rêver.

Et puis tu sais... ! Avec le temps tu habilleras mes paroles de ton expériences à toi, et tu verras que tout deviendra naturellement très clair ! Tu as besoin de tes mots, de ton propre regard sur les autres et en toi-même. Je suis certain que tandis que tu grandiras, tu deviendras une griffonne merveilleuse.


Il se retint de la prendre dans ses bras : l'attitude intérieur suffisait et il ne devait pas laisser libre cours à ses sentiments de pégase. Lorsqu'il n'avait plus ses ailes, c'était moins évident. Pour un pégase une aile sert à embrasser autant qu'à voler, la plume devenant symbole de la légèreté du sentiment comme de la douceur d'un élan. Mais ce qui est naturel pour un pégase sous forme de pégase doit être davantage intériorisé pour un pégase sans forme de pégase.

- L'important... C'est que nous continuions à voler de temps en temps ensemble, pour nous rappeler notre amitié !
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Ven 17 Mai - 21:21
Faörih était infiniment heureuse qu'Ourya comprît enfin ses intentions. Et pour une fois, il n'avait pas débité de longues paroles compliqués sur l'importance de manger du fromage de chèvre et non de vache. De plus, la griffonne avait enfin compris l'entièrté de ses mots. Un sourire de pur bonheur se dessina sur ses lèvres. Elle avait enfin trouvé la solution et le pégase lui avait donné le "feu vert". C'était étrange, la créature avait-elle attendu qu'Ourya lui dît que ce qu'elle voulait faire était bon pour lui? Probablement. Elle savait qu'il devenait son modèle, comme une étoile au loin. Un rêve lointain. La griffonne aurait beau voler vers cet astre si élégant, jamais elle ne pourrait l'atteindre.

En effet, Faörih savait qu'elle ne pourrait jamais devenir comme lui. Ils étaient non seulement différents sur le plan physique, mais également sur le plan psychologique. Ils n'avaient pas la même vision de Rune Midgard, et la griffonne savait qu'elle ne pourrait pas penser comme lui. C'était un être de lumière, pas elle, ou en tout cas, pas entièrement. C'est pourquoi elle voulait son avis sur ce qu'elle décidait. Le pégase était certainement plus sage qu'elle, il saurait quoi faire.

La griffonne se leva lentement sans quitte Ourya des yeux. Enfin, elle était rassurée, il fallait maintenant qu'elle se tînt à ses décisions et elle savait que ce ne serait pas une mince affaire. Le soleil était désormais levé et sa douce lumière inondait la clairière où les deux créatures se trouvaient. La journée s'annonçait encore belle et chaude, tout comme la veille. Désormais, elle devait aller chercher une poule, une belle poule à un prix honorable et faire ses provisions de lait et de fromage pour ses voyages. La griffonne ne pouvait plus compter sur elle et manger gratuitement en chassant. Elle allait devoir acheter sa nourriture, comme les gens normaux, sauf pour les œufs. D'un côté, elle allait utiliser son argent pour autre chose que la maintenance de son équipement. Ce n'était pas encore trop grave, ce n'était pas comme si elle dépensait beaucoup de son argent.

Faörih prit la main du pégase en lui souriant pour l’entraîner derrière elle. Elle devait aller chercher quelque chose, même si cela ne l'enchantait pas vraiment. Quelque chose qui était resté là-bas, dans la prairie. D'un côté, Faörih espérait presque qu'à leur retour, elle n'était plus là, au moins, elle n'aurait plus à s'inquiéter.

Cependant, après quelques minutes de marches où Faörih, n'avait pas cessé de sourire à Ourya en le regardant, ils débouchèrent dans la prairie baignée de soleil. L'épée y était toujours, elle gisait sur le sol, la lame jaune se détachait dans l'herbe verte et pleine de vie. La griffonne fut soulagée et déçue en même temps, après tout, c'était son arme, elle l'avait accompagnée longtemps, elle aurait été triste de la perdre. Mais d'un autre côté, cela lui rappelait toutes les personnes qu'elle avait tuées jusque là. Non, elle ne devait pas y penser négativement. Ce n'était qu'un passage d’apprentissage, il fallait tourner la page tout en gardant bien ces années là en mémoire. Après tout, elle allait vivre encore longtemps, elle n'était pas humain, elle n'avait pas gâché la plupart de sa vie à cause de ça.

D'un pas déterminé, Faörih s'avança en lâchant la main du pégase. Quand elle arrive aux pieds de l'épée, elle saisit lentement le manche. Un sourire moins grand apparu sur son visage. Allez! Après tout, elle servait aussi à protéger cette belle épée, fine et élégante. Mais pour l'instant, la griffonne ne voulait plus vraiment la voir. Alors elle eut une idée, elle avait gardé les bandages des moines du temple des ruines quand elle avait été blessée, cela devait faire affaire. Faörih fouilla dans les poches dans son dos, sous sa cape, et sortit un grand rouleau de bandages dont la largueur devait se situer entre vingt et vingt-cinq centimètres. Le rouleau était tout sale, plus blanc du tout à cause de son petit voyage dans le désert entre temps, le bandage semblait vieux, même s'il ne l'était pas vraiment. Faörih le déroula lentement avant d'en enrouler la lame de son épée. Pendant une ou deux minutes, elle s'attela à cette tache, de manière à ce que la lame fût entièrement recouverte, ainsi qu'une partie de la garde. Quand cela fut fait, elle se retourna pour faire face à Ourya en lui souriant. Elle remit son épée dans son dos.

