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Compagnons d'infortune [Pv Tog]

MessageSujet: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Mer 1 Mai - 1:51
En une douce soirée d'été, alors que déjà, le soleil déclinait du haut de son royaume céleste teinté de couleurs d'agrumes et de rubis, de riches badauds s'affairaient à leurs affaires personnelles, le nez plongé dans des histoires de joyaux ou conversant avec des amis; tous passent de part et d'autre de marchands qui s’efforçaient de plier leurs derniers stands tu réputé marché hebdomadaire qui se tenait tout les dimanches sur la Grand Place de Lumïa. Au centre de ce cercle de pavés, non loin des jardins finement entretenus qui mènent a cette mairie comme lustrée de poudre d'or, se tenait debout, immobile, un jeune garçon, apparaissant tel un fantôme parmi tout ces hommes pressés et occupés; sa chevelure blanche formait un admirable binôme avec sa peau de porcelaine, de même que l'ambre de ses yeux s'accordait avec ses fines lèvres rosées. Son regard se baladait de part et d'autre de ce lieu hors du commun, passant de la grande fontaine de pierre crachant des volutes d'eau à intervalles réguliers à l'entrée des parcs et leurs cimes boisées qui perçaient les murs de pierre, admirant toute ce charivari splendide qu'il n'avait jusqu'à lors pu qu'observer uniquement de l'autre côté des murailles, un goût d'amertume au fond de sa gorge serrée. Une haine sombre envers son père brûlait, cognait à tout rompre sur la cage thoracique de Samuel, pourtant, son visage juvénile restait fixe, droit et impassible, tel un masque de cire devant touts ces éléments qui auraient été à portée de main, si seulement il avait eu une famille normale - ou plutôt un géniteur normal. Le menton levé, le cou ouvert à la brise, il observait le ciel qui variait entre le saphir et l'or, pensif.

Son pas incertain résonnait sur les dalles lisses de la place centrale, et quelques cailloux tournaient entre ses doigts tandis que les commerçants avaient presque fini de plier bagage; son estomac gargouillait. Non loin de là, un homme entre deux âges tournait le dos a ses caisses de fruits en cours de rangement, discutant avec une collègue, et de belles pommes rouges et luisantes sous le soleil déclinant brillaient d'une lueur presque irréelle, probablement une hallucination. Dans ses habits du dimanche - en réalité sa seule tenue -, Samuel n'avait l'air que d'un enfant normal, sa veste de cuir tombant sur ses genoux, et il afficha un sourire angélique sur son visage; de cette façon, peu le soupçonneraient en cas d'une disparition inopinée ... Furtivement, son bras se tendit, et bien vite, le fruit de ta convoitise fut dans sa main; il la fourra rapidement dans sa poche.

- C'est 3 joyaux, petit.

- ...

Une légère et petite caillasse qui flottait légèrement au dessus de sa paume s'envola vers ses yeux cernés, accompagnée d'une volée de ses semblables, sans un bruit, alors que ses iris étaient toujours plantés dans les siens; soudain, tu fis volte-face au marchand qui se frottait les yeux en laissant échapper un chapelet de jurons. Mais déjà, ses comparses se lançaient à la poursuite de Samuel; ces pauvres hommes pleins de bonnes volonté tombaient tous à la renverse, un a un, manifestement sans avoir le temps de comprendre ce qui leur arrivait, au vu de leurs paroles haineuses et grossières. Un observateur serein et avisé, hors de cette pagaille, aurait pu distinguer les dalles larges se soulever soudain sous les pieds des belligérants qui tombaient à la renverse, la plupart recevant les blocs pierreux a nouveau sur le visage, une fois tout contrôle magique abandonné par Samuel qui courait toujours. Mais le physique du jeune homme n'était pas le type d'apparence qui passait inaperçu, et les bruits se mouvaient vite... Les marchands derrière lui seraient probablement inefficaces au vu du mur soudé qu'il venait de former derrière lui tel une barricade (à l'aide de dalles), mais la rumeur du fantôme de Lumïa allait vite se répandre.

Passant aux côtés d'un stand de charcuterie, ses yeux en quête de nourriture repérèrent un chapelet alléchant de saucisse, traînant tout près. Quitte à être un voleur, lu empoigna ces appétissants mets à la volée, les portions de viande reliées par de petites ficelles volant derrière toi. Tout-à-coup, non loin devant le petit fuyard, un jeune homme aux cheveux noirs marchait sans faire attention, les yeux plongés dans ce magnifique déclin du soleil qui arrivait a son apogée, flamboyant spectacle captivant les pupilles; ce manque d'attention fut fatal. Autour de Samuel qui était presque tombé sur le jeune homme, les citoyens arrivaient tout autour, ayant repéré le garçon chipeur. Tentant le tout pour le tout, il s'assit sur lui pour tenter vainement de l'immobiliser, sortit une pointe aiguisée de pierre attachée a sa veste et fit mine de le menacer. Il chuchota à l'attention de l'otage factice:

- Rends moi service, joue le jeu un instant, et ne dis rien! A l'intention de la foule hargneuse qui s'approchait dangereusement, il lança: - N'approchez pas ou je lui tranche la gorge, et j'en fais autant pour vous!
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Compagnons d'infortune [Pv Tog]

MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Dim 5 Mai - 9:25
J’étais de retour à Lumia, malgré moi, en cet agréable début de soirée. Cela n’était pas dans mes plans car on avait prévu, avec Béor, que nous partions dès que nous en aurions fini avec cette fille, Taomi. Mais le souci, c’est que j’avais perdu Béor pendant cette rencontre et que, petit à petit, j’avais fini par l’oublier. Ça me tracassait maintenant de ne plus le voir car c’est un fait que l’on ne se séparait plus d’une journée que rarement, et la dernière fois ça avait mal fini, dans la seule prison de GreenArrow, et je ne sais même plus pourquoi.
Je me dirigeais vers la terrasse où nous nous étions perdus. Béor était intelligent et il savait que si nous nous perdions il devait m’attendre là où je pourrais facilement le retrouver, cette terrasse est le premier endroit qui m’est alors venu à l’esprit. Je me prenais calmement le chemin menant aux rues marchandes, les yeux tournés vers le ciel. Le soleil se couchait depuis un moment, il prenait son temps tout en teignant les nuages de plusieurs tons de rouge. A ce moment, le soleil ne brulait pas les yeux mais je dus quand même un peu les plisser pour pouvoir le contempler plus longtemps. La lune se tenait juste à côté de celui-ci cachée par la lumière de son voisin, il fallait juste se concentrer un minimum pour la remarquer…

Puis, alors que je n’avais rien demandé, je fus percuté par un gamin aux cheveux blancs. C’est à peu près tout ce que je pus remarquer avant qu’il ne me saute dessus, sa couleur de cheveux et sa taille d’enfant. Il s’assit sur mon dos et essaya de m’immobiliser mais, vu sa force, un mouvement de ma part et il finissait sur le cul. Il mit alors une lame sous mon cou. Plus questions d’essayer de le dégager d’un geste, pensais-je. Je me posais encore des questions sur le pourquoi de cette agression quand des villageois nous encerclèrent, armés de bouts de bois ou d’outils d’artisanat.

- Rends moi service, joue le jeu un instant, et ne dis rien!

A l'intention de la foule hargneuse qui s'approchait dangereusement, il lança:

- N'approchez pas ou je lui tranche la gorge, et j'en fais autant pour vous!

Les villageois reculèrent d’un pas, puis avancèrent de deux. C’était prévisible, vu que ces gens n’en avaient rien à faire de moi et que le gars sur mon dos était un enfant, dur de prendre sa menace au sérieux… Comment pouvais-je l’aider ? Une idée me vint alors à l’esprit. Je pris l’initiative de me transformer dans ses bras, voulant le faire passer pour un mage. Il relâcha sa prise sous l'effet de la surprise mais je fis semblant de ne pas pouvoir m’échapper, en feignant d’être apeuré, je me débâtis, le griffant un peu et miaulant comme si on me marquait au fer blanc. Les villageois firent un bond en arrière.

- Faites attention, il a changé cet homme en animal, c’est un sorcier ! hurla l'un d'eux.
- Même un sorcier ne pourrait pas faire ça, il doit être un démon ! s'écria un autre.

Les villageois laissèrent tomber leurs armes improvisées et prirent leurs jambes à leurs cous. Soulagés, je soufflais un coup avant de sauter des bras du gamin et de me rechanger assis en face de lui. Il n’y avait personne dans la rue, tous avaient fuis. Je lui fis un clin d’œil.

- T’es la deuxième personne que je sauve cette semaine, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude…

Je me relevai et lui tendit la main pour l’aider à se relever, tout comme je l’avais fait avec Taomi.

- Je te demanderais bien qui tu es, mais je cherche un ami, là. Viens m’aider un peu !

Je venais à peine de le rencontrer, mais j’étais presque sûr qu’il allait me suivre, de un parce qu’il avait une dette envers moi et de deux parce qu’il devait avoir envie de me suivre, soit parce que je suis son premier changeling, soit parce qu’il est curieux de voir pourquoi je suis aussi familier avec lui ou qui est mon ami que je cherche… La curiosité est une grande faiblesse de l’homme, et elle l’est encore plus chez les enfants !
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Lun 6 Mai - 5:32
Lors de ma chute, j'eus tout le loisir d'examiner l'incompréhension du jeune homme sur son visage de porcelaine; ses cheveux plutôt courts et d'un ébène de jais dégageaient un parfum plutôt animal du peu que j'eus l'occasion de sentir, et ses traits fins ainsi que ses yeux noirs plantés sur moi me forcèrent d'admettre qu'il devait avoir un certain succès au près de la gente féminine. N'en menant pas large devant cette foule de badauds emplis d'une véhémence rare devant un vulgaire vol de saucisses, je jouai le tout pour le tout; sortant une lame de pierre de ma veste de cuir solide, je la plaçai directement sous sa pomme d’Adam, et je fus rassuré de constater qu'il formait un parfait otage factice. Cependant, la horde hargneuse de commerçants riches et avares de la cité de Lumïa n'avait pas l'air impressionnée par mon geste pourtant menaçant - en réalité, lorsque j'y réfléchissais, un enfant sur le dos d'un jeune adulte ne devait pas les hébéter à un tel point - et au final, ma position était plutôt défavorable.

Soudain, le jeune homme sous mon corps se changea en un petit chat tout à l'image de sa forme humanoïde, ce qui me surprit légèrement - j'avais déjà rencontré des changelings dans le passé, mais ils étaient morts - et, a mon plus grand étonnement, plutôt que de me filer entre les jambes, il fit mine d'être sous mon emprise, et miaulait furieusement dans mes bras; cet événement inattendu eut le don d'apeurer les vils habitants locaux. De leur voix éraillées à force de fumer la pipe et de brailler sur les marchés, ils s'écrièrent: - Faites attention, il a changé cet homme en animal, c’est un sorcier ! - Même un sorcier ne pourrait pas faire ça, il doit être un démon ! Estomaqués, les vils visiteurs véhéments virevoltèrent dans un spectaculaire demi tour, puis prirent leurs jambes à leur cou; je suppose que j'avais une dette envers le jeune homme, désormais. Vivement, il s'écarta de mes bras d'un bond véloce, et s'assit en tailleur devant moi après s'être transformé - je ne pus retenir la pensée qu'il était beaucoup plus mignon en chat - et me fit un clin d’œil. D'une voix douce et plutôt apaisante, il s'exprima à moi.

- T’es la deuxième personne que je sauve cette semaine, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude… Je te demanderais bien qui tu es, mais je cherche un ami, là. Viens m’aider un peu !

Je haussai un sourcil, incrédule. Pour quelqu'un qui venait d'être pris en otage, il restait bien familier. Il s'était levé d'un bond souple et agile, félin, m'invitant à l'accompagner, je le suivis; à peine avait-il le dos tourné que j'arrachai des dalles du pavement pour former Stephano, mon fidèle golem, par mes dons magiques. Devant ce boucan minéral, le jeune homme fit volte face; usant de mes talents de ventriloque, je fis "parler" le ramassis de pierres d'une voix caverneuse. J'aimais faire la nique aux inconnus. J'avais gardé un visage sans nulle trace d'expression.

- Je te remercie de m'avoir secouru.

///HRP/// Désolé de la taille, je voulais pas aller trop loin dans le RP
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Lun 20 Mai - 5:10
Je m’étais vite remis en route, espérant qu’il me suive. J’étais un peu pressé, je n’avais rien de prévu dans l’immédiat, en fait je n’avais rien de prévu du tout… Mais je voulais récupérer mon chat le plus tôt possible, et retrouver mon compagnon par la même occasion. Et puis lui non plus n’avait pas l’air pressé de voguer à une autre activité. Je m’avançai de quelques pas, quand j’entendis un bruit dans mon dos, un bruit étrange un tremblement de terre de grande ampleur mais sur une surface d’un mètre carré seulement. Du moins je pense que ça ferait ce son-là, je n’ai pas encore eu l’occasion d’écouter ce genre de catastrophe surnaturelle. Je me retournai, perdant l’équilibre pour finir sur le cul. Je regardai le golem de pierre se former devant moi, ébahis, et priai pour que ce ne soit qu’une illusion. Pourquoi ce truc apparaissait dans mon dos ? Je ne me connaissais pas d’ennemis capable d’une telle chose, et j’imaginais mal un passant m’attaquer avec cette chose pour seulement s’entrainer ou, encore mieux, s’amuser. Je jetai un œil au gamin derrière, il était impassible. Je compris à son manque de réactions que c’était lui. Mais pourquoi faisait-il ça !

