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MessageSujet: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Ven 31 Mai - 2:06
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Une dizaine de jours, c’est le temps qu’il fallait pour atteindre Alcombord. Partant du village maudit, laissant Léo Manjano derrière elle, notre archère voulait s’entrainer et connaître un peu plus le monde dans lequel elle se trouvait. Durant son périple, notre aventurière s’assurait que tout irait bien et qu’Elendil arrivait à guérir de sa blessure à l’aile droite. Il volait plus ou moins bas, évitant d’agiter son muscle endolorit. Il chassait tout de même grâce à son bec pointu et à ses griffes pour lacérer ses victimes. Linaewen se sentait de bonne humeur aujourd’hui. Ressassant son périple de dix jours. Nos compagnons ont eu du beau temps comme de la pluie, se cachant sous la cime des arbres pour éviter d’être tremper jusqu’aux os. L’elfe utilisait son arc pour chasser quelques ragondins qui trainaient dans une prairie puis allait faire un petit feu pour déguster son repas. Ainsi était la vie. Il est vrai que la solitude gagnait la dame aux plumes blanches mais Elendil tentait tant bien que mal de lui remonter le moral par quelques caresses et des croassements affectifs.

Durant leur parcours, le 7° jour de leur voyage, nos deux protagonistes virent un humain solitaire, arborant une veste  grise et noire, cloutées par endroit et faite de cuir au niveau des épaules. Des lanières et des cordes parsemaient sa veste. Sur son visage on y remarquait un air triste. Il semblait être âgé d’une trentaine d’années, un pantalon marron et troué, des cheveux bruns et grisés par endroit, des yeux bleus comme la couleur de l’océan. On pouvait voir ses muscles saillants, un petit ceinturon rattaché à son pantalon. Des sortes d’épées longues et fines étaient attachées dans son dos. Il avait une belle carrure mais il était en mauvais état, Linaewen ne pouvait laisser cet homme ainsi. S’approchant doucement, son arc dans son dos, Elendil aux aguets, la jeune femme s’arrêta devant lui. Ne haussant même pas ses sourcils, ni même surpris, cet homme la regarda sans trop d’intérêt. La demoiselle s’inclina légèrement et lui demanda ce qu’il faisait ici et pourquoi il semblait si las. L’homme au teint pâle lui répondit qu’il voyageait sans grand intérêt, ne sachant où aller. Il était incroyablement charismatique malgré sa pâleur et sa voix grave. Ses yeux scrutaient ceux de Lin’ qui semblaient l’emporter dans un rêve comme pour dévoiler son âme. Cet homme se présenta. Il se prénommait Eric. Eric Fendragon. Il ne dit que quelques mots et sa voix s’éteignait à force de parler. La dame aux plumes l’invita à s’asseoir sur un petit tronc d’arbre desséché et lui proposa de l’eau et un bout de ragondin qu’elle gardait dans son baluchon. Les yeux d’Eric étincelèrent. Lui tendant la nourriture et la gourde d’eau, elle le laissa manger et boire. Allant mieux, il la remercia mais ne savait pas vraiment quoi faire. Linaewen lui proposa de venir avec elle à Alcombord. Elle lui raconta  qu’elle aussi ne savait pas où aller et marchait où ses pieds la guidaient. Puis, Eric commença à apprécier cette compagnie, permettant ainsi de discuter sur ce qui les avait amenés ici. Elendil restait en arrière, dans les airs. Eric demanda pourquoi cet oiseau les suivait et Linaewen lui raconta sa rencontre avec Elendil et lui avoua qu’il était son ami et pas un simple compagnon.


Trois jours plus tard, Linaewen, Eric et Elendil arrivèrent non loin d’Alcombord. C’était une très grande ville, peut être plus grande que Lumïa. On entendait les mouettes et on sentait la bonne odeur marine. Eric regardait de part et d’autre, semblant connaître les environs. Linaewen lui demanda s’il était déjà venu par ici. En effet, cet homme avait connu la cité il y a quelques années mais n’y avait jamais remis les pieds à cause d’une affaire. Ayant quitté définitivement cette ville pour voyager et éviter les ennuis. Cependant, Eric affirma qu’il continuerait ce voyage pour redécouvrir Alcombord. C’était il y a sept ans que cette affaire avait eu lieu et notre jeune ami ne pensait pas y revenir un jour. Lin’ lui prit le bras, le jeune homme ne dit aucun mot et ils passèrent la grande porte gardée par deux hommes en armure lourde. Ils les laissèrent passer. Cette cité était entourée d’un grand mur de pierre afin d’éviter les assauts. Les piaillements des mouettes et les hauts mâts que l’on pouvait voir plus bas étaient ceux des bateaux venus délivrer les colis par delà la mer. La jeune femme se sentait renaître et demanda au jeune homme s’il se rappelait d’un endroit digne d’intérêt. Il réfléchit et lui parla du marché qui devait se trouver à quinze minutes de marche. L’archère lui parla alors son arrivée à Lumïa, la première impression qu’elle avait eu en entrant dans la ville, les gens qu’elle y avait rencontrés… puis au fur et à mesure, ils arrivèrent au marché. C’était un lieu bondé de monde avec un brouhaha incessant, des rires, des marchands vendant leurs marchandises à prix raisonnable. C’est alors qu’elle aperçut un marchand de fruit.

- Je vais prendre quelques rations de fruits. Tu m’accompagnes ? Cette ville me donne la joie de vivre, je me sens renaître. Tu connais des gens par ici ? Tu as de la famille ?
- Non pas vraiment. Ma famille m’a laissé de côté à cause de mon frère.
- Oh ! Je ne savais pas. Tu devrais me parler plus de toi ! De mon côté je suis fille unique, j’ai vécut 84 ans aux côtés de mes parents et quelques années avec Elendil. C’est grâce à mon père si je sais manier l’arc et avec l’aide de ma mère j’ai appris la magie des chants elfiques.
- Oh ? il eut un petit rictus, il faudra que j’écoute ça.

Linaewen fut surprise et lui fit son plus grand sourire. Sa cape faite de plumes se balançait à chacun de ses mouvements. Puis arrivant devant le marchand, la jeune femme demanda trois pommes, deux poires et un régime de banane.

- Tu peux me dire ce que tu vas en faire ?
- Bah pour cuisiner ! On ira se trouver une chambre dans une taverne et le soir, on mangera ça ! Je n’ai pas envie de payer pour un repas qui est … souvent de mauvaise qualité. Les fruits c’est très bon !
- Mais tu oublies que la viande est meilleure. Certes, ça coûte cher mais au moins, tu es rassasié.
- Alors j’irai chasser pour toi, s’exclama t-elle.

Une fois que la nourriture fut payée par quelques joyaux, la demoiselle mit les vivres dans son baluchon et entendit du grabuge. Eric fronça les sourcils. Linaewen voulu voir mais il la retint, une main sur son épaule. Il lui fit un signe de désapprobation et commença par lui dire que les affaires qui se passent dans cette ville n’étaient pas les leurs. Qu’il valait mieux ne pas s’y intéresser au risque de se faire détrousser ou pire, tuer.  L’elfe baissa la tête et avança, il y avait beaucoup trop de monde quand quelqu’un la heurta.

- Aie aie aie ! Faites attention où vous mettez les pieds ! Rétorqua t-elle en se grattant la tête.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Lun 24 Juin - 4:25
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  • Un contrat des mieux payés ...

    Eric Fendragon … Un bon contrat … Un contrat bien rémunéré … Trop bien rémunéré par rapport aux informations que les commanditaires m’ont envoyées … Mais je n’y pensais pas encore, j’avais du chemin à parcourir avant de rejoindre le dernier endroit où on avait aperçu ce jeune homme. Les raisons qui devaient entrainer sa mort m’étaient inconnues, mais il était certain qu’elles me rapporteraient de l’or, beaucoup d’or. Je ne pouvais pas refuser une telle somme, pas moi, j’avais reçu tant de récompenses minables que plus de dix mille pièces d’or ne seraient pas de refus. J’avais reçu mes ordres alors que je trainais aux abords du royaume d’Utguard, je devais me rendre à Alcombord en moins de deux jours, c’était faisable, avec une bonne monture, mais pas n’importe quelle monture, un corbeau géant, ni plus, ni moins, c’était ce qu’on m’avait offert. La bête était atrocement mutilée et pourtant se portait comme un charme, un cœur noir dans un corps noir, ce n’était pas vraiment dans mes habitudes de me servir de ce genre de bestiole, je préférais leur loger quelques flèches entre les yeux, mais puisqu’on me l’avait gracieusement donné pour exécuter ma tâche … Maeglin ne l’aimait pas, pas du tout, il ne pouvait s’empêcher de piailler à tue tête et d’essayer de crever les yeux du monstre, mais il n’arrivait pas à se résoudre à s’en approcher.

    Nous volâmes à tire d’ailes pendant une journée complète, sans jamais s’arrêter, la bête était infatigable, ce qui ne faisait que renforcer un sentiment de peur chez ma personne, étant étroitement lié à mon hibou. Je fus à l’équivalent de six heures de marches de la ville quand je ne pus plus supporter la présence maléfique qui se trouvait sous moi, je le fis se poser et je le laissai partir, en espérant qu’il retourne auprès de ses maîtres et que je ne le revois plus jamais.

    Je ne savais pas où se trouvait Fendragon, non, mais je savais où trouver des informations le concernant, les paysans sont souvent enclins à livrer leurs petits secrets, une fois qu’ils ont une bourse d’or dans la main et un couteau sur la clavicule. Je sus assez vite qu’on l’avait aperçu non loin de là où je me trouvais et qu’il se dirigeait lui aussi vers la cité portuaire, accompagné d’une dame, une belle dame à en croire les dires du pauvre berger qui se débattait alors que je comprimais toujours un peu plus ses voies respiratoires. Je pense que j’y allai un peu fort car, malheureusement, il perdit connaissance, après tout, ce n’était qu’un pauvre berger, ce n’est pas comme si je l’avais balancé du haut d’un arbre droit sur une saillie rocheuse … Ah … Si, je l’ai fait en fait.

