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De la chaleur, des dunes et des ruines !

MessageSujet: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Jeu 28 Mar - 11:05



Le départ avait été sonné comme le glas d'un renouveau. En quête de vengeance, Vàli avait fait ses bagages en prévention d'un bien long périple. C'est ainsi, la tête remplie de bien des idées, qu'il passait les portes béantes du royaume d'Hangor. Deux gardes le saluèrent tandis qu'ils décroisaient leurs haches sanguinaires. Les saluant au passage, il leur offrit un sourire de gratitude et tourna les talons en direction du désert de Moctar. D'après sa petite étude cartographique, ce désert était un passage obligé pour aller à sa prochaine destination : Tubalcain. Bien sur, ce n'était pas son premier voyage là-haut. Il y était allé pour récupérer une pierre volcanique - celle qui a forgée la belle lame accrochée à son ceinturon - alors y retourner ne serait pas vraiment compliqué. Toutefois, y aller à pieds était une grande première. La grande aventure ! Se disait-il, la mine réjouie. Pas de caravanes marchandes, pas de dromadaires, juste tes pieds mon cher Vàli.

Quelques kilomètres plus tard...

Son front perlait à présent de grosses gouttes de sueurs. Un voile blanc - ou un capuchon - ornait sa tête telle une protection contre les pesants rayons du soleil. Qu'il faisait chaud ! L'intérieur du royaume jouissait d'un petit vent mais là, au coeur des innombrables dunes, rien. Pas une once de courants d'airs. Passant délicatement son bras sur son front, il essuyait tout ça et porta à ses lèvres sa gourde. Une gorgée, deux gorgées, trois gorgées, il se stop pour rapidement la ranger. Econome dans l'âme, il se sustentait du minimum comme cela il pourrait tenir plus longtemps. Du sable, encore et toujours. Ses pieds, bien que protégés par de hautes bottes, commençait à chauffer. Le poids de ses affaires commençaient également à peser sur son dos d'Apollon.

« Chaud...si seulement je contrôlais la glace, je me serais fait une glace mais là, du feu...Si seulement il y avait un oasis dans le coin ! »

Il ne pensait plus qu'à ça. Une pause, un mare où il pourrait se prélasser de tout son long tout en restant à l'ombre des plantes aux feuilles si fraîches et opaques. Il secoua la tête et marchait toujours en une ligne droite, aussi droite que pourrait l'être...Rien, en fait. Le ciel n'était qu'une immensité de bleu et de rayons lumineux. Pas de nuages, pas de petits cotons gazeux, rien pour les couvrir. Tant pis, il continuerait quand même sa route tant que sa volonté le lui permettrait. Soudain, alors qu'il se laissait glisser le long du sable, au diables les grains qui se faufileraient dans ses sous-vêtements, il vit au loin un lieu hors du commun. Après des kilomètres de marches, il venait de tomber sur des vestiges incroyables : Des ruines ressemblantes à un démon tapis au coeur du désert. Ces ruines, à l'apparence de géant, s'ouvraient en deux édifices principaux : Deux bras pour simuler une allée et une gueule géante ouvertes en grandes, sans doute était-ce l'entrée.

« Oh la vache ! C'est la première fois que je remarque un truc pareil...c'est...génial ! »

Ainsi donc, il se rattrapa, se leva et se dirigea vers l'entrée qui semblait si lointaine encore. Encore et toujours poussée par cette curiosité qui lui coûtera la mort un de ces jours. Son regard d'aigle féroce avait déniché au loin une parcelle d'ombre. De l'ombre offerte par l'un des "bras" construit là. La motivation s'envole et il court en tenant toutefois ses affaires fermement. La fraîcheur pouvait, maintenant on le sais, pousser les hommes à devenir acharnées et têtus comme des mules. Se rattrapant de peu après avoir trébuché, il sauta pour atterrir sur cette parcelle. C'était l'extase suprême ! Un soupir de soulagement, il s'essuya une nouvelle fois et vida la moitié de sa gourde ce coup-ci.

« Ahhh ! Bordel, que ça fait du bien ! »



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MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Sam 30 Mar - 23:08
La chaleur était étouffante ce jour-là. Le vent sec soulevait le sable des dunes pour en former de nouvelles un peu plus loin. Le soleil était imposant dans le ciel bleu sans aucun nuage. Il n'y avait que du sable depuis une bonne heure. Faörih avait décidé de faire une ronde des villes pour pourfendre quelques hors-la-loi. Quand bien même elle savait que peu d'Humain méritaient d'être épargnés, elle voulait toujours s'accrocher à quelque chose qu'elle connaissait. Cela faisait pas mal de temps que ses certitudes s'étaient brisées et évaporées comme le sable emporté dans le désert. C'était frustrant, et cela la déstabilisait. Mais elle ne voulait pas y penser, juste vivre au jour le jour sans se prendre la tête.

Après sa visite à Lumïa, la griffonne était partie vers Tubalcain. Et elle devait traverser le désert, bien sûr elle aurait pu le faire en volant, mais elle volait beaucoup ces temps-ci, et un autre problème plus grave l'empêchait de faire le voyage: la nourriture. En effet, sous sa forme originale, elle ne pouvait rien transporter, ni eau, ni nourriture. Et dans le désert, c'était ce qui manquait le plus. Le voyage sous forme humaine était donc plus pratique pour elle. Mais elle n'était pas stupide non plus et avant de partir, elle avait acheté une cape blanche à capuche large pour protéger sa tête du soleil. Malheureusement, elle ne pouvait rien faire pour empêcher le vent d'envoyer du sable dans ses yeux vairons et faire fouetter ses longs cheveux tressés derrière elle. Mais encore ce problème avait été réglé en mettant ses cheveux dans sa capuche.

