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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Dim 23 Juin - 2:50
Où étais-je? Tout était noir, je me sentais flotter dans le vide, dans le néant. Je n'étais maitre de rien, je n'étais que spectateur de ce que je voyais, au plutôt de ce que je ne voyais pas. Je n'arrivais plus à me rappeler des événements auparavant, je ne savais pas comment j'avais plus me retrouver dans pareille situation. L'effroyable silence fut, petit à petit, remplacé par un brouhaha régulier, dont le son, très déformé, m'empêchait de l'identifier. Enfin le voile noir commença à se déchirer et je me sentais peu à peu de nouveau maitre de mon corps. Le bruit se fit plus distinct et je reconnus le fracas des vagues. Je me trouvais allongé sur le sable humide d'une plage, face contre terre, les vagues venant m'engloutir périodiquement jusqu'à la moitié de mon corps. Je redressais un peu la tête quand soudain, je fus pris d'une convulsion qui me fit cracher de l'eau en grande quantité. Je repris quelque bouffé d'oxygène, avant de recracher un coup, j'avais du mal à respirer. Je me tournai pour me retrouver sur le dos, fixant le ciel et reprenant ma respiration lentement. Une douleur à l'épaule me força à y passer le doigts pour savoir ce qui m'arrivé, je sentais alors, juste au dessus du cœur, la présence d'une blessure, un trou d'où du sang coulait modérément. Je regardais alors ma blessure, par chance, l'eau de mer avait empêché toute infection. Néanmoins, mon sang continuait à couler, se répandant sur la sable banc et rejoignant la mer. Je commençais à me rappeler petit à petit ce qu'il s'était passé. Ce n'était encore que des morceaux d'images, mais je me voyais sur un bateau, puis une voix m'appela et après quelques paroles, la détonation d'un coup de feu, une intense douleur à l'épaule, je basculais à l'eau et plus rien.

Je devais m'occuper de cette blessure, je  me chargerais du reste plus tard. Je me relevais donc avec difficulté, titubai et même trébuchai avant de quitter la plage. En parcourant la côte, je vis une maison de bois, une cabane de pêcheur à n'en pas douter, les filets qui séchaient ne pouvaient rien laisser présager d'autres. En observant les lieux, j'en déduis que le propriétaire était de sortie, surement en mer à pêcher. Je n'hésitai pas à fracturer la porte pour entrer, mais ma blessure me faisait un mal de chien à chaque fois que je cognais contre le bois. Je me dirigeai vers la cuisine et me mis à chercher dans les tiroirs ce qui me permettrait d'extraire la balle de ma blessure, car oui, j'avais remarqué qu'elle n'avait pas traversé, elle se trouvait donc toujours dans mon épaule. Une pince, voilà qui pouvait faire l'affaire, un petit tour dans les flammes pour la stériliser et je pouvais commencer. Outre la douleur, il n'était pas aisé de se retirer une balle dans l'épaule par soi-même. Après de nombreuses tentatives, je devais me rendre à l'évidence, je n'arriverais pas à l'enlever seul. Tant pis, je devrais vivre avec cette balle dans l'épaule, le douleur ne durera qu'un temps. Je sortis de la maison, pris ma forme de dragon et m'envolai.

Je survolais la forêt du Vergeau quand la douleur que je ressentais à chaque battement d'ailes devint insupportable. Je descendis rapidement en altitude et effectua un atterrissage qu'on pouvait désigner de crash. Après avoir briser de nombreuses branches sur mon passage, je me trouvais sur la terre ferme. Je pris forme humaine et me résignai à la terrible vérité, je ne pouvais pas ignorer cette balle dans mon épaule, mais je ne savais pas la retirer. Après quelques secondes de contemplation du ciel, il n'y avait qu'une solution qui s'offrait à moi. Je n'étais pas loin Asunia, ville où se trouvait ma forgeronne, Aléna. Je n'avais pas vraiment le choix, c'était la seule personne de confiance que je connaissais.

Je me mis donc en route vers la ville, et la nuit commençait à tomber que je franchis enfin les portes de la cité. Je cachais au mieux ma blessure aux yeux de tous, je ne voulais pas attirer l'attention. Mais cela n'allait pas être simple de passer inaperçus, je marchais bizarrement, comme ivre. Non, ce n'était pas l'alcool qui faisait ceci, mais la fièvre, la fièvre de l'infection. Le chemin entre l'entrée de la cité et la forge Aléna me parut durer une éternité. Quand j'arrivai enfin devant, la forge était fermée, enfin c'était hors de ses horaires d'ouvertures. Avec l'énergie du désespoir, j'essayai de pousser la lourde porte en espérant qu'elle ne soit pas fermer à clé. Heureusement, ce n'était pas le cas. Je rentrais dans la forge, en titubant et dis:


" Aléna"

Avant de m'effondre, inconsicent.
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Dim 23 Juin - 8:06
Les coups de marteau résonnaient un rythme, au rythme des secondes. Il n’y avait pas de temps à perdre, les clients attendais, et étaient souvent impatients. L’odeur âpre du métal fondu emplissait la forge, l’artisan qui travaillait-là n’était pas comme tous les autres, ses armes étaient plus fines, plus petite, des armes de jet et de précision. Mais il n’y a pas que les armes qui étaient plus fines. Jolie petite forgeronne, que fait une fille aussi frêle que toi dans un lieu qui sent fort la sueur et l’alcool, que fait une pipe à opium entre tes lèvres féminines ? Marteau à la main, c’est elle qui frappait et formait le métal. Par-dessus ses lunettes de protection se trouvaient des loupes afin de pouvoir travailler avec plus de précision. L’objet qu’elle forgeait était une petite fléchette particulièrement fine à l’intérieur de laquelle on pourrait insérer du poison ou tout autre liquide. Elle regardait sa création attentivement, une très fine fléchette, presque une aiguille, on remarquait à peine le trou qu’il y avait au bout, elle en avait encore deux cents à faire ainsi… Soupirant, la demoiselle poussa d’un souffle la mèche de cheveux noirs qui tombait devant ses yeux. Cette fois elle avait besoin des deux.

Elle plongea aussitôt la petite flèche dans l’eau froide, une vapeur épaisse s’échappa du tonneau. Une fois la fléchette ressortie, elle la posa sur son étale avant de passer son bras sur son front pour en essuyer la sueur. Elle releva ses lunettes et posa ses yeux vairons sur son œuvre. Cela lui avait couté de la sueur, une grande patience et beaucoup de temps. Ses cheveux se collaient en plaques de chaque côté de son visage en raison de la chaleur ambiante de la pièce. Elle avait ôté sa chemise, ne gardant que le bandage qui lui servait à réduire sa poitrine et son pantalon. Une grande partie de ses reins et de son ventre étaient dénudés, mais elle s’en fichait pas mal. Les hommes étaient bien torse nu eux ? Et bien petite forgeronne ? Ne fais-tu pas la différence entre l’homme et la femme ? Que ferais-tu si un client inopiné arrivait ? Elle remit rapidement ses lunettes pour continuer son travail. Avec le visage, ainsi noire de suie, elle ressemblait à un elfe noir. Sa tignasse blanche ne faisait qu’ajouter à la ressemblance…

C’est boule de suie qui la poussa à tourner son attention vers l’entrée de sa forge. L’animal grognait d’un air joueur. Elle n’avait pas remarqué que Kalec était entré, ni même que le loup qui gardait la forge lui avait sauté dessus pour lui lécher le visage. Mais elle entendit le dragon tomber sur le sol. Se précipitant vers lui elle le trouva inanimé et ensanglanté… Elle se baissa rapidement pour relever sa tête, l’examinant. La plaie était profonde, l’impact d’une balle… que lui était-il arrivé ? elle poussa rapidement tous ce qui se trouvait sur sa table de travail faisant par la même occasion tomber nombres de fléchettes qu’elle avait déjà fait et y déposa Kalec. Tapotant ses joues elle tentait de le réanimer, mais ce fut en vain… Tant pis petite forgeronne… de toutes les manières, tu arriveras bien mieux à extraire la balle qui y est dans cet état…
Elle attrapa rapidement une pince qu’elle passa au-dessus du feu pour la stériliser, en attendant que le fer blanchisse, elle retira le haut du jeune homme pour y voir plus claire. Le sang n’était pas sa tasse de thé, mais elle devait l’aider… Après tout, Kalec était un ami à elle non ? Elle arriva à sa hauteur avec la pince chaude pour aller fouiller dans la plaie.

