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[Prêtre] Gabriëll Amestrys

MessageSujet: [Prêtre] Gabriëll Amestrys Sam 15 Juin - 6:45


Midgard

--- Personnage...

  • Nom : Amestrys
  • Prénom : Gabriëll
  • Sexe : Féminin
  • Âge : 25
  • Race : Humaine
  • Classe : Prêtre


  • Magie & Armes :

Sa magie est uniquement composée des psaumes que le vieux lui a appris durant ses années passées avec lui. Ils sont pour la plupart basés sur la défense ou sur l'exorcisme, mais elle connait également les bases en ce qui concerne la guérison. La seule véritable chose que l'on pourrait appeler arme qu'elle possède est un bâton de bois qui a été béni pour sa cause. Il lui permet de détecter les démons en fonction de la lumière que produisent les runes et écrits dont il est recouvert et dont Gabriëll ne connait la signification. Il amplifie aussi un peu les effets de ses psaumes.

  • Stats :

Vitalité :
Attaque :
Magie :
Déf. Physique :
Déf. Magique :
Vitesse :

  • Caractère :

Plutôt bourrin sur les bords, rares seront les moments où je réfléchirai réellement à adopter une stratégie. Même si je n’ai pas d’arme pour attaquer, je sais me servir du bâton du vieux pour assommer un ennemi tant qu’il ne soit pas non plus trop fort. Mes psaumes restent alors mon seul moyen d’attaque qui tienne la route, étant capable d’exorciser un démon pour peu qu’il soit d’un niveau acceptable. Je peux paraître du genre à ne pas réfléchir, je n’en reste pas non plus à me frotter à plus fort que moi. En défense, ce n’est pas pareil. Le manche de bois béni par les dieux pour ma cause qui m’accompagne partout peut sans trop de problème retenir une arme ou faire dévier une flèche tirée si son propriétaire n’a eu le temps de viser avec précision et rapidité. Et si je n’en ai pas la lucidité, il y a encore moyen de me déplacer assez vite que pour l’esquiver. De plus, un adversaire lent ou lourdement armé peut être facilement évité. Pourquoi gaspiller de l’énergie et du temps à tuer un être innocent dont, de plus, la mort serait inutile à ma quête ? Il m’arrive assez souvent aussi de tout miser sur la protection, vu que j’ai aussi une bonne résistance à la douleur et un corps qui cicatrise assez vite comparé à d’autre pour qui cela prendrait plus de temps
J’ai aussi un caractère bien trempé, à m’en faire qualifier de têtue. J’aime embêter et pousser les gens à bout, pour peu qu’ils soient réceptifs : un être indifférent à mes sarcasme ne sera pas intéressant à taquiner pour moi. Et, suivant la règle du « qui aime bien châtie bien », j’aurai tendance à considérer une personne susceptible comme un ami plus vite qu’un être qui s’attacherait à moi ou qui me défendrait. D’ailleurs, j’aime agir seule, et un faible ou qui prend trop les devant est vite considérée comme encombrant. J’ai une quête à accomplir pour me retrouver réellement libre, et rien ne m’en détourne à aucun instant.


Je ne sais pas si je suis folle ou hantée par une âme qui ne repose pas en paix, si le gamin est un fantôme ou une hallucination, mais il est la seule chose à réussir à me faire douter de moi. Quand il me pousse à bout, que je ne suis pas seule dans un endroit désert et que je lui réponds en m’emportant, on me croit facilement bipolaire. Cela n’est qu’un détail, vu que je me contrefiche qu’ils pensent cela : je ne compte pas m’attacher à des gens tant que mon but n’est pas accompli. L’amour, l’amitié… Tout cela n’est que futile, et vouloir protéger quelqu’un peut s’avérer être un frein.

  • Physique :

En hauteur, je suis comparable à un homme de taille moyenne voire petite, ou à une femme plutôt grande. Les gens ont ainsi la tendance d’hésiter quant à la détermination de mon sexe, pour mon plus grand désarroi. Leur ignorance m’est plutôt énervante, même si ce n’est pas à chaque fois que je leur fait remarquer. Donc d’un physique totalement androgyne, on me ferait pencher du côté du sexe fort, déjà une chance pour moi. J’ai un corps qui pourrait paraître faible et frêle, mais qui sait retenir les coups et qui sait en donner et j’ai beau être prêtresse, je ne suis pas née pour cela et le côté exorciste est le seul que je privilégie. Le long rosaire qui borde mon cou que le vieux m’a offert – plutôt forcé à porter, mais faisons… une croix sur ce détail… - reste la seule réelle preuve de mon appartenance à la prêtrise, souvent cachée par-dessous mes vêtements. Mon visage n’est habité d’un sourire que lorsque je suis d’humeur moqueuse ou espiègle, loin de l’image rassurante qu’est sensé refléter un représentant de l’Eglise pour le peuple.
Mes habits se font discrets, rarement colorés, et souvent clairement masculins. Je ne suis pas non plus du genre à porter la robe traditionnelle, même sombre ; vous pouvez clairement l’oublier. J’ai des cheveux noirs, plutôt courts au niveau de la nuque, mais avec une frange assez longue qui arrive presque à dissimuler mon œil vairon et la marque qui le fait ressortir. N’ayant jamais essayé de le cacher de la vue de tous, c’est même plutôt quand je vois mon reflet que j’aurais tendance à devenir hors de moi. La différence nette de couleur dans mon regard à l’origine d’un bleu nuit est un sujet assez sensible qu’un inconnu aurait plutôt intérêt à négliger.