- Je te remercie de m’avoir sauvé.

Je maintins un moment de silence de stupéfaction avant d’exploser de rire, finissant par entièrement m’allonger au sol. Je me redressais la larme à l’œil, me penchant sur le côté pour voir le mage et montrant le golem de l’index sans trop savoir pourquoi. C’était absurde ! Pourquoi, au lieu de se servir de moi pour faire peur à ses poursuivants, il n’aurait pas invoqué ça pour les intimider. Je me remis sur mes pieds, j’avais visiblement du mal à rester debout plus d’un moment ces temps-ci, et m’approchai du tas de cailloux pour le toucher, par simple curiosité. Il était tiède, peut-être était-ce dû à des émanations de magie, ou parce que le soleil tapait sur les roches qui le composent depuis un moment. J’optais alors sur l’idée de la magie, elle était plus fantaisiste.

- Comment fais-tu ça ? le questionnais-je, et en plus il parle ! Tu lui as carrément fait des cordes vocales en pierre ou c’est autre-chose ?

Il me répondit, mais je ne l’écoutais pas, j’étais occupé à tourner autour de l’humanoïde de rock en le tâtant par endroit, je le frappais de temps en temps sans trop savoir pourquoi. Je ne sais pas s’il en eut mare de ma curiosité ou si c’était pour économiser sa magie mais le golem s’effondra à moitié. Quand ce fut fini, le golem était toujours le même mais en plus petit. Il m’arrivait la taille et je pense pouvoir affirmer qu’il était à peine plus petit qu’un nain. Il se retourna et se mit à côté de Samuel, qui me regardait toujours d’un air impassible. La discussion n’allait sûrement pas être aisée avec lui…
J’allais me remettre en route en lui faisant signe de me suivre, mais un éclair de génie me stoppa net. Les marchands avaient fui la place dans tous les sens, ils ont dû prévenir les habitants de ce qui est arrivé, peut-être même que les soldats de la cité étaient à notre recherche. Enfin… à la sienne… moi je suis sensé être un chat. On ne pouvait donc pas quitter ce lieu sans déguisements. J’enlevai donc mon manteau pour le lui tendre

- Tiens, enfile ça et mets-en la capuche, tu ne dois pas te faire remarquer, je lui montre une ruelle, Va vers là, nous devrions retrouver Béor de l’autre côté.

Je me transformai alors en félin et je grimpais sur son épaule, comme si c’était normal, attendant qu’il me conduise à ma destination…
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Mer 22 Mai - 4:58
Dans un bruit de fin du monde, plus effroyable que ce à quoi je m'étais attendu, Stephano, à mes côtés, se forma; de toute sa hauteur - à vue de nez, j'aurais dit un mètre quatre-vingt dix -, et par ses pupilles d'or sans âme, il fixait le jeune homme devant moi. A la manière d'un chat, gracieux animal et redoutable chasseur, il se stoppa net à l'entente du son des pavés que j'arrachais à la terre, la tête légèrement rentrée dans ses épaules, et je savais l'ensemble de ses sens félins et leur acuité accrue aux aguets; il m'aurait semblé que même ses cheveux d'un noir de jais avaient cessé de se balancer doucement au gré de la brise tiède. Celle-ci poussait doucement les nuages dans le ciel azuré et post-printanier, et l'astre solaire y brillait dans toute sa fierté, tel une pupille de mon atronach. Il fit rapidement volte-face sur un pied; grossière erreur qui lui valut toute la crédibilité qu'il aurait pu acquérir au fil de ce sauvetage, et finit au sol.

Ses paupières s'étaient maintenant écartées à un point et une circonférence que je n'aurais pas cru possible, et il en était presque au point de laisser pendre sa mâchoire vers le sol; c'était la réaction attendue. Je n'avais plus des dizaines de moyen de m'amuser - ou plutôt je n'avais pas, je n'ai nul souvenir d'une source d'amusement - alors autant profiter des petites choses de la vie, comme la stupeur d'un pauvre garçon devant un golem minéral. Par exemple. Son regard se dirigea alors vers ma personne, gamin blanchâtre et plutôt petit, dont les pupilles s'accordaient avec ceux de son golem; une lueur de compréhension passa dans ses iris, probablement au vu de mon impassibilité - ou plutôt de mon petit sourire en coin - et il perdit un instant son sourire.

Cette accalmie ne fut cependant que de courte durée, car, quelques secondes plus tard, il éclata d'un rire franc et jeune, les épaules secouées par ses éclats d'amusement; il finit, n'en pouvant plus, par se retrouver totalement sur le dos, sa veste contre les pavés, littéralement hilare. Séchant finalement une petite larme au coin de son œil alors qu'il se redressait à la force de ses abdominaux, et finissant par retourner sur ses pieds - à la verticale -, le jeune homme s'approcha de moi et Stephano, par une curiosité évidente. Qui serait - à part moi, bien entendu - resté impassible devant un tel pouvoir, un tel degré d'ingénuité? Peu de gens. De ses doigts plutôt pâles, il effleura doucement le golem; à ma connaissance, il devait être tiède, sous l'effet de la puissance que dégageait ma magie; c'était simplement une légère perte d'énergie.

- Comment fais-tu ça ? Et en plus il parle ! Tu lui as carrément fait des cordes vocales en pierre ou c’est autre-chose ?

- Non, je suis ventriloque. Cela serrait impossible de lui créer des cordes vocales; j'aime juste surprendre les gens.

Mais le jeune homme - dont j'ignorais toujours le nom - n'avait pas l'air de m'avoir écouté. En effet, il vaquait autour des minéraux, tâtant de-ci de-là, tantôt le frappant, tantôt le poussant sans réelle raison. Soudain, une idée me vint à l'esprit. Je pouvais le raccourcir - le golem, s'entend - et le rendre plus petit comme un enfant. De cette manière, j'aurais toujours des dalles à proximité et une puissance de combat suffisante; en outre, je pourrais le compléter en cas de besoin. Soudain, il cessa sa danse loufoque pour me tendre son manteau, une veste en fourrure d'une bonne qualité, et je constatai sa chaleur en l'enfilant, comme il me l'avait indiqué d'un signe de tête.

- Tiens, enfile ça et mets-en la capuche, tu ne dois pas te faire remarquer. Va vers là, nous devrions retrouver Béor de l’autre côté.

Béor? Qui était Béor? Hm, tant pis. Cela devait être l'ami dont il avait parlé.

- Au fait, je suppose que tu ne peux pas t'exprimer, mais je m’appelle Samuel. Samuel Michaelis. Et je viens d'ici, de Lumïa... Enfin, pas exactement. Bref. Si tu désires me dire ton nom, tu pourras le faire plus tard.

Il était, sous forme féline, perché sur mon épaule; j'avais toujours adoré les chats. Je ne passerai pas mon temps à les décrire, car mon stock de superlatifs positifs n'était pas assez fourni, mais je les adorais vraiment beaucoup. Cependant, ce n'était pas le moment d'y penser, et je me dirigeai vers la ruelle qu'il m'avait indiqué du bras. Sombre et étroite comme la plupart des lieux de ce genre, elle débouchait une centaine de mètres plus loin dans une éclatante avenue, on ne peut plus bondée; je traversai ce boyau sombre, étroit et malodorant pour bien vite me retrouver dans l'artère immense et claire, immensément peuplée, et j'en venais presque à regretter le passage obscur. Je murmurai à mon épaule:

- Tu as une idée de la direction dans laquelle ton ami pourrait se trouver?
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Ven 24 Mai - 21:19
Lui aussi vécut à Lumïa ? Intéressé, je réfléchis pour voir si je n’avais pas un jour entrevu quelqu’un de sa famille – pas lui, vu qu’il était trop jeune à l’époque – mais rien ne me vint à l’esprit. C’était la première fois que j’entendais le nom de Michaelis où que je voyais ces traits si fins qui donnaient à cet enfant un visage d’ange. Un visage fort inexpressif, d’accord, mais un visage d’ange quand même. Mon nom semblaient l’importer, je n’oublierais pas de lui dire dès que je devrais quitter cette forme féline.

Nous entrions dans une ruelle sombre à l’atmosphère pesante. À peine sortit de l’artère que nous sentîmes un vent froid et humide nous caresser doucement. Il faisait presque noir même si le ciel que l’on pouvait observer entre deux toits ne s’était toujours pas teinté de son voile de nuit. Il entama sa traversée dont, depuis l’où on était posés, l’issue que l’on voyait n’était encore qu’une mince ligne. Elle n’était longue que d’une centaine de mètre mais, même d’un pas pressé, celle-ci prit plusieurs minutes. Quand nous pûmes enfin sortir de cet endroit fort peu attrayant, je pus admirer regarder la place où nous avions vu Taomi pour la première fois, Béor et moi. On pouvait y voir, à travers les fenêtres, les lumières des maisons déjà s’allumer à l’annonce du couché du soleil. Les gens rentraient chez eux, les ombres se mouvaient dans les résidences, plus personne n’errait dans les rues malgré l’absence de couvre-feux…

- Tu as une idée de la direction dans laquelle ton ami pourrait se trouver?

Je n’avais qu’une idée en tête, j’osais espérer que ce soit la bonne. Je sautais de son épaule pour atterrir avec grâce sur le sol, je tournai légèrement à droite et je me mis en route en direction du café, la terrasse où nous nous étions posés il y a quelques jours. Celle-ci était de l’autre côté d’où nous venions. J’avançais d’un pas rapide pour traverser, j’entendais les pas de Samuel dans mon dos, mais rien d’autre. Le silence était lourd, brisé de temps en temps par le roulis des cailloux sur lesquels mon compagnon tapait du pied, peut-être le faisait-il exprès, peut-être pas. Au final ça n’était pas vraiment important. Sans trop m’en rendre compte, je m’arrêtais peu à peu. J’aimais le noir : essayer de deviner ce à quoi les silhouettes ressemblent dans la lumière, décrypter les bruits que l’on entend au loin… Je fini par ne plus bouger du tout. Je savais que Samuel s’était aussi stoppé au son de sa respiration derrière moi. Mais quelque chose clochait, une petite alarme se mit à sonner dans ma tête mais je ne savais pas pourquoi. Je me retourne pour regarder Samuel et, de mes yeux félins, je pus distinguer sa forme, même si les lumières ne parvenaient pas jusqu’à nous depuis les bâtiments…

Il ne bougeait pas d’un pouce, mais l’on pouvait écouter les cailloux qui, eux, continuaient à rouler sur le sol pavé. En y faisant vraiment attention, j’avais également l’impression qu’une troisième présence se voulait discrète. On nous suivait, j’en étais presque sûr. Je repris ma forme humaine et m’étirai, ce n’est pas comme si on pouvait me voir dans cette obscurité presque totale. Je me tournai vers Samuel.

- Heu… je crois qu’on nous suit…

Je repris mes oreilles de chat. Les cailloux ne bougeaient plus, mais je pus clairement percevoir une troisième respiration qui était soudainement devenue plus forte et plus rapide. Notre poursuivant se savait désormais repéré.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Ven 24 Mai - 22:53
Mes pas rapides résonnaient sur le sol froid et minéral du boyau froid et obscur; nous déambulions, lui sur mon épaule, à travers cet endroit peu accueillant, et, le menton levé, j'observai les cieux, entre les hauts toits des maisons adjacentes. Le ciel avaient pris, au dessus de nos têtes, la teinte particulière avant le coucher du soleil, et le vent qui m'ébouriffait les cheveux s'était chargé de fraîcheur; autour de nous, des poubelles traînaient ça et là, et les fenêtres des maisons restaient sombres. La traversée, pourtant en soi plutôt courte, me parut interminable; les centaines de mètres qui me séparaient de l'artère claire au loin semblait s'éloigner, petit à petit. J'esquissai avec plaisir le pas final qui nous extirpa de cette ruelle pour nous retrouver dans une allée immense, à l'image de Lumïa; au loin, dans soin royaume céleste, le souverain solaire entreprenait déjà son déclin flamboyant, dans des teintes orangées splendides qui se reflétaient dans les baies vitrées des habitations en face de nous. Quelques ombres furtives, à l'intérieur des résidences, pouvaient de temps à autre être aperçues, rapidement, comme méfiantes.

- Tu as une idée de la direction dans laquelle ton ami pourrait se trouver?

