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[Archer] Aegan Fëanor ~ Right behind you my dear.

MessageSujet: [Archer] Aegan Fëanor ~ Right behind you my dear. Jeu 28 Fév - 8:22


Midgard

--- Personnage...


  • Nom : Fëanor
  • Prénom : Aegan
  • Sexe : Masculin
  • Âge : 170 ans
  • Race : Elfe
  • Classe : Archer
  • Emploi : Chasseur de primes


  • Magie & Armes :

Magie :

    Aegan se sert principalement d'une invocation magique, apprise auprès d'un vieux sorcier, rencontré lors de l'une de ses parties de chasse. Il s'agit d'un simple mot, qu'il doit prononcer à voix basse, ceci lui permet de faire apparaître un carquois sans fond, contenant autant de flèches de compositions, de formes et d’utilités différentes, que son esprit peut en envisager.


Armes :

    Malgré le peu de magie qui lui est accordé, l'Elfe porte toujours sur lui une arbalète, à peine plus grande qu'une main, ainsi qu'une réserve de flèches empoisonnées, qu’il ne peut invoquer sans perdre trop d’énergie. Il ceint également une épée à lame courbe et à la garde incrustée de fragments de cobalt, un sublime minéraux aux teintes bleu océan, ainsi qu'un flopée de poignards de toutes sortes, dissimulés en divers endroits, sous ses vêtements. Sans oublier son indissociable arc composite, sculpté dans du bois d’if, qui lui permet de tirer à plus de huit cent mètres.

    Il a aussi en sa possession des fumigènes qu’il fabrique lui-même, ils sont quelque peu surfaits et non-fonctionnels, mais ils peuvent parfois s’avérer utiles. Cinq aiguilles, contenant un poison tiré de la fleur de lotus, sont disposées à certains endroits sur son corps, comme ses coudes, deux doigts et le dernier, fiché dans la semelle de sa botte droite.



  • Stats :

Vitalité :  :
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Attaque :  :
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Magie :  :
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Déf. Physique :  :
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Déf. Magique :  :
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Vitesse :  :
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  • Caractère :

Né dans une famille assez modeste, Aegan n'a pas eu l'occasion de fréquenter des Elfes de la Haute Société, ceux détenant les grands domaines du Mistral, au nord de la Lysa, cette gigantesque forêt entourant la capitale Sylvestre, pour qui sa famille entière travaillait, il n'a donc pas pu développer un caractère prétentieux et austère, typique aux habitants des frondaisons. Il a néanmoins une fierté naturelle, venant de ses racines Elfiques, qui le rend légèrement susceptible.

Aegan est un grand amoureux de la nature, tout comme ses congénères, sauf que, contrairement à eux, il peut se dissocier de cet élément à volonté, ayant toujours vécu dans un hameau ou les déchets s’entassaient, leurs maîtres les forçant à travailler nuit et jour, il s'habitue aussi bien à la ville qu'au sous-bois, néanmoins, il a lui même constaté que la puissance qu'il lui fallait pour invoquer son carquois, en cité, était plus conséquente qu'en lisière des bois et qu'il perdait considérablement en précision.

Après de longues années à chasser, pour que les siens puissent se nourrir décemment, leurs maigres récoltes étant insuffisantes, il a contracté de nombreuses manies, spécifiques à ses courses après le gibier, se délectant de voir ses flèches atteindre leur but, une des plus visibles est qu'il ne peut pas se coucher tant qu'il n'a pas disposé une série de pièges, peu complexes mais efficaces, autour de sa couche, lui permettant de détecter le moindre bruit, même dans un sommeil profond. Il est aussi légèrement paranoïaque, croyant constamment qu'une ombre le suit, le traque et essaye de le faire basculer dans les profondeurs obscures du mal. Pour cette raison, et pour celle qu'il est plus facile de se dissimuler ainsi, il n'est habillé que de couleurs ternes. Une obsession de l'ordre et de la propreté qui rend, également, la vie dure à ses compagnons de route.

Sa folie douce, ou plutôt son côté psychopathe en puissance pour dire la vérité, lui cause de nombreux soucis, tels que celui de se prendre pour le rédempteur des Elfes, corrompus par trop de lassitude, depuis leur rencontre avec les Humains. Il exerce donc, dans un grand secret, le métier de chasseur de prime, cédant facilement à la tentation d'exécuter le malfrat dont il a la charge de le retrouver et laissant pour compte l'argent qu'il aurait pu obtenir en le ramenant au bercail.