  • Compagnon de route :

Alois, c’est celui que j’appelle le gamin ou la chose, être futile et uniquement source de problème. Soit une hallucination de ma part, soit une âme qui n'a pu trouver la lumière et qui se raccroche à moi comme si j'allais pouvoir l'aider à trouver son chemin. Il n'y a que moi qui puisse l'apercevoir et l'entendre. Cette chose, donc, me raconte presque chaque jour sa vie passée, dont je ne suis même pas certaine de l’existence. Il serait un enfant abandonné ayant vécu toute son enfance avec son frère, orphelins tous deux pour une raison inconnue. Je me suis toujours demandée s’il était la conséquence d’une sensation que j’aurais ressenti trop souvent durant mon enfance, étant issue d’une famille nombreuse et élevée dans un manque d’attention plus qu’évident.
Comme  tout bambin de son âge – je l’estime à environ six ou sept ans -, même s'il n'existe que dans ma réalité, il n’est bon qu’à chialer pour tout et pour rien et à vouloir toujours jouer avec moi. Il réclame toute mon attention comme le ferait un vulgaire chien. Toujours derrière moi à vouloir que je m’attarde sur lui, d’un égoïsme comme s’il se croyait le maître du monde en permanence. Il sait très bien que personne d’autre que moi ne peut le voir, et il en profite pour me faire part de toutes ses réflexions en permanence. Il est très espiègle et n’hésite pas à faire tout ce qu’il peut pour semer la confusion dans mon esprit. Je n’ai pas rarement de dialogues avec lui, car j’ai beau aimer ne pas être embêtée par un autre être, la solitude me pèse comme à chaque homme.


Sa figure ronde est toujours agrémentée de petites pommettes rosées, que des larmes ruissellent sur ses joues ou qu’il sourie de toutes ses dents. C’en est à se demander s’il connait d’autres émotions que l’amusement et la tristesse. Son corps a beau être intangible, il n’en reste pas moins totalement visible pour mes yeux comme le serait un garçonnet normal. Comme tout blondinet de son âge, il m’arrive à peu près au coude, voire plus bas : il est même un peu plus petit que la normale, je pense – je ne peux en être sûre car je ne croise presque jamais d’enfant ; ils m’énervent de leur insouciance, me rappelant trop souvent le gamin que je me coltine déjà vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il porte toujours les mêmes habits de vieux tissus de lin usé et se ballade partout à pieds nus. Je crois d’ailleurs qu’il est capable de se téléporter lorsqu’il ne se situe pas dans mon champ de vision.

  • Thème : The Dark Crow Smile
  • Adore : Taquiner les gens et lorsqu'il fait silence, même si c'est rare.
  • Déteste : Tout lorsqu'elle est de mauvaise humeur, mais surtout Alois en temps normal.


  • Histoire :