Comme pour joindre les gestes à la parole, je tournai la tête à gauche, puis ensuite à droite, pour confirmer ce que mon ouïe me chuchotait depuis le début: il n'y avait plus personne dans l'avenue, pas un chat ni âme qui vive; le changeling, avec toute la grâce féline dont il avait hérité, bondit de mon épaule pour atterrir en douceur sur le sol gris et un peu sale, rapidement. Rapidement, il se mit a trottiner vers un café terrasse non loin; celui-ci était vide, à l'image du quartier, comme endormi alors que le soleil était à peine couché. Cela ne ressemblait pas à Lumïa, qui ne comprenait pas à ma connaissance de couvre feu à proprement parler; je reconnaissais ces rues pour leur activité, leurs badauds pressés plongés dans leurs histoires de joyaux et leurs joyeux fêtards. Mais rien de tout cela ne se trouvait ici, et je n'aurais bientôt plus l'occasion de le distinguer, au vu du crépuscule qui s'écroulait lentement mais sûrement sur nous, tel un voile sombre s'abattant sur un monde, et le silence s'en faisait lourd. Machinalement, le tapais du pied dans des cailloux traînants pour les attirer ensuite entre mes doigts; mon jeu, presque devenu automatique, était le seul son qui venait troubler cette inquiétante quiétude sonore.

Soudain, sans un son, je stoppai mes gestes magiques; je l'avais flairé depuis longtemps, j'en étais désormais sûr; quelqu'un nous filait et cela dans une discrétion toute relative; il fallait dire cependant que mon acuité visuelle et auditive, au vu de ma tendance à vouloir atteindre la performance ultime à chaque fois - en un mot, j'étais perfectionniste - était plutôt développée. J'avais étouffé le son de ma respiration, comme lorsque, plus jeune je jouais à cache cache avec feu Alice, et je percevais désormais une autre, plus forte, plus paniquée.

- Heu… je crois qu’on nous suit…


Tout à fait, on nous suivait. De mes mains fines et pâles, je fourrai sans bruit les caillasses dans mes poches pour me libérer les doigts; j'allais en avoir besoin. Je m'adressai au vide, derrière moi.

- Bonjour! J'ai remarqué que ca fait quelques minutes que vous nous suiviez. Vous désirez peut être quelque chose?

J'avais couvert le son de la formation de Stephano par mes paroles que j'avais voulu fortes. D'un saut agile, je me réfugiai dans son dos.

- Je vous présente mon ami: Stephano! C'est un golem fait de pierres.

Lentement, je reculais, l'inconnu derrière moi.
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Compagnons d'infortune [Pv Tog]

MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Mar 25 Juin - 10:01
Je regardais toujours devant moi, là où j’estimais que l’inconnu se trouvait d’après les sons de ses halètements. Je ne percevais aucun mouvement dans le noir, j’imaginais alors qu’il faisait comme moi épiant le vide pour voir ce qui va se passer. Je réfléchi s sur les intentions de notre poursuivant, il se savait découvert mais il ne fuyait pas. Il avait donc pour but de nous interpeler. Et, quand il s’est su découvert, il ne nous a pourtant pas agressés donc il n’est peut pas hostile. Je fronçai les sourcils, si seulement je pouvais savoir à quoi il ressemble, son visage, ses expressions, ses yeux, j’aurais pu lui donner avec plus d’aisances une étiquette « méchant » ou « pas méchant ».
Samuel se retourna et fit un mouvement en avant, je ne bougeais plus, j’observais. Il aspira un coup, il devait reprendre son souffle après avoir retenu sa respiration.
- Bonjour! J'ai remarqué que ça fait quelques minutes que vous nous suiviez. Vous désirez peut être quelque chose?
Je pouffai discrètement à l’entente du « bonjour », il était neuf heures passé depuis longtemps, d’ailleurs le fait que nous étions dans la nuit sombre étais actuellement l’un de nos soucis. J’imaginai alors une voix grave lui répondant « bonsoir », on se sent toujours idiot quand ça nous arrive, mais c’est un moment perturbant et comique comme cela qu’il faudrait pour rompre l’ambiance qui règne, j’avais l’impression de me retrouver dans une sphère ou tout se passait au ralenti à cause du trop peu d’action.
En même temps qu’il parlait, je percevais le bruit de pierres qui s’entrechoquaient. Je compris que Samuel employait sa magie pour faire bouger les pierres. Je pensai de suite à son golem mais je ne savais toujours pas à quel point ses pouvoir étaient vastes. Je dus admettre qu’il avait du cran, le petit, car, même si entamer la discussion n’a rien d’extraordinaire en soit, moi je n’avais pas bougé. Quand je me suis rendu compte que nous étions suivis j’avais cessé d’exister, je me contentais d’observer. Je me dis alors que, si notre poursuivant avait les mêmes réactions que moi, sans Samuel nous serions resté là un moment à attendre le soleil pour pouvoir se regarder dans les yeux. L’obscurité est agréable par moment, mais cela dépend le plus souvent de la situation.
Devant le silence de l’interpelé, il continua.
- Je vous présente mon ami: Stephano! C'est un golem fait de pierres.
Ah ben si, c’était bel et bien son golem qu’il montait. Stephano… il lui a même donné un nom à son monstre, cet homme de pierre devait donc être un peu comme sa spécialité, j’imagine. D’ailleurs, maintenant que je sais le nom de cet amas de pierre, il serait temps que je décline de me présenter. Ce n’était pas trop le moment mais si je ne le faisais pas maintenant, je l’oublierais certainement. Samuel s’était caché derrière Stephano et reculait petit à petit… Je le stoppai en mettant mes mains sur ses épaules.
- Au fait, moi c’est Tög Dihanin.
Ça faisait bizarre, ce n’était pas trop le moment non-plus, mais au moins c’était une bonne chose de faite. C’était ennuyant de ne rien faire, ça ne faisait peut-être même pas une minute que nous étions ici mais dans la pénombre les secondes semblent des heures et le silence de notre homme commençait à me taper sur les nerfs. Perdant patience, je me dis alors que j’allais faire pression, que j’allais le faire réagir. Je poussai gentiment L’enfant sur le côté, contournai le monstre et m’avançai dans le vide les mains dans les poches, espérant sentir sa proche présence avant de lui rentrer dedans…
- Arrête-toi!
Ouf, enfin pouvait-on entendre le doux son de sa voix…
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Jeu 27 Juin - 2:55
Notre poursuivant était des plus étranges, en effet, se savant remarqué, il n'avait pas bougé d'un pouce, ne dévoilant pas sa bobine au monde, et, quitte à être découvert, n'avait plus fait d'effort pour être découvert par les sens, comme l'ouïe, mais restait cependant dans l'ombre. Quand à l'inconnu derrière moi, à l'image ironique de notre agressur, ne s'était pas mû du tout, restant de marbre, indifférent à la peur qui aurait pu le tirailler face à un potentiel malfaiteur; au moins, le chat derrière moi n'était pas une mauviette, mais il ne prenait pas les devants, c'était le moins que je pouvais dire. Peut être n'était-il pas hostile, après tout?... Mais il était également possible qu'il soit un employé du laboratoire de Lumïa, et je me devais de rester sur mes gardes, aux aguets.

- Bonjour! J'ai remarqué que ça fait quelques minutes que vous nous suiviez. Vous désirez peut être quelque chose?

Oups. Bonsoir aurait été plus approprié à la situation, étant donné l'heure tardive, et le déclin déjà achevé du soleil, accompagné de l'obscurité qui en découlait naturellement; sans aucun doute, le jeune homme derrière moi était nyctalope par ses sens félins, mais je n'y voyais goutte... J'avais bien une torche dans mon sac, mais dans cette noirceur, il m'aurait été difficile de trouver de quoi l'embraser; quoi qu'il en était, je devais agir, vu que mon compagnon ici présent ne semblait pas très dégourdi; je formai donc Stephano, mon fidèle golem, dans une discrétion toute relative, arrachant les pavés au sol, avec une petite pensée pour les pauvres employés chargés de garder la cité en état, retrouvant des pavés arrachés parfois plusieurs centaines de mètres plus loin... Je devais être leur ennemi public numéro un, et cette idée m'arracha un sourire amusé.

- Je vous présente mon ami: Stephano! C'est un golem fait de pierres.

Je me rendis compte que cela n'était peut être pas assez clair.

- Et il peut potentiellement vous casser quelques dents au passage.

Le jeune changeling pris alors la parole, sans que j'en comprenne la raison.

- Au fait, moi c’est Tög Dihanin.

Je ne saisis pas la raison de sa soudaine présentation, d'autant plus qu'il venait de révéler son identité au fileur potentiellement mal intentionné…Je ne comprenais pas, mais il ne me laissa pas le temps de l'interpeller, et agis enfin en marchant tout droit vers l'inconnu, avec une certaine audace insoupsonnée; peut être même étais ce un peu trop aventureux, mais au moins, cela semblait fontionner, car nous pûmes enfin ouïr le timbre chaud et trop rassurant pour un malfaiteur de notre fileur.

- Arrête-toi!

Désormais, je n'aperçevais que ses vêtements, fins et coûteux, douces étoffes de noble, dans des tons tantôt sylvertres, tantôt marins, et, pour ce que j'en voyais, il était plutôt grand, moyennement bâti, mais je ne pouvais estimer son âge, même de manière imprécise.Qui était-il?

- Avance toi, qu'on voie ton visage.

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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Mer 21 Aoû - 19:47
Sa demande avait sonné comme une menace, comme si quelque chose allait m’arriver si je ne restais pas là où j’étais. Je me stoppais donc ne sachant ce dont il était capable mais la distance que je venais d’instaurer était parfaite : je pouvais maintenant mieux le voir de mes yeux félins. Il était grand et de carrure moyenne, semblait âgé de par ses rides sur les joues mais se tenait droit dans une telle position qu’il paraissait clair qu’il ne souffrait nullement de ses articulation et, aux vues de ces vêtements, était modérément fortuné. Il avait les cheveux courts et une moustache soignée, écarquillant les yeux dans le but de voir dans la pénombre et fronçant les sourcils ne sachant que faire, visiblement. J’entendis alors Samuel s’exprimer dans mon dos.
 - Avance-toi, qu'on voie ton visage.
 - Ce ne sera pas utile, j’ai ici ce qu’il faut.
L’homme sortit de sa poche un cristal de lumière, éclairant alors les alentours. L’objet était travaillé, sculpté en forme de chaton en position assise la tête inclinée, cela confirmait que notre ami avait des moyens vu le prix de ces objets sur le marché. Pouvant maintenant voir les couleurs, je me rendis compte, grâce à ses cheveux blancs et à son œil gauche opaque, qu’il était bien plus vieux que je ne l’imaginais. À chaque doigt, il avait une bague, chacune de couleur différente mais de formes identiques : une patte de chat… ça commençait à en faire beaucoup, des félins. Je relevais mon regard sur le visage de l’homme qui nous fixait, nous jaugeait, avant de m’adresser un sourire de sa bouche pleine de dents dorées. Il regarda sa main baguée et embrassa son poing.
 - Je m’appelle Thibeau Plankin. Ces beautés sont des souvenirs du bon vieux temps ! Elles attestent que je suis… enfin… j’étais l’un des meilleurs informateurs de notre monde. Si vous saviez le temps que j’ai passé à cette activité, toute ma vie ! Que d’aventure, je vous l’assure, et en plus j’étais largement récompensé pour avoir fait ce qui était pour moi un plaisir… Encore maintenant, je ne sais plus que faire de mon argent.
Il fit une pose pour reprendre son souffle, il avait parlé vite et sans interruption. Il regarda ses pieds, peut-être pour rassembler ses esprits. Puis il releva les yeux sur moi, ceux-ci brillaient, étant humides.
 - J’étais heureux et fier d’être aux services d’un noble clan mais, un jour, ils ont coupé les ponds d’un coup et je n’ai jamais plus eu aucune trace de vie… jusqu’à aujourd’hui ! Je vous ai vu tout à l’heure et j’ai reconnu cette capacité à se changer particulière. Il s’approcha de moi et poigna dans mes épaules, Êtes-vous des chasseurs Dihanin ? Pourquoi m’avez-vous abandonnés ?
Il me regardait dans les yeux, la tristesse se lisait dans les siens mais il les retint ses larmes avec difficulté. Son timbre de voix était suppliant, comme s’il me demandait de ne pas lui donner la raison qu’il envisageait depuis des années. Je jetai un coup d’œil en direction de Samuel avant de baisser les yeux. Je pris ces poignets pour enlever ses mains et réfléchit à ma réponse avant de me lancer.
 - j’aspirais à devenir un chasseur… mais les Dihanin ont été exterminés avant que je ne finisse mon apprentissage, il y a de cela 8 ans. Maintenant, je vagabonde à la recherche de créatures pour leur rendre les trésors de leurs espèces que je garde sur moi depuis, je me retournai pour lui montrer mon sac à dos. Je n’en ai toujours trouvé aucune faute d’information et de pratique du pistage mais j’espère bien vider ce sac avant de rejoindre mon clan de l’autre côté.
Thibeau ne dit rien, il prit en compte les informations pendant quelques minutes, nous restâmes immobiles et silencieux tout ce temps. Quand il reprit ses esprits, il se redressa, le visage neutre, et s’adressa à Samuel d’une voix excessivement calme.
 - Et toi, qui es-tu ?
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Jeu 22 Aoû - 5:57
Il était ici le cas d’une histoire des plus singulières : tout d’abord, après une malencontreuse et quelque peu mouvementé rencontre, j’avais pris connaissance de ce jeune homme, s’avérant être un changeling, et c’était alors que je n’en savais plus sur sa personne que les présentes informations ainsi que son nom que je m’étais entendu dire qu’un individu, hostile peut être, peu discret certainement, nous filait, et, comble de bizarrerie ne semblait pas être un professionnel ; chose encore plus loufoque, l’homme, dont pour le moment présent seuls les fripes de nobles étaient visibles, était richement vêtu, tel un notable de la région l’aurait été. Pourquoi diable une personne d’un tel rang nous auraient-ils filés, et pourquoi l’avait il fait lui-même ? Un homme d’une telle classe sociale, réputée pour ne pas aimer se salir les mains, aurait normalement, comme dans toutes les traditions, déniché un expert en la matière, un peu louche, certes, mais efficace tant qu’on lui offre la vue d’une jolie bourse en guise de récompense ; ce n’était pas filous et forbans qui manquaient à Lumïa et alentours, et j’en savais quelque chose : il suffisait d’exécuter un pas hors de la ville pour en révéler des centaines. M’extirpant de mes réflexions de sa voix mielleuse, le fileur s’était adressé au petit groupe que nous formions, et, joignant le geste à la parole, il dégaina un petit cristal lumineux, qui ne tarda à projeter ses rayons artificiels, dévoilant son visage.
 