Après trois bonnes heures de marche dans le sable, Faörih commençait à fatiguer mais aussi le sable qui s'était glissé partout dans ses vêtements l’horripilait au plus haut point. Elle voulait se reposer et se secouer. De plus, il était dur de boire quand du sable entrait dans sa bouche dès qu'elle l'ouvrait. Il fallait qu'elle trouve un endroit où s'abriter. Mais elle ne voyait rien autour d'elle à part ces grains qui tourbillonnaient en soulevant sa robe et sa cape.

-Au diable le sable et le vent! Nature, tu peux être aussi emmerdeuse des fois, grommela-t-elle.

La griffonne avait appris il y a pas longtemps des insultes, des mots qu'on utilisait quand on était fâché ou ennuyé, c'était humain de faire ça. Et, même si elle ne voulait pas devenir humaine, elle trouvait cette coutume assez drôle et le faisait quand même. Sa capuche s'abaissa encore une fois, libérant sa tresse enfermée dedans. Faörih soupira et la remit d'un geste sec. Elle décida de courir, elle aimait bien courir, même si dans le sable elle avait l'impression de s'enfoncer à chaque pas, ce qui était un peu le cas de toutes manières. Elle courut, elle courut le plus vite possible, tout droit, sans s'arrêter et tête baissée. Son épée claquait contre son dos, des même que ses cinq gourdes contre sa hanche. Il y en avait encore trois remplies, et elle se félicitait d'en avoir autant. Mais, soudainement, le sol sembla disparaître et elle tomba. Elle glissa sur plusieurs mètres au bas de la dune d'où elle venait de trébucher. Elle ferma les yeux pour ne pas en avoir partout. Quand elle finit sa descente de piste, elle rouvrit les yeux lentement, attendant que le nuage de sable qu'elle avait soulevé se dissipât.

Elle resta assise sans bouger en voyant se qui se dressait devant elle. Un démon de pierre. La griffonne paniqua en empoignant son épée. Mais elle se rendit compte qu'il s'agissait du temple du désert. Son maître lui en avait parlé une fois, mais elle ne l'avait jamais cru jusqu'à ce moment-là. Elle se leva lentement sans quitter du regard cet édifice magnifique. Il était vieux, cela se voyait, mais il ne risquait pas de s’effondrer de sitôt. Elle s'approcha de lui en le contournant, elle n'avait pas envie de rentrer dedans, elle savait que des créatures rôderaient dedans ou que des pièges s'y trouveraient. C'était certain. La griffonne n'était pas d'humeur à se battre, elle était fatiguée et pleine de sable. Autant trouver un endroit où le vent ne passerait pas pour se secouer et boire sans manger de la poussière. Elle scruta le temple méthodiquement. Elle ne voyait rien pour l'instant. C'est alors, au moment où elle allait abandonner et rentrer dans l'édifice, qu'elle vit une personne, cheveux au vent, courir vers le temple. Elle sourit en le voyant détaler comme un lapin vers le temple. Elle pouvait voir grâce à sa vue plus puissante qu'un humain qu'il tenait ses affaires pour ne pas qu'elles s'en aient. Son sourire s'élargit, elle le vit disparaître derrière un bras. Y avait-il de l'ombre là-bas? Sinon, pourquoi courait-il ainsi?

Elle se mit à courir de nouveau pour aller voir. C'était génial, elle avait trouvé un endroit propice. Enfin, ce n'était pas vraiment elle. Quand elle arriva à une vingtaine de mètres, elle s'arrêta, un peu essoufflée, et continua sa route en marchant tranquillement. En moins d'une minute, elle souriait en regardant, les yeux brillants de joie, la parcelle qui n'était pas balayée par le vent et le sable et qui de plus était à l'ombre. Sa capuche s'enleva encore, libérant une nouvelle fois sa tresse qui s'envola sur le côté, comme les pans de sa robe et sa cape. Mais elle s'en foutait, elle ne bougeait pas devant cette parcelle divine. Elle ne remarqua même pas le jeune homme par terre à deux mètres d'elle.
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MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Dim 31 Mar - 4:48



Les goûtes d'eau traçèrent leurs chemins sur les lèvres pour couler le long de la mâchoire et s'estompèrent au niveau de la glotte de notre cher forgeron. Content de cette petite pause si aguicheuse, il souffla un petit peu, tout en mettant ses jambes en tailleurs, et observa les alentours. Un petit grondement sonore se fit dans son bas-ventre et il dégaina un sandwich - fait rapidement avant son départ - de son sac. Tout en mangeant petit bout par petit bout, il scruta la gueule (l'entrée) du géant tout en s'imaginant le secret qu'il pourrait renfermer. La sandwich, merguez principalement, ne fit pas long feu et alla sustenter le monstre d'estomac qu'il avait. Soudain, un bruit, des pas, une silhouette au loin attira son attention.

« Hum ? Qu'est-ce donc ? »

Main plaquée sur son front pour agir comme une casquette, il vit à quelques mètres de là, une femme. Et quelle femme ! De taille moyenne, celle-ci arbore des magnifiques courbes. Fessier superbe, poitrine hypnotique et visage d'ange. Ses cheveux blonds ondulent sous le vent doux et délicat pour descendre le long de sa nuque s'unissant en une tresse magnifiquement faite. Ses joues, bien que poupines, se soulèvent en même temps qu'un sourire naturel et innocent. Une sorte de diadème de métal se dispose sur son front et fait contraste avec son regard plus que surnaturel ! Vàli en reste bouche bée en voyant cette caractéristique qu'elle possède. Des yeux vairons tout simplement. Ce regard lui plait bien et il se voyait déjà entrain de lui faire la cour. Se relevant et époussetant ses vêtements, il nota qu'elle avait à peu près la même tenue que lui. Quoi de plus normal quand on veut faire une balade dans le désert abruti ! , pensait-il en s'approchant béatement d'elle. Pourquoi le forgeron avançait ? Il ne savait pas mais c'était étrange, repensait-il, de voir une autre personne dans un coin aussi paumé que mystique. Ravalant sa salive, il lui adressa la parole d'une voix plutôt singulière et hydratée (surtout).