Le son de la chaire qui se décolle te dégoûte, n’est-ce pas Aléna ? Mais tu ne peux faire autrement… Kalec est un ami à tes yeux… Elle tenta tant bien que mal de l’aider… une fois qu’elle eut extirpé la balle, elle chercha un bandage pour le jeune homme… l’ennui c’est que le seul qu’elle avait à disposition était le sien… Elle enfila donc à nouveau sa chemise pour retirer le bandage. Elle n’aimait pas que sa poitrine soit ainsi libérée, la jugeant trop ronde, trop féminine… Soupirant, elle passa le bandage autour du corps du jeune homme. Bien des fois elle avait soigné son père après ses combats dans l’arène, bien des fois elle l’avait vu entre la vie et la mort et l’avait sauvé. Elle savait donc comment se comporter face à la plaie de Kalec. Avant de complètement le bander, elle recouvrit la plaie de l’homme d’une substance pâteuse verdâtre et odorante. De quoi empêcher l’infection et calmer la douleur. Elle finit ensuite son bandage et lui prépara quelque chose de fort à ingurgiter pour le réveiller. La vue du sang te fait défaillir petite… Vas-tu tenir jusqu’à la fin ? Elle secoua rapidement la tête pour chasser toutes ses mauvaises images de son esprit, comme son père à l’agonie… Puis elle donna le breuvage à Kalec, relevant très légèrement sa tête pour qu’il boive sans s’étouffer. Puis, elle humidifia un linge et entrepris de nettoyer le sang sur le corps du jeune homme… Ne pouvant rien faire d’autre que d’attendre ainsi son réveil…
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Dim 23 Juin - 9:04
Le noir encore une fois, j'étais livré à Aléna, sans défense, mais j'avais confiance en elle, suffisamment pour mettre ma vie entre ses mains, comme je venais de le faire. On pourrait également se dire que, pour effectuer une telle opération, une personne ayant comme métier forgeron n'était pas le meilleur choix. Les forgerons travaillent le métal, avec brutalité, par d'innombrables coup de marteau, comment peut-on leur demander de travailler avec précision, sur un corps vivant, le métal ne saigne, ni ne meurt. Mais Aléna n'était pas une forgeronne comme les autres, déjà c'était une femme, fait rare. Elle avait déjà été victime des moqueries de la part de certain clients, quand je me trouvais là, je les remettais vite à leur place et quand j'étais absent, je savais qu'elle saurait se défendre. Si Aléna était si particulière également, c'est car elle me faisait du travail de haute précisons, nécessitant patience et méthode.  Des qualités bienvenues pour soigner une blessure. De plus, Aléna m'avait un peu comté son histoire, son père se battait dans les arènes pour gagner de l'argent et elle s'en occupait lorsqu'il était blessé. Mais je dois aussi avouer ne mettre encore jamais retrouvé dans un état si grave.

J'étais donc entre les bonnes mains d'Aléna, alors qu'elle devait faire tout son possible, moi je naviguais dans mon subconscient. Mélangeant rêve et souvenir. Quand on a de la fièvre, les rêves deviennent d'une étrangeté absolu. Ainsi, je me retrouvais dans un couleur au mur immense en hauteur et dépourvu de plafond. Soudain, d'un côté du couloir, je vis une ombre approché accompagné d'un son lourd et régulier. La lumière, venant de nulle part, finit par éclairer ce qui s'approchait de moi. La chose brillait et je me rendis compte qu'au bout de quelques secondes qu'il s'agissait d'une pièce d'or géante roulant sur la tranche. Elle se dirigeait vers moi, prête à m'écraser. Je courus dans la direction opposé, bien que je pensais courir de toute mes forces, j'avais l'impression de ne pas avancer. Le couloir semblait sans fin, la pièce se rapprochait petit à petit. Je vis une porte, mon échappatoire! Je l'ouvris et sans vérifier l'intérieur, j'y entra. Ce n'était pas une salle, mais un trou où je dégringolai. Un trou sans fin, jusqu'à ce que je tombe sur un sol dur. Je me relevais avec difficulté et constatai que j'étais tout simplement piégé entre quatre murs. Je sondais chaqu'un d'eux pour voir si aucun n'était fragile ou creux mais non. Il se mit alors à pleuvoir, pleuvoir des pièces d'or. Ces dernières se mirent rapidement à recouvrir le sol et remplir le fond du trou où je me trouvais. Elles montèrent de plus en plus, elles étaient à ma taille, bientôt à la hauteur de mon cou, elles allaient m'engloutir. Quand ce fut le cas, je sentis un liquide me rentrer dans la bouche.

Je me mis à tousser en recrachant un peu ce liquide, j'entrouvrais les yeux mais tout était brouillé, je compris néanmoins que c'était Aléna qui me donnait quelque chose à boire. Je sombrais à nouveau dans les ténèbres. Cette fois, je me retrouvais sur le pont d'un navire, mais ce dernier était désert. Je voyais le gouvernail tourné tout seul, les voiles se levaient par elles-mêmes. Une brume recouvrait petit à petit le navire et une ombre humaine s'y distinguait. Puis une voix:


" Lord Grey vous envoie ces salutations"

Soudain, de la brume, surgit une main bien visible ainsi qu'un pistolet. Une détonation et je me réveillai en sursaut. Dressant mon torse et saisissant la premier objet contendant à ma portée, je le mis sous la gorge de la première personne à mes côtés. Le front en sueur, la respiration haletante, je vis ensuite des cheveux bruns avec une mèche blanche, des paires de lunettes, je reconnus Aléna. Prenant connaissance que j'étais en train de la menacer avec une arme, prêt à lui trancher la gorge, je lâchais mon arme et détendais tout mes muscles. Je m'excusais pour ce...comportement. Je passais ma main sur ma blessure, mais celle-ci se trouvait sous un bandage. Encore une cicatrice à ajouter à ma collection. Je passais ensuite la main sur mon front, celui-ci n'était plus bouillant mais il restait chaud quand même. Je demandais à Aléna où on était. Mais après un rapide coup d'œil, je compris qu'on était dans sa forge, je me rappelais même plus des événements avant mon évanouissement. Je bougeais pour me mettre assis sur le bord de la table où j'étais allongé.