 - Ce ne sera pas utile, j’ai ici ce qu’il faut.
 
Je m’attardai un instant de plus sur l’objet entre ses mains, d’une finesse rare, décoré d’un motif qui, pour ma part, ne me plaisait pas, mais nul ne pouvait nier la qualité de l’objet : un chaton, assis, tête inclinée, faisait mine d’observer qui le tenait, renforçant à nouveau mes hypothèses ainsi que mon incompréhension face à cet individu ; afin d’y voir plus clair sur ses intentions, je pris un moment pour détailler son visage, parcheminé par le temps, et sa peau mate et vallonnée contrastait avec force contre son œil et sa chevelure blanche, véritables vestiges du temps passé. Il avait embrassé son poing couvert de bagues en forme de pattes de chat, autre indice sur sa passion des félins, et il ne m’aurait étonné que Tog et lui-même n’aient étés liés, d’une manière ou d’une autre ; la coïncidence était trop grosse. Le vieillard nous sourit, dévoilant son sourire doré.
 
 - Je m’appelle Thibeau Plankin. Ces beautés sont des souvenirs du bon vieux temps ! Elles attestent que je suis… enfin… j’étais l’un des meilleurs informateurs de notre monde. Si vous saviez le temps que j’ai passé à cette activité, toute ma vie ! Que d’aventure, je vous l’assure, et en plus j’étais largement récompensé pour avoir fait ce qui était pour moi un plaisir… Encore maintenant, je ne sais plus que faire de mon argent. J’étais heureux et fier d’être aux services d’un noble clan mais, un jour, ils ont coupé les ponts d’un coup et je n’ai jamais plus eu aucune trace de vie… jusqu’à aujourd’hui ! Je vous ai vu tout à l’heure et j’ai reconnu cette capacité à se changer particulière. Êtes-vous des chasseurs Dihanin ? Pourquoi m’avez-vous abandonnés ?
 
Voilà qui confirmait mes intuitions, me plongeant soudain dans une affaire que je ne comprenais pas et, qui plus est, qui ne me concernait pas ; cependant, elle avait piquée ma curiosité, et quelque chose me disait que je n’allais tarder à en apprendre plus. Hormis cette histoire de Dihanin, l’homme s’avérait être un talentueux informateur ; s’il l’était vraiment, il savait qui j’étais.
 
 - J’aspirais à devenir un chasseur… mais les Dihanin ont été exterminés avant que je ne finisse mon apprentissage, il y a de cela 8 ans. Maintenant, je vagabonde à la recherche de créatures pour leur rendre les trésors de leurs espèces que je garde sur moi depuis, je me retournai pour lui montrer mon sac à dos. Je n’en ai toujours trouvé aucune faute d’information et de pratique du pistage mais j’espère bien vider ce sac avant de rejoindre mon clan de l’autre côté.
 
Le silence se fit, m’offrant quelques précisions sur le passé du jusqu’à lors mystérieux Tog ; je supposai les Dihanin un clan de chasseurs, probablement pour la plupart changeling, relativement important pour qu’un individu de la trempe de Plankin s’y intéresse.
 
- Et toi, qui es-tu ? J’espère que…
 
Si. Au moins, on dirait que vous ne nous avez menti et que vous êtes réellement un bon informateur.
 
J’ai entendu que il s’était passé… - Il observa un instant Tog, prenant conscience qu’il était là et qu’il n’était pas spécialement bon de lui révéler ces informations maintenant – quelque chose de grave…Serait-ce toi qui…
 
 
Non, ma sœur. Elle était terriblement puissante. Il m’a suffi de m’occuper des derniers survivants.
 
 
Ainsi, il est enfin mort, et son organisation démantelée, tout du moins je l’espère… Tu sais, mon garçon, je l’ai connu plus que quiconque… Nous fûmes à l’université, tous deux, et nous avions suivi les mêmes études d’alchimie et de magie ; tandis que j’ai suiviun autre cours, lui, a poursuivi son apprentissage, s'approchant un peu plus chaque jour du côté auquel nul ne devrait toucher… C’est lorsqu’il a brisé les règles sacrées de l’alchimie que j’ai rompu le contact. Officiellement bien sûr, car j’avais pour mission de le filer, de le surveiller jour et nuit. Jadis, c’était un bon garçon, très ambitieux… Mais il n’a pas supporté la mort de sa mère, à l’adolescence, et il s’est noyé dans la magie noire avant d’apprendre qu’il aimait cela.
 
 

Je ne suis pas certain que tout est fini. Je n’y suis jamais retourné, et le doute plane toujours.
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Ven 23 Aoû - 4:54
 - J’espère que…
Tien, le vieux Plankin semblait reconnaitre Samuel… Mon clan n’avait donc pas le monopole sur ses informations comme je l’avais toujours cru. Ou alors c’était-il recyclé après « notre » disparition car, même si le temps passe vite, ça fait maintenant plus de huit ans. En fait j’aurai été soulagé qu’il soit passé à autre chose car je n’avais pas envie de culpabiliser pour n’avoir essayé de prévenir personne même si à l’époque je ne me sentais pas capable de revivre ce que j’ai vu à mon retour d’expédition… Le jeune Michaelis l’interrompit avant qu’il ne finisse sa phrase, ayant visiblement deviné ce qu’il allait dire.
 - Si. Au moins, on dirait que vous ne nous avez menti et que vous êtes réellement un bon informateur.
Alors comme ça, cet enfant était quelqu’un d’important ou avait participé à un événement d’assez grosse ampleur pour attirer l’attention d’un grand informateur. Je ressassais alors toutes les histoires entendues au fil de mon parcours à la recherche d’un jeune héro, rien de semblable à mon compagnon improvisé ne sorti de mes archives mémoriales.
 - J’ai entendu qu’il c’était passé… quelque chose de grave… Serait-ce toi qui…
Parfois j’avais des tendances paranoïaques mais, là, il paraissait clair qu’ils ne voulaient pas que je comprenne trop de choses. Ils me le prouvaient autant l’un par les coups d’œil qu’il me jetait régulièrement avant de finir ses phrases et l’autre par le fait qu’il interrompit Thibeau pour la deuxième fois
 - Non, ma sœur. Elle était terriblement puissante. Il m’a suffi de m’occuper des derniers survivants.
Quitte à ne pas avoir droit à tous les détails, je me contentais de comprendre le principal. Ici le message était simple : lui et sa sœur ont massacré un certain groupe, les laissant tous pour mort. Ainsi, non seulement il en avait une, de sœur, mais aussi une histoire qui semblait plus que passionnante. En temps normal, je me serais méfié d’un tueur sauf que l’informateur ne semblait pas le moins du monde intimidé par Samuel, juste respectueux. Il avait dû faire ce qu’il avait à faire, un point c’est tout.
 - Ainsi, il est enfin mort, et son organisation démantelée, tout du moins je l’espère… Tu sais, mon garçon, je l’ai connu plus que quiconque… Nous fûmes à l’université, tous deux, et nous avions suivi les mêmes études d’alchimie et de magie ; tandis que j’ai suivi un autre cours, lui, a poursuivi son apprentissage, s'approchant un peu plus chaque jour du côté auquel nul ne devrait toucher… C’est lorsqu’il a brisé les règles sacrées de l’alchimie que j’ai rompu le contact. Officiellement bien sûr, car j’avais pour mission de le filer, de le surveiller jour et nuit. Jadis, c’était un bon garçon, très ambitieux… Mais il n’a pas supporté la mort de sa mère, à l’adolescence, et il s’est noyé dans la magie noire avant d’apprendre qu’il aimait cela.
Je me contentais de comprendre qu’il parlait du « méchant » dont les frangins se sont débarrassé.
 - Je ne suis pas certain que tout est fini. Je n’y suis jamais retourné, et le doute plane toujours.    
    
J’attendais un moment qu’ils continuent leur échange d’informations mais ils semblaient avoir fini. Désormais je voyais Michaelis d’une autre façon car, si avant il n’était à mes yeux qu’un garçon qui volait à l’étalage, il me paraissait clairement comme il était : un enfant qui a été obligé de se salir les mains pour sauver des vies… Alors que j’associais les nouvelles informations à cette personne qui paraissait si inoffensive –si on oublie son golem qui, lui, est impressionnant– je me rappelai le pourquoi de notre présence. Un homme qui dit avoir passé ses plus belles années auprès des Dihanin doit repérer instinctivement tous les félins qui se promènent devant lui.

 - Au fait, monsieur Plankin, vous n’auriez pas vu un chat trainer dans les environs au fil de cette journée ?
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Dim 25 Aoû - 0:25
 - Ainsi, il est enfin mort, et son organisation démantelée, tout du moins je l’espère… Tu sais, mon garçon, je l’ai connu plus que quiconque… Nous fûmes à l’université, tous deux, et nous avions suivi les mêmes études d’alchimie et de magie ; tandis que j’ai suivi un autre cours, lui, a poursuivi son apprentissage, s'approchant un peu plus chaque jour du côté auquel nul ne devrait toucher… C’est lorsqu’il a brisé les règles sacrées de l’alchimie que j’ai rompu le contact. Officiellement bien sûr, car j’avais pour mission de le filer, de le surveiller jour et nuit. Jadis, c’était un bon garçon, très ambitieux… Mais il n’a pas supporté la mort de sa mère, à l’adolescence, et il s’est noyé dans la magie noire avant d’apprendre qu’il aimait cela.
 
J’aurais aimé qu’il ait raison, et que, après la mort de mon père, toute organisation du genre ait été démantelée ; certes, il n’y avait plus personne pour amener des mères porteuses, mais les gosses déjà engendrés et sur le terrain n’avaient été sauvés, mis au courant, et demeuraient toujours pour autant des machines à clones pour autant, d’autant plus qu’il ne m’aurait étonné qu’un quelconque fidèle dingue ne souhaite remettre d’actualité la firme Michaelis – mais nul n’égalait le sadisme de mon père. Rien n’était donc moins sûr, et je me devais, un jour ou l’autre, de retourner dans le laboratoire afin de m’occuper de l’infamie qui y régnait, pour l’honneur de ma famille et de ma sœur, pour m’assurer que tout est bien terminé et que le sacrifice d’Alice ne fut pas vain.
 
 - Je ne suis pas certain que tout sois fini. Je n’y suis jamais retourné, et le doute plane toujours.    
 
J’en avais totalement oublié Tog Dihanin, peu enclin à signaler sa présence par quelque manière que ce soit ; il fallait bien remarquer que, tout comme moi un instant auparavant, il s’était retrouvé plongé dans une affaire qui ne le concernait pas et à laquelle il ne devait pas comprendre grand-chose – c’était d’ailleurs le but. Je ne voyais aucune raison pour laquelle nous lui en aurions appris plus sur cette affaire, et, de ce fait, nous avions mis tout en œuvre pour lui en apprendre le moins possible.
 
- Au fait, monsieur Plankin, vous n’auriez pas vu un chat trainer dans les environs au fil de cette journée ?
 