Il est certainement le pire compagnon de voyage que l’on puisse avoir, constamment en train de surveiller n’importe quoi, n’hésitant pas à courir des jours entiers pour se rende au plus vite à sa destination et surtout, plus vicieux qu’une maladie comme la peste. Ne ratant jamais sa cible, si vous recevez malencontreusement une de ses flèches, il vous est déconseillé de passer la nuit avec lui, sous peine de finir en charpie pour une raison ou une autre.


  • Physique :

Je pense qu'il est enfin temps pour moi de prendre, à juste titre, la parole. Je ne laisserai personne entraver les idées que je me fais de moi, tels que certaines cicatrices douloureuses à oublier, mais ces profondes entailles sur mon visage sont de l'histoire ancienne. D'ailleurs, j'ai décidé d'oublier ces lacérations grâce à un masque, fait d'un rembourrage de cuir, et aux nombreux détails, sculptés dans de l'acier, qui recouvre la gaine de peau, par un vieux Nain de Tubalcain.

Nombreux disent de moi que je n'existe pas, que je suis une ombre qui hante les forêts, c'est du moins ce qui se raconte parmi les criminels que je traque. Il est vrai que je m'habille aux couleurs de la sylve et que j'ai ... un don pour disparaître dans les fourrés, un instinct assez bien développé à mon goût, mais pouvant être encore plus travaillé, me dicte de m'éclipser à des moments fort peu propices à des affrontements perdus d'avance.

Je crois, sans vouloir être prétentieux, que j’ai un corps relativement bien bâti. Mes longues parties de chasse, à l’homme, m’ayant aidé à sculpter mon tout, tant mes muscles sont conséquents, tant je suis endurant, je peux passer des jours sans manger, même si boire reste essentiel. Je m’apprécie tel que je suis et ne voudrais en aucun cas changer !

Je suis d’une taille respectable il me semble, à peu près celle d’un jeune arbre, soit quatre coudées et quelques pouces. Des cheveux noirs jais, m’arrivant à la nuque. Peut de gens ont eu l’occasion d’apercevoir la couleur de mes pupilles. Pour ceux qui ont eu cet insigne honneur, ils n’ont jamais su définir un nom à porter sur celles-ci. Il est vrai que, depuis un demi-siècle, je ne sais pas quelle magie, elles sont constamment en changement, que se soit de forme que de teinte ; j’ai aussi du mal à me rappeler de leur coloration autrefois, comme si un puissant sortilège m’empêchait  de m’en souvenir.

Comme dit ci-dessus, je porte un masque, pour ne pas dévoiler les horribles cicatrices dont j’ai été gratifié il y a quelques années, je ne dirais rien de plus à leur sujet, juste que ce masque, je ne le retire jamais, je n’ai plus aucun souvenir de ce qu’étaient mes pommettes, mes joues. Je porte un attirail assez classique, cape, armure de cuir teintée de vert, gants, ceinture pour me permettre d’accrocher tout mon nécessaire, braies et des bottes, faites en peau de phoque, une douceur extraordinaire et une résistance à toute épreuve.


  • Thème : Two Steps From Hell - Lord of Death
  • Adore : La nature, la discrétion, les autres Elfes, les randonnées dans les sous-bois durant une période de pleine lune ...
  • Déteste : Toute personne, autre qu'un Elfe, à qui il n'a pas encore pu accorder sa confiance, les assassins, les armure lourdes, se retrouver à découvert ...


  • Histoire :

Humains, Nains, Elfes de tous genres, sachez que l'histoire qui va vous être contée à partir de maintenant n'est rien d'autre que le récit de ma vie. Je suis tout à fait conscient des atrocités que j'ai commises, mais écoutez et retenez que tout acte a une raison, les miens en particulier !

L'être prend vie dans la joie et le bonheur, dans l'exaltation de ses sens, la découverte des autres, le nouveau né est aimé et chéri, il est choyé, tous s'affairent pour son bonheur. J'ai, personnellement, connu des débuts ... difficiles.