« Bonjour jeune demoiselle, étrange lieu pour se promener n'est-ce pas ? Que fais-tu ici ? Tu connais ce lieu ? Tu es une aventurière j'imagine ? Tu vas visiter ces ruines ? Elles n'ont pas l'airs rassurantes hein ? Quoique, moi aussi je pensais y faire un tour »

Arrêtes de lui poser des questions, crétin ! Ce n'est pas très délicat de ta part envers une demoiselle seule, sois plus galant vociféra-t-il promptement et intérieurement. En effet, ce n'était pas dans ces manières de poser autant de questions envers une charmante inconnue. Était-ce l'effet de la chaleur ? Du lieu, du désert ou de la femme qui tourmentaient maladroitement ces paroles ? Peut-être. Toutefois, il se recula et dirigea son regard vers l'entrée. Il en était certain maintenant, il allait y faire un tour. Puis, redirigeant ses perles vives et jaunâtres, il osa lui poser une dernière question, toute bête et crédule qu'elle était.

« Tu as faim ? Se promener dans le désert, c'est pas évident, je remarque que tu as des gourdes, c'est un peu plus mais de la nourriture ? J'ai quelques sandwichs, ça te dit ? »

Étrange manière d'aborder une femme avec de la nourriture, là, sous un soleil de plomb.





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MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Dim 31 Mar - 11:51
Il devait être construit en pierre de taille il y a très longtemps. Et justement, c'était la question qu'elle se posait, comment un ancien peuple avait pu construire un édifice si compliqué et avec tant de détail. Elle souffla d'admiration, puis elle sentit une odeur qui n'avait rien avoir avec le désert. Un homme. Elle baissa la tête et vit jeune homme qui la fixait depuis le sol, une main pour faire le pare soleil. Elle lui sourit et son regard capta immediatement les deux.yeux dorés qui la regardaient. Cete couleur était magnifiquet elle n'e avait jamais vu de pareille, elle se demandait si les rayons du soleil rendaient les iris flamboyants. Il était grand et musclé, ses cheveux étaient d'une couleur mauve mais aussi bleue nuit, elle ne pouvait pas définir ça exactement. Il ne portait pas d'armure lourde, ce qui était un bon point. Faörih détestait les armures lourdes. À la place il portait une tunique ample mais aussi une quantité de draps colorés. Son visage était taillé finement et arborait fièrement un sourire angélique. Il portait également des bijoux. Étrange, n'était_ce pas les femmes qui portaient bagues et colliers? Ou la griffonne n'avait-elle encore rien compris? Elle décida de laisser ce problème dans un coin de sa tête pour plus tard car elle était déjà ensevlie sous des questions venues de l'inconnu. Elle ne savait plus où donner de la tête, ne sachant à quelles questions répondre en premier. Mais il s'arrêta sans crier gare pour poser une question plus calmement. D'ailleurs, c'était une question bien stupide. Bien sur qu'elle avait de la nourriture. Qui aurait été assez inconscient pour ne pas prendre des provisions. Elle sourit et fouilla de sa main gauche entre sa cape et son dos. Elle entendit un bruit de métal et décrocha quelque chose. Non, elle n'était pas partie sans rien, mais elle n'avait pas pris des sandwichs, elle n'aimait pas le pain et encore moins la végétation. Elle sortit deux lapins morts de derrière elle en les tenant par un crochet enfoncé dans leur peau du dos. Les lapins étaient petits et facile à transporter, elle en avait chassé trois avant de partir. La griffonne avait déjà dévoré le premier un heure après son départ dans le désert. Elle avait trouvé ensuite une astuce pas mal pour les cacher du soleil et les laisser à l'air en même temps. Faörih sourit en se secouant de partout comme un chien. Un nuage de sable se forma autour d'elle. Après son nettoyage, elle soupira de contentement et s'assir lourdement à terre, jetant au préalable son épée jaune par terre. Enfin elle était propre, presque propre puisqu'au début, elle voulait juste enlever sa robe pour la secouer et enlever le reste de ses sous-vêtements. Mais maintenant, elle n'était plus seule et elle pouvait bien attendre encore un peu avant de le faire.

La griffonne remarqua qu'un silence s'était installé. Elle remit sa tresse correctement et la mit sur ses genoux. Elle remit de l'ordre dans ses pensées et essaya de se remettre toutes les questions en tête. Elle prit son habituel ton heureux, un léger sourire flottant sur ses lèvres:

-Bon, déjà, j'ai pris à manger, je ne suis pas folle, mais je préfère la viande au pain et à la salade! Donc, pour répondre à ta vague de questions, je suis en voyage pourTubalcain. t non, je ne vois pas ce qu'il y a de bizarre à faire ça! Je ne suis pas vraiment une aventurière, je voyage, je suis juste nomade. Non, je n'avais pas le projet de rentrer dans le temple, je voulais juste faire une pose! Sinon, je ne faisais que passer, je t'ai juste vu courir comme un lapin donc je me suis dite que tu avais trouvé un endroit cool pour se reposer. J'avais raison!  

Elle rit un court instant et puis reporta son regard vers l'entrée du temple. Il voulait le visiter? Qu'il le fît si cela lui faisait plaisir, elle voulait avant tout reposer ses jambes humaines fatiguées. La griffonne se déplaca pour s'adosser à la pierre que composait le bras du monstre et soupira en souriant et en fermant les yeux. Cela faisait du bien de pouvoir s'assoir et de ne pas avoir su sable partout. Faörih en profita même pour prendre une de ses gourdes et d'eb boire son contenu sans se retenir et en laissant même couler de l'eau sur son menton. Elle déposa son diner à côté d'elle en essuyant son menton. Elle regarda enfin l'inconnu. D'ailleurs, elle ne savait pas son prénom. Elle fixa une nouvele fois ses yeux couleur soleil avec joie et un doux sourire s'afficha sur ses lèvres. Ils étaient vraiment beaux. Surement car elle était un griffon, elle ne trouvait pas vraiment les autres hommes attirants, mais les yeux humains pouvaient des fois être magnifiques et cela rendait la personne aussi magnifique.