Des chats, il y en a partout, cher ami ! Chaque recoin en est truffé, sales ou propres, beaux ou disgracieux, et sans informations supplémentaires, je ne puis vous le situer ; cependant, peut-être ai-je les moyens de vous aider. Il est dans mes cordes de vous désigner moult passages sur les toits et autres raccourcis offrant une vue d’ensemble sur la ville.
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Lun 2 Sep - 4:26
 - Des chats, il y en a partout, cher ami ! Chaque recoin en est truffé, sales ou propres, beaux ou disgracieux, et sans informations supplémentaires, je ne puis vous le situer ; cependant, peut-être ai-je les moyens de vous aider. Il est dans mes cordes de vous désigner moult passages sur les toits et autres raccourcis offrant une vue d’ensemble sur la ville…
Suis-je bête… bien sûr qu’il en avait vu des chats, cette ville qu’est Lumïa possédait presque autant de félins que de cheminées. Et décrire Béor n’y changerait rien car les chats noirs n’étaient sûrement pas les plus rares de la région. Un chat noir… voilà une chose qu’il serait idiot de chercher dans le noir pourquoi ne pas attendre que l’aube se lève ? Ça m’attriste de le faire encore patienter une nuit de plus mais le sommeil m’aidait à prendre la décision qu’était celle de faire une pause dans mes recherches. Thibeau semblait avoir lu dans mes pensées car il enchaina.
 - … Mais vous risquez de ne pas y voir grand-chose, même si vous êtes un peu nyctalope. Que diriez-vous de passer la nuit chez moi ? Je possède une belle demeure non loin d’ici, près de la rue marchande. Mes réserves sont pleines vous pourrez vous raviver autant que vous voulez. Vous pourriez vous nourrir et vous reposer dans le confort de ma maison.
Je réfléchissais à sa proposition, intéressé. C’est homme se montrait fort aimable envers nous et touchait des points sensibles tels que la faim –je n’ai pas mangé depuis plus de 24 heures–, le sommeil qui se fait ressentir et le fait qu’il est bien plus simple de chercher quelqu’un sous la lumière du soleil. Je réfléchis encore quelques instants avant de me rendre compte que je n’ai toujours pas été voir là où l’on se dirigeait avec Samuel, s’il y était nous n’aurions même pas à attendre le petit matin pour notre traque. Je lui demandais donc gentiment de m’attendre un moment puis partais.
Je galopais sous forme féline en direction de la petite terrasse où il était probable qu’il m’attend, je filais les cents mètres restant en dix secondes top chrono pour y arriver. Des bancs en pierre blanches étaient alignés perpendiculairement à la façade des bâtiments mitoyens de cette partie de la place dédiée au ravitaillement, je monte sur l’un d’eux pour pouvoir regarder ce qu’il y a entre, sautant de banc en banc et jetant régulièrement des coups d’œil, tous mes sens en alerte. Soudain, j’entendis un bruit à côté de moi, quelque chose était monté à ma gauche et s’approchait. Je tournai vivement la tête pour voir qu’était-ce mais mes yeux aperçurent seulement un chat qui n’était pas le mien. Je continuai de chercher puis je rentrai bredouille auprès de Samuel et de Thibeau pensant une dernière fois à sa suggestion.
 - Je serais heureux de voir à quoi ressemble votre demeure, je vous remercie pour cette invitation que je me vois accepter…
Je regardais en direction du petit Michaelis, étant un voleur à l’étalage qui suit le premier inconnu il ne devrait pas avoir de famille ni de chez-lui. Je fis un mouvement de tête à son intention.
 - Et toi ça ne te tente pas une nuit de rêve dans un palace?
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Lun 2 Sep - 8:41
J’ignorais ce que mon jeune ami – doux euphémisme au vu de mon âge des plus que bas lorsqu’on le mesurait au sien – avait espéré comme réponse… Peut-être s’attendait-il à un quelconque tour de magie de la part de notre interlocuteur, de ce type… « Certainement, jeune homme ! Je suppose que vous voulez parler d’un chat noir se nommant Béor ! Je l’ai croisé non loin, nous avons pris un verre ensemble et il m’a dit avoir souhaité passer une après-midi en solitaire ; nul besoin de vous inquiéter, il va céans revenir à vous. » J’aurais presque pu sourire de ma joute mentale si… Je ne sais pas. Si l’univers avait été plus clément avec moi durant le passé, je suppose ; bref, l’heure n’était point aux circonvolutions insensées que mon esprit pouvait renfermer par millions, ressassant par la même occasion mon histoire et les spectres de mon enfance qui s’insinuaient sournoisement et sans scrupules dans les méandres torturées de ma tête. Bref disais-je, il en était d’avantage actuellement de la recherche épique d’un chat perdu que de ces réflexions, et il restait là un problème concret, devant nous : Béor était introuvable.
 
- … Mais vous risquez de ne pas y voir grand-chose, même si vous êtes un peu nyctalope. Que diriez-vous de passer la nuit chez moi ? Je possède une belle demeure non loin d’ici, près de la rue marchande. Mes réserves sont pleines vous pourrez vous raviver autant que vous voulez. Vous pourriez vous nourrir et vous reposer dans le confort de ma maison.
 
J’ignorais s’il était bien prudent de passer la nuit chez cet homme que je ne pouvais ni qualifier d’inconnu ni d’individu de confiance, et rien ne me disait qu’il n’était pas un espion bien informé qui aurait joué le jeu jusqu’au bout pour me récupérer… Suivre Tog, se renseigner un peu, voler son chat et nous filer grossièrement tout ca pour m’appâter… Ce n’était pas un stratagème des plus simples, mais il avait l’air de bien fonctionner, lorsque mon bon sens ne me hurlait pas que ma paranoïa tournait à plein régime et que j’étais devenu fou. D’autant que la proposition, le plus blasé n’aurait pu le nier, des plus alléchantes : présentement sans le sou, j’aurais passé la nuit à la belle étoile, volant à nouveau pour aggraver ma réputation à Lumä et cela uniquement pour me nourrir, et ici, on m’offrait du luxe et confort et de quoi nous sustenter ; hormis ces voix en moi à la voix dingue et criardes qui m’intimaient de les assommer tous deux et de fuir loin de ces espions pour échapper au coup monté, je n’avais nulle raison de refuser.
 
Le jeune homme, cependant, malgré qu’il semblait enchanté par une telle proposition, avait l’air d’avoir quelque chose à régler avant de s’en aller chez le vieil homme ; nous ne pouvions nous lancer dans des recherches maintenant, avec l’astre solaire qui avait déjà bien entamé sa descente, mais il  avait apparemment l’intention de jeter un dernier coup d’œil dans la ruelle qui, nous l’avions totalement oublié, et sans attendre, il s’était élancé en chat dans le petit passage. Quelques instants, il demeura la bas, cherchant, je supposai, son animal d’une rapide investigation avant de retourner rapidement bredouille près de moi ; il n’était étonnant que son chat ne soit resté toute l’après-midi au même endroit. Il m’aurait étonné qu’un chat réprime tant sa liberté et son indépendance naturelle par simple fidélité.
                              
 - Je serais heureux de voir à quoi ressemble votre demeure, je vous remercie pour cette invitation que je me vois accepter… Et toi ça ne te tente pas une nuit de rêve dans un palace?
 
- …
Certes. Allons-y.
 
Je n’étais pas d’humeur bavarde. Thibeau non plus, manifestement, car il se mit en route sans hésiter et nous lui emboitâmes le pas ; sa demeure n’était pas loin, et nous pûmes jouir de sa splendeur vieillotte après quelques minutes de marche seulement. De bois peint en rouge tant que de pierre blanche salie, elle était plutôt jolie, quoi qu’un peu défraichie.
 
Voyez-vous, je vis seul et n’ai pas… Le temps de m’occuper du ménage, parfois. Ne faites pas attention au désordre.
 
D’un tour de clé, il ouvrit la vieille porte en bois, nous laissant découvrir l’intérieur cossu et chaleureux, décoré de tons chauds et d’un enchevêtrement d’innombrables coussins, ainsi qu’habité d’une quinzaine de chats, félins tous aussi affamés les uns que les autres qui se pressèrent dans les jambes du vieil homme à l’instant où il passa la porte.
 
- Vous n’avez pas de domestiques ?
 

Euh… Non, pas vraiment. Je n’aime pas que l’on touche à mes affaires quand je ne suis pas là ; je commande parfois des repas à la cuisine du château, mais ce soir, je crains qu’il ne soit un peu tard pour cela… Vous allez devoir vous contenter de mes provisions. Jeune chasseur, le temps que j’allume un feu dans l’âtre, auriez-vous l’amabilité de nourrir mes garnements ? Profitez en pour vous servir dans la nourriture. La cuisine est par là bas, vous reconnaîtrez facilement le repas qui leur est destiné.
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Sam 7 Sep - 7:48
 - … Certes. Allons-y.
Nous nous mirent en route silencieusement, la conversation ne semblant pas aspirer à se développer durant le trajet, je me contentai de jouer à « ne marcher que sur un pavé sur quatre » en sautillant comme si je faisais une marelle. Je ne pus jouer fort longtemps, car la maison de notre hôte se trouvait fort proche. Nous découvrîmes un bâtiment vieillot à deux niveaux –d’après ce que je vois à la façade– fait de grosses planches de bois peintes d’un rouge vermillon qui mériteraient une nouvelle couche de pinceaux. Pour arriver à l’entré il fallait grimper un perron de trois marches seulement, fait de pierres blanches sales comme le bas de la maison dans lequel des soupiraux apparaissaient pour aérer la cave. Son côté ancien lui donnait un charme qui ne rendait peut-être pas aussi bien à sa création. Thibeau monta les marches et inséra sa clé dans la serrure avec un petit bruit métallique.
 - Voyez-vous, je vis seul et n’ai pas… Le temps de m’occuper du ménage, parfois. Ne faites pas attention au désordre.
Il ouvrit la porte, me permettant de voir la déco chargée mais de bon gout qui régnait dans ce qui semblait être la pièce principale. Tout en étant forcé d’admettre que sa résidence était bien plus vaste qu’il n’y paraissait à l’extérieur, je regardais des bibelots d’une variété impressionnante et des peintures le représentant avec diverse décors en arrière-plan… sûrement des souvenirs ou des trophées de ses nombreux voyages. La large pièce était rectangulaire et, quand nous tournions le dos à l’entrée, des portes en face de nous donnaient sur trois pièces. Nous nous trouvions entre deux escaliers aux rampes ornées qui montaient à une sorte de balcon qui faisait le tour de la pièce. C’était cossu mais aussi excessivement poussiéreux. Une dizaine de chats vinrent accueillir monsieur Plankin en miaulant et se frottant contre ses pied ou en faisant mine de grimper sur ses jambes tout en gardant les pattes arrières au sol. Ils semblaient tous beaucoup tenir au vieil homme, il devait prendre bien soin d’eux.
- Vous n’avez pas de domestiques ?
 - Euh… Non, pas vraiment. Je n’aime pas que l’on touche à mes affaires quand je ne suis pas là ; je commande parfois des repas à la cuisine du château, mais ce soir, je crains qu’il ne soit un peu tard pour cela… Vous allez devoir vous contenter de mes provisions. Jeune chasseur, le temps que j’allume un feu dans l’âtre, auriez-vous l’amabilité de nourrir mes garnements ? Profitez-en pour vous servir dans la nourriture. –Il pointa du doigt la porte tout à gauche– La cuisine est par là-bas, vous reconnaîtrez facilement le repas qui leur est destiné.
 - Avec plaisir, vous voulez quelque chose pour vous ?
 - Non merci, si je mange maintenant je n’arriverais pas à dormir ce soir.
Sur cette réponse je me rendis dans la réserve… Elle était immense ! Il y avait des étagères des armoires et des coffres à sel, tous remplis de nourriture et de boissons. Je pris de la viande séchée ainsi qu’une petite corbeille de fruit et une cruche d’une boisson sortie d’un tonneau marqué « sans alcool » pour moi, pour les félins je remplis un grand sceau du contenu du sac orné d’un dessin de chat qui se trouvait à côté. La pâtée semblait être un mélange de pain, de viande et de restes diverses. Et pour Samuel… je ne savais pas trop que prendre… j’optais donc pour des sucreries de toutes sortes ainsi qu’un pichet de jus de fruit. Je retournai près des autres avec difficulté, le tout tenu en équilibre dans mes bras chargé, avançant pas à pas en faisant bien attention de ne pas tout faire tomber. Je posai tout sur la table se trouvant au centre de la pièce, versai le contenu du sceau dans des gamelles rangées dans un coin et prit place dans des fauteuils qui entouraient la table.

 - Bon appétit ! lâchai-je avant de me jeter sur la nourriture, ne pouvant plus me retenir. 
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Sam 7 Sep - 21:47
Thibeau Plankin… Curieux personnage que voilà, vieux noble couvert de bagues, d’accessoires félins, d’étoffes de luxe et autres frivolités futiles, manifestement ressentant d’avantage le besoin de dilapider son argent en idioties du genre plus qu’à être au dernières tendances ; et je préférais encore un vieillard prodigue à quelqu’un qui s’efforçait de rester aux nouvelles excentricités des bonnes gens de Lumïa, dont la seule et unique occupation demeurait les derniers ragots sur d’illustres inconnus ou encore le nouveau haut-de-chausse à la mode, concept lui-même tordu, dont les nouvelles créations sortaient d’on ne savait ou, justes bonnes à pousser les pauvres bourgeois à la cervelle de moineau à consommer d’avantage. Nouvel exemple parmi tant d’autre de l’indifférence des citadins pour la pauvreté qui les entourait, si frappante, si choquante et pourtant invisible à leurs yeux ; il suffisait, lorsque ils croisaient un mendiant, d’examiner si leurs lacets étaient bien faits ou de jouir un peu du ciel bleu en levant leur maniéré minois vers les nuages, leur donnant par la même occasion un air intellectuel qui ne leur déplaisait point. Et, summum de l’oisiveté opulente, la mairie de Lumïa, censée représenter le plus bel édifice de la ville, beauté parmi les beautés, était couvert d’or parmi les bâtisses délabrées qui l’entouraient, comme pour montrer l’exemple aux abrutis trop pleins de joyaux.
 