Mes parents étaient, car ils ne sont plus, les divins puissent avoir recueillit leurs âmes, de modestes paysans, travaillant pour une famille noble d'une bourgade arborant la forêt protectrice de GreenArrow. Ils avaient toujours détesté les lois misent en vigueur par notre Roi, ainsi, lors de la Première Guerre, une goutte d'eau dans l'océan pour ainsi dire, ils ont enlevés plusieurs bambins, les élevant dans la soumission et la crainte. Peu à peu, ils les ont ... forcé à s'accoupler, de sorte à avoir le plus d'esclaves possibles. Pourquoi notre capitale n'a-t-elle jamais eu vent de tout cela ? Je l'ignore, tout ce que je peux savoir, c'est que, en ce rude hiver, en pleine nuit, ma mère commença à accoucher de ma personne. Dans tous les champs du domaine du Mistral, ses hurlements résonnèrent, alertant nos Maîtres.

Ils arrivèrent, entourés de leur garde personnelle, qu'ils avaient réunie en soudoyant des Orques et des Hommes, ainsi qu'un Nain, un être d'une répugnance inouïe, il n'hésitait pas à s'emparer des plus jeunes des nôtres, uniquement des filles, et à les souiller devant tous. Bien vite, ils ordonnèrent à ma génitrice de m'ôter la vie, mais elle préféra leur donner la sienne, plutôt que de voir mourir le seul enfant qu'elle n'aurait jamais. Ainsi, ma naissance fut tachée de sang, Aegan était mon nom !


Durant plus de cinquante ans, j'ai travaillé comme larbin pour ces chiens qui nous maltraitaient, labourant leur terre indigne, récoltant du blé pourri jusqu'à la racine par tant de vilénie et de cruauté. Je vis beaucoup d'autres enfants périr, de la façon qui m'aurait attendue si ma mère ne m'avait pas protégé. Oui, il est vrai que je ne l'ai pas encore mentionné, les couples forcés étaient tenu à un seul et unique enfant jusqu'à leur mort, et il se trouvait que j'étais le second.
Ma sœur, car, oui, j'avais une sœur, était une des nombreuses filles de joie du Maître. C'était elle qui s'était proposée, une lâche sans nom, elle ne remplissait ce devoir que par pure envie de profiter du luxe du manoir qui abritait nos tortionnaires. Elle mourut assez vite après que j'aie passé la quarantaine, victime du poison d'une rivale.

Vous me demanderez certainement pourquoi nous, des Elfes, des êtres sylvestres et pacifiques, nous retrouvions dans un système décadent digne des Humains ? Je n'ai compris que plus tard cela, c'est ce qui m'a poussé là où je suis, en ce moment, et pourquoi je vous parle, les monstres qui nous avaient enlevés n'étaient pas de vrais elfes, c'était de puissants mages d'illusions qui, pendant de nombreuses années, s'étaient fait passer pour des membres de mon peuple, puis, qui s'étaient rendus sur ces terres maudites qui condamnaient tous leurs résidents à une vie d’atroces souffrances. Il n'y avait pas, en fait, deux et éternels bourreaux, mais une lignée de magiciens maîtrisant la transmutation des chairs.

Je dois avouer que je ne fus pas malheureux de voir, un jour, débarquer des brigands en masse. Ils avaient, semble-t-il, réussi à passer au-delà des protections posées à la création du site. Ils tuèrent tous et toutes sur leur passage, même ceux qui m'avaient asservi durant plusieurs années furent percés par des épées effilées. C'est en ce jour que mon défunt père rejoignit ma mère.


Pensez bien que je n'allais pas en rester là, je ne comptais pas rebâtir, avec les maigres survivants, un nouveau domaine, sous le signe de la haine. Non ! Nous décidâmes de partir chacun de nôtre côté et de trouver au petit bonheur la chance.
Avec tant d'années de souffrances, je décidai d'essayer une reconversion, j'avais toujours travaillé le sol, je me résolus à devenir un être silencieux, constamment aux aguets. Je me dirigeai vers GreenArrow, dans l'infime espoir de trouver un professeur, ou du moins, des conseils avisés. Je fus surpris de voir tant d'archers vivant dans la sylve, à proximité du centre névralgique de ma nation. Tous acceptèrent de me former, en échange de quelques menus services, en plus d'apprendre à tirer à l'arc, me battre à l'épée et disparaître comme une ombre, je fis l'acquisition de compétences culinaires honorables et devint, je me dois de l'admettre, un maniaque de l'ordre. Tout avait sa place et il n'était pas question de déranger mon travail ! Je choisis de devenir chasseur de prime avant tout, confectionnant de nombreux fumigènes, quelques peu raté au début, me servant de mieux en mieux de mon épée, même si elle n'était pas mon arme de prédilection. Mes flèches attirent de plus en plus leur but, c'était un domaine où j’excellais, déjà petit, je partais à la chasse pour combler le manque de nourriture de ma très petite famille, j’atteignais le siècle, quand je commençai à être surnommé "L’Ombre Vicieuse". C'était un titre qui ne me déplaisait pas.