-Tu peux aller le visiter, mais il est surement rempli de monstre et de piège. Moi je me repose quelque minutes à l'ombre, ça doit faire trois heures que je marche!

Elle lui sourit et, sans détacher son regard du sien, placa ses mains derrière son crâne. La griffonne s'allongea em croisant les jambes et finit par fermer les yeux en souriant. Il n'y avait rien de mieux qu'un endroit chaud avec du vent, de l'ombre et pas de sable pour se glisser dans les vêtements. Les déserts étaient chauds bien sur, bien sur la chaleur n'était pas vraiment un problème pour elle, mais c'était quand même assez sec et par consequant, ça n'allait pas à Faörih qui préférait les climats tropicaux que désertiques. Ele s'étira sans changer de position et redevint immobile. Elle finit quand même par prendre la parole d'un air des plus paisibles.

-C'est un endroir génial, je suis heureuse de t'avoir suivie, même si du tout je ne peux plus emlever mes vêtements pour enlever le sable que j'ai partout.

Cela semblait totalement logique pour la créature de préciser ça. Enfin, elle disait ce qu'elle pensait au moment où elle le pensait. Pour elle, il n'y avait aucun mal à palrer de ça. Elle sentit son ventre gargouiller silencieusement. Super. Maintenant elle avait faim.
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MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Mar 2 Avr - 11:00



Elle étalait alors toute les réponses aux questions de notre forgeron, parlant promptement et souriant à l'extrême, presque niaisement. Finalement, la question sur la nourriture n'aura été qu'une sotte initiative de sa part (elle avait sortie deux lapins accrochés à des crochets) et Vàli en avait grandement surpris. Ses yeux s'arrondissaient tandis qu'il bavait légèrement devant l'un des lapins bien gras et dodus comme il les aimait tant. Son ventre refit alors son micmac et il nota que son sandwich précédemment avalé faisait pâle figure à coté d'une éventuelle cuisse de lapin. La jeune demoiselle - sans nom, il venait d'y penser - s'assied dans la parcelle d'ombre en passant à coté. Libérant sa tresse de son vêtement, se posant librement où il était. Elle continuait alors par delà les réponses à ses questions en lui avouant avoir marcher pendant trois heures. Ses attentions n'étaient que purs repos et tranquillités alors que Vàli aurait bien voulu aller faire un tour dans ces ruines. Et quant à avoir un peu de compagnie, il ne s'y refuserait pas. Il décela quelque chose d'étrange aussi dans le comportement de la jeune femme. Elle se tortillait discrètement devant lui. Et tandis qu'il se redirigeait vers elle, pour se rasseoir, la dernière phrase qu'elle lui fit accentua cet étrange malaise qui lui trottait en tête.

« C'est un endroit génial, je suis heureuse de t'avoir suivie, même si du tout je ne peux plus enlever mes vêtements pour enlever le sable que j'ai partout. »

Ainsi donc, le vent combiné aux petits grains de sables avaient eut raisons de ces vêtements et cela la gênait à divers endroits. Il fit un geste de la main comme pour chasser des idées mal placées, surtout à une rencontre si directe. Il rétorqua d'un ton paisiblement amical.

« En effet, l'endroit est plutôt atypique et magnifiquement bien foutu, je ne sais pas qui a conçu ses bâtiments mais ils ont bien réussit leurs coups ! Sinon..» Il toussota et admira encore une fois ce regard vairon si particulier « Pour tes vêtements, c'est vrai que c'est très dommage, sans vouloir jouer au grand coureur de jupons, vos formes semblent agréables et les grains se sables doivent être bien entravant dans ta tenue. »

Voilà, encore une fois, il démontra sa perversion sans vraiment le vouloir. Draguer toutes femmes qui pourraient se révéler aussi intéressantes que lui ou aussi belles que sa personne, voilà ce qui le faisait chavirer. Chavirer l'amour éphémère. Une nouvelle gifle dans le vide, dans les airs. Il se mit à sourire à son tour, tout aussi niaisement. Son regard venait se diriger vers l'un des deux lapins. Reprenant son souffle, il continua :

« Dis-moi voir, tu les manges cru tes lapins ? Tu as du matériel sur toi ou dans ta sacoche ? Si tu veux, ou si tu as faim, tu peux me demander, je possède un don "flamboyant". Des flammes peuvent naître où je le désire. Certes, il fait déjà chaud et il faudra mettre à l'écart nos réserves d'eaux mais je pourrais te faire cuire du bon lapin. Ça te dirait ? »

Après avoir terminé, il fit naître de légères flammèches sur le bout de chacun de ses doigts. Il mima quelques gestes tandis que les flammes dansaient à sa guise, embrasant même la main sans qu'aucuns cris, aucunes douleurs se fassent. Puis pointant son index vers le sol, il fit naître un cercle enflammé. Puis soufflant tout doucement, il fit disparaître tout ceci. C'était juste un exemple de ce qu'il pouvait faire, certes la chaleur avait augmentée de quelques degrés, certes il avait des idées en tête, mais c'était en cela que recelait tout l'art de ce forgeron si intellectuel.

« Voilà un peu de quoi je suis capable. Au fait, entre deux inconnus, il faut savoir faire les présentations non ? Je suis Vàli Gungnir, forgeron réputé à Hagor mais j'imagine que ma réputation n'est pas encore parvenu à tes douces et délicates oreilles n'est-ce pas ? Ça ne saurait tarder de toute façon ! »






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De la chaleur, des dunes et des ruines !

MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Ven 5 Avr - 6:07
Faörih réprimait autant qu'elle pouvait ses gargouillements de ventre. D'ailleurs, elle n'avait même pas de raison de le faire, mais elle le faisait. Le prénommé Vàli lui répondit d'un air gentil, ce qui rassura la griffonne. Elle savait que les humains avaient tendances à jouer la comédie, mais elle avait toujours une meilleure impression sur les personnes qui lui parlaient amicalement. Ce n'était pas vraiment un instinct, c'était plus une préférence. Il l'avait complimentée, ce qui l'avait fait sourire, personne ne l'avait jamais complimentée, mais elle avait déjà vu une situation pareille en ville et sourire était ce qu'il fallait faire, d'après elle. Mais était-ce seulement un compliment? Peut-être pas en fin de compte, mais elle n'avait pas le temps d'y penser. Elle avait retenu qu'il admettait qu'il y avait du vent ici, c'était ce qu'elle avait principalement retenu même si cela n'avait pas grande importance.

Ensuite, il dit quelque chose qui demanda un arrêt du dialogue pour la griffonne. En effet, il lui demandait si elle mangeait ses lapins crus, mais il le disait d'un air qui montrait que ce n'était pas le cas. Et pourtant si. Dans les tavernes, elle mangeait la viande cuite, mais sinon, elle n'aimait pas vraiment ça et ne cuisait jamais sa viande depuis qu'elle en avait goûté lors d'un campement avec son amie Aaku. Mais elle se passait bien de cuisson, ça lui faisait perdre du temps et elle n'aimait pas perdre son temps dans les voyages. Marcher le plus vite possible et atteindre son but dans le moins de temps possible. C'était ce que Faörih faisait depuis qu'elle avait quitté son maître. Or, c'était lui qui lui avait conseillé de faire ça. Elle lui manquait toujours maintenant, ce vieux rabougri. Mais elle ne devait pas y penser , cela ne servait à rien. Elle reprit et vit qu'il avait la main en feu. Ses yeux s'agrandirent un instant, mais elle vit assez rapidement qu'il s'agissait de magie et qu'il ne sentait absolument rien. Elle fronça les sourcils. Un mage. Non, il n'avait pas l'air d'un vrai mage, il ne semblait en aucun cas lâche ou peureux, comme l'étaient tous les mages qui existaient. La griffonne voulut attendre un moment avant de prononcer son verdict. Peut-être qu'en attendant, il finirait par lui dire ce qu'il était vraiment. Elle ne savait même pas encore son nom, il n'allait pas tarder à lui dire. Il semblait être un homme avec de bonnes manières, vu son langage et ses vêtements.

Elle sourit en voyant les flammes danser sur le sol, du feu sans bois, juste sur du sable, c'était bel et bien de la magie. Elle semblait hypnotisée par le feu virevoltant, le feu n'était pas vraiment un élément très naturel et courant dans la Nature, peu d'animaux en voyaient dans leurs vies. Les dragons crachaient du feu, les éclairs provoquaient le feu. Mais maintenant, les Humains utilisaient le feu. Elle n'avait jamais vraiment aimé ces flammes rouges, mais ce n'était pas comme si elle en avait peur, elle n'avait jamais peur de rien. Alors, elle ne pourrait jamais de sa vie avoir peur de quelque chose qui n'était même pas vivant. Elle entendit soudainement le jeune homme reprendre la parole. Elle releva la tête pour regarder ses yeux de couleur soleil tandis que les flammes disparaissaient dans un souffle. Il lui dit plus ou moins implicitement qu'il savait faire de bien nombreuses choses avec son pouvoir.

Enfin il fit ce que Faörih attendait, il se présenta comme un homme noble, ce qu'elle aimait en fin de compte, car c'était les personnes qu'elle avait le plus observés et dont elle savait le plus de chose. Bien sûr elle savait qu'il y avait bien peu de noble par rapport à la population peu aisée de Midgard, mais elle ne l'avait pas vraiment fait exprès. Elle sourit en se tournant vers lui et en retirant ses mains de derrière sa tête. Elle aussi devait maintenant se présenter, comme le voulait la politesse. Elle baissa légèrement la tête.

-Je suis Faörih Xseih... Je viens d'une tribu nomade et je suis une voyageuse solitaire.

Elle releva la tête en la penchant sur le côté, son sourire s'élargit encore. Elle réfléchissait, Hagor... Elle s'y était déjà rendue plusieurs fois, mais elle restait toujours dans les rues et dans les tavernes, jamais elle n'était allée dans un magasin d’arme ou chez le forgeron, elle n'en avait pas besoin, son arme était toujours en bon état, et de toute manière, elle n'aimait pas qu'on touche à son épée. La dernière fois, une certaine jeune fille l'avait gelée sans le faire exprès. Non, elle ne connaissait pas de forgeron, pas un. Mais comme il l'avait dit, cela ne saurait tarder, à vrai dire, c'était fait en ce moment même.

-Non, je ne vous connais pas, je ne suis jamais allée chez un forgeron de ma vie. Mais enchantée de vous rencontrer Vàli Gungnir. Et, oui, vous pouvez cuire les lapins si vous le voulez, j'allais les manger rapidement de toute manière!