-Je dois te remercier pour tout ce que tu as fait! Je t'en suis vraiment reconnaissante. Je sais que je ne saurais pas te redonner la pareille, mais si je le pouvais, je le ferrais sans hésiter! En tout cas, moi aussi je veux te revoir un jour, pour qu'on vole ensemble! Et ce jour-là, tu verras que j'ai changé, et tu verras que je saurais cohabiter avec une poule sans la manger!

Elle s'approcha de lui en souriant comme une enfant. Que pouvait-elle faire pour lui en échange? Aucune idée...
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Au concours de la plus longue plume (Faorih)

MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Jeu 23 Mai - 1:17
La relation entre les deux créatures était devenue de pure lumière. C'était comme le cycle des deux jours qu'ils avaient partagé... La lumière bercée par la spontanéité joyeuse de leur rencontre... La nuit qui avait tout remis en cause... L'aurore qui avait tout révélé dans une plus douce et plus merveilleuse lumière. Ourya regardait Faorih comme s'il était à la fois très fière d'elle et très admirateur. Il n'avait rien du père ou du sage qui regarde de ses hauteurs : au contraire, d'une certaine façon, on aurait presque dit que c'était lui qui apprenait de la griffonne. N'était-ce pas le cas en vérité ? N'avaient-ils pas appris l'un de l'autre ? Il manquait peut-être juste une chose à comprendre vraiment, pour Faorih ! Que rien ne la séparait d'Ourya et que la sagesse n'était pas tant de tenter de l'exprimer que de la faire vivre ! Et la griffonne, en se remettant en question, en s'interrogeant, en plongeant en elle, en cherchant ainsi ses réponses, avait fait preuve de la plus grande sagesse. C'était elle. Même si elle ne s'en était pas rendue compte.

Le pégase était profondément heureux. Tel un dragon se chauffant les écailles au soleil, il semblait s'être entièrement réchauffé de la richesse de la relation entre eux deux. Deux rayons de lumière, dont la seule différence était que l'un doutait davantage d'elle-même !

La discussion s'était transformée en échange de regard. Faorih comprenait-elle ? Comprenait-elle ainsi que ce regard qu'elle offrait si généreusement, sans voile, autoroute vers le rayon du coeur, nourrissait le pégase comme le festin d'un roi ? Mais il n'y avait rien à dire, on ne pouvait pas interrompre un tel échange par un mot, une phrase, tout était si magnifiquement exprimé dans ce silence tellement empli.

La griffonne entraîna le pégase par la main, comme pour un jeu, ils se regardaient dans les yeux comme un frère et une soeur et le sourire accompagnait le geste comme l'ombre suit le corps à la lumière du jour. Ils retrouvèrent son épée, laissée là aux remous du jour qui avait précédé. Comme aux élans d'une quête, elle entoura son épée d'un tissu. Ses gestes étaient emplis de profondeur et d'attention.

Enfin, ils se parlèrent à nouveau, avec légèreté et spontanéité. Ourya entendit Faorih avec un bonheur non feint ! Il lui répondit très joyeusement.

- C'est tellement moi qui doit te remercier ! Ne sais-tu pas qu'il est rare pour un pégase de ressentir une telle conjonction des coeurs ? Je n'ai rien fait de vraiment spécial, nous n'avons fait que partager nos êtres le temps de quelques battements de coeur, cela venait de tous les deux à la fois, et les mots n'ont fait que refléter ce que nous nous sommes donné en silence ! La vie prend son sens au sein de tels partages ! C'est un cadeau en lui-même.

Ceci étant, si je peux te demander quelques chose... ! Retrouvons-nous dans quelques mois, à l'endroit qui te plaira ? Et aussi, si tu veux partager une petite aventure, nous pourrions alors voler vers le Sultanat. La misère y est tellement épouvantable. Les puissants ont tout volé. Tu comprendras qu'un homme d'apparence noble, magnifiquement habillé, peut être la plus infâme crapule, et le voleur le plus courageux des anges. Parce que les puissants ont volé tous les espoirs, et que si ce voleur risque sa vie à voler la nourriture des riches, ce n'est que pour le donner à une enfant affamée, rendue orpheline parce que ses parents ne se sont pas assez courbés devant le fils du sultan à son passage. Nous pourrions faire beaucoup de bien là bas, un bien véritable.


Faorih était tellement sincère. Si le moindre de ses actes avait pu s'assombrir, ce n'était que par la contagion de la brutalité de terres meurtries... Mais elle pouvait magnifiquement apporter son coeur et sa lumière, Ourya n'en doutait pas. Et mettre sa lame à nue pour l'action profondément juste.