Il y a de ça deux un demi-siècle, j’ai reçu un contrat, me proposant d’éviscérer un gobelin un peu trop intrusif et de ramener son foie au commanditaire, dégoutant sur les bords, mais banal. Je partis donc sans tarder, la description du malheureux qui ferrait ma rencontre, en poche, vers Hagor, un territoire où la chaleur est étouffante et où on ne peut sortir de jour sans risquer l’insolation, tant mieux, cela me faciliterait la tâche. Un pauvre gobelin ne pourrait pas survivre loin de la fraîcheur, il ne se montrerait que de nuit, et le voile noir est ma demeure et la lune est mon arme.
Ainsi donc, après avoir traversé la Terre des Hommes de long en large, j’arrivai dans cet immense désert, celui de Moctar, où l’on pouvait voir si loin que, d’après la légende, on apercevait la limite du monde. Encore un bobard de mégères séniles. Le désert, ce n’était qu’un gros tas de sable, brûlant mes pieds, dans lequel la moindre bourrasque me coûtait des lambeaux de chair, tant les grains  étaient emportés avec violence et brusquerie. Un véritable supplice pour une Sylvain comme moi, plus je m’éloignais de toute trace de végétation, plus mes forces diminuaient, si je n’avais pas rencontré quelques oasis de temps à autre, je serais resté mort sur place, nourrissant les rares animaux peuplant la fournaise.

C'est donc après avoir affronté les dangers des étendues chaudes, que je tombai sur un caravansérail, des gens, ma foi, fort sympathiques à priori. Ils m'offrirent le gîte et le couvert, nous passâmes une exquise soirée, bercée par les chants ancestraux des ces nomades.

Ce n'est qu'au petit matin, me réveillant, que je découvris l'ignoble spectacle qui s'était déroulé durant la nuit, j'avais été saoulé, par la suite, drogué pour s'assurer que je ne serais pas un problème, et, en un laps de temps réduit, j'étais sorti du désert, étant donné que je me trouvais à l'instant dans un cellule moisie, aux murs suintant de la pourriture, de nombreux os entouraient ma couche et j'entendais un grondement sourd résonner à l'extérieur de ma geôle, me forçant à me maintenir les tempes, tant il était violent et m’empêchait d'essayer de me rappeler de la nuit, si ce n'est des jours de voyages, ne serait-ce que de vagues souvenirs, qui m'avait vu être emporté et enfermé ici.

Des marchands d’esclaves, ces mots m’avaient sauté à l’esprit, plus vifs à saisir qu’un poisson aux écailles huileuses, frétillant dans l’eau de sa rivière. Ce fut difficile à admettre mais on m’avait trahi pour la énième fois, mais surtout, la fois de trop ! Très vite, trop vite, un homme, grand, osseux, aux traits marqués par de profondes cicatrices, de longs cheveux lui courraient jusqu’aux épaules dans une noirceur de jais. Il lui manquait un œil, ou tout du moins, il en avait perdu l’usage. Rapidement et avec un vocabulaire à peine digne d’un jeune bouseux, il m’expliqua quelque chose pouvant se résumer en « Casser la figure des autres, sinon tu vas avoir très mal ». Splendide ! Et j’étais sensé me sentir mieux après ça ? Pas terrible leurs discours d’encouragement au pays.
C’est donc peu après que le soleil passe la moitié de la journée que d’autres hommes aussi musclés que le premier, et si pas plus stupides, vinrent me chercher … un moment assez jouissif je dois le reconnaître. Ils me retirèrent mes chaînes, ne comprirent pas trop ce qui leur arrivait quand un petit poignard, aussi grand que mon index et affuté comme un rasoir, vint se planter tour à tour dans leur gorge, au niveau de leur glotte, la brisant sous l’impacte, faisant jaillir un sang poisseux et légèrement bleuté.