Elle lui lança les cadavres. Mais elle se rendit compte qu'elle allait forcément devoir cuire les deux, puisqu'elle allait en manger un entier, et lui devrait prendre l'autre. Mais non, une humaine ne mangerait pas tout un lapin d'un coup, si? Elle n'en savait rien en fin de compte! Peut-être devait-elle garder un lapin pour plus tard? Elle ne savait toujours pas combien de temps il lui faudrait pour arriver à Tubalcain. Elle jeta un coup d'oeil aux ruines, que pouvait-il y avoir? Il était vrai que cela l’intéressait un peu pour finir. Peut-être y irait-elle faire un tour avec le forgeron pour voir, c'était quand même intriguant de voir ça, et puis, si elle découvrait quelque chose, elle pourrait le raconter à son maître. Et si elle trouvait de l'or, elle le donnerait à son clan ou au vieux, elle n'en avait pas vraiment besoin, elle. Elle pouvait vivre sans rien acheter sans mal. Il arrivait même que des marchands la récompensaient pour son aide contre les voleurs et hors-la-lois, elle n'avait pas de problème, mais elle voulait faire plaisir à sa famille adoptive. Elle regarda le ciel bleu d'un air pensif. Il fallait encore qu'elle les retrouvât, eux. Ils étaient toujours sur les routes, sans jamais s'arrêter plus d'une semaine, elle avait tout appris avec eux, elle voulait les remercier pour tout ça.
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De la chaleur, des dunes et des ruines !

MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Lun 8 Avr - 10:04



Ainsi donc elle n'avait aucune notion de forgeage, de nom ou encore d'autres particularités de la rude discipline ? Vàli poussa un léger soupir d'exaspération tandis qu'il s'imaginait lui en faire un cours des plus complets et ainsi mieux lui faire comprendre l'importance des forgerons au sein des cultures. Mais il ne fit rien de tel, privilégiant la nourriture qu'elle lui avait lancée. Ils avaient échangés leurs identités, comme le bon peuple voulait que ça se fasse. Il tiqua un instant, prenant un air perplexe, quand elle lui expliqua sa provenance. Une tribu était censée être soudé non ? Et pourtant elle accolait à ce mot, voyageur solitaire. C'en était étrange mais, encore une fois, il ne releva pas. Faörih, ça sonnait doucement comme le mot "fée", un prénom ma foi bien choisis et élégant. Elle lui jeta les lapins alors il se releva rapidement, les prit en mains, et les enflamma un quelques secondes seulement. De douces volutes s'élevaient dans l'ombre du bâtiment tandis que l'odeur alléchante des lapins venaient caresser leurs narines pour creuser encore plus leurs appétits.

« Voilà ma manière de cuire les aliments lors d'un repas extérieur. Deux gibiers bien cuits et bien dodus. Tiens, je te file le tien mais je ne sais pas si tu manges l'intégralité ou non. Pour ma part, en tant qu'homme, il va de soit qu'un lapin entier sustentera facilement ma faim. »

Portant à sa bouche taillée finement, il arracha une partie de la chaire, légèrement velu mais cramé comme il se devait, et avala le morceau dans un soulagement des plus chaleureux. Manger autre chose qu'un sandwich froid était plus que merveilleux. Une gorgée de sa gourde - il termina le tout finalement - et il jeta celle-ci près du mur. Vàli, de sa bouche à demie remplie, observa avec tranquillité la jeune femme aux boucles dorées. Un vent venait les rafraîchir un instant et il détourna son regard vers l'horizon. Soudain et étonnamment, une nouvelle silhouette les observait un peu plus loin. Complètement revêtue d'un paréo et d'un capuchon englobant sa tête, elle était là, sans osciller d'un poil, à la regarder. Des mèches écarlates se balançaient, tel un vieux pendule traçant sa route de gauche à droite, grâce au vent. Des iris plus qu'étranges le transperçaient et il ressentit un sorte de mal être.

« Euh...salut ? Tu as été attirée par le lapin ? Tu en veux un bout ? » osait-il lui lancé, avec un certain pressentiment qui faisait naître en lui une sorte d'assurance mal placée.

Elle bougea alors et fit quelques pas vers les deux protagonistes. Vàli aperçut alors une sorte de bâton ornée, il en était sur d'un seul coup d'oeil, d'une émeraude plutôt bien taillée malgré quelques égratignures et d'une sacoche plutôt bien remplie. Le forgeron, en dépit des efforts et de sa patience ainsi que de son aversion grandissante, lui tendit le lapin. Il était prêt à lui reposer la question quand soudain, elle parla :

« Tromal. » murmurait la silhouette.

Le visage de l'homme affichait une expression d'incompréhension et semblait essayer de comprendre. Mais en vain. Elle répétait encore cela deux ou trois fois tandis que le vent augmentait de puissance. Pointant l'entrée des ruines, elle disparut d'un seul coup, sous leurs yeux étonnés. Vàli se retourna alors vers Faörih, paumé comme jamais.

« Faörih...tu as compris là ? J'ai pas tout saisi, elle était là depuis combien de temps !? Elle est où ? Merde ! J'aime pas quand je comprend rien. "Trop mal" ? Elle avait "Trop mal" ? C'est ça ce qu'elle voulait nous dire ? »

Il avait posé la lapin sur le sol et scruta les alentours à la recherche de ladite silhouette. Elle était réapparue à l'entrée des ruines, à une dizaine de mètres d'eux.

« On y va ? »



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MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Mer 10 Avr - 23:28
La griffonne regarda la viande crue si bonne cuire sous la magie du forgeron avec un pincement au coeur. De la si bonne viande partie en fumée! Elle se mordit la lèvre, l'odeur était certes un peu appétissante, mais bon, elle n'avait pas envie d'en manger quand même. Il n'y avait même plus le sang du lapin qu'elle aimait tant avoir dans la bouche en mangeant! Vàli lui donna le dernier lapin qu'elle avait attrapé. Il soutenait qu'il pouvait en manger un entier, comme prévu, malheureusement. Faörih le remercia d'un signe de tête et se mit à dévorer très rapidement le lapin. C'était plus facile de manger quand elle était un griffon, puisqu'elle le gobait avec les os et la fourrure, mais la il fallait épargner plein de chose qu'elle n'arrivait pas à manger sous forme humaine. Gaspillage qu'était ceci, mais elle ne pouvait pas faire autrement malheureusement. En une grosse minutes, elle avait presque terminé son reps, elle en avait aussi plein les doigts.