C’était le matin, enfin. Je l’avais tant attendu. J’ouvrai un de mes yeux, cernés par un manque de sommeil flagrant, et ne dus pas parcourir la pièce longtemps du regard avant de croiser le sien, sans même qu’une once de surprise ne me traverse. Il était là, et il devait avoir veillé toute la nuit, je le savais, je le sentais. « Ces bêtes-là, ça ne dort pas », m’avait déjà raconté le vieux schnock. Je commençais à le croire, celui-là. Peut-être n’avait-il pas tort. Sur ce point, du moins, il ne semblait pas s’être trompé. Le gamin ne présentait aucun signe de fatigue, dans son visage rayonnant, si bien qu’il semblait presque avoir pu dormir deux fois plus d’heures que moi. Mais c’était impossible, je devais me faire une raison. Lui prêter des habitudes qui me sembleraient logique pour tout être humain n’était pas une chose à faire, je ne devais pas m’y attacher. Il n’avait pas besoin de sommeil. La nuit m’avait parue si longue, alors que je guettais déjà la lune, à peine haute dans le ciel, en espérant qu’elle laisse place au soleil le plus vite possible. Il n’avait pas arrêté de jacasser des propos sans aucun intérêt, et ce, durant presque toute ma nuit, si bien que j’aurais été contente si seulement j’avais pu dormir au moins deux heures. Mais non, cela ne s’arrêterait pas avant mon traitement, ces repos si… reposants, qui ne laissaient jamais place à une véritable détente, comme l’aurait été une nuit normale pour tout être humain. Ce foutu traitement qui m’avait fait également me retrouver ici, dans ce véritable trou perdu dans la forêt. Si j’avais pu retourner à Asunia… En fait, non. Qu’aurais-je fait ? Je serais en train de vendre des tapis aux riches gens dans leurs habits d’imbéciles. Après tout, ici, je menais une vie palpitante… Oui, qu’y a-t-il de plus palpitant qu’apprendre chaque jour de nouveaux psaumes inutiles - jamais mis en pratique, de plus - et méditer… ? Même si le vieux pensait que le gamin était bien une âme égarée, il me faisait chaque jour faire des exercices plus futiles. Comme si me persuader qu’il n’existait pas allait le faire partir…
Ce dernier ne semblait même chercher à comprendre pourquoi je m’étais stoppée nette dans mon mouvement, assise sur le rebord de mon lit. Déjà semblait-il n’attendre que mon réveil, alors que je frottais encore mes yeux fatigués. Lorsque je fus debout, il commença déjà à sautiller sur place, comme si j’avais tenu une côte de porc bien fraiche entre mes doigts et qu’il était un chien affamé qu’on n’avait pas nourrit depuis trois jours. Ses paroles rentraient par une oreille et ressortaient par l’autre : je savais bien ce qu’il attendait, même si ma lucidité n’était pas à son apogée, loin de là.


« Joue avec moi, encore, monsieur ! », criait-il avec entrain, un léger cheveu sur la langue et d’une voix sucrée que j’aurais pu reconnaître entre mille. Je l’aurais trouvé mignon à croquer, s’il n’avait pas s’agit de ce garçonnet en particulier.


« Encore une journée ennuyeuse qui commence. Laisse-moi tranquille, tu sais très bien que j’ai autre chose à faire que de m’occuper de toi », annonçai-je finalement d’un ton froid, espérant atténuer son enthousiasme. Mais espérer, dans un tel contexte ne servait à rien. Je savais bien qu’il ne partirait pas avant longtemps, il était inutile de garder l’espoir comme le vieux le faisait. L’espoir rend faible, rien de plus. Si on s’attend au pire, on survit bien mieux que si on avait à déverser vingt milles larmes d’une nouvelle pourtant prévisible.


Traversant littéralement le corps du blondinet sautillant, je continuai ma marche nonchalante vers la seconde pièce de notre pitoyable foyer. Une odeur enivrante de venaison flottait dans l’air, me laissant déjà saliver face au repas qui semblait m’attendre quelques dizaines de minutes plus tard, la cuisson terminée. Arrivée à quelques pas à peine de la viande qui cuisait lentement sur une broche, l’envie me pris d’en prendre un morceau, que je voyais briller à la lueur des flammes. Le vieux schnock n’y verrait rien, si je n’en prenais qu’un seul, qui plus est s’il était encore la tête dans ses anciennes archives, dans la pièce qui embaumait le vieux livre à plein nez. Je ne m’y risquais presque jamais, mais je savais qu’il y tenait beaucoup, à tous ces ouvrages. La nourriture me faisait de plus en plus de l’œil, quant à elle. Et dire qu’il savait très bien que je préférais un morceau de daim encore saignant que limite carbonisé, comme à ses habitudes. La cuisine n’avait jamais été son fort, en comparaison à la confection de ses remèdes, jamais au grand jamais encore remis en question.
Lorsque mon doigt eut poigné dans le manche de bois rajouté au bout de la broche en métal ( le vieux sénile – cela rime avec imbécile, coïncidence ? - avait aussi la peau fragile au point qu’il se brûlait à chaque fois, avant, lorsque c’était à son tour de tourner ; le manche de chêne avait été rajouté en dernière vitesse, ça se voyait plus qu’un peu ), je m’écroulai au sol. J’aurai du me douter qu’il ne laisserait pas notre repas à tous les deux sans aucune surveillance. Quand je me relevai, poignant à pleine main dans l’objet qui avait heurté ma tête, je ne fis pas surprise de constater sa forme.  « Belladones des bois ». Le titre m’arracha un léger rictus moqueur. Il n’y avait que lui pour me hurler dessus quand je touchais un livre et m’en jeter un à la figure.


«  Alors, on se risque à la confection des poisons, maintenant ? Je doute que tes belladones servent à soigner qui que ce soit. Ou alors, j’ai encore des choses à apprendre », dis-je, d’un ton que je voulais provocateur.