    Ce fut au pas de course que je me dirigeai vers les hautes enceintes, je devais préparer ma toile avant de voir débarquer l’Humain et sa comparse. Maeglin avait déjà retrouvé de l’assurance, depuis peu de temps, il ne cessait de grandir et de perdre cette espèce de débilité infantile, puérilité, voilà le mot. Il se trouvait être aussi large que l’écart entre mes bras, une fois ses ailes dépliées, son envergure était des plus acceptables ; son plumage continuait de se noircir au fil des mois, il ressemblait à un croisement entre un corbeau et un hibou, discret, rapide, invisible, meurtrier …

    J’arrivai aux grandes portes alors que la soirée était déjà bien avancée, j’avais du retard sur mon horaire, ce n’était pas bon. J’interrogeai les gardes, ils n’avaient pas vu le jeune homme que l’on m’avait à moi-même décrit, tant mieux. Je passai la nuit à jouer au corbeau de mauvais augure, allant informer tous ceux que je pouvais trouver de la venue d’un humain qui causerait du grabuge et s’en prendrait aux richesses et aux familles … Les familles, voilà bien la seule chose dont les Hommes se soucient et qui soit autre que leur précieux argent … Je pense que ma stratégie fonctionnait plus ou moins, les gens avaient certes assez peur de l’elfe au visage cloisonné de fer que j’étais, mais savoir que je ne voulais que leur « bien » semblait les rassurer. Je ne dormis pas cette nuit, je surveillai avec attention la porte et le poste des gardes, personne ne se décida à rentrer, ou même à sortir.

    Ombre dans la nuit, je trônai sur une tour des murailles, observant ceux dont la vie n’était rien de plus qu’un pion sur mon échiquier, tout devait être minuté, calculé avec précision, pour que la flèche et le poignard ne manquent pas leur but …
    Le jour décida enfin à poindre, les rues s’animèrent, je dus redoubler de vigilance et  être toujours plus discret, je portais une tunique adaptée à la chasse en forêt, mais malgré cela, j’étais équipé d’un long manteau noir qui me rendait plus difficile à repérer, même en ville. Un pan de ce même manteau flottait, la brise essayant de l’emporter, me donnant l’air d’un de ces héros d’autrefois, vaillants, déterminés, fiers … Je n’étais pas l’un d’eux, j’étais un chasseur de prime, un assassin, une ombre parmi les ombres ; la perfidie, l’astuce, la débrouillardise … J’étais l’Ombre Vicieuse.

    Ce fut au zénith du soleil qu’enfin il se montra au grand jour, il était plutôt grand, bien que, à vue d’œil, je le dépassais d’une tête. Il portait deux fourreaux dans son dos, il n’était donc pas sans défense. Ses cheveux étaient d’un brun très foncé et grisonnants par endroits, mais je voyais autre chose, un reflet bleu, le soleil laissait un reflet bleu se démarquer comme limite de sa chevelure, ce bleu était profond, tel l’océan un soir de tempête ... La dame qui l’accompagnait portait un manteau de plumes, longues, très longues plumes … Elle était elfe, ses traits étaient trop fins pour une humaine, ou alors je me trompais et mon regard n’était plus perçant … Un grand corbeau noir volait parmi les mouettes, dont le cri commençait à me rendre nerveux, il n’avait rien à faire ici, il n’était pas là hier soir … Coïncidence ? Certes cela se pouvait, mais mon instinct me trompait rarement.

    J’attendis patiemment qu’ils se dirigent là où j’osais espérer qu’ils se rendent, une auberge ou autre taverne, mais à mon grand damne, ils se rendirent au marché … Il y avait trop de monde pour tenter quoi que ce soit, mais je ne pouvais pas laisser passer ce genre d’occasion, je les avais à ma portée, dans le creux de ma main, je n’avais plus qu’à la refermer et ils périraient écrasés comme de vulgaires insectes un peu trop gênant. Mais il me fallait une diversion.

    Je réfléchissais tout en revenant de la manière la plus silencieuse au niveau des rues, un groupe de gens était rassemblé autour d’une fontaine, je savais ce qu’il me restait à faire. Je me dirigeai vers eux, agrippai une bourse d’or à mon ceinturon et la lançai dans les eaux troubles de la source. L’effet obtenu fut au-delà de mes espérances, ils se jetèrent, tels des animaux sur un repas après plusieurs jours de jeûne, sur l’or.

    Je choisis ma cible avec attention, je ne peux pas me tromper, m’attaquer de front au jeune homme, avec sa compagne sur mon côté, était simplement suicidaire, je me serais vite retrouvé avec une dague entre les côtes, je devais l’éliminer, je n’avais rien contre elle, il s’agirait juste de la déstabiliser le temps d’abréger la vie du jeune homme à un jeu de lames mortel. Je courus vers eux, poussai vivement la dame sur le côté et dégainai épée et rapière …
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Lun 24 Juin - 9:50
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Mon oreille aux aguets, la personne que je venais de percuter s'en alla rapidement sans s'excuser. Un mouvement de population se dirigeait vers une fontaine à quelques mètres de là tandis que nous deux, nous étions sur cette même place sans bouger. Nous observions simplement, ne comprenant pas vraiment qu'est-ce qui avait pu causer tout ce grabuge. Soudain un homme surgit avec rapidité, sortant de cette masse humaine pour dégainer sa lame et me dégageant en me poussant vivement. Je n’eus pas le temps de réagir qu'Eric s'empara également de ses deux épées pour contrer l'attaque de son adversaire. Il s'agissait d'un homme encapuchonné vêtu d'une tunique verte, son visage était caché par un masque et seul des oreilles pointues sortaient de sa capuche. J'étais étonnée de voir qu'un homme armé viendrait en plein jour dans un lieu public, de plus, bondé de monde et affronter sans aucune discrétion. Ce n'était pas vraiment malin mais je pris mon arc d'une main et une flèche de l'autre, les doigts serrés contre le bois, prête à décocher une flèche. Je regardais Eric qui n'esquissait pas le moindre sourire. Qui pouvait bien être cet elfe  ? Pourquoi un assassin viendrait en pleine journée tuer un homme tel qu'Eric  ? Je me demandais si il ne me cachait pas quelque chose. Peut-être voulait-il éviter de me mettre dans le pétrin. J'étais dans ma position de combat, droite et l'arc bandé. Eric tenait ses épées avec fermeté tandis qu'il rejeta d'un coup de pied l'homme en tunique verte. Quelques gardes aux alentours semblèrent préoccupés et se regroupèrent vers la fontaine où la masse de population criait et se bagarrait pour ce de l'or. Eric prit la parole d'une voix grave tout en fronçant les sourcils.

- Qui es-tu elfe ? Pourquoi venir m'agresser alors qu'il y a foule  ? N'as tu jamais entendu ouïr que la discrétion est un atout  ? Toi, tu n'es un taureau fonçant tête baissée, sans prendre la peine de réfléchir. Un sot ! Tu n'es pas en bonne posture et les gardes se rapprochent.

Eric Fendragon, cet homme d'une trentaine d'années ne connaissait pas la peur. Sous ce soleil radieux, le marché semblait plus vivace que jamais. Certaines personnes se rapprochaient pour comprendre la scène, d'autres faisaient comme si de rien n'était. Le monde avait changé, les affaires des autres doivent le rester. Personne n'ose s'imiscer dans ce combat. Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il se passait, j'étais abasourdie. L'elfe semblait hostile, Eric lui adressant un regard haineux et prêt à lui cracher au visage. Quelque part, cela m'effrayait. Je ne connaissais pas beaucoup cet homme, ne sachant pas si il est du bon ou du mauvais côté. Pour moi, c'était un homme qui avait besoin d'aide et à qui je prête main forte. Mon but étant de faire régner l'ordre et la justice, la paix et la prospérité. La création d'une guilde me permettrait de choisir les meilleurs éléments et de pouvoir être utile au monde. Je pourrai ainsi écrire une magnifique histoire dont je serai l'héroïne. Cette vision était un peu romanesque et égoïste mais qui n'a jamais rêvé d'avoir une importance ? Un titre ou un nom écrit dans les livres et les légendes. Sortant de ma torpeur, je constatais qu'un groupe de gardes vint en courant dans notre direction. Le chef s'avança, il était vêtu d'une armure lourde et portait une magnifique cape bleu avec le symbole de la ville d'Alcombord dans le dos. Il était gros, son visage gras semblait suer au soleil, les cheveux courts et sa barbe de trois jours lui donnait un piètre aspect. Il haussa le ton.

- Par ordre du Duc, je vous arrête. Vous n'êtes pas autorisés à utiliser vos armes au sein de la ville d'Alcombord. Vous allez me suivre sans discuter et vous serez chargés de répondre à nos questions. 

Les gardes s’avancèrent et prirent nos armes. Avec regret, je regardais Eric et cet assassin qui nous causait bien des ennuis à peine arriver dans cette prestigieuse cité portuaire. Nous étions entourés de gardes, marchant rapidement, traversant le marché où les citoyens s’arrêtèrent pour nous regarder, chuchotant des messes basses. C'est ainsi que naissent les rumeurs. Eric regardait droit devant lui, le regard sévère. Nous ne pouvions pas nous enfuir sous peine de nous faire trancher la gorge au moindre geste suspect. Les murs étaient en pierre, des tonneaux et quelques caisses en bois où étaient entreposés des légumes ou de la paille. Mon corbeau se faisait discret, il errait dans le ciel disparaissant de temps à autre. Soudain, le chef des gardes s'arrêta et ouvrit une grande porte en bois massif. Il faisait sombre à l'intérieur et nous devions entrer un par un. Nous découvrions alors une grande salle avec tables et chaises, quelques armoires et deux ou trois coffres. Les quelques gardes se postèrent dans les recoins de la salle et trois autres étaient derrière nous, les mains sur la paume de leurs épées. Nous étions là, sans dire un mot avant que le garde haut placé se dresse devant nous pour nous dire d'une voix tonitruante que nous agissions de manière futile.

- Avez-vous conscience que ce que vous faites est interdit dans la loi d'Alcombord ? Nous avons déjà assez de problèmes avec les trafics dans la cité sans que vous ne foutiez votre petit grain de sel. Un petit tour en prison devrait vous remettre les idées en place. Mais d'abord, je veux connaitre l'histoire. D'où venez-vous ? 

Je n'osais parler. Eric me regarda et semblait insister du regard que je ne devais pas résister. Avec un léger soupir, je commençais par annoncer qui j'étais et ce pourquoi j'étais venue ici. 

- Je suis Linaewen. Linaewen Elenwë. Je suis une elfe venant de la forêt de Lyssa près de la capitale de Green Arrow. Je voyage beaucoup. Voilà tout, dis-je en haussant les épaules. 