Faörih leva la tête pour regarder ou en était le forgeron mais il était occupé à autre chose. Sa tête était tournée vers le désert, la griffonne suivit son regard pour tomber sur une silhouette encapuchonné un peu plus loin. La griffonne sentit tout de suite que quelque chose n'allait pas, cette silhouette n'était pas normale. Elle plissa les yeux, c'était une jeune fille en cheveux ardents et aux pupilles écarlates . Son âge était impossible à déterminer, mais elle semblait être au moins majeure. Faörih attrapa son épée qui était par terre, son instinct la rendait méfiante, cette fille n'avait rien de normale. Pourtant, Vàli l'interpella d'un ton neutre, qui si de rien était. Ne l'avait-il pas senti? Il n'avait pas senti cet atmosphère étrange? Peut-être était-ce du fait qu'il n'était pas une créature. Du moins, il lui proposait de la nourriture. La griffonne regarda les maigres restes de son repas puis haussa les épaules en le jetant par dessus celle-ci, il n'y avait plus rien pour elle avec ce lapin là. Hé, il voulait lui offrit son lapin? Mais c'était le sien! Enfin, tant pis, il l'aurait fini de toute manière.

Pourtant, après un silence pesant où personne n'avait ni bougé, ni parlé, la jeune femme prit enfin la parole. Et franchement, si c'était pour dire ça, elle aurait mieux fait de se taire. Tromal, c'était un mot inconnu pour la griffonne, mais peut-être voulait-il dire quelque chose. Ou était-ce "trop mal" qu'elle voulait dire? Parler était si compliqué! Faörih soupira et allait s'approcher d'elle pour la secouer un peu, elle était peut-être cassée? La griffonne regarda Vàli, il semblait aussi largué qu'elle, ce n'était donc pas un mot existant. Faörih haussa les sourcils alors qu'elle le répétait encore plusieurs fois, que leur voulait-elle à la fin? L'inconnue pointa la gueule ouverte du golem de pierre sans vie les ruines? Le temps que Faörih retournât la tête vers elle, elle avait disparu. Génial , que venait-il de se passer à l'instant? Elle n'eut pas le temps de réfléchir qu'elle était déjà ensevelie de questions venant du forgeron, il était autant si pas plus curieux qu'elle. La griffonne essayait tant bien que mal de répondre à ses questions mais elles s’enchaînaient trop vite.

Il se stoppa enfin en voyant que la silhouette était réapparue plus loin, et comme Faörih s'y était attendue, juste devant l'entrée des ruines. Elle sourit, en fin de compte, elle allait y aller. La griffonne se leva lentement en remettant son épée dans son dos. Elle remit sa tresse dans sa capuche avant de mettre celle-ci sur sa tête. Ils allaient donc partir à l'aventure. Elle se retourna vers le forgeron tout impatient devant ce mystère. Elle aussi l'était, elle était vraiment curieuse de voir de quoi il s'agissait vraiment.

-Très bien, si cette demoiselle semble nous appeler, allons voir ce qu'elle veut nous montrer!

La griffonne lui sourit et regarda avec tristesse le lapin à moitié finit par terre dans le sable, quel gaspillage quand même...
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MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Jeu 11 Avr - 3:36



L'encapuchonnée s'était téléportée devant l'entrée des ruines monstrueuses. N'accordant aux regards à nos deux protagonistes, elle ne faisait que murmurer le mot "Tromal". Faörih, s'étant déjà préparée et munie de son épée, s'apprêtait à partir en sa direction. Notre cher forgeron récupéra donc ses quelques affaires, à la hâte, remettant tout sur son dos puis partit à l'aventure. Dire que le déclic aura été une étrange personne. Le lapin laissait voguer son odeur suintante tandis qu'ils s'éloignaient de l'ombre si fortuite qu'ils avaient eut besoin pour se reposer. Fixant du regard la silhouette dérobée aux quelques rayons du soleil, Vàli crut la voir se retourner mais ce n'était pas le cas. Elle avait de nouveau disparue. Un peu de sables venaient s'engouffrer dans les bottes du forgeron tandis que la gueule, courbée de dents en pierres, s'annonçait devant eux. De loin, c'était vraiment surprenant de voir un tel lieu mais de près, ça l'était encore plus. D'une hauteur, à vue d'oeil, d'une dizaine de mètres, on pouvait voir dans les yeux massifs, des amoncellement de sables qui tombaient avec le vent. On aurait dit qu'il pleurait tant cela rendait le visage réel combiné au sable.

« Sacré lieu quand même ! Quelle bonne idée de construire des ruines en prenant exemple sur l'anatomie humaine ! T'as vu, Faö - si tu me permets ce diminutif - on dirait qu'il pleure ! Allez, ne perdons pas de temps, cette "personne" vient de disparaître, encore une fois. » Hurlait-il avec joie tandis qu'il mettait un premier pied à l'intérieur de la "gueule".

C'était, étrangement, comme si cette gueule aspirait les ténèbres en elle. Le pied du forgeron avait disparut, ne laissant qu'une mi-hauteur de sa cuisse visible. Jetant un regard à Faörih, il décida d'utiliser le feu - Ignis Memoris - pour y pénétrer totalement. Sa main se courba tandis que de belles flammes naissaient pour illuminer l'intérieur d'une éclatante lumière. Poussé son courage, il entra alors totalement et avança avec une prudence incertaine. Et si la femme réapparaissait pour les attaquer, fatalement ? Elle avait déjà l'air assez louche comme ça alors l'hypothèse d'une attaque était tout à fait possible.