Nous l’avions donc emboîté le pas jusqu’à son humble demeure pour un individu de son rang, aux couleurs inhabituelles – blanche et rouge de sa façade – et au charme pittoresque ; pas particulièrement spacieuse, nous pouvions tout de même jouir d’un certain espace et confort, de par l’âtre et le feu qui y brûlait, ainsi que par – je me sentais un tantinet ridicule en formulant cette pensée – les nombreux félidés qui peuplaient la pièce principale, agrémentant le crépitement magique du brasier par leur ronronnements, et, plus présentement, leur miaulements criant d’eux même famine, tout comme, désormais, mon estomac. J’avais certes connu pire, bien pire, mille fois pire, cependant, lorsque j’avais la possibilité de manger à ma faim, et ce assez pour avoir de quoi prendre un peu de poids, je ne pouvais le refuser, en prévision de périodes potentielles de famine, lorsque la garde se fait plus poussée pour une quelconque raison ou que ma tête de voleur commençait à être connue.
 
La cuisine est par là-bas, vous reconnaîtrez facilement le repas qui leur est destiné.
 
 - Avec plaisir, vous voulez quelque chose pour vous ?
 
 - Non merci, si je mange maintenant je n’arriverais pas à dormir ce soir.
 
L’appétit… Encore un concept de riches ; lorsqu’on était un habitant du bidonville, qu’importait s’il on avait déjà soupé auparavant, lorsque de la nourriture supplémentaire se présentait, personne n’hésitait à la manger… Un peu de graisse supplémentaire ne se refusait jamais, car dieu sait que nous en avions besoin ; là-bas, nulle période de famine, car tout le monde crevait de faim en permanence. Tög Dihanin, l’homme-chat, s’en était donc allé dans la réserve, dont je ne doutais de la taille démesurée, devant être pleine de victuailles malgré que Thibeau semblait se faire livrer des plats directement des cuisines de la mairie, privilège probablement réservé aux plus fortunés, car la nourriture qui y était mitonnée était destinée au grand Clotaire Lanelle, maire, qui exigeait la meilleure qualité pour son distingué palais. Le jeune homme revint bien vite chargé de moult victuailles ainsi que de quoi étancher la faim des chats présents, et après avoir rapidement versé leur pitance dans des bols prévus à cet effet, il s’assit auprès de moi, me présentant sucreries et autres aliments divers.
 
- Bon appétit !
 
 
 
Je n’étais point un expert en nutrition, mais je n’ignorais point que, hormis le fait qu’elles procuraient de l’énergie rapidement, ce genre de douceurs avaient le don d’engraisser, c’était pourquoi beaucoup de femmes et certains hommes les évitaient comme la peste ; cela était donc un choix judicieux, d’autant plus que, il fallait bien l’avouer, leur goût était tout à fait plaisant. Je ne tardai pas à tout avoir dévoré, même si j’aurais préféré prendre mon temps pour tout engloutir, car lorsque l’on ne mâchait pas, la faim n’en était que moins étanchée.
 
Lorsque vous le désirerez, dans le couloir en haut des escaliers, les trois premières portes sur votre gauche sont des chambres vides.
 
 Merci pour tout, monsieur Planknin ; je crois cependant que je vais immédiatement vous fausser compagnie, car la fatigue m’accable.
 

En réalité, ce n’étais pas vraiment ca ; j’attrapai au passage mon sac, et montai pour emprunter la première porte. A ma grande joie, elle comportait un lit, une armoire, un bureau, bref, tout le mobilier standard, mais surtout, une fenêtre donnait sur la rue. Il commençait à se faire tard, mais je n’avais point sommeil je me contentai de m’asseoir sur le bord de la cloison, les pieds pendant dans le vide, pour jouer un peu de violon et jouir du spectacle magique et silencieux des étoiles, malheureusement trop masquées à mon goût par la pollution lumineuse. Je supposais que je finis par m’endormir à un moment, car je n’ai aucun souvenir d’une partie de la nuit ; je me contentai de descendre, toujours tout habillé, à la rencontre de Thibeau, assis dans un fauteuil moelleux, non loin des braises mourantes dans l’âtre.

Bien dormi?
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Ven 13 Sep - 6:26
Je regardais Samuel se goinfrer. Je l’observais se régaler, heureux de voir que j’avais fait le bon choix, ne tardant pas à l’imiter en alternant un morceau de viande, un quartier et une gorgée de cette surprenante mais aussi délicieuse boisson sucrée et pétillante. Le mélange était surprenant mais laissait un bon arrière-gout une fois que ces trois saveurs étaient combinées sur le palais. Je mangeais avec un certain rythme soutenu. Mon compagnon eut, lui, vite fini et Thibeau s’en rendant compte nous informa :
 - Lorsque vous le désirerez, dans le couloir en haut des escaliers, les trois premières portes sur votre gauche sont des chambres vides.
Samuel ayant fini ce que je lui avais pris se leva, visiblement repus.
 -  Merci pour tout, monsieur Plankin ; je crois cependant que je vais immédiatement vous fausser compagnie, car la fatigue m’accable.
Il prit son sac et monta les escaliers lentement. Je me penchai pour voir à travers la rampe quelle porte il prenait afin de ne pas le déranger plus tard et une fois que j’entendis la porte claper je retournai à ma nourriture. Au fur et à mesure que je me sustentais, je sentais tous mon corps se raviver, j’étais en pleine forme et j’avais le pré-sentiment que ce « sans alcool » comme il était mis sur le tonneau n’y était pas pour rien. Le sommeil m’avais entièrement quitté quand j’eus fini le dernier fruit de la corbeille, une bouchée de plus m’aurais alors fait explosé mais manger à sa faim était si grisant que je ne pouvais plus m’arrêter. Je fis une pause pour digérer car si je me levais de suite après avoir fini cette orgie culinaire solitaire, j’aurais sûrement tout rendu sur la table notre hôte, ce qui n’est pas très distingué…
Après un moment, quand je me sentis capable de me mouvoir, je me levais et m’étirais avant de me rasseoir près du maitre de maison qui était assis près du feu depuis tout à l’heure, jouant avec ses colocataires d’animaux. Un grand sourire se devinait entre ses rides. Il semblait heureux et les félins lui montraient qu’eux aussi l’étaient en lui tournant autours, s’entassant sur ses genoux et ronronnant en cœur de telle sorte que je les entendais depuis le rocking shair en bois remplit de coussins douillets dans lequel je m’étais installé.
 - Ils ont tous l’air de beaucoup vous aimer
 - Je les ai tous trouvés devant ma porte, tous les quinze. À croire qu’ils s’étaient passés le mot, je l’ai tous ramassés sur mon seuil sur à peine un plus d’un mois d’écart… A croire que dans le monde des chats aussi, les bruits courent vite. Depuis ils ne quittent presque jamais ma maisons, ils sortent environs deux heures par jours, mais semblent mieux se sentir à m’intérieur de ces murs.
 - Cela montre à quel point ces petites bêtes sont bien traitées.
Je restais encore un long moment à regarder le vieil homme caresser ses protégés. Le spectacle faisait chaud au cœur et, avec les reflets du brasier qui illuminait la scène, on aurais dit l’un de ces tableaux d’artiste dont les riches sont près à payer une fortune juste pour en exposer un sur un des murs de son domaine… Puis je me rendis compte que le vieil homme dormait, blottit entre les boules affectueuses qui avaient toutes trouvés une place aux côtés de leur bienfaiteur.
 - Bonne nuit à tous
Puis je me levais et montais au niveau supérieur je plaquais l’oreille à la porte de la chambre que Samuel avait traversé tout à l’heure pour voir s’il dormait paisiblement : aucun bruit, le marchand de sable a dû passer.
Je passai la porte de la deuxième chambre et me jetai dans le lit, ne prenant même pas le temps d’observer la déco. Je m’étirai de tout mon long en poussant un long baillement. Je clignais une fois des yeux, les fermant dans l’obscurité, et ne les rouvrant qu’aux premières lieurs du soleil. Je n’eus  visiblement même pas besoin de me forcer tellement le lit était confortable…
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Mar 17 Sep - 6:50
http://www.youtube.com/watch?v=8HtQUE_GBNM
 
La nuit avait été douce, pour une fois ; certes, il était vrai que je ne m’étais endormi comme le voulait la société et les normes de confort imposées par les individus qui avaient de quoi les appliquer, cependant il ne m’était presque jamais arrivé de m’assoupir dans un de ces nids chauds et entravants, préférant largement la compagnie froide d’un sol et d’un mur, d’un tapis, d’une chaise ou mieux encore, d’un rebord de fenêtre ouverte pour m’adonner à la musique ou la réflexion, sachant pertinemment en entamant ces disciplines à ces heures que je finirais par m’y endormir. Mais jamais il ne m’était venu à l’idée de me glisser dans un coin douillet dans le but même et seul d’y somnoler une demi-douzaine d’heures, perte pure et simple de temps, que je préférais « rentabiliser » en choses soi-disant utiles, non pas pour me calquer aux traditions de rentabiliser toutes ses actions mais car il m’était bien plus agréable de faire moult choses m’apaisant ou m’occupant que de rester inerte en attendant que des rêves malsains m’emportent. En résumé, on pourrait tout simplement dire que à chaque fois que je dors dans un lit, je fais des cauchemars atroces, ou l’on implique divers membres de ma famille qui s’entretuaient mutuellement, d’instruments de torture dont je n’aurais jamais pu imaginer les formes et les parties coupantes, et de petites sœurs.
 
La soirée et la nuit avait donc été occupée par du violon, des exercices de visées aux minéraux, probablement de sommeil, et j’étais rapidement, ce matin-là, descendu à la rencontre de Thibeau Plankin, de très bonne heure ; je ne m’y étais attendu, mais le vieil homme s’y trouvait déjà, fumant la pipe dans son fauteuil moelleux, les braises mourantes dans l’âtre à l’image de la pâle fumée s’échappant du bel objet de bois taillé qu’il tenait entre les mains, en aspirant son contenu par petites bouffées.
 
Bonjour.
 
Bonjour. Il est encore tôt, je ne m’attendais pas à te croiser à cette heure…
 
J’ai... Une affaire personnelle à régler. Je vais sortir un instant et tâcherai d’être de retour pour le midi. Pourriez-vous transmettre le message à Sieur Tog ?
 
Je n’y manquerai pas.
 
Il n’avait pas posé de questions et tant mieux, lorsque l’on savait que la curiosité était, de même que la compassion, qui était une faiblesse que j’avais tôt faite d’éradiquer de mon caractère, n’apportant que malheurs et pertes de temps. Je me mis en route sans attendre, mon sac sur les épaules, ainsi que mon fourreau au dos, vers l’ombre de mon existence qui me surplombait depuis toute ma vie, indissociable à la misère et au passé. Le laboratoire de Lumïa et ses tours.
 
Je n’étais pas loin de l’édifice dont je redoutais déjà l’entrée en marbre blanc, si accueillant et pourtant si froid, car même les premiers étages étaient lugubre, malgré leur facade d’œuvrer pour la science et le bienêtre de tous. Foutaises. Massacrer des enfants, les séquestrer, manipuler des femmes, et pour d’autres expériences dont j’ignorais la nature exacte car ne m’avaient pas atteintes, qui impliquaient des animaux, des changeligs, des mages, des clones et des choses à moitié vivantes qui moisissaient dans des cages.
 
Ce fut une mauvaise idée, je pouvais désormais l’assurer, que d’aller à la rencontre de cette chose. Purger mes souvenirs, affronter le passé. Fadaises. J’aurais mieux fait de m’enfermer quelque part pour sombrer dans l’indifférence, et oublier le temps qui passe et qui s’écoule sans le moindre intérêt pour les événements de Rune Midgard ; c’était d’ailleurs la seule chose dont on pouvait être certain ici-bas, avec la mort. Car bien entendu, je ne savais ce à quoi je m’étais attendu en affrontant cet endroit, mais c’était bien pire ; car tous m’étaient tombés dessus à la simple vue de sa blancheur si malsaine. Mon père surtout mais ma sœur également, ses cris déchirants le brouhaha caractériel de Lumïa dans mon esprit. Ma mère était là aussi, plus floue.
 