- Fais-toi davantage confiance qu'en mes propres mots ! se contenta-t-il de dire, comme en conclusion de tout.

Il plongea à nouveau dans son regard, et dans l'éclat des yeux d'Ourya on pouvait très certainement y lire qu'il était essentiel qu'elle prenne soin d'elle ! Reste toujours une enfant ajouta-t-il encore, mais sans le formuler en mots cette fois-ci.

La serrant ensuite dans ses bras comme une soeur, il n'eut cependant aucun geste qui trahirait la tristesse de se quitter, puisqu'ils allaient certainement se revoir. Il était très curieux de savoir comment elle aurait changé l'optique de ses idéaux.
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Dim 26 Mai - 2:44
La griffonne lui avait appris? Elle ne l'aurait pas crû une seconde. Mais quand il lui avait expliqué, elle avait un peu mieux compris. Il voulait également qu'ils se revoient un jour. Bien sûr qu'elle le voulait, Faörih voulait lui montrer à quel point elle pouvait s'épanouir et grandir avec ses nouvelles résolutions.

Le pégase lui avait proposé d'aller à Sultanat, si la griffonne se rappellait bien, il s'agissait d'Hagor. Elle savait bien que le pays était pour la plupart très pauvre. Avant, et elle pouvait l'avouer avant, elle faisait semblant de ne rien voir. Désormais, elle pouvait s'offusquer sans se sentir coupable de trahir son éthique. Néanmoins, elle n'agirait pas, elle ne prendrait pas un parti si les deux camps avaient de bonnes raisons. C'étatit parfois le cas. Comme le pégase le proposait, elle était impatiente de l'accompagner pour qu'il lui montre ce qu'il en était vraiment. Elle ne voulait plus faire de faux pas. Et entre cet instant et leur prochaine rencontre, elle ferait ce que lui guide son coeur. La griffonne allait devoir analyser mieux la situation avant d'agir. Toujours sans transgresser la loi, elle pourrait aidé les pauvres en leur payant de la nourriture et non en volant les marchands. Elle voulait quand même montrer l'exemple!

Reste toujours une enfant. Ses paroles lui firent chaud au coeur. Garder sa joie et son innocence, sans jamais changer. Son sourire se fit si beau. La griffonne était presque triste de le quitter. Ils avaient vécu tellement de chose ensemble et en si peu de temps. La créature ressentait une sorte de vide en elle à l'idée de redevenir toute seule. Quand elle le sentit l'enlacer, elle l'avait serrer très fort, heureuse. Dans ses bras, elle sentit sa gorge se nouer. Bien sûr ils allaient se revoir, mais elle lui en était tellement reconnaissante qu'elle ne savait plus quoi dire. Ourya l'avait sorti du trou dans lequel elle était .Quand il la lâcha, aucun son ne pouvait sortir de sa bouche. La griffonne arrivait juste à sourire bêtement.

La créature recula de quelques pas en regardant à l'horizon. Où allait-elle aller après ça? Dans une ville pour chercher une poule. Les deux créatures étaient près de Lumïa, il devait y avoir des marchant de poulets là-bas. Un vent doux souleva leurs cheveux. Le soleil encore bas dans le ciel semblait lui montrer le chemin. Cela fit rire Faörih. Elle s'avança en dépassant Ourya d'un pas léger. Lentement elle s'en alla. Cependant, quand elle fut à une vingtaine de mètres, la griffonne se retourna, le vent dans le dos. Un grand sourire illumina son visage. Elle lui fit un grand signe de la main. Ils se quittaient, mais pas pour très longtemps, elle le savait.

-On se reverra très bientôt! cria-t-elle.

Reste toujours une enfant. Ces mots résonnaient encore dans l'esprit de la griffonne, alors qu'elle se retournait pour s'éloigner lentement. Cette rencontre avait changé sa vie pour de bon et d'un côté vraiment heureux. Elle espérait qu'ils se revoient rapidement. La créature ne savait quand, vu qu'elle ne pouvait pas le contacter, mais elle avait confiance au destin pour ça. Son sourire redevint plus doux alors que la griffonne marchait vers le soleil...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih) Ven 31 Mai - 8:31
Spoiler:
 

Ourya resta là à la regarder s'éloigner d'un pas léger. Un dernier grand signe de la main, et la magie d'une nouvelle rencontre à attendre dans les mois à venir ? Le naturel intuitif de la plupart des Créatures est généralement immense, et c'était comme si leurs deux chemins qui s'éloignaient se rejoignaient déjà là-bas, comme l'augure certain de ce qui sera.

Il remit la griffonne à la protection de toutes les divinités qu'il connaissait. Mais, avant toutes les autres, il la remit au soleil, qui dansait sur sa lumineuse chevelure comme son nouveau compagnon de route...
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MessageSujet: Re: Au concours de la plus longue plume (Faorih)
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