- Uhm. Votre visage ne m'est pas familier. Je pourrais vous croire. Seulement vous êtes avec cet homme, il pointait du doigt Eric. Savez vous de qui il s'agit ? Non. Je suppose que non. Il a du vous enrôlés comme tous les autres. Eric Fendragon. Combien d'années déjà ? Au moins cinq ans qu'on ne vous as pas revu ici. Puis il se tourna vers l'assassin. Par contre, vous, vous ne m'avez pas l'air d'être un simple citoyen.
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Lun 24 Juin - 23:03
  • Duel d'esprits ...

    Ma valse avait commencé, les lames virevoltaient dans tous les sens dans un chaos le plus total, la Dame avait bandé son arc, je ne lui offrirais même pas la satisfaction de me frôler, plutôt la laisser tuer toute seule son compagnon … Mon ennemi ne voulait pas se battre et préféra me donner un coup de pied, honorable, mais il était plutôt de mon ressort si j’acceptais de prendre ce coup ou non, je vis un important nombre de gardes s’approcher dans notre direction, je me plaçai en plein dans la trajectoire du coup … Il m’apostropha :

    Qui es-tu elfe ? Pourquoi venir m'agresser alors qu'il y a foule ? N'as tu jamais entendu ouïr que la discrétion est un atout ? Toi, tu n'es un taureau fonçant tête baissée, sans prendre la peine de réfléchir. Un sot ! Tu n'es pas en bonne posture et les gardes se rapprochent.

    Sa compagne tourna quelques instants sa tête là où la foule s’était jetée sur mon or, le temps suffisant pour que je mette les choses au clair avec ce qui se trouvait être ma cible :

    Je ne suis pas un taureau mon ami, je suis une araignée, tu ne comprendras ce qui t’es arrivé qu’au moment de ta mort, voilà des jours que je te traque, m’as-tu seulement une fois vu ? Tout cela fait partie de mon plan, certes un peu contrarié, mais tu ne verras plus le jour se lever. Retiens bien cela jeune effronté !

    Les gardes furent sur nous, pour que tout se passe selon ce qui était prévu, je ne devais pas commettre un massacre, sinon j’eus plus été la préoccupation de ces seigneurs que celui que j’avais déjà mis assez de temps à coincer. On nous emmena je ne sais trop où, une grande salle fermée par deux gros battants de bois, rien de bien étonnant comme centre administratif dans une ville d’Hommes. Maeglin, posé sur mon épaule, ne voulait pas entrer, mais je le forçai tout de même, autant tout de suite jouer le grand jeu, c’est tout de même la vocation du métier que de pavaner en inspirant la crainte.
    A la réflexion faite, quand je découvris qui m’adressa la parole, j’oubliai le mot « centre administratif » et le remplaçai par « centre pénitencier ». Nous étions dans la salle des gardes qui jouxtait la prison de la ville, que j’avais eu tout le temps d’étudier en cas de pépin. On me dit la phrase suivante, après que la Dame se soit expliquée et que Fendragon eut été reconnu :

    Par contre, vous, vous ne m'avez pas l'air d'être un simple citoyen.

    Magnifique ! Quel temps de réflexion record ! Ce garde devait être un des savants de la ville pour constater qu’un elfe masqué, se battant au poignard et à la lame face à un humain en pleine journée n’était pas un « simple citoyen » ! Je me demandais qui avait embauché cet idiot, enfin, ma tâche n’en serait que plus aisée …

    Mon bon seigneur, je ne suis autre qu’un envoyé des hautes sphères, j’ai pour mission d’intercepter ce forban ! Je suis ce que l’on appelle un chasseur de prime, on m’a simplement désigné ce jeune homme, si vous saviez qui sont mes commanditaires … Je n’ai pu que leur faire confiance, je ne tue pas pour le plaisir. Non non mon bon seigneur ! Je suis un elfe respectable qui ne demande que la paix dans ce monde. Excusez-moi si j’ai dû me servir de mes armes mais je n’avais d’autres moyens de faire venir vos gardes, vous ne m’auriez pas cru en autre situation !


    Pas d’autres moyens de faire rappliquer des gardes … J’étais tombé bien bas dans le mensonge, je ne savais même pas qui étaient les saligauds qui m’avaient demandés d’abattre ce crétin court sur pattes. Enfin …

    L’homme me regarde droit dans les yeux, ou plutôt essaya, mon regard braqué droit dans les siens, il ne le soutint pas bien longtemps. Il détourna vivement sa grosse tête et reposa ses pupilles sur la tête de mon adversaire. Je crois que j’avais obtenu l’effet escompté, je lui faisais peur, mais il me croyait. J’étais content de ma prestation, mais peu envieux du sort de la jeune demoiselle qui accompagnait Eric. Une fois enfermé, je serais libre en moins de temps qu’il ne faut à un troll pour gober un gobelin, mon matériel était prêt à être utilisé et réparti de la même manière dans toutes les cellules. Il ne me resterait plus qu’à éviscérer la proie, libérer la fille, m’enfuir et ne plus revenir ici avant un bon moment …
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Jeu 27 Juin - 1:20
AeganMon bon seigneur, je ne suis autre qu’un envoyé des hautes sphères, j’ai pour mission d’intercepter ce forban ! Je suis ce que l’on appelle un chasseur de prime, on m’a simplement désigné ce jeune homme, si vous saviez qui sont mes commanditaires … Je n’ai pu que leur faire confiance, je ne tue pas pour le plaisir. Non non mon bon seigneur ! Je suis un elfe respectable qui ne demande que la paix dans ce monde. Excusez-moi si j’ai dû me servir de mes armes mais je n’avais d’autres moyens de faire venir vos gardes, vous ne m’auriez pas cru en autre situation !
Je fus vraiment surprise lorsque cet homme parla. Je le regardais d'un air méprisant, il ne savait pas qui était Eric Fendragon. Il n'a jamais pu être à ses côtés et voir quel homme il était réellement. J'étais avec lui pendant quelques jours, je l'ai vu souffrant au beau milieu de la route, la soif et la faim lui tenaillant l'estomac. Il était pâle avec un air désemparée. En bonne âme, je vins vers lui en donnant pain et gourde d'eau. Malgré tout, il ne m'a pas vraiment parlé de son passé bien qu'il déclara avoir eu déjà affaire à Alcombord. Si il avait voulu fuir, il aurait très bien pu me laisser seule et repartir. Cet assassin ne sait pas. Pourquoi le tuer ? Eric n'est pas celui que vous croyez ...

Le chef s'approcha d'Eric et fit un bref regard à ses sbires qui se tenaient derrière nous. Ils s'emparèrent de nos mains et les lièrent avec une corde bien solide, j'eus un peu mal. Mes poignets sont un peu fragiles, je fis simplement une moue de douleur et ils nous traînèrent dans des cellules séparées. Prenant nos armes, l'un d'eux les déposa dans un coffre. Puis, un des gardes me fit entrer la première dans l'une de ces cages métalliques, un simple duvet sur le sol recouvert de paille, de poussière et une puanteur immonde. On aurait dit l'odeur de la sueur ou de la pourriture. A croire qu'il n'y avait personne pour s'occuper de ces geôles. J'avais toujours mes poings liés et je regardais Eric et l'assassin s'en aller. Eric fit un bref regard sur le côté et continuait d'avancer. J'étais seule à présent. Personne pour m'entendre, personne pour m'aider. Il n'y avait point de fenêtre, seule la lumière des torches dans le couloir éclairait. Tout était bien silencieux, mis à part quelques bruits de pas lorsqu'un garde s'approchait de ma cellule. Je m'assis donc dans un coin, attendant, comptant les secondes. Comment faire pour sortir d'ici ? Je n'avais pas le choix, il fallait attendre. Mes yeux se fermaient petit à petit, sans rien faire, sans pouvoir bouger, sans aucune activité le sommeil me gagnait. Je finis par sombrer.

Un écho. Une voix. Non. Plusieurs voix et des bruits métalliques comme des coups d'épées qui s'entrechoquent. Je me réveillais doucement, mes cheveux blancs recouvraient mon visage, j'aperçus du mouvement. Des gardes accoururent, je décidais de me lever et constater les événements. La porte de la tour de garde était ouverte et Elendil était entré par là, il se tenait sur une des poutres dans un coin du couloir et guettait. Il fit un léger croassement en me voyant et s'envola vers moi une fois que le chemin était libre. Je lui fit un grand sourire et lui expliqua rapidement la situation en lui montrant mes mains liées. Elendil vint derrière moi et coupait avec son bec pointu les cordes, tentant  du mieux qu'il pouvait pour m'aider. Cela prit au moins cinq bonnes minutes avant que je puisse me libérer et je remerciais mon ami avec un baiser sur la tête. L'oiseau retourna sur son perchoir et me laissa me débrouiller pour la suite. J'avais enfin les mains libres mais la porte de la cellule était fermée. Soudain, un garde arriva et je demandais de l'aide, me cachant sur le côté derrière le mur, criant "au secours". Le garde ouvrit la porte, curieux et je mis toute mes forces dans un coup de poing dans le visage de cet homme. Il fut surpris et tomba à terre avec un hurlement de douleur. Son nez était en sang, le coin de sa lèvre supérieur ouvert également. Je lui fit un coup de pied dans la tête et il s'affala de tout son long. Mon coup porté m'avait fait mal et le bout de mes doigts étaient mauves. 

J'en profitais pour fouiller le garde et m'emparer de son trousseau de clé. Les gardes ne sont vraiment pas malins. Je décidais de chercher le coffre qui n'était pas loin et l'ouvrit rapidement, prenant mes affaires et laissant celle d'Eric et de l'elfe. Seulement, je sentis une présence derrière moi. Je tournais ma tête et vit le chef des gardes, une épée à la main. Je ne pouvais pas bander mon arc, la douleur dans ma main me faisait souffrir, je me sentais piégée.