Je m’étais écroulé en larmes, à genoux sur le sol. Je n’avais pas l’habitude de montrer une telle faiblesse, mais je n’en avais cure. Et personne ne me dérangea.
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Sam 21 Sep - 4:27
Je ressassais, assis dans mon lit, les événements de la veille. Ce ne fut pas long, mais cette activité journalière qui m’aidait à ne pas confondre songes et réalité m’étais parfois d’une grande aide car mes rêves me paraissaient souvent trop vraisemblables. J’avais donc rencontré dans la soirée un jeune garçon du nom de Samuel Michaelis et l’avais sauvé du joug d’une troupe marchand apparemment peu contents qu’il leur aye « emprunté » de quoi se nourrir. Après, je l’avais invité à m’aider dans mes recherches sans trop savoir pourquoi… sûrement parce que je n’aimais pas rester seul… et il accepta sans poser de questions. Ensuite nous traversâmes Lumïa pendant que le soleil cachait ses derniers rayons et c’est dans cette pénombre que nous découvrîmes Thibeau, un vieil homme qui nous reliait tous les deux par son savoir grâce à sa profession d’informateur. Découvrant que nous étions toujours bredouilles dans notre traque, il nous invita à passer la nuit chez lui. Chose que nous acceptâmes de bon cœur

Voilà comment je m’étais retrouvé dans cette luxueuse chambre pleine de bibelots de toutes sortes –comme toutes les autres pièces de la maison– meublée d’un immense lit à baldaquins qui m’accueillit dans ses couvertures pendant mon sommeil, d’une grand armoire avec un grand miroir en guise de porte en face de moi et d’une petite commode de chaque côtés de celle-ci. Je me levais et m’étirais en me grandissant, les bras tendus vers le haut comme si j’essayais de toucher le plafond qui se trouvait plus d’un mètre au-dessus de ma tête. Je fis craquer chacun de mes doigts l’un après l’autre puis me décidai enfin à descendre. Je fus accueillit par notre hôte, toujours assis là où je l’avais laissé en allant dormir.

 - Bonjour 

 - Bonjour, vous avez bien dormi ?

 - Comme un loir, merci de t’en soucier, et toi ça a été ?

 - Ça faisait longtemps que je n’avais pas passé une si bonne nuit, je vous suis toujours reconnaissant de nous avoir invités chez vous.

 - Au faut Samuel est partit, il m’a dit qu’il serait de retour de vers midi…

Je fis signe de la tête d’avoir compris le message et me dirigeai vers les réserves où j’aurais de quoi me constituer un petit petit-déjeuner digne de ce nom. C’était sympa de là pars du petit Michaelis de prévenir qu’il partait, et encore plus de prévenir qu’il reviendrait… Après tout, ce pas comme s’il avait vraiment à s’inquiéter de nous et ça me fit chaud au cœur de voir qu’il tenait à m’aider par pure gentillesse. Du moins… je pense que c’est par pure gentillesse, j’en suis même presque persuadé ! Qu’aurait-il comme arrière pensé ? Tandis que je freinais ma stupide paranoïa, j’enfournais des tartines beurrées en buvant de grands verres de jus d’oranges.
Je me dirigeais alors vers la salle de bain après avoir demandé à Thibeau où elle se trouvait… j’y passais un bon moment avant d’entendre l’horloge du rez-de-chaussée sonner ses 11 coups. Je sorti propre et heureux, ça faisait toujours de l’effet un bon bain chaud. Je descendis.

 - On a sonné, dit-il en me voyant dans les escaliers, tu pourrais ouvrir, c’est une surprise pour toi et ton ami.

 - Une surprise ?

Et sans attendre de réponses à ma question qui n’en était pas vraiment une que je me rendis vers l’entrée et ouvris la porte. Un homme en costume gris-brun d’une certaine classe se tenait de l’autre côté, droit comme un I. Il était chargé de paquets assez lourds qu’il s’empressa de me mettre dans les bras, l’air épuisé de les porter.

 - Voilà votre commande, et remettez mon bonjour à monsieur Plankin !

Puis il se retourna et partit en trottinant. Je rentrais dans la pièce principale avec les sacs qui étaient emplis de casseroles diverses –elles pesaient de tonnes !– je les répartis donc sur la table quand notre hôte, comme venu de nulle part, posa une main sur mon épaule.

 - Coursier est déjà parti ? toujours pressé cet homme-là !

 - Et il vous remet son bonjour…

 - C'est gentil de sa part... Ceci est le déjeuner, dit-il en montrant tous les récipients d’un geste du bras, n’ouvre pas les casseroles où il refroidira avant le retour de notre copain ! Prépare la table, ainsi nous pourrons manger dès son retour.

Et je m’exécutais, pressé de voir la tête de Samuel quand il découvrira le festin qui n’attendait que lui…
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Compagnons d'infortune [Pv Tog]

MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Dim 22 Sep - 0:22
La question qui me hantait restait toujours la même. Pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu que je fasse mon fier, mon fanfaron et que j’aille affronter mes souvenirs ? N’aurais-je pas pu m’abstenir, m’en aller quérir avec Tog et Thibau Plankin son chat sans vouloir affronter le passé, et puis de… Pas de rentrer chez moi, car je n’en avais pas, mais… Je ne sais pas, errer un peu sans réel but, et m’enfermer dans des armoires de maisons inoccupées pour sommeiller, ou dans des vieilles ruelles abandonnées de tous, oubliées par les brigands et les adolescents fugueurs, afin de me laisser aller dans l’indifférence du temps passant ; mieux encore, j’aurais pu voyager un peu et m’en aller sur la côte, là ou rien ni personne ne pouvait venir me troubler, et ou ni ville ni bourg ne venaient emplir le monde sonore de leur anarchie des tympans, et j’aurais pu me délecter du son du violon s’élevant dans les effluves marines et glacées, et que les cordes chantent pour les mouettes qui n’en avaient cure. Au lieu de ça, j’avais foncé sur la folie, vers la rechute dans la démence et les hallucinations. Car bien sûr, cela n’avait pas manqué ; pourquoi m’épargner, après tout ? Je n’étais qu’un pauvre gamin maudit par le sort ou quelque autre puissance supérieure qui pouvait exister et dont je ne me questionnais pas sur leur réalité ; j’aimais à me reposer sur la fortune pour justifier les actes immondes de mon père, dans la lâcheté de mon refus d’accepter les horreurs que nous pouvions faire, humains. Et cela en devenait presque pathétique, car certains pourraient croire que j’ai la belle vie : mon malfaiteur était mort, et j’en étais libre de m’amuser et découvrir le vaste monde… ! Même moi je n’y croyais pas. Ma sœur était morte, et elle représentait mon unique raison de rester en vie ; j’aurais pu la sortir de là, employer mes petites économies que j’avais à cet instant et l’emmener ailleurs, dans un des villages de la plaine ou autre chose, et peut être la voir heureuse, un jour tandis que je me serais retiré en tranquillité vers l’océan.
 
Tandis que je m’éloignais d’un pas titubant des colonnes blanches et parfaites du laboratoire de Lumïa, moult badauds passaient de part et d’autres de mon corps qui se mouvait tel un pantin, sans se soucier de mon état chancelant ; tel une piqûre de rappel,  l’égoïsme des mieux lotis vers les miséreux, leurs regards fuyants et hypocrites m’envahit le crâne d’une rage bouillonnante, et par un réflexe idiot, ma lame apparut dans son fourreau. Massacrer tous ces gens jusqu’à me faire moi-même exécuter n’avancerait à rien, cependant, il reposait en cette idée une possibilité très tentante, qui aurait résolu bien des problèmes, comme le désespoir qui m’accablait, puisque une fois décédé, je n’aurais plus le besoin de me soucier de ce genre de choses. Je n’en fis rien cependant, et ravalai ma haine qui demeura dans une boule amère au fond de ma gorge, prête à être crachée au visage de n’importe qui. L’astre solaire nous illuminait de ses rayons agressifs, fier depuis son piédestal des cieux sans nuages, et c’est tandis qu’il approchait le zénith et le pic de chaleur de la journée que je rejoins enfin la porte de la demeure de monsieur Plankin.
 
Bonjour…
 
Les deux hommes m’accueillirent le sourire aux lèvres, tout un tas de casseroles et plats devant eux, et il ne me fallut pas des heures pour saisir que devant moi il se trouvait là un dîner pour nous trois. Après un mot de remerciement de ma part, nous ouvrâmes un à un les mets, et je me sentais excité comme un gamin qui ouvre des cadeaux ; en silence ensuite, mais pour mieux déguster le repas, nous nous nourrîmes, nous délectant de ceux-ci, probablement amenés directement des cuisines du château. Le repas terminé et le peu de vaisselle empilé pour le rendre au coursier qui allait s’enquérir de la récupérer, Thibeau, comme promis, allait nous aider à retrouver le chat de Tog, Béor. Mais le vieil homme avait plus d’un tour dans son sac, et il m’aurait étonné que sa bâtisse soit une simple maison dans laquelle il passait ses vieux jours. Nous montâmes à l’étage, prenant l’escalier ascendant – à ses côtés se trouvait un autre descendant vers une probable cave – et parcourûmes le couloir, au fond duquel se trouvait une trappe, au plafond. L’homme sortit une grande échelle d’un placard non loin, ouvrit la trappe de laquelle s’échappa une bouffée d’air frais de l’extérieur et m’invita a y passer en premier.
 
Elle menait bien sûr sur le toit, offrant d’ici une vue imprenable sur tout Lumia.
 

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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Mar 1 Oct - 3:56
J’alignais sur la table les casseroles et plateaux sous cloche d’argent qui dégageaient une si bonne odeur que je du doubler d’effort pour  résister à l’envie de gouter leur contenu jusqu’au retour de Samuel. Je mis ensuite sur trois places de bout de table une assiette surmontée d’un bol, les deux décorés de superbes motifs de couleurs sobres. Et pour finir, après avoir demandé à Thibeau où celle-ci se trouvait, je plaçai l’argenterie, deux paires de couverts et une cuillère à soupe. Je regardais le résultat, fier d’avoir monté cette jolie table, et m’installai dans le seul fauteuil qui n’était pas occupé. Le temps passait et la pièce se remplissait de plus en plus du fumet du dîner qui nous attendait avec impatience et j’avais l’impression que plus l’odeur caressait mes narines et plus mon estomac se vidait. Je m’apprêtais à me remplir une assiette quand soudain la porte s’ouvrit et notre tant attendu compagnon passa la porte.
 - Bonjour...
J’accourus lui rendre son bonjour, heureux que se supplice qu’est l’impatience s’arrêtait enfin, et notre hôte m’imita. Il vit la table et nous remercia –je lui rendis son merci intérieurement– et nous nous mîmes à table pour découvrir les mets qui nous attendaient : un potage aux potirons et un aux carottes, du canard à l’orange, des flageolets mauves en sauce, un plateau de crevettes roses et grises sur matelas de glace, et encore plein de mets que je ne pus reconnaître l’origine mais le fait est que s’était fort bon ! Nous nous régalâmes en silence savourant chaque bouchés plus d’une heure durant. Quand nous fûmes repus, nous empilâmes la vaisselle et les plateaux que le coursier allait passer reprendre. Puis monsieur Plankin s’étira difficilement et je l’entendis craquer de partout mais il ne s’en plaignit pas le moins du monde. Il nous fit signe qu’il fallait lui emboîter le pas et nous montâmes à l’étage et nous dirigeâmes jusqu'à un mur, je compris tôt que c’était en fait la trappe dans le plafond qui nous intéressait. Le vieillard prit une échelle dans un placard qui se trouvait à proximité et ouvrit le passage et nous invita à monter, Samuel le premier.
Nous montâmes tous trois sur le toit, la vue était magnifique de là, mais la montée n’était pas encore finie.
 - Suivez-moi.
Je me tournai en direction de sa voix pour voir enfin que, sur ce toit, à l’arrière, il y avait encore quelques marches que l’on pouvait monter pour arriver dans ce qui ressemblait à une petite tourelle. Dedans, nous étions surélevés de seulement un mètre de haut mais ce qui méritait et demandait le plus notre attention étaient les huit longues vues placé sur tout le contour de celle-ci. Chacune d’elle pointait vers une direction sûrement stratégique. En chipotant avec l’une d’elles je pus voir jusqu’à la cité portuaire d’Alcombord tellement elles étaient performantes. La vue était magnifique et la variété de paysages à portée était incroyable mais ce qui nous intéressait vraiment n’était pas si loin, en fait ce que l’on cherchait –Béor en l’occurrence– était dans l’enceinte de la ville. Je me remis donc à tripoter le bouton de réglage afin que les images soient moins flouent et fit remarquer à Thibeau que cette installation était merveilleuse.
 - Ça m’a coûté une fortune mais cette tourelle en valait la peine car elle me permit de rendre plus de rapports tout en profitant du confort de mon chez-moi et des panoramas colorés, changeant au fil des saisons. Cette tours de guet est l’une des plus belles inventions que j’ai faites au long de mes nombreuses année et aussi ma fierté…
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Ven 4 Oct - 8:36
Décidément, Thibeau ne manquait pas d’astuces et de tours pour épier l’entièreté de la ville. Derrière nous, au bout de quelques marches qui s’élevaient encore plus haut que ce que je pensais être le point culminant de la bâtisse, se dressait fièrement une sorte de tour miniature, bordée de dix colonnes à chacun des angles de la forme octogonale qu’elle formait ; et à chacun de ses côtés, fières et brillantes, se présentaient à nous et surtout au vieil informateur huit longues-vues, sortes de télescope pour le jour et l’observation de moindre envergure. Sous le petit toit de tuiles rouges qui couvrait l’installation blanc cassé, il y faisait frais, et je devinais l’endroit agréable, surtout lorsqu’on apercevait la vue splendide dont on pouvait jouir d’ici, et il m’étonnait même que le noble vieillard et ses articulations probablement emplies de courbatures n’y ait pas installé un tabouret tournant, afin de pouvoir scruter sa cible en tout confort. Tandis que Tög s’employait à tester les jumelles en jetant un œil à travers leur lunette, je me contentais de ruminer de sombres pensées ; le jeune homme, visiblement impressionné, fit remarquer à l’espion royal la magnificence de l’installation toute entière. Et si je devais avouer que, à première vue, elle semblait magique, dans sa brillance sous le soleil, elle n’était pas sans zonez d’ombres.
 