« Et bien tu as encore des choses à apprendre, Gabriëll, jeune insouciante », me lança-t-il d’un ton joueur, en me regardant droit dans les yeux de son regard d’argent, esquissant un sourire. « Maintenant, repose la nourriture, ou je m’énerve. »


Je tenais l’objet de tous les désirs entre mes mains et à peine pouvais-je jouir d’espérer pouvoir l’avaler, que je devais le remettre sur le feu. Mon désespoir grandissait : la seule chose qui me faisait envie m’était lâchement retirée des mains comme on retirerait une sucette de la bouche d’un bébé. Il allait encore la faire cramer, c’était sûr, et il n’y aurait pas que son vieil estomac qui allait le regretter. C’était toujours pareil avec lui. Haussant les épaules pour aller me servir un verre d’eau, trainant lourdement les pieds, je détournai le regard un instant sur la chose qui gigotait autour de moi. Ses paroles n’avaient pas changé d’un poil, depuis tout à l’heure, mais je ne m’étais guère attardée sur l’enfant facilement qualifiable d’insignifiant. Il ne représentait qu’une grosse tache dans ma vie. Si j’étais ici, je me répète, ce n’était que par sa faute à lui.
Je me rappelais encore avoir été tirée par les cheveux dans l’église, sujet de tous les regards comme une vulgaire bête de cirque. Ils savaient tous que j’étais folle, et si je ne l’étais pas, ils le croyaient plus que tout. La rumeur courait depuis longtemps déjà, et je savais que ce moment allait arriver depuis aussi longtemps que le bouches-à oreilles n’avait duré. J’avais presque perdu foi en mes dieux et en l’église, en les prêtres en général, lorsque cela s’était produit. Je n’essayais même plus de résister, alors qu’il m’avait trainé comme un boulet à son pied. Je n’avais probablement encore qu’une petite dizaine d’année, pas si mature que cela pour mon âge, pourtant, je me rappelle encore aujourd’hui du déroulement des faits comme s’ils s’étaient passés hier.
Je n’étais pas à terre, j’étais debout, mais bien forcée de courir par ses doigts que je sens encore serrer plus fort encore ma tignasse au fur et à mesure qu’il avançait. J’avais mal, très mal. Si les dieux existaient, pourquoi ne me sauvaient-ils pas et n’arrêtaient-ils pas cela ? N’étaient-ils pas censés aider les plus faibles et les fidèles ? Je passais mes soirées entières à implorer les dieux, je ne volais pas, je n’avais jamais frappé personne. Je crois que je leur faisais peur, aux villageois, en réalité. Les autres gosses me fuyaient comme la peste, sans que je ne leur aie jamais rien fait. Le seul crime que je n’ai jamais commis était d’être née sur cette terre dans une famille de six enfants, cinq garçons et moi, et de m’être faite menée par le bout du nez comme une imbécile. Mes frères, tous plus âgés que moi, m’incitaient toujours à faire des choses dangereuses, voire interdites, mais je n’avais pas conscience de la gravité mes gestes. En réalité, je ne participais pas vraiment à leurs « jeux », mais lorsqu’il fallait accuser quelqu’un pour une bêtise, c’était moi qui étais blâmée. Cela en plus d’un autre fantôme qui ne se retenait jamais de m’ennuyer en permanence pour la moindre petite chose, il y avait de quoi devenir folle, si je ne l’étais pas déjà.


« Faites quelque chose, enfin ! Elle terrorise le village entier, et les enfants sont tous traumatisés ! », avait crié l’homme influent qui me tenait avec rage et incompréhension, en empoignant de sa main libre un pauvre prêtre qui  n’avait rien demandé. Il n’était pas le seul à penser cela, et il le savait. Je suis persuadée qu’il avait fait cela pour les pauvres gens, et non pour lui seul. Mais jamais je ne lui pardonnerai, ni à lui, ni aux autres ( si je les recroisais un jour, je crois qu’ils seraient morts quelques minutes après que mon regard les ait croisés – c’est peut-être pour cela en partie, les exercices du vieux, aussi ? ).


Chacun des membres de la petite foule qui s’était réunie approuvait de sa phrase, laissant place à un brouhaha indéterminé. J’avais même pu apercevoir ma mère, dans le fond, tremblant mais n’osant intervenir. Je me doutais qu’elle n’avait rien à faire de moi : elle devait me craindre aussi, dans la folie qui semblait m’habiter. On ne pouvait distinguer mot, mais on devinait bien ce qui était dit. Et quand un homme, dans sa tunique qui, dans sa longueur, touchait ses pieds, arriva, ils se turent tous jusqu’au dernier. Visiblement, les quelques ecclésiastiques encore présents ici avaient pris leur décision, qui fut sans appel. L’unanimité voulait que je quitte Asunia, mais par leur pitié, je ne fus pas condamnée. Je n’avais pas peur de cette mort que je croyais m’être destinée. Non, puisque je m’y attendais, à tort.
La suite de l’histoire qui défilait dans ma tête… ? Je ne la connais pas, le vieux schnock n’a jamais voulu me la raconter. Le sommeil m’avait gagnée d’un instant à l’autre – je devinais qu’il s’agissait là d’un sort, de par la sensation ressentie -, et à mon réveil, j’étais allongée dans ce qui était désormais mon lit, le vieux penché au-dessus de moi le visage souriant. Depuis, c’était un peu comme mon père… un peu. Bah, il m’avait toujours élevée depuis cette dizaine d’année à aujourd’hui… Cela devait faire environ quinze ans, si je ne me trompe pas.