" Merci, je t'en dois une. Cela fait longtemps que je suis ici?"

J'avais mal partout, cette fièvre allait me tuer. Je me sentais si faible.

"Tu n'aurais pas quelque chose à boire? à manger? Je suis affamé."

Je voulus descendre de la table et me mettre sur mes jambes. Mais, je ne les sentais plus et je m'effondrai sur le sol comme un sac de pomme de terre.
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Mer 26 Juin - 7:17
Le temps semblait long avec Kalec inconscient… La jeune forgeronne n’avait pas bougé d’un millimètre d’à côté de lui, pour le simple et bonne raison que c’était le même genre de blessure qui avait tué son père… Seulement elle n’avait pas envie que cela se reproduise… Mais elle ne pouvait se résigner à rester ainsi, sans bouger… Inquiète, elle prit souvent la température du jeune homme… Pauvre petite forgeronne… As-tu peur à ce point de perdre un client ? Ou un ami ? Quelques minutes plus tard, Aléna faisait les cents pas… Tournant autour de la table et ramassant au passage ses schémas et plants, les posant un peu plus loin. Une moue grave était installée sur son visage et elle n’osait pas secouer le jeune homme… C’est quand il bougea qu’elle se précipita à côté de lui. Il semblait encore faible mais bien en vie. Pour ne pas qu’il se redresse trop vite, Alena pressait doucement ses épaules, cherchant à le forcer de rester couché mais il trouva tout de même le moyen d’essayer de se lever… Ce moyen n'était autre que de la menacer... San réfléchir elle le poussa par instinc... De plus, la lame portée sous la gorge de la jeune femme fut tordue mysterieusement... La tentative se résolvait par une chute qu’Aléna n’eut le temps de voir. C’est une un bruit sourd qu’il s’affala au sol sans que la forgeronne ne puisse réagir, elle resta interdite un instant avant de baisser vivement la tête vers le sol. 
« Kalec ! »
Elle se laissa tomber à genoux pour le relever légèrement, posant la tête du jeune homme sur son épaule en gloussant. Malgré son inquiétude, elle ne pouvait que trouver la scène cocasse. C’était d’habitude lui qui lui venait en aide. Même si il lui avait avoué qu’il lui en devait une, la jeune femme ne pensait pas qu’elle lui demanderait quoi que ce soit. Soupirant elle tenta de le redresser légèrement pour le poser à nouveau sur la table. Et bien jeune femme, ta force est supérieure à celle des femmes de ton gabarit…  Tu devrais faire attention à ne pas tu faire remarquer. C’est parce que Kalec était inconscient qu’elle n’avait pas peur de montrer sa force, elle finit par le déposer à nouveau sur la table avant de partir chercher de quoi lui donner à manger. Sous le regard amusé des passants elle partit à la recherche d’un bon morceau de viande. Kalec était en sécurité à la forge puisque Boule de Suie était resté auprès de lui, elle partait donc sans le moindre souci. C’est arrivée chez le bouché qu’elle prit un bon pavé de bœuf, assez pour la nourrir elle, Kalec et son loup.
« On attend des invités ? »
Que répondre face à se boucher un peu trop curieux ? Aléna se mordit la lèvre et, sans répondre, repris le chemin de la forge. Ce n’était pas dans ses habitudes d’être si pressée et silencieuse, elle ne voulait pas attirer les regards sur elle, mais elle n’agissait pas comme d’ordinaire. Rentrant à la forge elle prit la première plaque en métal qu’elle croisa, la posa sur le feu et y déposa la viande, en laissant un morceau cru à Boule de Suie. La viande chauffait alors qu’elle soulevait doucement le bandage de Kalec pour regarde l’état de la plaie, le sang semblait ne plus couler… Lui donnant de l’eau elle soupira. 
« Qu’est ce qui a bien pu t’arriver ? Dans quel merdier t’es-tu fourré ? »
Le métier de Kalec n’était pas sans danger, et, elle savait qu’à lui fournir des armes, elle aussi pourrait un jour être en danger, si un des patrons de Kalec arrivait à l’atteindre sans se faire dévorer par son loup… Caressant le pelage noir de la bête elle sentait l’odeur de la viande qui se saisissait doucement. La forgeronne se releva, sortit la plaque du feu… à mains nues… Le feu ne te brule-t-il pas ? Cette plaque n’est-elle pas chaude ? C’est à ce moment qu’elle se rendit compte de sa bêtise. Pensant plus à Kalec qu’à cacher sa nature de dragon, la forgeronne n’avait pas fait attention que sortir à main nue une plaque métallique du feu n’était pas du ressort d’un humain… Elle la posa rapidement plus loin en espérant que Kalec ne l’avait pas remarqué puis apporta un morceau de viande à Kalec et ce qui semblait à un très gros verre ou à un petit tonneau d’eau. C’était un récipient dans laquelle elle faisait refroidir ses plus petite pièces, elle n’avait tout la main de quoi faire un vrai repas, nous étions dans une forge, pas dans sa maison. Le prenant sur le ton de l’humour elle souriait.
« J’ai sorti l’argenterie pour l’occasion ! »
Elle s’autorisa un nouveau regard sur la plaie de Kalec avant de s’asseoir un peu plus loin. Glissant contre un mur pour poser ses fesse par terre elle en profita pour coller ses genoux à sa poitrine.
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Jeu 27 Juin - 5:58
A nouveau, je me retrouvais sur le sol, j’essayais de me lever à l’aide de mes bras, mais mes jambes refusaient toujours de répondre. De plus, la chute m’avait fait encore plus mal à mon épaule blessée. Je respirais fort, mon expiration faisait soulever de la poussière présente sur le sol. Aléna vint rapidement à mes côtés pour m’aider à me relever, ce qu’elle fit. Elle avait de la force la petite, mais à forger du métal toute la journée, elle s’est musclée. En peu de temps, je me retrouvais sur ma table d’opération, pendant qu’Aléna s’absentait. Pendant que j’étais seul, enfin je ne comptais pas le loup d’Aléna, je fouillais dans mon esprit pour éclaircir ce qu’il s’était passé. Soudain, tout devint limpide, les pièces du puzzle s’étaient mises ensemble. J’effectuais un contrat pour un « bon » client, Lord Grey, ma mission consistait à m’emparer d’un trésor sur un navire. Je me rappelais plus vraiment de la suite, mais au final, un homme me tira dessus. De part ses paroles, je compris que cet homme était un serviteur de Lord Grey, il avait surement prévu de m’éliminer pour récupérer le trésor sans rien me laisser, mais surtout parce qu’il n’avait plus besoin de moi. Je l’avais prévu, on avait tout les deux le couteau tiré sous la table, mais je ne pensais pas que cela arriverait si vite. Il avait failli réussir son coup, mais là, il allait le regretter, il m’avait trahis mais en plus, pas payer.