- Tu n'iras pas plus loin ma petite, dit-il avec un rictus.
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Dim 7 Juil - 5:51

    Un cri … Dans le tumulte des duels qui s’enchaînaient, le cri d’une femme se fit entendre …

    J’avais réussi en peu de temps à sortir de ma geôle, n’ayant même pas eu besoin de me servir de mon matériel, ces gardes étaient vraiment des légumes, ils m’avaient laissé rentrer dans ma cellule avec mes vêtements, ils n’avaient même pas procédé à la fouille de ma personne … Ou bien … Je n’osais pas penser à la raison pour laquelle on m’avait négligé, mes commanditaires m’avaient contacté dans les régions éloignées d’Utguard, ils ne pouvaient pas … A moins d’être très influents … Je ne me résolvais pas à ce que qui que ce soit ait prit part à mon plan, je me refusais de savoir pourquoi et comment, ce serait quelque chose que j’éluciderais plus tard. Avec tout ce que je portais sur moi, je n’aurais aucun mal à m’échapper et m’enfuir à tir d’aile ; la serrure fut crochetée rapidement et je me retrouvai dans les hauts couloirs de cette prison qui jouxtait  le poste des gardes. Ils étaient bien éclairés, ce qui était un problème, je ne pourrais pas m’agripper aux rambardes sans risquer de me faire repérer, ma solution était donc de foncer, ils avaient pris mon épée et mon arc, mais j’avais encore un arsenal complet sous mes habits, il ne suffisait que de me donner la moindre occasion de l’utiliser et je déchaînerais les enfers sur ces incompétents. Je n’eus pas à me faire prier longtemps pour qu’un garde entende le son de mes pas sur les planches, je ne savais pas où étaient les deux autres, j’hésitais à les libérer, ou plutôt, à libérer Fendragon, la fille semblait avoir confiance en lui, mais mes commanditaires avaient rarement tort sur le passé tortueux et sombre de mes victimes … De plus, si je le libérais sans que l’on sache que j’étais mêlé à cette affaire, je toucherais ma prime, j’avais toujours le choix entre rendre le criminel à la justice ou le saigner comme un porc, après, ce qu’il en advenait n’était plus de mon ressort, Maeglin avait déjà été envoyé avec une missive accrochée à sa patte relatant l’arrestation d’Eric … Je pensais trop et je me retrouvai face à face à un homme d’arme, qui semblait déjà prêt à me faire goûter de sa lame, il n’avait aucune chance … Je poussai le plat de son épée avec ma paume et lui assénai un coup de coude dans la mâchoire, j’en profitai pour ramasser l’arme qui me serait bien utile avant de retrouver mes attributs. Je continuais d’avancer, ne voyant plus aucun soldat, personne ne semblait avoir été alerté par ma sortie en force et mon duel, j’avais laissé mon adversaire pour mort, même s’il risquait de se relever, il ne serait plus jamais capable de prononcer un seul mot, je lui avais envoyé toute ma force dans sa figure maigrelette, puis, ce qui devait arriver arriva, je me retrouvai devant la cellule de celui que j’avais conduit avec sournoiserie jusqu’ici, il n’hésita pas un instant à crier après la garde, je ne lui en voulais pas, c’était de bonne guerre de sa part que d’essayer de me faire faire empaler alors que j’avais fait de même, de toute façon, une fois que j’en aurais fini avec la bande de clampins qui protégeait cet endroit, je le libérerais, je faisais plus confiance à une Elfe qu’à de riches propriétaires aux intentions obscures.

    C’est là où toute la garde me tomba dessus, j’avais dégainé une dague en plus de l’épée, j’étais prêt à les accueillir pour une danse … Mortelle … Je les fis tomber un à un, celui qui me posa le plus de problème portait un fléau et risqua à plusieurs reprise de m’arracher un ou deux membres, mais je réussi tout de même à lui percer une artère et le laissai se vider de son sang sur le sol, déjà tâché du liquide vital de ses compagnons d’arme. Je ne vis pas leur chef, il avait dû rester assis, bien tranquille dans son bureau, croyant à la supériorité de ses gars, il se trompait largement. Un fois tous terrassés, j’ouvris la porte de Fendragon.

    Plus jamais ! Tu ne recommence ça plus jamais ! Je suis venu te sortir d’ici, compris ? Je reconnais que j’y suis allé un peu fort, certes, mais ta copine m’a convaincue que tout ceci n’était qu’une énorme méprise. Suis-moi, on a encore des gardes à mettre à mal.

    Je lui invectivai mes ordres et il me regarda avec des yeux ébahis, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, je lui lançai une arme que j’avais ramassée au sol et, tant son étonnement était grand, il ne la ramassa pas, oui mon changement de position avait été brutal, oui il semblait irréfléchi, mais si je voulais sortir de cette ville, il me faudrait bien un pigeon qui prendrait les coups à ma place ! Nous avancions tous les deux à vive allure dans les couloirs, cherchant toujours sa compagne, mais, dans chacun des compartiments cloisonnés de fer et de pierre, nous ne trouvions que des os, l’humain semblait plus préoccupé que moi du sort qui avait été réservé à la demoiselle, si elle était morte, tant pis, je n’allais pas en faire un drame. C’est alors que je le vis, le chef de la garde, il se tenait dos à nous, un espadon dans les mains, prêt à frapper, derrière lui se dressait celle qui se nommait Linaewen, l’Elfe. Fendragon semblait fulminer de rage, il ne tenait plus en place, prêt à foncer sur l’homme à tout moment, je lui fis signe de ne pas bouger …

    Tu n’iras pas plus loin ma petite.

    Quand il finit de cracher chacun des mots de sa misérable phrase, ma dague fit un rapide aller-retour, visitant les recoins de son cou et revenant à l’air libre, un beau voyage. J’ajoutai, sur un qui se voulait amusant :

    Désolé mon vieux, il n’y a que moi qui décide de qui va où.
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Dim 11 Aoû - 11:21
 Vivante, je me sentais vivante et pleine d'espoir lorsque je vis le regard de celui que j'avais pris pour ennemi. Sa fourberie lui avait permis de se tirer de sa geôle et de libérer surement Eric. J'avais entendu le vacarme et les bruits assourdissants des épées et des armures dans le couloir, l'oeuvre des deux protagonistes qui se tenaient près du capitaine. L'elfe vêtu de vert empoignait son arme avec fermeté, créant une tension et prêt à tuer d'un geste vif, menançant la gorge de celui qui m'aurait surement achevé dans les minutes qui auraient suivis. J'étais très surprise et à la fois intriguée sur le geste de l'elfe. Nous étions tous les quatre dans cette même pièce. Je pris les quelques affaires qui se trouvaient dans le coffre, mon arc dans le dos avec mon carquois et mes flèches. Je rendis à Eric son arme également, lui jetant un regard rempli de compassion. Puis je remercia l'elfe dont le nom m'échappait. Je fis un petit clin d'oeil à cet étranger qui venait, quelque part, de nous sauver et serrait mes poings. Rapidement, je mis un coup de poing magistral au capitaine qui s'effondra au sol, K.O. Eric me regarda avec de grands yeux et se mit à rire. Leur faisant un petit sourire en coin, nous entendions d'autres gardes qui semblaient se précipiter à l'intérieur de la caserne. Je commanda aux hommes de sortir de la pièce en courant. 

Empruntant de nouveau la porte en bois massive, nous sortions avec bruit et fracas de cet endroit maussade et sanguinaire. Les combats nous avaient quelques peu essoufflés. Nos forces diminuaient et nous avions surement besoin de nous reposer. Pour ma part, je souhaitais me poser dans un endroit tranquille. Une fois sortie de la caserne, nous arrivions vers la place publique, gardant un rythme soutenu et courant comme des furies. J'avais heurté quelques caissons de bois qui traînaient sur le sol, les commerçants qui avaient entreposés leurs marchandises s'approchaient de leur étables pour les protéger. Nous courrions à vive allure, cherchant la sortie d'Alcombord. J'étais derrière Eric et l'étranger derrière moi, surement pour garder un oeil en arrière. Une alerte avait été sonné par un cor et quelques gardes cherchaient du coin de l'oeil dans les ruelles. Prenant quelques petits passages, nous faisions une halte lorsque des bruits de pas sourds se rapprochaient. Nous nous cachions derrière des caisses ou des barils puis, une fois la voie libre, nous continuons à courir. Je me sentais libre comme un oiseau. J'aimais ce genre d'aventure plein de rebondissement et où la mort n'est jamais trop loin. Elle guette tandis que nous, protagonistes, nous prenions une route dangereuse. Il nous fallait du temps et de la distance, de l'endurance aussi. Des archers sur les remparts observaient l'activité de la cité, cherchant trois personnes agitées et armées. Nous arrivions à nous tenir à distance de tout ce brouhaha au dehors, la foule ne devait pas nous alerter. Cependant, il arrivait que nous empruntions une rue où des hommes et des femmes criaient "Les voilà ! Les voilà ! Gardes !". Je riais à gorge déployée, une goutte de sueur sur le front dégoulinait jusqu'au bout de mon nez.

[...]

Nous n'en pouvions plus. En tout cas, j'avais pu comprendre que nous n'étions plus très loin de la grande entrée d'Alcombord. Ce serait bien difficile de se faufiler à l'extérieur. Nous étions tous les trois cachés entre deux murs épais et froids, quelques rongeurs à nos pieds, curieux. Nous attendions un moment propice pour sortir de cette cachette. Combien de temps étions-nous debout, à attendre dans cet endroit peu ragoûtant ? Soudain, une charrette s'avança. C'était une charrette en bois avec deux chevaux devant, un petit homme aux cheveux hirsutes tenant les rênes et une sorte de bâche pour protéger les produits qui étaient à l'intérieur. C'était celle ci notre chance ! En face de nous il y avait quelques maisons et dans la rue principale, il fallait continuer quelques mètres avant d'atteindre la grande entrée d'Alcombord. Il n'y avait pas trop de gardes sauf à l'entrée. Nous allions discrètement vers la charrette et nous placèrent à l'intérieur petit à petit, en faisant peu de bruit. Il y avait quelques barils avec des légumes ou rien à l'intérieur. Nous nous regardions tous les trois et nous placèrent chacun dans un baril. Je n'eus aucun mal à m'y placer mais je laissais mon arc et mes flèches sous une couette avec des laitues et autres produits venant de la terre. Je ne savais pas pour Eric et l'elfe mis à part que je les entendais bougonner. Tant bien que mal, nous étions chacun dans un baril et la charrette s'arrêta. J'entendis le cocher s'arrêter et discuter avec la garde de l'entrée. Ils venaient vérifier les marchandises une par une. Nous étions mal ... J'entendais les couvercles se lever un par un, il y eu un petit grommellement, puis l'un des gardes à l'extérieur semblait arriver en courant, essoufflé et déclara :

- Nous ... av...avons un problème. La caserne, elle a été saccagé et bon nombre des nôtres sont morts. Nous avons besoin d'aide pour déblayer le terrain. La population a été alerté et il y a du grabuge dans la place publique ! On a besoin de vous !

- C'est bien notre vaine... Monsieur, vous pouvez y aller. Votre marchandise est correcte. Bonne route !