« Bon, tu viens, Gabriëll ? Ça ne devrait pas te prendre vingt minutes de remplir un verre d’eau dans la bassine, quand même, si … ? », avait-il crié dans la pièce voisine, me faisant lâcher le récipient qui se cassa en mille morceaux sur le parquet de fortune.


« J’arrive ! T’es trop impatient, le vieux ! » soupirai-je en poussant les bout de verre du pied sous la commode.


A peine le geste fait que je sentis un poing frotter contre le sommet de mon crâne.


« Arrête de m’appeler « le vieux », sinon, je t’appelle « la folle », ok… ? », ajouta-t-il dans son élan, en appuyant plus fortement sur ma tête.


« Ça m’est égal… Et arrête ça, tu me décoiffes », avais-je rajouté en vérifiant une dernière fois qu’aucune trace de mon faux-geste ne soit visible.


Quelques minutes plus tard enfin affalée sur la chaise à moitié cassée sur laquelle j’avais l’habitude de m’asseoir lors des repas, je me faisais balancer de droite à gauche sur les pieds de tailles inégales, au rythme des paroles du gamin qui ne cessait de radoter sa vie passée. Je la connaissais par cœur, son histoire, mais il semblait prendre tant de plaisir à me la raconter que j’étais presque prise de pitié lorsqu’il me le proposait, ouvrant grand ses yeux bleus, brillants par des larmes qu’il savait faire couler sur commande. Son petit air suppliant lorsqu’il faisait la moue était vraiment lamentable et très franchement lassant, même énervant. Je n’avais pas des nerfs d’acier, et si j’avais pu l’étrangler, je l’aurais déjà fait… J’avais expérimenté, oui, j’avoue, la tentation avait bien été un jour trop forte. Mais bon, je me suis bien vite rendue compte que son corps intangible ne me facilitait pas vraiment la tâche. Tous les psaumes que j’avais pu réciter dans ma vie n’avaient non plus rien changé, à croire qu’il ne faisait que partie de ma propre imagination. Mais je n’étais pas folle, je le savais, je le sentais… Je l’espérais, surtout.


« Et sinon, Aloïs, il t’embête encore souvent ? », tenta le prêtre après un instant de réflexion, droit dans ses habits sombres, pour ranimer la conversation quelque peu… éteinte.


La lumière du jour qui traversait sans difficulté les planches du plafond de fortune de notre chaumière, percé d’un immense trou au-dessus de notre tête, se reflétait dans ses yeux, lui attribuant un air malicieux camouflé aux premiers abords. Ses cheveux noir virant à l’anthracite soigneusement peignés et ses cernes qu’il semblait avoir voulu cacher - mais néanmoins visibles -, me laissaient croire qu’il avait encore veillé toute la nuit devant ses vieux grimoires poussiéreux. Sous ses rides à peine discernables, il cachait bien sa cinquantaine voire soixantaine, le barbon, de par sa maturité bien présente et ses raisonnements encore proches de ceux qu’auraient un jeune adulte de mon âge.
Sans envie aucune de continuer avec lui ses méditations barbantes, je devais avoir pourtant omis de lui avouer quelques détails sur le gamin. Je savais que je pouvais lui faire confiance, même si je le titillais souvent, mais comme on dit : « qui aime bien châtie bien. » Et il en était de même pour lui, même si, là, je devais admettre ne pas avoir très envie de me lancer dans un long débat inutile.


« Non », soufflai-je sans baisser les yeux de mon assiette, continuant mon repas comme s’il ne m’avait adressé la parole, ne laissant que le bruit des couverts cognant nos assiettes troubler le silence.


« Tant mieux. Tu devrais être plus enthousiaste, tu sais très bien, de plus, que nous devrions bientôt recevoir le résultat du vote, ma chère », lança-t-il d’un ton chaleureux comme à ses habitudes, tout en gesticulant sur sa chaise comme un enfant, avant de se racler la gorge et de reprendre de sa voix mature, laissant toutefois s’échapper un soupir d’exaspération.  « Cela dit, la prochaine fois, termine ce que tu as en bouche avant de parler, tu n’es plus une enfant. »


« Oui m’man », marmonnai-je en esquissant un léger sourire mutin.