Un bruit de pas m’indiqua qu’Aléna était de retour. J’entendis le bruit de la viande cuire sur du métal, bientôt c’est l’odeur de la viande grillé qui m’arriva jusqu’aux narines. Elle vint ensuite inspecter ma plaie, malgré son travail, ses mains restaient douces. Elle me donna de quoi m’hydrater et me demanda ce qui m’était arrivé. Je bus quelques gorgées et laissa échapper un seul mot


« Trahision »

Aléna allait chercher la viande cuisant sur une plaque de métal plus loin. Elle déposa cette dernière sur la table où je me trouvais désormais assis. En guise de verre, elle me servit un de ces récipients pour refroidir le métal, je n’allais pas m’en plaindre, je lui devais déjà beaucoup. Pendant que buvais un coup, je remarquai qu’elle n’avait pas de gants, comment avait-elle put prendre la plaque de métal ? Elle devait avoir enlevé ses gants par la suite, mais je me rappelais plus en avoir vu sur ces mains quand elle apporta la viande. Ce devait être la fièvre qui me jouait des tours, je n’avais plus les idées claires, je laissai donc tomber ce détail rapidement pour me rassasier. Aléna s’était assise plus loin, pendant que je mangeais la viande, je lui racontai plus en détail ce qui m’était arrivé.

« Un de mes clients m’a trahi, il a voulu m’éliminer, mais grâce à toi, il a échoué et il va le regretter. »

Je réfléchissais déjà à ma vengeance, mais pour le moment, je devais me reposer, cela m’ennuyait d’abuser de sa gentillesse, mais je n’avais pas vraiment le choix. La nuit était à présent tombé, il n’y avait plus grand monde dans les rues de la ville, hormis quelques voleurs ou coupe-gorge.