Les bruits de leurs pas résonnèrent sur le bois de la charrette et s'en allèrent en courant plus loin. Reprenant le chemin, les chevaux se mirent en route et nous attendions tranquillement, quelques minutes avant de soulever nos couvercles et de sortir des barils. C'était avec discrétion que je repris mes armes et entrebâillais la bâche. Nous étions assez loin d'Alcombord pour sortir de là. Je fis un bond et les autres suivirent. Le cocher continuait sans problème sa route tandis que nous nous éloignions du chemin. Libre. Nous étions libres. Se dirigeant vers la lisière d'une petite forêt en amont, nous décidions de nous reposer ici. J'étirais mes bras et mes jambes, un long soupir. Elendil saura surement où je me trouvais. Eric Fendragon avait l'air grave et agacé. Il ne se sentait pas à l'aise et le faisait comprendre. Je regardais cet étranger, tranquille, surement amusé de cette escapade en pleine journée. Je m'avançais vers lui d'un pas nonchalant.

- Je ne sais pas qui vous êtes réellement ni ce que vous comptez faire dès à présent. Quelque part, je me dis que je vous dois des remerciements.
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Jeu 15 Aoû - 23:44
Sortir d’Alcombord fut plus aisé que ce que je n’aurais pu croire, celle qui se nommait Linaewen récupéra ses armes, envoya les siennes à Fendragon et j’eus aussi la chance de retrouver les miennes, je me sentais plus en sécurité en sentant mon arc battre dans mon dos et ma lame être ballotée par les mouvements de mes jambes, je venais de procéder à un carnage sans nom, des hommes qui servaient la justice et à qui j’avais, en grande majorité, retiré la vie … Peut-être une femme et des enfants les attendaient, dans une petite chaumière le long du port, pour un repas auquel ils n’assisteraient jamais, que leur famille ne s’en remettrait jamais, que j’avais fauté … Un clin d’œil de la Dame me ramena à la réalité, je vis le capitaine étalé au sol, le poing de la demoiselle encore serré, elle l’avait assommé, c’était bien, il y avait eu assez d’effusions de sang pour aujourd’hui. D’un regard tacite, elle nous ordonna de sortir de la caserne au moment où d’autres hommes en armes déboulaient dans des couloirs adjacents, je poussai Fendragon en avant, un sourire se dessinant sous mon masque, je gardai un œil sur lui durant tout le trajet en ville, je ne voulais pas qu’il se débarrasse de moi comme il l’avait déjà essayé il y avait fort peu. La jeune Elfe semblait s’amuser de la situation, riant à gorge déployée à chaque fois qu’un passant s’éloignait en courant et en hurlant, pour une fois dans ma longue vie, j’avais comme l’impression que ce n’était pas moi le plus fou de notre compagnie improvisée.

Dans les murs même de la cité, il me serait impossible de m’éclipser en laissant les deux jeunes gens seuls, mon grand manteau ample était trop visible, je ne pouvais pas tenter d’escalader les murs sans risquer de me retrouvé affublé, tel un hérisson, de piques qui ne seraient autres que des traits tirés par les gardes, et certainement un flèche de Linaewen en « remerciement » … Nous étions dans une ruelle sombre, entre deux murs défraîchis sur lesquels couraient des cafards de toutes sortes et des rongeurs à nos pieds, une vieille charrette se trainait péniblement sur le dallage des routes, c’était le moment où jamais, j’étais le plus proche d’elle, je fis signe à mes deux compères de me suivre et je me glissai dans un tonneau le plus vite possible, mon arc trop grand pour rentrer, je le cachai sous un tas de tissus, le conducteur ne fis même pas attention à nous, certainement un trop occupé à ruminer des souvenirs de sa lointain jeunesse. Il s’arrêta là où devaient se trouver les portes et commença à taille le bout de gras avec un garde, d’après ce que j’entendis ils devaient fouiller le chariot, mon cœur palpita comme jamais il n’avait palpité, ça ne m’arrivait pas souvent et c’était mauvais signe, mon instinct primaire me hurlait de m’enfuir à toutes jambes, mais je restai dans ma barrique, attendant, espérant que Fendragon ou Linaewen soient découverts en premiers …

Un bruit de pas sourds m’extirpa de ma torpeur, un homme, de taille moyenne, dans la trentaine, essoufflé à entendre sa respiration, s’avançait vers la vigie, nous étions sauvé, il s’agissait d’un messager venu du centre de la ville pour alerter toutes les troupes de notre présence. La carriole continua sa route sans être retournée dans tous les sens, à bonne distance de la ville, j’entendis les tonneaux proches de moi s’ouvrir dans un grincement sinistre, il était temps de se quitter, j’hésitai à laisser quelques joyaux au fond de ma cachette pour le cocher mais je me résignai et préférai garder mon pécule intacte, cet homme n’avait pas mérité de salaire ! Je regardai la jeune femme, admirant ses qualités, elle avait réussi à m’empêcher de tuer son ami, s’était extirpée de sa cellule seule, malgré les quelques soucis ultérieurs, et avait ce que l’on pouvait appeler une autorité naturelle, cette journée avait été pleine de surprises. Elle m’adressa la parole de sa douce voix d’être des sylves :

- Je ne sais pas qui vous êtes réellement ni ce que vous comptez faire dès à présent. Quelque part, je me dis que je vous dois des remerciements.

- Qui je suis vraiment, ça vous ne le saurez jamais, ce que je compte faire, je peux vous le dire, j’ai un compte à régler avec ceux qui m’ont envoyé sur cette mission, je ne sais toujours pas pourquoi votre ami était ma cible, il ressemble plus à un mercenaire qu’à un bandit, il me rappelle un peu ma jeunesse vous savez … Non, vous ne me devez pas de remerciements, je ne les mérite pas, j’ai tué trop d’hommes qui n’avaient en tête que de servir la justice et protéger leurs familles … Je … Vais vous laisser …

Nonchalamment, je sifflai Maeglin mais il ne vint pas, je recommençai une nouvelle fois et je me rappelai qu’il était parti pour Utguard avec une lettre de ma part … A l’instant précis où je terminai de siffler une deuxième fois, le grand-duc noir sortit d’un petit bois proche de notre position, à mon grand étonnement, il se posa sans bruit sur mon épaule et hulula doucement, il ne semblait pas fatigué, il ne pouvait pas avoir accompli un aller-retour en si peu de temps ! Le sol trembla et un terrible cri s’éleva de derrière moi, je me retournai et vis l’immonde bête qui m’avait amenée jusqu’ici, mais sur son dos se trouvait quelqu’un, une femme de haute stature, aux cheveux de jais qui étaient rassemblés en un chignon maintenu par deux aiguilles rouges, elle était vêtue d’une longue robe simple de la même couleur que sa chevelure.

Elle se tourna vers Eric, son visage se crispa en un horrible rictus, puis son regard vint se planter dans le mien, je fus parcouru d’un frisson, comme si elle avait pénétré mon âme et qu’elle fouillait chacune de mes pensées, elle prit enfin la parole, une voix dissonante, rauque, pleine de haine.

- Fëanor, je pensais avoir été claire, il devait mourir, hurla-t-elle de sa voix éraillée, mais puisque vous n’avez pas été capable de vous en charger vous-même, je vais m’en débarrasser et vous en prime.

Dans sa main droite, une orbe noire se forma, tourbillonnante, absorbant toute lumière, je crus d’abord à de la manipulation de l’espace, mais il s’agissait de tout autre chose, elle s’abaissa et toucha le sol de son autre main, l’herbe se flétrit au premier contact et à quelques enjambées de la sorcière jaillit du sol le squelette d’une créature hideuse, une manticore.

- Pas mal, pas mal, mais pensez-vous vraiment qu’un simple tas d’os parviendra à bout de trois guerriers ?

Je lançai cette pique sur un air ironique, pensant la déstabiliser, mais j’aurais mieux fait de me taire, dans un cri tonitruant, l’orbe grossit et la terre trembla …
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Lun 2 Sep - 7:33
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Je pensais que tout serait tranquille, que tout serait terminé pour aujourd'hui.Cette escapade m'avait rendu un peu faible je dois dire. Sans compter le fait d'avoir eu quelques gardes sur le dos pendant quelques heures, à errer et fuir comme des voleurs. J'attendais avec impatience la venue de la nuit, pouvoir enfin me reposer sur l'herbe grasse et respirer à plein poumon tout en discutant avec mes compagnons. Je comptais trouver paix et sérénité mais, il y a un léger problème. Sorti de nul part alors qu'une chouette se dressait fièrement sur le bras de son maître, une furibonde s'avança. C'était une sorte d'amazone, assise sur sa monture noire. Son regard perçant et froid fut rempli de colère lorsqu'elle vit Eric. Les mots qu'elle prononça envers Aegan étaient sec et plein d'amertume. Nous ne pouvions donc pas souffler un peu ? Cette journée s'annonçait vraiment éprouvante et je n'aimais pas l'idée de devoir tuer. Cependant, le fait qu'elle ai demandé à cet étranger de venir à bout d'Eric me fit froncer les sourcils. Alors qu'elle ne prenait même pas attention à moi, le vagabond à mes côtés prit une épée à fine lame dans chaque main, prêt au combat. Tandis qu'Aegan tauntait l'amazone, celle ci incanta un squelette de manticore. Serait-ce un nécromant ? Cette chose pouvait se mouvoir grâce à la volonté et aux pouvoirs de la magicienne. Ce n'est pas de la magie noire qui m'effraiera. C'est ainsi que je pris les devants et décida de dégainer mon arc tout en décochant une flèche dans la direction de la magicienne, l'évitant en bougeant de quelques centimètres sa tête. Son rictus changea en un large sourire, montrant sa dentition pas très soignée. Eric préférait se charger du manticore mais l'amazone contrôlait la bête avec une telle dextérité que ça en devenait déconcertant. Sire Fendragon tentait, en vain, de placer quelques coups de lames dans les pattes de la bête. Je visais encore la dame qui se tenait sur son animal et décocha une nouvelle flèche. Je ne comprenais pas pourquoi je ne l'atteignais pas. Je me demandais si une barrière magique ne l'entourait pas. Soudain, l'orbe effectua une rotation dans sa main et le sol devint de plus en plus gris, l'herbe n'existait plus. Ce n'était qu'un terrain de terre et d'autres squelettes de manticores et d'humains surgirent du sol.