« Oh toi, je vais finir par… »


Il fut interrompu dans ses dires par un bruit à la porte, m’arrachant un pouffement de rire. Quelqu’un venait probablement de la frapper doucement du poing, vu l’intensité du son qui parcourra la pièce. Se levant doucement en me fusillant du regard, le vieux s’était avancé d’un pas rapide vers le visiteur, n’hésitant un instant avant de l’accueillir à bras ouverts sans même lui avoir demandé son nom. Quand ils se serrèrent la main, le visage de chacun rayonnant, je n’eus pas difficile de comprendre qu’il s’agissait pour lui d’un compagnon d’arme – façon de parler, évidemment, je ne voyais même pas le vieux avec un couteau. Il sembla parcourir la pièce du regard, m’accordant juste un sourire d’un fond visiblement désintéressé. Encore un idiot qui cherchait partout après moi alors que je me tenais face à lui. C’était encore la faute du vieux, si j’avais les cheveux trop courts. Comme si cela était avantageux à mon visage déjà androgyne.


« C’est moi, la fille que vous cherchez. Cessez donc de regarder partout autour de vous comme un ahuri », lançai-je, d’un air agacé en croisant mes bras découverts.


« C’est vrai qu’elle a du tempérament… », souffla-t-il à l’oreille de l’autre debout à côté de lui, comme deux gamins de cinq ans qui se font passer des secrets dans le seul but qu’ils soient entendus par tous ceux aux alentours. Il s’avança néanmoins finalement vers moi et me tendit à son tour sa main, que je pris avec exaspération. « Bon, ainsi, j’ai une proposition à te faire ! » reprit-il d’une voix enjouée.


« Je vous écoute. »


« Ainsi, je crois parler au nom du conseil qui avait voté il y a quinze ans, réuni à nouveau en ta faveur, Gabriëll Amestrys. Nous croyons avoir saisi que tu souhaiterais abandonner l’instruction que tu suivais jusqu’ici, et quitter cet endroit qui est maintenant ton foyer. C’est bien cela ? » J’acquiesçai d’un signe de tête, lançant un regard incertain au vieux concerné, haussant un sourcil. « Bien. Serais-tu prête à tout pour retrouver ta liberté ? Nous sommes disposés à te proposer un marché, si tel est ton souhait. Nous n’attendons qu’un « oui » de ta part », annonça-t-il, d’un ton qui me fit un instant douter en ses paroles.


« Je m’y attendais depuis un moment », soupira le vieux en fermant les yeux. « Je pense en effet aussi que tu es prête, maintenant. Mais il te faut retrouver leur confiance, malgré tout, si tu veux vraiment qu’ils te lâchent. Enfin, ils pensent dorénavant peut-être moins que tu es possédée ou folle, grâce à moi, mais tu restes une menace. Tu es sensée être morte, pour le village : officiellement, l’église a réduit ton danger à néant. Tu sais, ce serait déjà le cas si je ne t’avais pas prise sous mon aile. » Il marqua une pause, l’air songeur, un sourire sur le bout des lèvres. « T’as eu de la chance, ma vieille, hein ? Mais es-tu vraiment capable de quitter ton nid douillet pour te retrouver seule dans le froid ? Et le plus important… », ajouta-t-il en ouvrant grand ses yeux en esquissant un sourire, « … Seras-tu prête à me quitter, moi, ton papounet chéri ? »  


« Oui, si tu me lâche un peu, je n’en mourrai pas ». Je marquai une pause. « J’en ai marre de cette vie. J’ai l’impression d’être totalement inutile… Ça m’énerve », marmonnai-je en fixant le plancher.


« Bien. Nous avons juste un service à te demander en échange. Après mûre réflexion, nous ne sommes pas sûrs de tes capacités. Tu sais, si tu voyais encore l’âme égarée partout autour de toi comme jadis tu le faisais, tu serais bien trop instable ; encore plus si celle-ci connaissait désormais tes faiblesse. Trop souvent, on ne s’en rend pas compte, mais il pourrait trop facilement te manipuler. Nous te demanderons juste de… »


« Je suis prête à tout pour que ma vie prenne enfin un sens », l’interrompis-je en le fixant profondément dans son regard.


« Bien… », déplora-t-il en levant les yeux au ciel.


Il s’approcha de moi paisiblement, retirant un de ses gants en tirant délicatement sur un bout de son doigt avec ses dents, comme pour ne pas utiliser son autre main. Il portait de belles chaussures, dont la semelle, dure, claquait de sa démarche lente sur le parquet. On voyait bien qu’il était riche, du moins, qu’il n’était pas pauvre, mais au service du clergé. Si l’église était prête à se payer un messager, c’est qu’ils ne manquaient pas d’argent. Mais le dilapider d’une telle manière… J’étais de plus en plus dégoutée par la prêtrise d’aujourd’hui. Il posa sa main sur mon œil droit, me faisant faire un pas maladroit en arrière, manquant alors de perdre l’équilibre. Mon étonnement s’amplifia lorsqu’une lumière blanche envahit la pièce en un instant, dernière chose que je puis distinguer avant de me sentir sombrer, et de ne plus rien pouvoir apercevoir de ce que je voyais quelques minutes à peine auparavant. Ma force me quitta, dans une confusion qui avait survenu en deux ou trois secondes tout au plus.