Mais rien, aucune attaques, réactions ou paroles. Juste le son du vent qui s'engouffre et frotte les parois avec nonchalance. D'ailleurs ces murs paraissaient en moins bons états que l'extérieur et on pouvait discerner pas mal de fissures, dû au temps sans doute. Vàli se retourna, encore une fois, vers Faörih pour voir si elle le suivait.

« Bon bah en tout cas, on va se faire une petite promenade dans les ruines. De toute façon, même si il n'y aurait pas eut cette "femme", j'y serai allé ! Et toi, finalement, tu es venue, c'est chouette ça. » dit-il en glissant un sourire dans la conversation.

Il continuait alors de marcher. Tout droit, sur des dalles où du sable glissait entre chaque, il regarda tout autour de lui. Pour l'instant, il n'y avait pas grand chose d'intéressant. Juste un long couloir avec des sortes de banderoles à moitiés bouffés par les affres du temps. Ces drapes tombants avaient des symboles dessus mais aucuns ne disaient quelque chose au forgeron dont les flammes éclairaient toujours, par ci, par là, le couloir. Sa main raidie vers l'avant finit par trouver quelque chose d'intéressant. Une porte circulaire renfoncée dans le mur. Pas de poignets, pas de leviers ou autres moyens d'ouvrir une porte, c'était juste un rond creusé dans le mur. Un rond qui terminait un couloir ressemblant plus à une impasse qu'à autre chose.

« Euh...une impasse ? Y a rien d'autre que cette porte circulaire dans le coin ? Doit bien y avoir un interrupteur caché ou quelque chose non ? Comment elle a fait l'autre là ?
» se demandait-il en frottant sa main de libre dans ses cheveux et en tournant son corps vers sa compagne qu'il aurait presque put oublié tant les ruines aiguisaient son attention.
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MessageSujet: Re: De la chaleur, des dunes et des ruines ! Mer 17 Avr - 3:08
Le forgeron ne s'était pas fait prier et était parti aussi vite que possible vers l'entrée des ruines. La griffonne l'avait suivit d'un air content, mais jamais trop pressée. Ils avaient tout leur temps, et cette fille ne rassurait pas du tout Faörih qui était de plus en plus méfiante. Etait-ce un fantôme? Pour disparaître ainsi, ce devait être ça. Faörih se maudit encore de ne pas pouvoir ressentir ce genre de chose, pourquoi elle, une créature magique, ne possédait pas de magie? En tout cas, aucune magie utilisable de son plein grés? Elle soupira en suivant Vàli à la trace. Une exploration d'un temple magnifique, ça pouvait lui changer les idées en fin de compte. Un sourire heureux se dessina sur ses lèvres et elle le rattrapa joyeusement.

Ils arrivèrent assez vite à l'entrée où, sans surprise, la jeune femme aux cheveux écarlates avait disparu très rapidement, les incitant encore à pénétrer dans cet édifice gigantesque. Le sable semblait, comme le souligna Vàli juste après, former des larmes. Faörih était vraiment époustouflée par ce spectacle grandiose. Elle se dit que peut-être, les humains pouvaient faire autre chose que des choses stupides et méchantes. Et encore, elle ne savait même pas si c'était des humains qui avaient construit ce temple abandonné. Cela pouvait être les elfes, ou était-ce vraiment un golem qui s'était fait "tuer" à cet endroit et laissé là, n'ayant pas beaucoup d'autre solution.

Sans attendre plus longtemps, elle emboîta le pas au forgeron. L'intérieur du temple semblait plus vieux, plus usé. C'était étrange cette dégradation. Faörih passa ses doigts le long du mur en continuant à avancer. Ils étaient à la fois rugueux et lisses. Elle passait ses doigts sur le reste des étoffes qui pendaient encore aux murs. Ils étaient toujours un peu doux malgré le ravage du temps, orné de symbole inconnu au bataillon de Faörih. Le sol était sans piège, sans sable, sans débris. C'était complètement désert, comme si tout avait été lavé et emballer pour partir sans se presser. C'était un peu lugubre sur les bords, avec la faible lumière qui passait elle ne savait où. Et plus ils s'enfonçaient, plus il faisait sombre. Tout droit, c'était juste un grand couloir assez large sans aucune autre chose pour venir changer la monotonie qui s'était installée dans leur voyage. Le forgeron lui, ne semblait pas du tout lassé par ces ruines, mais plutôt absorbé et dans une bulle qui l'excluait, elle. Mais cela ne la dérangeait pas, elle aimait aussi l'étrange calme et la sérénité des lieux. Elle n'avait pas envie de parler, elle n'en avait pas besoin. Et puis il n'y avait rien à dire. Ils marchaient vers un destin incertain.

Malheureusement, ce destin se termina bien vite sur un mur qui ressemblait en tout point aux autres, sauf qu'il leur barrait la route. La griffonne s'arrêta à quelques centimètres seulement du mur. Vàli démarra son flot de questions habituel, ce qui fit sourire Faörih. Elle se retourna pour lui répondre, pour une fois.

-Je ne pense pas que cette fille soit réelle, mais il y a surement un passage quelque part! Cherche sur le mur de droite, je fais le gauche! Allez, on va le trouver ce bouton! Un levier, ou le truc qui permettra d'ouvrir un passage!

Elle lui fit un plus grand sourire et se mit à passer ses doigts sur les briques. Appuyant un peu partout sans vraiment savoir ce qu'elle faisait. Mais aux premiers abords, rien ne semblait vouloir ouvrir une quelconque porte. Elle soupira, étant revenue devant le mur qui faisait l'impasse. Elle mit un coup de pied dans les briques pour se passer les nerfs. Un grand bruit retentit, comme si quelque chose se brisait derrière le mur. Elle sourit et prit de l'élan en disant à Vàli:

-Tu m'aides? Autant défoncer le mur pour aller plus vite, je suis sûre qu'on y arrivera à deux!
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