Cette dame qui avait demandé à Aegan de tuer Eric, pourquoi ne s'en est-elle pas chargé alors que son pouvoir lui permettait d'animer les morts ? Sa magie paraissait puissante à mes yeux malgré que je n'ai vu que quelques mages dans ma vie. Eric était au corps à corps et assénait des coups violents tandis que je pouvais viser et décocher des flèches perçantes à n'importe quelle distance. Ma vision me permettant de prévoir les mouvements des ennemies et de sentir le danger. Pourtant, cette fois-ci, je n'ai rien senti. Je regardais Aegan en haussant les épaules. Soudain, un des manticores bondit en l'air et s'approcha dangereusement de moi. Je ne pouvais pas tirer à cette distance, pas assez d'écart. Je tentais de le repousser avec mon arc. Il fit un coup de patte et me déchira ma cape en plume. J'eus un cri de surprise. Eric se retourna et frappa dans le dos de l'animal en découpant une côte puis une autre et ainsi de suite jusqu'à ce que le squelette manticore tombe en pièce. J'avais envie de le remercier mais nous n'avions pas le temps. La dame riait aux éclats, Eric se défendait plutôt bien tandis que mes armes à longue distances ne m'étaient d'aucune utilité en combat rapproché. Je me tâtais à foncer vers la magicienne pour lui tordre le cou mais ce serait plutôt elle qui me tuera subitement. Je préférai rester un peu en retrait alors que les deux hommes se débattaient vaillamment. Je me sentais faible dans cette situation. Inutile et faible ...
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Mer 4 Sep - 8:07
Une véritable armée de revenants, c’était donc là que s’arrêtait notre aventure ou le destin nous avait réservé d’autres surprises ? J’avais beau me démener comme un forcené pour survivre face aux assauts de ces tas d’os, ma lame décrivait des arcs-de-cercle mortels, réfléchissant au meilleur moyen de me débarrasser de ces squelettes, la seule technique valable restait de désolidariser leur tête du reste de leur corps et ce n’était pas une mince à faire, ils se débrouillaient rudement bien pour des cadavres, armés de vieilles épées rouillées, je ne pus m’empêcher de sourire à l’idée qu’blessure infligée avec ce genre d’arme n’était pas mortelle dans l’instant mais seulement après avoir lentement agonisé à cause d’une infection due à toutes ces années en terre à côtoyer les pires immondices qui existent – chair putréfiée, larves et j’en passe.

Mes compagnons se défendaient également avec beaucoup d’adresse, la jeune elfe tentait désespérément d’atteindre la nécromancienne avec ses traits, mais je me doutais qu’elle devait au moins disposer d’une protection mineure contre les projectiles et les lames, il faudrait que son énergie soit grandement pompée pour que ce genre de sort soit altéré, ils étaient peu coûteux et pouvaient s’avérer efficaces des années après qu’ils aient été prononcés, la seule solution restait de la distraire et de ponctionner ses forces du manière ou d’une autre, ensuite, il faudrait être très rapide et la seule personne en état d’exécuter ce genre de manœuvre restait la demoiselle Elenwë, il faudrait espérer qu’elle soit aussi vive que Fendragon sans quoi nous serions un peu limités …

Tout en élaborant un plan de bataille je continuais à parer les vieux fers qui tentaient d’atteindre mes organes vitaux, arrachant les crânes de-ci, de-là, échangeant des coups avec ce qui était vraisemblablement des humains, dans cette région je n’avais pas connaissance de nécropole elfique et ils étaient trop grands pour des nains, ils devaient être une version primitive de ces premiers pour avoir une ossature aussi volumineuse et une boite crânienne simiesque, la nécromancie était véritablement une magie intrigante, comment pouvait ton actionner des corps sans ligaments ou muscles ? Je n’en savais fichtrement rien mais ce qui comptait pour l’instant restait de sauver ma peau et de faire tomber un à un mes opposants, tout en m’accordant des figures de style dignes des plus grands escrimeurs, entaillant, arrachant, virevoltant, même s’ils étaient de plus en plus coriaces, je devais admettre que je m’amusais à les mettre en pièces, ce qui m’inquiétait le plus restait la furie qui les avait relevés.

Recourant de plus en plus à mes dagues, je sentais que la situation ne s’améliorait pas pour notre petite compagnie, un cri résonna et je vis Fendragon s’élancer sur l’une des nombreuses manticores, la morcelant avec férocité, je n’osais imaginer ce qu’il serait advenu de moi si nous avions combattu en pleine rue comme je le prévoyais … Quoi que je l’aurais certainement envoyé au tapis en lui lançant un poignard ou en actionnant une des minuscules arbalètes qui étaient attachées à mes avant-bras et qui ne demandaient qu’à être utilisées, non il n’aurait pas fait long feu, la traitrise est parfois le seul moyen de gagner un affrontement …

Linaewen était en retrait … Le moment idéal ? Je ne pouvais pas en être certain, il me fallait informer mes coéquipiers si je voulais obtenir des résultats concluants mais je ne savais pas s’ils seraient réceptifs à la télépathie, je devais utiliser une pierre pour Maeglin, elle renforçait le sortilège mais sur des sujets ayant un cortex un peu plus développé j’avais toujours été très mauvais … Je tentai le tout pour le tout, abandonnant un instant mon corps, laissant mon instinct se débrouiller seul, je repassai en vue tout ce que je savais sur la communication via la pensée et la partie concernant les sujets bipèdes et de forme humanoïde, la clé était avant tout d’éviter d’employer un vocabulaire trop compliqué et ne pas utiliser le langage par les images … Plus facile à dire qu’à faire, j’étais habitué à converser avec un hibou en utilisant exclusivement de sentiments et de symboles, il faudrait redoubler de vigilance et me concentrer au maximum.

Je fis un premier essai qui s’avéra infructueux et sentant la morsure froide du métal sur mon épiderme, j’abandonnai cette idée, je n’étais pas spécialisé dans la magie et je ne le serais sans doute jamais, il ne me restait plus qu’à prier les esprits et les dieux des Hommes pour que l’opération se déroule sans anicroche, je désossai les derniers macchabés et m’approchai assez près de Fendragon pour lui glisser quelques mots, d’un regard entendu, nous rengainâmes nos armes et nous plantâmes devant le corbeau géant, je lui adressai un regard plein de signification, nous ne démordrions pas.

- Alors, c’est tout ? C’est vraiment la limite de vos pouvoirs dirait-on, dis-je plus que jamais misant sur l’arrogance.

Me toisant d’un œil mauvais, elle commença à rire à gorge déployée, un rire strident, aussi désagréable que sa voix, elle pensait nous vaincre facilement … Un ennemi qui se croit supérieur commet forcément des erreurs … Des orbes apparurent tout autour d’elle, flottant entre ciel et terre, le sol trembla comme il n’avait jamais tremblé, la terre gémit comme jamais auparavant, la magie noire était à l’œuvre et le monde en souffrait, un troll jaillit à quelques distances de nous, de la chair était encore accroché sur lui, rendant son aspect plus épouvantable que la créature d’origine, des yeux de feu dans des orbites vides, je savais que nous étions en bonne voie de l’emporter … Elle contrôlait le monstre. Il ne restait plus qu’à espérer … Lançant mon épée à l’elfe de manière à ce qu’elle la rattrape, je hurlai :

- Maintenant !

Dans un bond je m’élançai sur l’immonde bête qui se tenait devant le guerrier et moi-même, sortant deux coutelas de sous ma tunique … Tout était une question de temps et de précision … Peut-être de chance aussi …
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Mer 4 Sep - 9:28
Play • Sail

Alors que j’étais un peu en arrière, je vis Aegan qui semblait baisser sa garde. J’ai voulu le prévenir qu’un guerrier squelette allait lui asséner un coup d’épée mais, trop tard. Les vêtements de l’elfe masqué s’imprégnaient du sang émanant de la blessure. Il ouvrit les yeux et s’arma de bravoure en ignorant ce qui lui était arrivé. Quelques squelettes s’approchaient de moi, j’étais pleine de courage et fit quelques acrobaties en évitant des attaques au corps à corps. Je ne me sentais pas vraiment à l’aise mais ça allait pour l’instant. J’avais l’ivresse du combat et voir les deux compagnons aussi énergiques ne pouvaient que m’enthousiasmer. Je prenais goût à esquiver et parer avec mon arc, tout en serrant les dents. Je ne supportais pas voir cette magicienne rire de nous alors que, nous sommes de véritables combattants. Assise sur sa monture, concentrée sur chaque créatures qu’elle contrôle, je ne souhaitais qu’une seule chose, la mettre à terre. J’avais retiré mon écharpe et cette cape toute déchirée, mes vêtements en tissus ne me couvraient pas suffisamment. C’était comme si j’étais mise à nue devant un homme en armure, il me découperait en morceaux comme on découpe de la viande bovine avec un couteau aiguisé. Soudain, j’aperçus Aegan qui s’approcha de Fendragon, mes oreilles d’elfes distinguaient les lèvres bougées des deux protagonistes. Ils devaient avoir quelque chose en tête et allaient s’exécuter à la seconde même où la discussion prit fin. Les deux hommes étaient plantés devant le grand oiseau noir, mutilé de part et d’autre. Je crus comprendre qu’Aegan aimait plaisanter avec ses ennemis. Seulement, la dame aux étranges pouvoirs se mit à rire avec force. Les choses allaient empirer, ce que je vis me sidéra. Un vrombissement sourd retentit, j’avais l’impression que ma tête était lourde quand un troll surgit de la terre, pitoyable. Il avait une gueule béante putride, des vers sortaient de ses narines et de ses doigts, des marques de déchirure au niveau de l’estomac, sans oublier les quelques bouts de chairs qui pendouillaient. J’en avais presque la nausée, cette vision d’horreur me donnait la chair de poule.

Maintenant ! cria Aegan.