Lorsque je rouvris les yeux pour la seconde fois de la journée, j’étais allongée, encore légèrement sonnée par les évènements. Déjà, regardai-je autour de moi, d’un regard inévitablement hagard. Non, seul le vieux était encore là, assis sur le bord de mon lit, sur les draps de lin qui dégageaient une odeur agréable mais indescriptible. Il me fixait curieusement, comme s’il essayait de voir à travers moi, comme s’il cherchait à répondre à une question dont la réponse aurait été lisible dans mes yeux. Lorsqu’il détacha son attention de moi, il scruta le sol, d’un air penseur, dont je ne trouvais raison directement. Qu’avait-il bien pu se passer ?


« Où est-il ? », lui demandai-je alors, cherchant à nouveau son regard fuyant, n’osant imaginer ce qu’il avait bien pu faire.


« Tu vas devoir débarrasser l’espèce humaine des démons… tu es désormais officiellement une prêtresse, tu dois servir l'Eglise, tu sais… ? Imbécile, de lui avoir coupé la parole ! Tu n’es pas folle, non ? Devenir exorciste comme ça, du jour au lendemain… Tu ne pourrais pas… Il faudra bien que tu restes encore un peu avec moi, maintenant… », souffla-t-il, songeur, l’air d’avantage troublé de mon sort. Je restai un peu bouche bée face à ses paroles. « Tu ne devrais pas foncer tête baissée comme ça… Tu devrais un peu craindre les dieux ! Ils jouent avec ton avenir comme avec celui d’une marionnette. Toi qui peine à les vénérer avec ton cœur, cela leur fait encore plus plaisir lorsque tu réagis ainsi… ! Si au moins tu avais attendu d’entendre la contrepartie…  Il est trop tard, maintenant, abrutie. Rien ne changera ça. »


« Combien dois-je en tuer avant d’avoir payé ma dette ? Puis ce n’est pas comme si j’étais une hors-la-loi, je sais que je suis apte à obtenir leur confiance, je suis prête à tout pour cela. Si je dois me cacher pour m’enfuir, je ne vois pas l’intérêt de ne pas faire ce qu’ils disent, du moment que c’est abordable. Puis les démons sont des fléaux », soupirai-je.


« Tu devrais au moins en tuer une centaine, mais je ne connais pas avec exactitude le sens de la justice et surtout de la sentence de ceux qui ont scellé ton avenir dans les nombreuses années qui vont suivre… Mais tu ne comprends pas… ? Tout ce que tu peux faire désormais ne changera pas. Tu as donné ton accord et il est trop tard… » Sa voix était un peu tremblante me prouvant la véracité des sentiments qui le parcoururent. Il me saisit par les épaules, me fixant de ses pupilles réfractées, laissant apparaitre ses iris d’argent. « Tu n’as plus d’autre choix, de toute manière, tu m’entends ? »


« Je ferai ce qu’il faut, je l’ai dit ! Je dois assumer mes gestes, être sûre de mes convictions… N’est-ce pas toi qui me répétais cela sans arrêt ? »


Il baissa les yeux et versa une larme qu’il essuya de suite de son mouchoir en tissu, confiné en permanence dans la poche de sa presque tunique. Il pleurait, mais il ne semblait pas si triste pour autant, certes un peu accablé par mon obstination, mais peut-être pas autant que j’aurais pu en attendre de lui.


Les jours passèrent, à une vitesse qui ne semblait pas vouloir s’accélérer au fil des jours. Enfin mes heures passées ici me paraissaient utiles, c’était déjà ça. Si j’avais su que le vieux cachait autre chose que des psaumes insignifiants dans sa caboche. Même si je n’étais pas du genre à réciter des cantiques face à l’ennemi, je devais avouer enfin trouver un sens à cette « formation ». Même si elle n’était pas si axée que cela sur la partie baston des choses, je savais qu’apprendre ce qu’il me faisait réciter me serait peut-être indispensable plus tard, comparé à l’inutilité apparente de ceux que j’avais appris par le passé. Il m’apprit à me servir également de son bâton, dont les écrits gravés dans le bois pouvaient s’avéré bien utile en bien des situations. Si je voulais vraiment réussir le but que je m’étais fixée sans fuir, je devais mettre toutes les chances de mon côté. En l’occurrence, la moindre formule oubliée ou négligée pouvait me coûter la vie : je devais être plus que sûre de mes capacités avant d’aller sur le terrain.
Je ne sus combien de journée, de semaines, de mois je passai à apprendre les bases de la chasse aux démons selon un exorciste de profession. Mais je commençais à regretter ma parole, et l’enseignement me parut plus long que ce que mon état d’incompréhension ne me laissait tolérer.