Une fois mon repas finit, je demandais à Aléna :


« Je suis désolé de te demander cela, mais tu vas encore m’avoir sur le dos. J’ai besoin de repos, au moins un jour ou deux. Y a un endroit pour dormir ici ? »
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Sam 24 Aoû - 4:30
La trahison… Cela faisait longtemps que la dragonne avait oublié ce mot… Elle avait aussi été qualifiée de traitre par le passé alors ce mot la poussait à défaillir légèrement. Pour cela qu’elle oublia ses gants… Si Kalec le remarquait il pourrait très bien lui poser des questions… Elle devrait alors mettre cela sur le compte de la fièvre, ainsi elle pourrait garder sa couverture. Elle se préparât elle-même un morceau de viande qu’elle fit à peine cuire. Elle la préférait crue en réalité sans vraiment savoir pourquoi… Elle se remplit elle aussi un récipient d’eau, cette fois c’était un verre doseur. Puis elle s’assiet en face de Kalec, balançant également un bout de viande à son loup. Elle regarda l’animal manger tout en écoutant Kalec. Connaissant très légèrement le jeune homme, elle avait remarqué qu’il semblait quelque peu rancunier… Et à première vue, ses contacts n’étaient pas des plus saints… Elle soupira de lassitude… La seul personne qu’elle considérait comme son ami était recherché par elle ne sait qui pour elle ne sait qu’elle raison. Elle espérait seulement que ce jeune homme n’allait pas attirer ces bandits dans sa forge… Il finit le repas et la demoiselle prit les couverts pour les balancer à laver. Elle se leva ensuite.

« Hum… pour ce soir je te laisserais mon lit, j’ai du travail à la forge, cela me prendra certainement toute la nuit. »

Elle se dirigea vers une petite porte qui donnait accès à un escalier. En haut de celui-ci se trouvait une nouvelle porte, la maison dans laquelle elle vivait. Cet appartement était juste au-dessus de la forge de la demoiselle, passa une petite pièce qui semblait être un salon avant de lui ouvrir la chambre. Une chambre des plus simples. Elle contenait un lit assez grand pour accueillir deux personnes et un placard dans lequel la demoiselle gardait ses vêtements. A droite du lit un placard plus petit don le tiroir était à moitié ouvert, on y remarquait des croquis de tous genres, plus exactement des plans pour fabriquer des ailes artificielles, la forgeronne se précipita sur le tiroir pour le fermer, le calepin sur la table de chevet contenait des dessins, des runes, les runes que la demoiselle avait dans le dos. Cette même rune qui l’empêchait de prendre sa forme dragon totale et de ne pas contrôler la forme demi-dragon. Forme que l’on retrouve dessiné sur certaines pages du cahier.

« Ne fais pas attention au désordre, j’ai beaucoup de travail ces derniers temps »

Elle se retourna et attrapa un bandage sur un portant, il y en avait plusieurs exposés. Toujours dos au jeune homme elle laissa tomber sa veste, laissant apparaître la ligne de runes d’ensellements qu’elle avait dans le dos pour à nouveau bander sa poitrine, serrant bien fort pour que celle-ci se raplatisse. Les runes couraient le long de sa colonne vertébrale. Elle se tourna à nouveau face à lui son buste ayant légèrement perdu de sa féminité qu’elle trouvait toujours trop présente et qui la dérangeait dans son travail. Elle s’approcha à nouveau de Kalec en attrapant un nouveau bandage. Celui qu’il portait s’était imbibé de sang.

« On vas changer ton bandage avant que tu ne dorme »

Doucement elle poussa le jeune homme à s’asseoir et retira son bandage avec une infinie douceur, elle passa très légèrement les doigts sur la plaie et ouvrit le second tiroir de sa table de chevet pour en sortir une pâte épaisse qu’elle appliqua sur la plaie. La pâte avait une forte odeur de plantes et avait pour but de l’aider à cicatriser. Elle enroula son torse dans un bandage et vérifia qu’il était assez serré sans l’être trop. Puis elle se redressa, enfila à nouveau sa veste en souriant.

« Bon, j’ai beaucoup de travail je te laisse, tu sais où me trouver si quelque chose ne vas pas ! passe une bonne nuit … »