Il élança son épée en arrière et bondit sur la créature. Eric qui s’était placé de façon « décontracté » avec une épée sur l’épaule et l’autre planter dans le sol se mit à prendre place au combat. Il fit des moulinets avec ses lames qui brillèrent de milles feux alors que les rayons du soleil s’y reflétaient. Ils avaient tous les deux de la grâce je dirai. J’avais l’impression de voir une magnifique danse d’épéistes confirmés, affrontant sans broncher les plus féroces créatures. Eric était en sueur et sa force diminuait également malgré qu’il sache maîtriser ses armes parfaitement. Cette scène tournait au ralenti dans ma tête. Je voyais l’épée de l’elfe masqué virevolté dans les airs, les quelques derniers monstres encore en état se jetant sur moi, les deux hommes bondissant dans les airs et prêt à affronter ce troll.  Je ne pouvais peut-être pas utiliser mon arc et mes flèches mais une arme contondante me sera plus utile. Je me mis à courir, mon pied droit m’éjectant avec adresse, esquivant un squelette qui s’apprêtait à me foncer dessus, un autre qui voulu me jeter en arrière mais rien ne pouvait m’empêcher de prendre cette arme. Je me sentais vivre, je m’élançais dans les airs grâce à l’impulsion de mes pieds sur le sol, ayant pris mon élan, je tends mes mains … La paume de l’arme arriva dans mes mains, j’eus presque peur de me faire couper un doigt. Désormais, je devais foncer. J’aperçois les créatures derrière moi qui tentent de me rattraper, le troll qui essaie d’asséner un coup de poing aux guerriers, la Dame, assise sur son animal qui semblait avoir les yeux dans le vide. L’oiseau noir ne veut pas que je l’approche, l’oiseau noir la protège. Il semble crier ce qui perturbe le nécromant. J’assène un coup d’épée entre les yeux de l’animal et m’agrippe à son cou avec une main. Il s’élève et moi avec, relevant sa tête dans un élan de souffrance, je glisse sur les plumes de l’animal, j’aperçois la femme, je glisse …

J’avais du mal à rester sur le cou de l’oiseau, il bougeait beaucoup et la mage m’aperçut. Je me laissai glisser, dans un cri de rage j’arrive à sa hauteur et tente de la transpercer de mon épée. Le troll tombe, les squelettes tombent, le sol reste noircit par cette magie malsaine. Un filet de sang. Bien que j’avais réussit à la toucher, cette dernière venait de me toucher le flanc gauche avec une sorte de lame noire. J’avais mal, ma tête s’alourdit et je la regarde dans les yeux.

- Vous n’êtes qu’une chienne. Mourrez.
- Ma petite, tu ne croyais … tout de même pas … que j’allais en laisser un sans un petit sortilège…. Ah ah ah…


Le rire de la sorcière s’évanouit et elle chuta de l’oiseau. Je me tenais sur mes deux jambes, branlantes quand je sentis que quelque chose avait changé. Non. Je sentais simplement cette blessure et cette dague noire enfoncé dans mon flanc gauche. L’oiseau étira ses ailes dans un cri perçant, je tombe et heurte le sol. Mes yeux se ferment lentement, j’aperçois Aegan et Eric s’approcher avec hâte. L’oiseau vol. A cet instant, je croyais que tout était fini. Je croyais que c’était la mort qui m’attendait. J’avais cru comprendre que cette lame noire n’était pas une lame ordinaire. Un maléfice. Cette lame avait déposé dans mon sang quelque chose que je ne connaissais pas, quelque chose que je ne verrai pas. J’avais peur. J’ai froid. Eric… Aegan…

- Linaewen… Linaewen !

Une voix qui me paraissait tellement lointaine. Je l’entendais à peine, c’était comme j’étais dans un cauchemar. J’apercevais des silhouettes, j’entendais le crépitement d’un feu et le hululements des chouettes. La voix se faisait plus présente. Je voyais un symbole dans mon esprit, une marque sans arriver à bien la décrire puis tout s’effaça. J’émergeai de cette torpeur, ouvrant les yeux avec difficulté quand je vis Aegan et Eric à mes côtés. Je n’arrivai pas à parler mais ils avaient l’air soulagés.
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Dim 15 Sep - 6:31
Elle avait réussi ! Le troll putride s’était écroulé, les derniers squelettes avec lui, le corbeau géant qui avait servi de monture gisait, une artère tranchée et des flots d’un sang noir et poisseux s’en déversaient. Dans un dernier cri, la nécromancienne était morte et un affreux rire s’était échappé du plus profond de ses entrailles. Linaewen avait vacillé et était tombée au sol, Fendragon s’était précipité jusqu’à elle, que se passait-il encore ? J’avais eu mon lot d’aventures pour les cent prochaines lunes et il fallait tout de même que la pièce s’étire sur un acte supplémentaire ? J’aurais mieux fait de laisser Fendragon croupir dans une geôle humide plutôt que de voir l’une des miens s’écrouler, terrassée par la mort, cerise sur un gâteau au goût amer. Je m’approchai également de la demoiselle, peinant à reprendre mon souffle, après notre âpre combat, une dague était enfoncée profondément dans son flanc et, à peu de choses près, elle devait percer trois, peut-être quatre, organes. La dame Elenwë aurait beaucoup de mal à s’en sortir et réchapper aux griffes de la Grande Faucheuse, mais c’était un coup que l’on pouvait jouer, à condition de la mettre à l’abri et de s’occuper de ses blessures avant que la lune ne darde de sa pâle lueur. J’agrippai le corps dont la vie s’échappait petit à petit et le projetai sur mon épaule.

- Faites attention ! Vous allez aggraver son cas, me sermonna Eric, il était bouleversé et des larmes coulaient sur ses joues pour se perdre par-delà son menton.

- Dans l’état où elle est, je dois t’avouer que ce n’est pas une côte cassée qui va vraiment changer quoi que ce soit, reconnus-je, tentant désespérément de ne pas rire car, même si la pique était bien trouvée, cela ne se faisait pas dans ce genre de situation.

A une bonne lieue du champ de bataille, une grange était érigée, je ne pouvais pas dire si elle était encore utilisée ou non, mais je penchais pour la deuxième solution, nous étions très près de la ville et en voyant le commerce florissant qui s’y était développé, même le plus effronté des paysans aurait choisi de se lancer dans le marchandage, j’envoyai tout de même mon oiseau de proie en reconnaissance. Je poussai Fendragon du plat de la main pour lui faire signe d’avancer, il faillit s’écrouler au sol, me renvoyant un regard de braise qui avait beaucoup de signification, dans mon intérêt personnel il vaudrait mieux ne plus jamais recommencer ce petit jeu et si Linaewen ne s’en sortait pas, j’aurais très peu de chances de m’excuser auprès de lui. Si je ne redoutais pas de défier les humains en duel, de manière générale,  celui-ci, sous le coup des émotions, me faisait présager une fin sordide … Pour moi.

[…]
Nous étions tous deux assis sur un tas de paille dans lequel grouillait une colonie de rats, j’avais beau avoir posté Maeglin en faction jour comme nuit, il n’avait pas réussi à les déloger de là, c’était assez problématique pour notre blessée, si jamais des germes venaient à infecter la plaie, notre travail aurait été vain. Eric taillait un morceau de bois avec une dague que je lui avais prêtée, à force de retirer copeau sur copeau, il allait finir par se couper, je le lui avais dit mais il n’en faisait qu’à sa tête, d’ailleurs il refusait constamment de me laisser partir chasser seul, il m’accompagnait, ce qui diminuait drastiquement le nombre de proies, car, comme tout bon Humain, il ne savait pas ce qu’était la discrétion, ceci était peut-être la conséquence du fait que j’avais essayé de le tuer … Non c’était du passé, les Humains ne sont pas rancuniers à mon bon souvenir, ils ont le pardon facile. Ce soir-ci, le feu crépitait, j’avais passé une journée complète à arracher des planches pour que le bâtiment ne prenne pas feu à la première étincelle, ce qui faisait que notre logis de fortune comprenait un espace sans parquet, c’était d’un chic …

J’allais enfourner un bouillon de lapin quand Fendragon se releva brusquement et fit voltiger le bol, un de ceux que nous avions retrouvés dans un vieux coffre à la serrure rouillée qu’il avait été aisé de crocheter, je ne pus m’empêcher de jurer, un beau lapin pour lequel il m’avait fallu des heures et des heures de patience à cause du guerrier pataud. Il s’était rué sur la planche sur laquelle Linaewen gisait, inconsciente, mon long manteau lui servait de couverture, pour sommier, il s’agissait de paille que j’avais trouvée et qui n’était pas une source de maladies, pour oreiller, j’avais rapiécé sa cape de plumes avec les moyens du bord, c’était déjà mieux que rien.

- Linaewen … Lineawen ! Dit Eric en pleurant.

Je ne pus retenir un soupir de soulagement, elle avait survécu ! Je m’approchai à mon tour et au moment où je la regardai, elle ouvrit les yeux.

- Alors voilà notre grande blessée ! Hé bien on dirait qu’elle ne se porte pas trop mal ! Je dois t’avouer que j’ai eu des doutes sur ta guérison après les six premiers jours dans le coma … Mais on dirait que tu t’en es tirée ! Ah ! Cette sorcière ! On peut dire que la sagouine ne t’avait pas ratée, poumons, foie, rate et elle a même réussi à effleurer l’intestin ! Je suis certain que tu apprécieras mes talents de chirurgien, j’ai fait ça avec ton compagnon et je ne pense pas t’avoir ratée, j’ai dû aussi me servir de la magie, mais ça n’a été que pour stopper les trois hémorragies successives. Bon … Maintenant, question pratique, tes vêtements sont …  Enfin j’ai été obligé d’un peu couper dedans pour avoir la place de travailler mais rassure-toi, tu en as encore assez pour couvrir ce qui doit être couvert. Et puis la dernière petite chose … Tu as une vilaine cicatrice qui ne va pas s’en aller de sitôt, j’ai fait de mon mieux mais je ne peux pas aller à l’encontre de la nature, j’ai pas assez de pouvoirs pour ça.

Tout cela dit, je retournai m’asseoir et laissai Fendragon s’expliquer avec la belle, reprenant du bouillon dans le seau cabossé qui servait de marmite.
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Mar 24 Sep - 9:23


Je sentais la main d'Eric sur mon visage, ses yeux bleus océans scintillaient, il ne pouvait pas garder ses larmes. Aegan m'expliqua que cela faisait exactement six jours que j'étais étendus dans ce lit, à la limite de mourir. J'avais une étrange sensation et ne pouvait encore bouger. Je fronçai légèrement les sourcils et en serrant les dents. L'elfe venait de me sauver la vie grâce aux soins apportés. Moi qui croyait mon heure venue, durant tout ce temps je m'imaginais courir dans un près fleuri, pieds nus, le soleil au zénith accompagné d'un ciel sans nuage. Un joli rêve que je croyais être le paradis. Je n'étais point partie. Recouverte d'une sorte de couverture avec la chaleur du feu, je me sentais bien malgré cette blessure. Je n'osais voir encore la cicatrice et préférait voir ces visages familiers. Eric eut ensuite un large sourire et fit un baiser sur mon front. Ses cheveux cachèrent ses yeux l'espace d'un instant, j'avais cru apercevoir un regard rempli d'amour. Je devais avoir de la fièvre. Je demandais à Eric si il pouvait m'apporter un peu d'eau, il alla chercher à l'extérieur de l'eau fraiche qu'il allait remplir dans une gourde. Je me retrouvais seule avec Aegan. Je tentais de me relever, avec peine et une grimace. Cette douleur ne s'arrêtera pas du jour au lendemain. Gardant la couverture contre moi, je pris la parole d'une voix assez tremblotante.