 - Ça m’a coûté une fortune mais cette tourelle en valait la peine car elle me permit de rendre plus de rapports tout en profitant du confort de mon chez-moi et des panoramas colorés, changeant au fil des saisons. Cette tours de guet est l’une des plus belles inventions que j’ai faites au long de mes nombreuses année et aussi ma fierté…
 
Sa fierté… Je me répétais intérieurement ses dires, les ruminants dans mon absence de barbe ; si les instruments d’optiques ici présentes permettaient jusqu’à apercevoir les indistinctes silhouettes de cités adjacentes, il avait sans aucun doute possible une vision des plus nettes sur le bidonville, et sur la misère qui y régnait, les injustices, les rafles de gosses, les meurtres, et tant d’autres réjouissances. Et bien sûr, il ne faisait rien. Certes, il obéissait au roi, qui obéissait aux pots-de-vin du laboratoire ; et, bien sûr, ce n’était pas le travail de cet homme, il était informateur, pas justicier. Et bien sûr, de toute manière, même avec toute la volonté du monde, il n’aurait rien pu y faire. Leurs discours étaient tellement prévisibles que je pourrais les réciter au même instant qu’eux. Ce n’étaient jamais leur travail, jamais leurs affaire, jamais leurs capacités. Ils ne pouvaient rien faire, bien sûr, car personne ne pouvait rien faire ; il était bien plus aisé de s’écrouler dans la naïve béatitude de l’oisiveté et des biens.
 
Non, je ne faisais rien pour aider ceux qui avaient été mes semblables, et qui, au fond, l’étaient toujours ; non car les souvenirs me hantaient, et rien qu’à la vue de l’ombre menaçante de la tour du laboratoire, des images apparaissaient dans ma tête, des images ensanglantées et familiales des plus déplaisantes dont je n’avais aucune envie d’affronter pour l’instant.
 
Mais l’heure n’en était absolument pas à ce genre de réflexions, et je me contentai, pour m’éviter à penser, de me concentrer sur les plus concrets événements, à savoir la perte de Béor, le compagnon de Tog ; tous deux, derrière moi, scrutaient  parmi diverses longues-vues, sans grand succès, et seul le vent entre les colonnes venait troubler le silence de son chant mélodieux. En cette situation difficile, je me contentai d’utiliser au mieux mes capacités, et si ma vue n’était pas défectueuse, mon ouïe, elle, fonctionnait particulièrement bien. Et ce que j’attendais ne tarda pas à se faire savoir : un quelconque signe qui aurait pu m’indiquer la position de chats, et potentiellement celui de Tog ; et un son que l’on entendait plutôt au petit matin ou au crépuscule d’habitude brisa légèrement le vide sonore qui s’était fait – un combat de ces félins de poche -, juste assez pour que je l’entende et que je localise à peu près sa provenance. Un petit réglage de la lunette me permit d’obtenir une image précise de sa personne.
 
J’interpellai Tog, lui demandant de jeter un œil à la direction que j’avais préparée, et il me confirma que c’était bien de Béor qu’il s’agissait.
 
Il se bat, on dirait. On ferait mieux de se dépêcher.
 
Non loin de nous, un toit en pente nous rapprochait de plusieurs mètres du sol d’une ruelle ; je m’élançai dessus pour y glisser, et atterris sans beaucoup de mal au sol.
 

Vous venez ?
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Sam 5 Oct - 4:26
Je scrutais désormais plus sincèrement les environs car, alors que je prenais du bons temps chez Thibeau, Béor était seul maintenant depuis deux nuits. Il était intelligent et je lui avais appris à se débrouiller seul mais je ne le laissais presque jamais seul et il ne s’en plaignait jamais, que du contraire…
J’observais les places et les ruelles le plus attentivement possible, ignorant tout ce qui n’était pas un chat. Je n’avais ni envie de me sentir comme un voyeur, ni comme un témoin silencieux qui se contente de regarder les crimes de notre monde sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Je passais donc l’œil furtivement, essayant de deviner un animal à quatre pattes dans la foule, ne trouvant mon compagnon nulle part. Puis Samuel m’interpella et me fit signe de jeter un œil dans la longue vue qu’il tenait. Je me mis prestement à regarder à travers afin de voir ce qu’il voulait me montrer, me doutant de ce que c’était. Je vis alors trois félins, un blanc et deux noirs dont Béor, se battant de leurs griffes et de leurs crocs tout en sifflant et crachant…
Je fis comprendre d’un signe de tête à Samuel que c’était bien lui.

- Il se bat, on dirait. On ferait mieux de se dépêcher.

Il sauta sur le toit en pente qui se trouvait juste à côté de nous et se laissa glisser jusqu’à et fit un bond au sol une fois à deux mètres du sol. Il se retourna et nous fit signe.

- Vous venez ?

Sans plus attendre je me changeai et rejoins la terre ferme de la même façon que le petit Michaelis et galopai en direction de l’endroit que m’avais montré la longue vue. Je courrais de rues en rues afin de rejoindre mon protégé le plus vite possible, slalomant entre les gens qui se promenaient sans doute dans le but de se rendre au marché. Je m’arrêtais à mi-chemin, non pas pour voir si Samuel et le vieux Thibeau suivaient, mais pour me rappeler le chemin que je devais suivre. Il aurait été idiot que je me perde dans ma prestance !  Je me remis dans ma course, tellement concentré que je manquai de eu de me faire écraser par une calèche dans un des nombreux carrefours qui étaient sur le trajet. Même s’il semblait près vu à travers le téléscope diurne, l’endroit où se trouvait Béor était bien à une bonne dizaine de minutes de la maison de monsieur Plankin. Du moins… à course de chat…  

Une fois arrivé à la place où je l’avais vu,  je le repérai. L’un de ses agresseur étais parti et il ne restait plus que le blanc. Je courus dans sa direction, reprenant forme humaine dans mon élan afin de lui donner un coup de pied qu’il ne pourrait oublier. Je me stoppai net. Je compris enfin ce que la scène devait me dévoiler : le chat blanc et mon compagnon n’étaient pas en train de se battre, mais Béor venait de protéger la chatte du troisième félin qui l’avait visiblement blessée. Je m’accroupis pour le voir qui nettoyait une vilaine tache de sang qui semblait déjà sécher sur le pelage couleur neige de la femelle.

- Et alors, don juan, tu te fais une copine dès que j’ai le dos tourné?

Comme réponse il miaula un coup. Je le caressais afin de voir s’il n’était pas non plus blessé mais son pelage ne laissa aucune de trace de sang sur mes doigts. J’étais désormais soulagé, j’avais retrouvé mon ami en un seul morceau… Je le pris sur mes genoux

- Quand on se sera occupé d’elle, tu vas devoir me raconter ce que tu à fais ces deux nuits !
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MessageSujet: Re: Compagnons d'infortune [Pv Tog] Sam 5 Oct - 9:37
http://www.youtube.com/watch?v=0wrsZog8qXg
Cette aventure n’allait pas tarder à se terminer, dans un dénouement probablement heureux ; et malgré quelques mauvaises pensées soutirées d’un accès de mauvaise humeur, je ne pouvais que remercier Tog le chasseur et Thibeau Plankin pour avoir eu l’extraordinaire don de me faire oublier les événements qui s’était déroulés il y avait moins d’une semaine. Et malgré que l’image d’Alice hantait mes nuits et mes journées, quel que soit les événements se déroulant sous mes yeux, ces deux individus avaient su faire passer les hallucinations criantes de vérité et le songe de mon père étranglant à bout de bras la seule personne qui ne m’eut jamais été chère, et ce avec un certain brio, s’il on prenait en compte le fait que, malgré que je déambulais le plus souvent en ville, je n’avais pas eu à me retourner tous les dix pas pour jeter un regard à la tour du laboratoire, comme pour m’assurer qu’elle était toujours là, pour une obscure raison, comme si je souhaitais me replonger dans le malheur à la moindre occasion. Cependant, dans mon orgueil empli de fausse bravoure, il avait fallu que je m’élance sans peur vers le lieu de mes cauchemars, pour me retrouver, à peine trente secondes après, recroquevillé dans un coin, voulant pleurer sans qu’aucune larme se franchisse le seuil de mes yeux secs.
 
J’avais présentement localisé par l’ouïe les bruits caractéristiques que j’avais l’habitude d’ouïr lorsque le soleil se teintait de rubis, à savoir une bataille de chats, et dans le bidonville, les animaux étaient le plus souvent à l’image de la population, et les pattes griffues faisaient saigner le plus souvent pour le contenu d’une poubelle, restes de détritus trouvés devant les portes de la ville, en général ; il fallait dire que les bêtes, là-bas, vivaient encore moins longtemps que les orphelins, et que s’attacher à l’un deux était comme s’amouracher d’un papillon. Les chiens également étaient de mise, et j’avais fait l’erreur de croire que l’un deux s’était attaché à moi en me suivant – j’en avais oublié le morceau de viande de rat louche que j’avais déniché l’heure passée – et lui avait même donné un nom, ainsi que nourri ; plus jamais je ne commenterais une telle erreur. Je n’avais même pas la force d’énoncer ici comment il avait fini, et cela en était de toute façon très prévisible.
 
Nous étions atterris non loin de la Grand-Place de Lumïa, et le jeune homme n’avait pas tardé à s’élancer ; Thibeau avait juste eu le temps de descendre, par la porte pour sa part, pour nous signifier qu’il n’allait nous accompagner. D’une étreinte chaleureuse comme je n’en avais plus fait depuis des lunes, je le remerciai et lui promis de revenir le voir un jour, et je m’élançai en courant à travers les rues pour retrouver le chasseur qui n’avait pas attendu ; cependant, je ne le retrouvai pas en route, et dus me fier à mon propre sens de l’orientation – inutile de dire qu’il me seyait bien que je connaisse la cité comme ma poche. Et dans cette course effrénée parmi moult passants et badauds, commerçants, marchands de légumes et autres babioles, j’en bousculais certains, évitaient d’autres, et il ne m’aurait pas étonné que certains m’eurent pris comme un voleur en fuite, mon grand sac sur les épaules et mon allure probablement dépenaillée , et fallait-il encore que certains ne me reconnaissent pas comme tel, n’ayant par le passé pas hésité à chaparder pour ma plus stricte survie, et dieu savait combien ceux-ci étaient rancuniers envers les orphelins affamés.
 
Quelques minutes plus tard, je parvenais à destination, remerciant à nouveau ma mémoire visuelle et mon souvenir presque parfait de la vue du haut de la tourelle ; j’y découvris là un Tog sous forme humaine, venant probablement d’arriver, faisant face à deux félins, dont l’un que je reconnus comme étant Béor, notre objectif.
 
- Et alors, don juan, tu te fais une copine dès que j’ai le dos tourné?
 
 
En effet, à ses côtés, une chatte blanche légèrement tâchée de sang se laissait docilement nettoyer par l’autre félidé.
 
- Quand on se sera occupé d’elle, tu vas devoir me raconter ce que tu à fais ces deux nuits !
 
 
Je souris, attendri devant cette scène de retrouvailles, me rappelant par la même occasion que nous allions devoir nous séparer ; je ne pouvais pas suivre sa route pour toujours.
 
C’est ici que nous nous quittons, me semble-t-il, Tog. Je ne te remercierai jamais assez de m’avoir, par ces aventures et cette amitié, oublier les quelques événements passés qui m’avaient quelque peu… Troublés. J’espère sincèrement que nous nous reverrons.
 

Nous nous étreignîmes rapidement – cela faisait la deuxième fois en moins d’une heure et je n’aimais pas trop ca – et, à nouveau, je souris, pour la seconde fois de la journée. Il fallait croire que les rapports sociaux avaient une influence bénéfique sur mon moral. Après un dernier remerciement, signe de main, et enfin regard en arrière vers le maître et son chat, je m’en allai en direction de l’allée centrale, le violon entre les mains et le cœur léger, une mélodie joyeuse s’en allant jouer dans les cieux.
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