Elle passa la porte pour la fermer derrière elle.
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Mer 4 Sep - 22:04
Le repas que je venais d'avoir me faisait petit à petit regagner des forces, mais j'aurais encore besoin de repos pour totalement récupérer. Aléna, après avoir rangé ses affaires, me répondit favorablement à ma demande d'hébergement, elle m'offrait son lit, elle ne dormirait pas cette nuit, du travail à la forge qui devrait durer un long moment. J'en venais à me demander quand est-ce qu'elle dormait? Je venais souvent tard le soir pour lui demander des services et elle était toujours debout, je crois ne l'avoir encore jamais réveillé en venant à sa forge. Quand dormait-elle? Je chassais cette question de ma tête, j'avais bien d'autre chose plus importante à planifier.
Aléna me conduit donc jusqu'à sa chambre, pour cela, on emprunta une porte, puis un escalier. Je n'avais jamais encore mis les pieds dans cet endroit, il faut dire que cela appartient au cadre privé de la jeune femme. Au moins, j'avais maintenant la réponse à une question qui me passait souvent derrière la tête quand j'étais dans la forge, à savoir, ce qui se trouvait derrière la porte qu'on venait d'emprunter. Sa chambre était des plus classique, un grand lit, une armoire et un petit bureau. Par ailleurs, Aléna se dirigea avec hâte jusqu'au dit bureau pour fermer un des tiroirs entrouvert. Je n'avais pas eu le temps de voir grand chose, mais je pouvais néanmoins dire qu'il s'agissait de croquis. Des plans pour des nouvelles armes? Nouvelles inventions? Possible, cette petite m'étonnait par son ingéniosité. Tandis qu'elle rangea son bureau, je portais mon regard sur une petite table de chevet au côté du lit, sur ce dernier se trouvait un livre ouvert avec d'étrange symbole dessinaient sur les pages. Je ne portais pas plus attention à ce livre, car Aléna, s'excusant du désordre, défait sa veste et me donna une vision de son dos nu. Elle avait de nombreux symboles dans son dos, je ne pus porter d'avantage attention aux détails de ces formes, car elle se retourna pour se mettre face à moi.

Me forçant à m'asseoir, elle commença à changer mon bandage qui en avait grand besoin. Pendant qu'elle s'affairait à changer le pansement, je lui demanda:


" Tu as de drôles de symboles dans le dos? Des tatouages? Ils ont une signification particulière? "

Elle poursuivit sa guérison, appliquant de la pâte sur ma blessure avant de remettre un bandage neuf. Aléna s'excusa de devoir me laisser, elle avait encore beaucoup de travail à la forge. Je lui répondis:

" Je te remercie beaucoup, je ne sais pas comment je pourrais te remercier un jour."

Elle finit par quitter la pièce pour me laisser me reposer, ce que je tenta de faire. Ma fièvre était encore présente, mais elle me martelait moins le crâne qu'au début, je pourrais peut-être fermer l'œil pour cette nuit.

Cependant, à chaque fois que je dormais, j'avais le même rêve, ou plutôt souvenir. Celui où je me trouvais sur le pont du navire, la détonation, la douleur et ma chute à la mer. Plus je revoyais cette scène, plus ma rage et ma vengeance ce faisait forte. Je finis par me lever du lit et me diriger vers une commode où se trouver un bol d'eau. J'en pris pour me rafraichir la figure quand j'entendis des murmures dehors. Je tendis alors l'oreille:


" .... ensemble, quand à toi, Jon, tu t'occupes de la forgeronne."

" Seul? Mais il y a le loup aussi!"

" Bon ca va, Richard t'accompagneras, à deux vous arriverez bien à vous faire une simple forgeronne et un loup..."

Je n'arrivais pas à voir où ils se trouvaient, mais je devais prévenir Aléna. Je me dirigerais vers la forge quand je trébuchai. Le temps que je me relève, trois hommes s'étaient introduis dans la chambre par la fenêtre. L'un deux se précipita vers moi, une dague à la main. Je réussis à esquiver le coup et envoya l'homme heurter le mur avant que l'autre ne se jette également sur moi. Ma blessure m'empêchait de me battre efficacement. Je m'emparais de la dague d'un des hommes pour lui asséner un coup mortel en pleine poitrine et j'utilisa cette même dague comme arme de jet pour l'envoyer ce planter dans le cou d'un autre. Néanmoins, le dernier me projeta à terre et perdit son arme par la même occasion, c'était un homme massif qui me cloua littéralement au sol et commença à m'étrangler.

" Tu aurais mieux fait d'aller crever ailleurs plutôt que de l'impliquer la dedans, ils doivent bien s'amuser avec ta petite forgeronne en bas."

Ma main fouillait le sol à la recherche de quelque chose, son arme était malheureusement trop loin. Heureusement, un vase brisé lors de la bagarre ne se trouvait pas loin, je pus prendre un de ses éclats et l'enfoncer avec rage dans la carotide de mon adversaire. La terre cuite était aussi efficace que la fer quelque fois. Après avoir reçu une grande quantité de son sang sur moi, je me relevais rapidement et me dirigea vers la forge, s'il était arrivé quelque chose à Aléna, je m'en voudrais à jamais.
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Mer 2 Oct - 6:14
La nuit avançais doucement et la forgeronne entrepris de continuer son travail. Elle n’avait pas besoin de dormir ce soir, de plus Kalec était dans son lit, et rien que l’idée de le partager avec lui pour simplement dormir l’emplissait d’une gêne sans nom… Tout en continuant son travail, elle se souvint des mots de son ami à propose des symboles qu’elle avait dans le dos, elle était partie sans même se retourner, des souvenirs de son douloureux passé revenant en sa mémoire écorchée… Elle ferma les yeux en soupirant, sentant sa gorge se serrer… Asunia l’avait toujours rejetée et elle était revenus afin d’y vivre des jours meilleurs… Mais malgré tous ses efforts elle n’a pas oublié ce moment si douloureux… Cette période où chacun de ses souffles l’approchait un peu plus de la mort, cette époque où ses pas se faisaient douloureux sous le soleil de plomb dans un sable brûlant. Elle frappait le métal avec rage, pauvre petite chose, perdue dans ses pensées à tel point qu’elle n’entendait pas entrer les intrus… Deux hommes qui réveillèrent Boule de Suie… L’animal se mit à grogner, sur son dos ses poiles en une crête hérissée… Mais Aléna ne vit rien, elle était concentré dans son travail, elle relâchait sa haine sur le pauvre bout de métal jusqu’à entendre le loup attaquer.