- Tu m'as sauvé, Aegan. Je...te remercie. Sans toi, je ne serai plus de ce monde. Sincèrement, je croyais voir mes derniers instants en votre compagnie. Aegan, j'ai fait un étrange rêve. J'avais l'impression d'être libre, d'être porter par le vent sans que personne ne m'entoure. J'étais sur un terrain inconnu. Ce monde était beau et pure. Après tout, c'était uniquement un rêve.

Je pris une pause, le temps qu'Eric revienne dans la grange et me fasse boire gorgée par gorgée un peu d'eau. Il devait pleuvoir dehors, ses cheveux gris-bleutés étaient trempés ainsi que ses habits. Je touchais mon oreiller de paille et de plumes. Mon ancienne cape qui fut déchirée par la nécromancienne, je ne pourrais plus la porter désormais. Je tenais à cette cape mais, qu'importe, ce n'est qu'un vêtement. La vie insufflait mon corps, je sentais mon coeur battre à un rythme normal. Mes cheveux blancs étaient remplis de brindilles dorées, c'était comme se réveiller après avoir bu pendant des heures et une gueule de bois. Une fois terminé, Eric s'installa à mes côtés tandis que je regardais Aegan. Une question me turlupinait et il fallait que je vois avec eux quelque chose.

- Dites moi, sauriez-vous ce qu'est cette arme que tenait la nécromancienne ? J'ai une étrange sensation quand je me rappelle de cet objet qui me transperce le flanc.

Eric fronça les sourcils, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Soucieux, son regard perçant le mien, on croirait qu'il lisait comme dans un livre. Je le trouvais bien protecteur cet homme. Il prit ma main pour la mettre dans la sienne et répliqua de lui même avec un ton solennel.

- Je ne suis pas magicien mais cette arme noire dégage quelque chose de malsain. Je n'ai jamais vu telle lame auparavant et pourtant, j'en connais beaucoup sur les armes et armures étant un combattant et ayant vécut des années à Alcombord. Les pirates et le marché noir nous en fait voir de toutes les couleurs. Est-ce que tu te sens … différente ?

- Non. Non je me sens... moi même à vrai dire.

- Aegan, tu la connais cette femme non ? Tu sais quelque chose ?, dit Eric.

- Avez-vous gardé la lame noire ? Ou bien l'avez-vous jeté ?

J'avais le regard perdu, je sentais qu'il fallait que je me repose. Ma tête était lourde et je sentais les regards de mes deux compagnons. Eric me demanda de m'allonger, ce que je fis avec peine et finit par m'installer convenablement. Mes yeux se fermaient tout seuls pourtant, j'étais attentive à la conversation qui se déroulait à mes côtés. Eric et Aegan étaient soulagés mais, au fond, rien n'était vraiment terminé. Je me demande comment se passerait demain. Ou comment sera le futur ? Tiens, j'y pense, je ne suis pas seule. Est-ce que chacun reprendra sa route une fois que tout ira mieux ? Tellement de questions. Il n'y a qu'une chose à faire, attendre.

***

Deux semaines plus tard, nous étions dans la grange en train de finir un repas tous les trois autour du feu. J'avais un énorme bandage autour du ventre et un à l'épaule. Nous rions à des blagues, sentons le bon air frais. Les oiseaux chantent et le temps est radieux. Il était temps de partir d'ici, de voyager et de continuer notre chemin. C'était encourageant de voir tant de camaraderie en chacun. Mes blessures s'étaient refermés et la cicatrice sera à vie. La preuve qu'Aegan et Eric m'aient aidés à survivre. « Une authentique blessure de guerre » leur disais-je. C'était un peu comme dans une histoire, nous étions trois protagonistes à avoir affronter le mal en personne malgré nos blessures et avons vaincu ! Du moins, c'est ce que je croyais. Je me taisais sur les douleurs ou les cauchemars qui surviennent depuis quelques jours. Peut-être est-ce passager ? Je l’espérais. Je voyais toujours le même rêve, un visage noircit à l'intérieur d'une grotte. Un rire sinistre puis une voix grave résonnant dans l'antre. Des yeux rouges apparaissent, il s'avance levant son épée noire et puis, plus rien.

Dans la grange, Eric prit ses deux armes qu'il rangea dans leur fourreau, Aegan occupé à faire quelque chose. M'approchant de lui, je lui tapotais l'épaule et demandais gentiment si nous pouvions faire encore un bout de chemin ensemble. C'est histoire de rigoler, s'amuser et de respirer après tant d'action à Alcombord et avoir l'esprit sain dans un corps presque saint !
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MessageSujet: Re: ..:: Les affaires du Duc ::.. [RP libre] Ven 27 Sep - 7:13
- Avez-vous gardé la lame noire ? Ou bien l'avez-vous jetée ?

C’était une question que je redoutais, l’arme qui avait servi à poignarder Linaewen, je n’en avais pas fait n’importe quoi, c’était une dague Elfique d’une grande beauté, mais qui avait été corrompue par un mal dont je ne trouvais pas l’origine, son original devait se trouver sous la forme d’une longue pointe effilée à la garde ressemblant à une feuille d’érable, mais ici, le tranchant était dentelé et la feuille était morte, un mince fil violet d’énergie la traversait de part en part et émettait une lumière qui s’intensifiait par moment, à chaque fois que je posais la main dessus à vrai dire. Un coup de chance, à cet instant, la jeune demoiselle fut prise d’un étourdissement et Eric l’enjoint à se reposer, à coup sûr il ne reviendrait pas sur le sujet avant qu’elle ne soit réveillée, ce qui s’avéra exact.

- Je ne sais pas comment te remercier de l’avoir sauvée, dit-il.

- Arrêtez de me tutoyer, ce sera déjà un beau progrès, j’ai eu assez de mal à la charcuter pour la remettre sur pied pour qu’un gamin comme toi, se disant son ami, vienne me faire des familiarités alors que nous en savons à peine l’un sur l’autre, susurrais-je, sec.


- Vous êtes toujours aussi cassant avec tout le monde ou bien est-ce uniquement parce que vous n’avez pas eu satisfaction dans cette affaire ? Me demanda-t-il, au taquet.


- Je suis comme ça avec tous ceux qui se mettent en travers de ma route, dis-je en poussant un petit rire, mais je dois t’avouer que mon manque à gagner, dans cette histoire, n’aide en rien.

Il partit se coucher un peu plus loin, sur un vieux tas de paille, je pris pour acquis qu’il s’en allait se coucher, je fis à mon tour mine de me reposer, m’allongeant sur ce qui me servait à la fois de siège et de couche, attendant d’entendre le bruit régulier de la respiration du guerrier endormi, je me levai discrètement et retirai la lame noire de sous ma tunique, l’auscultant avec des yeux avides de réponses, à quoi servais-tu donc, arme obscure ? Quel était l’enchantement démoniaque que l’on t’avait octroyé ? Elle pouvait presque me répondre, palpitant dans mes mains. Je la tins fermement de l’une d’elles et la fit tournoyer, elle effleura une des parois de la grange et quasi instantanément, le bois, sur quelques pouces, vieillit, pourrissant à l’endroit même de l’éraflure, voilà donc un enchantement retord au possible, si l’on ne mourrait pas du coup porté, c’était après une lente agonie suite à la décomposition des chairs, mais je ne redoutais pas l’effet sur l’Elfe, notre vie était trop longue pour que ce genre de magie nous affecte, pour en avoir le cœur net, je retirai mon gant gauche et j’approchai un doigt de la pointe de la dague, je m’apprêtai à m’entailler quand je pris peur, et si cela infectait mon doigt et qu’il se flétrissait comme l’avait fait la planche ? Si, envers et contre toute logique, il m’ôtait l’usage de mon pouce ? Je voulus essayer sur la dame Elenwë mais elle était trop faible pour que l’expérience soit valable, je décidai de prendre sur moi et j’enfonçai le petit bout tranchant dans ma peau, je le retirai prestement, regardant après un changement quelconque. Je fis cicatriser la plaie, bénigne certes, et je vis ma chair blanchir très légèrement, une très légère nuance, même moi qui avait roulé ma bosse dans ce monde depuis bien longtemps, j’étais immunisé contre l’arme. Qu’est-ce qui avait cloué la dame aussi longtemps dans un lit ? Les dégâts infligés n’avaient été que minimes et les quelques soucis rencontrés s’étaient vus réglés en peu de temps …

J’entendis Fendragon remuer et je décidai de retourner m’allonger en vitesse, il pouvait avoir fait semblant de sommeiller et avoir tout vu. Par précaution je fis un rapide passage à côté de Linaewen pour déposer l’arme dans une poche de mon manteau, elle remua quand je la glissai dans un trou sur le côté de la hanche droite, je pris peur et je me faufilai jusqu’à ma paillasse.

[…]

Au petit matin d’une belle journée, située à approximativement une demi-lune dans le futur, chacun faisait ses bagages, l’Elfe s’était remise de sa blessure et nous pûmes nous mettre en route, Fendragon rangeait ses armes, quant à moi, dans un coin un peu plus sombre, je n’arrêtais pas de réfléchir aux effets de la lame noire, à son existence, même, elle était dans mes mains, j’avais récupéré mon manteau quelques jours plus tôt, Linaewen me jurant aller mieux et se disant capable de se passer de cette couverture sommaire, j’acceptai avec beaucoup d’entrain, trop à vrai dire. L’arme était toujours bien dissimilée à l’intérieur et je me réjouissais déjà à l’idée de pouvoir à nouveau l’observer, elle était étrangement envoutante. La demoiselle s’avança jusqu’à moi et posant sa main sur mon épaule, je sursautai d’une manière pitoyable et je feignis avoir somnolé et dis avoir cru qu’on tentait de mettre un terme à mes jours. La jeune femme me demanda si nous pouvions encore faire route ensemble, je n’escomptais pas me débarrasser de Fendragon pour cette nouvelle étape, c’est pourquoi j’acceptai, tout en me montrant un peu soupe-au-lait. Au dehors, il y avait de grandes bourrasques de vent et, au vu de l’état des vêtements de notre compagne de route, je décidai de lui prêter à nouveau mon manteau, de sorte qu’elle ne meurt pas d’une simple maladie alors que j’avais joué à l’apprenti chirurgien sur elle et qu’elle s’en était sortie. Notre voyage commençait, ou recommençait plutôt …
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