Mais bon, il fallait bien que je sorte de là où je me trouvais, une arène, ce que je découvrirais peu après. Je décidai de m’en aller par la porte la plus proche, soit l’entrée de ce stade où avaient lieu de sanglants rituels, prédisposés à amuser le peuple, et surtout leur souverain, ce putride homme, plus gros que la plus grande des maisons d’un de ses sujets, cet humain au goût immodéré à la luxure et à la débauche, ce fils de chacal.


Bref, je m’égare.


Je suis donc sorti … par l’entrée des "artistes". Un peu contradictoire de ma part, me direz-vous, mais j’avais simplement envie d’encrer à tous la pensée que je pouvais m’échapper de n’importe où et qu’ils devraient craindre le retour et la colère d’Aegan, l’Ombre Vicieuse, enfin, les sornettes habituelles du métier. Je crois que j’en ai eu pour mon compte et que dorénavant, je préférerais garder ma fierté pour moi et m’enfuir au plus vite. Oui car, pauvre diable que j’étais, j’ai réussi, cela tient de l’exploit, à oublier de m’armer avant de sortir des couloirs de grès qui formaient ma prison. J’ai ouvert en grand les battants permettant l’accès à cet endroit et une énorme créature se jeta sur moi. Un griffon d’après les plus que sommaires observations que je pus réaliser. Une créature d’une grande force et intelligence, elle avait dû être enchaînée avec de l’acier Nain, sans quoi elle serait partie et l’arène devenue un tas de gravas depuis longtemps.

Pauvre petit Elfe que je suis, je ne pouvais me résoudre à abattre un monstre qui était à la fois l’incarnation de la justice et la cause d’une mort proche. Mais bon, comme seul l’un de nous deux devait subsister, j’ai décidé d’être celui-là. C’est donc avec ma misérable lame que je m’acharnai, laissant plus de coupures superficielles que de plaies.
J’avais l’avantage d’avoir beaucoup voyagé et appris quelques astuces auprès de vieux chamans habitants des îles entourant Kynthnos, l’un d’eux, un homme dans la force de l’âge, à la chevelure peinte à l’aide de boue et de colorants venant de diverses fleurs qu’il cultivait, et aux cicatrices bien marquées, m’avait enseigné que n’importe quel animal acculé adoptait une réaction défensive voire agressive. Malgré la souffrance endurée, causée par les lacérations des griffes de l’animal, je tentai, toujours avec mon misérable surin, de perforer le mur auquel étaient fixées ses attaches, les briser n’aurait été qu’une perte de temps. […]

Ainsi donc, une fois libéré, la pauvre bête s’envola à tire d’aile et parti se fondre dans les cieux. La foule, qui depuis le début du combat, n’avait cessé sont grondement, avait tout bonnement décidé de huer ma prestation, pourtant j’étais sortis vivant de cet affaire. Certes oui, ce n’était pas très courageux, mais mon action avait le mérite de m’avoir sauvé.
Bref, je ne vais pas m’éterniser toute ma vie sur ce passage, en rapide résumé, je me suis mis à grimper des murs de plâtre décrépit pour me retrouver en plein milieu de gradins où se trouvaient des hommes déchaînés qui avaient, malheureusement pour eux, eu l’idée de m’arrêter. Dans cette situation, le petit couteau ridicule fut bien pratique pour perforer quelques estomacs et entailler des gorges.
Je fonçai donc vers la sortie de la cité, mais me retrouvai bien vite arrêté par une troupe de gardes emmaillotés dans des turbans à coloris plus horribles les uns que les autres …
Je n’avais pas beaucoup de choix pour m’enfuir, aucun moyen de grimper sur les toits, les axes principaux bloqués et aucune arme valable face à des Humains équipés de cimeterres. J’ai donc, malheureusement, dû prendre une pauvre gamine en otage, menaçant de l’égorger si jamais on m’empêchait de sortir.
La pauvre se débattait de toutes ses forces, tentant de me mordre à la main. Je fus donc éconduit vers les portes, on me les ouvrit dans le silence le plus profond et, une fois à l’abri, je relâchai la petite qui, dans un réflexe de défense, me lacéra le visage.
Moi-même, fou de rage et aveuglé par le sang, je voulus lui faire peur, mais mon arme se planta en plein dans sa poitrine, laissant s’échapper un mince filet de sang, je lui avais perforé le cœur. J’étais arrivé au point de tuer une gosse.
Je ne méritais plus le titre d’Elfe, ni même d’être vivant. J’avais ôté la vie à un petit corps sans défense. Je devais être pire que mes anciens Maîtres pour exécuter ce crime impardonnable. Ainsi, j’avais enfin réussi à atteindre mon but, pouvoir tuer sans ressentir de peine. S’en était fini des sentiments superflus. J’étais libre de mes émotions, un vrai régal. Je savourai cet instant avec grande joie, chacune des gouttes qui perlaient du tissu qui recouvrait la fille n’avait plus de signification. Le sang ne me répugnait plus, je pris même un malin plaisir à en boire quelques gouttes.