« J’en ai marre… Je suis sensée avoir déjà commencé à les renvoyer à Svartalfheim, dans leurs terres de désespoir, d’où ils viennent… pourtant, je ne sais même encore comment reconnaître ceux qui seront mes cibles pour retrouver la confiance que j’ai perdue », avais-je enfin laissé sortir de ma gorge, ces sentiments que j’avais longtemps gardé enfuis au fond de moi.


« Garde ton calme. Quand tu seras face à l’un deux, les runes sur le manche de ton arme s’illumineront petit à petit. Plus tu t’approcheras de ton but, plus la lumière sera forte et prononcée, pour répondre à ta question. » Il s’était approché de moi, posant sa main sur mon épaule, me regardant dans les yeux. « Tu peux y arriver, je le sais. Tous mes espoirs t’appartiennent, et mes prières aux dieux t’adresseront leur miséricorde. Tu ne peux plus rien faire contre ça à par te contenter de faire ce que je t’explique. Tout ira bien. »


« Je n’en ai jamais douté, mais quand pourrai-je enfin finir tout cela ? Maintenant, c’est comme si je restais avec toi, cet entrainement qui ne s’arrête que quand je suis fatiguée ou affamée. Bientôt, ça aura été comme si j’avais réalisé leur seconde proposition, ils ne pourront pas me demander d’effectuer les deux. Tu sais, je commence à me demander si je ne vais pas arrêter tout cela tout de suite… »


« J’ai bien peur qu’il soit trop tard, ton choix est déjà fait… », murmura-t-il, devenu incertain en un seul instant.


« Il n’est jamais trop tard pour moi ! Si tu crois franchement que si j’en avais l’envie, je ne resterais pas avec toi ici durant les quelques temps qu’il me reste ! C’est toi, l’imbécile, tout peut être changé d’une manière ou d’une autre ! », m’écriai-je, pleine de convictions. « Ce n’est pas comme si on m’avait condamnée à suivre ce chemin ! Je n’ai rien à me raccrocher. Si pour moi, c’est fini, ça l’est. J’ai fait ce qu’ils me demandaient ; peu importe que ce soit ce que j’ai accepté ou non, j’ai payé ma dette envers eux. Qu’ils me laissent enfin vivre ma vie. »


Il me présenta le petit miroir qu’il portait toujours avec lui dans la poche de sa tunique. Je me tus d’un instant à l’autre. Depuis quand était apparu ce signe ? Ma tâche n’était pas seulement demandée, elle m’était exigée de force ; je ne pouvais plus douter de mon destin celé lorsque je compris la nature du sceau que je venais de voir luire, sur mon œil à l’iris désormais violacée. Etais-je condamnée à la traque aux démons comme un chasseur payé au nombre de bêtes tuées et dont l’employeur comparable aux dieux peut vous observer à chaque instant ?


Midgard

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MessageSujet: Re: [Prêtre] Gabriëll Amestrys Sam 15 Juin - 7:29
Bravo pour ton double compte dont j'ai pris plaisir à lire la fiche et bon amusement avec se perso
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MessageSujet: Re: [Prêtre] Gabriëll Amestrys Sam 15 Juin - 7:43
Voilà ... Je ... voilà ... enfin ... après ... Bluffant ! Beaucoup beaucoup de contenu, peu de fautes, du plaisir à lire et à écouter le thème ! DC amplement mérité
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MessageSujet: Re: [Prêtre] Gabriëll Amestrys Sam 15 Juin - 7:52
Merci beaucoup à vous deux, ça me touche ! 
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MessageSujet: Re: [Prêtre] Gabriëll Amestrys Dim 16 Juin - 2:50
Comme pour Léo, ça me fait sourire de voir à quel point tu as progressé ! C'est fou, j'ai l'impression de voir mes enfants grandir... ;_;

Je te conseillerai juste de rajouter plus d'information sur le compagnon (j'ai mis du temps avant de comprendre ce qu'il était ^^') dans sa petite description, ce qui permet au lecteur de savoir quoi avant d'attaquer l'histoire ! Sinon, rien à dire, c'est intéressant, bien écrit et même captivant !

Fiche validée.
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MessageSujet: Re: [Prêtre] Gabriëll Amestrys Dim 16 Juin - 2:57
Je rajoute ce qu'il faut pour sa description puis j'attaque la demande de rang, la fiche de personnage et tout et tout !

Merci bien ! 
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MessageSujet: Re: [Prêtre] Gabriëll Amestrys
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