Depuis ce jour, mon visage porte l’éternelle trace de ma libération des broutilles de la vie quotidienne. Depuis ce jour, je suis devenu sans pitié, un tueur à gage, un vrai. Même si j’éprouve encore une forte attirance pour la nature et mes semblables, la mort n’est plus mon ennemie, elle est devenue ma mère protectrice. Là où je passe, beaucoup trépassent. Mais pourquoi donc tuer sans but ? J’ai donc décidé de purger ce monde de tous les criminels qui le peuple, moi en dernier. Je les traque sans merci, n’écoutant que ma soif de vengeance, ce sont des hommes perfides qui m’ont poussé à abandonner mon humanité et ils le payeront.
Pour ce qui est de mon masque, ce n’est qu’un moyen de cacher mes plaies et d’effrayer mes cibles, voilà tout, je ne l’ai jamais retiré, je ne compte pas le faire un jour.

  • Compagnon :

Un hibou grand-duc que j'ai découvert, à l'agonie, dans un marais. Après lui avoir prodigué des soins durant plusieurs jours, je me suis lié d'une forme d'amitié, que je pense réciproque, avec cet animal et je l'ai nommé Maeglin, ou "Œil vif" dans la langue des Humains, en référence à ses yeux de la couleur des blés dorés.
Cet oiseau a un magnifique plumage noir, complété de quelques reflets gris acier, lui donnant l'aspect d'un corbeau silencieux et meurtrier. Il est devenu mon compagnon de chaque jour.

Midgard

--- Joueur...

  • Pseudonyme ou Prénom : Drazh (Ou Hugo pour les intimes ... ou pas). Je suis de retour pour jouer un personnage complètement opposé à mon Nain chéri, vive les schizos !
  • Âge & sexe : Je vais pas me répéter.
  • Expérience Role Play : Trois mois je pense, grâce aux vénérables conseils de tous les, vénérables aussi, membres du forum.
  • Code secret de la charte de Midgard :
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MessageSujet: Re: [Archer] Aegan Fëanor ~ Right behind you my dear. Jeu 28 Fév - 8:47
J'ai encore pris un véritable plaisir à lire ta brique, Drazh !

*Dis, je crois que je vais continuer à t'appeler comme ça, je crois que je n'arriverai pas à me faire au fait de t'appeler Aegan *
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MessageSujet: Re: [Archer] Aegan Fëanor ~ Right behind you my dear. Jeu 28 Fév - 8:49
Si Aegan il y a ma chère, si je pouvais m'auto-valider ce serait déjà fait
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MessageSujet: Re: [Archer] Aegan Fëanor ~ Right behind you my dear. Jeu 28 Fév - 9:27
OMG mais cette musique violente qui se lance AUTOMATIQUEMENT dès qu'on ouvre cette fiche... ça m'a tué deux fois. ='(
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MessageSujet: Re: [Archer] Aegan Fëanor ~ Right behind you my dear. Jeu 28 Fév - 9:31
Ah ça du bugger un peu ... je l'avais programmée pour que le volume ne soit pas trop fort --"
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MessageSujet: Re: [Archer] Aegan Fëanor ~ Right behind you my dear. Mar 5 Mar - 0:50
Seyren : Je veux le même carquois pour Eliel ! C'est qu'elle ruine la guilde avec ses foutues flèches... ;__;


Que dire ? J'ai toujours adoré tes textes et plus tu écris sur Midgard, plus je ressens cette passion et cette progression !

Faudra vraiment que je trouve un temps mort pour jouer avec Aegan ! Ce personnage est vraiment intéressant, il me rappel un peu Loki pour le côté MYSTIK.

Fiche validée.
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MessageSujet: Re: [Archer] Aegan Fëanor ~ Right behind you my dear.
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