Elle attrapa une arme au pif et discrètement s’approcha du bruit, elle trouva lors le loup sautant sur un homme doué d’intentions peu recommandables… Elle tenta de l’attaquer elle aussi mais un deuxième homme la projeta en arrière. Cet endroit était une mine d’or pour eux, ils avaient toutes sortes d’armes à disposition… La forgeronne se contenta de reculer, quand bien même ils étaient à leurs avantages en nombre et pour les armes, elle était ici chez elle et connaissait ce lieu comme le dos de sa main. Le loup émit un cri à déchirer l’âme de la forgeronne avant de s’écrouler au sol… Enerver, dans un grondement de haine, la demoiselle attrapa deux cimeterres et en formant un V parât l’attaque qui devait mettre fin aux jours de l’animal. Elle gronda de plus belle lorsque le deuxième homme ajouta de la force à l’attaque pour tenter de briser la parade. Ses cheveux blanchirent et son regard se gorgeait d’une haine sans merci… Elle porta une attaque rapide mais puissante les poussant à s’éloigner du loup.

« Ton petit ami, ce très cher Kalec, est surement mort à l’heure qu’il est… A moins que les autres ne veuillent qu’il te voie mourir avant de le tuer… ça pourrait être amusant !! »

Un rire amusé secoua l’échine de la demoiselle, des écailles vertes naissaient au niveau de ses articulations et ses muscles tendus montraient une position d’attaque sui ne laissait pas de faille. Une queue reptilienne fendait l’air derrière elle et de grandes ailes vertes fendaient son dos. Son souffle était puissant et roque, ses mains étaient pourvus de griffes prêtent à fendre la chaire de ces hommes sans le moindre scrupule.

« Ton très cher Kalec n’aurait jamais dû te mêler à tout ça, quoi que l’idée de nous amuser avec toi est tout de même amusante !! »

La demoiselle ne répondit pas à l’homme c’est la dragonne qui le fit, par un cri rageur et glacial, elle fonça sur le premier des deux hommes pour lui arracher le cœur sans prendre garde à l’autre qui la poussa violement à l’aide d’un marteau en métal. Il le lâcha rapidement, incapable de le porter plus longtemps avant de foncer sur la demoiselle tous les deux. Elle les esquiva avant de planter ses griffes dans le dos d’un des hommes, elle attrapa le cœur dans ces doigts pleins d’écailles et le lui arracha. Une rage folle l’habitait, une de ces rages qui rend un ennemi en colères aussi dangereux que la mort elle-même… Elle était une démone enragée aux atouts de dragon énervé. Elle attrapa une dague pour se battre contre l’autre qui semblait plus doué en combat que le premier. Un regard furtif jeté vers Boule de suie et elle bondis en direction de son ennemi. Elle planta la dague dans son bras avant de la retirer pour lui arracher un cri le faisant taire d’un coup de dague dans son cœur… Souillée par le sang de ses ennemis, énervée au possible elle ne réfléchit pas à son état avant d’aller à la recherche de Kalec.
Elle soigna boule de suie qui n’était pas blessé gravement et partit à la recherche de son ami. Face à lui elle soupira de soulagement, il n’était pas mort… Mais couvert de sang, elle espérait seulement que ce ne soit que le sang de ses ennemis.

« Dis-moi que mes draps sont intactes… et que tu n’es pas ENCORE blessé… »

Elle se fichait de ses draps mais elle ne voulait pas montrer son inquiétude… La dragonne avait toujours fait preuve d’une sympathie certaine envers le jeune homme mais elle avait montré aussi un détachement bien clair, comme si elle se fichait de ce qui pouvait lui arriver et qu’elle savait qu’il ne ferait pas long feu. Elle toussa à plusieurs reprises, un coup avait été porté à ses poumons et avait très certainement endommagé ceux-ci légèrement. Elle regarda autour d’elle silencieusement.

« Tu as intérêt à faire le ménage… »

Elle ne parlait pas du sang partout, non, ça elle pouvait le faire elle-même, mais elle parlait des cadavres qui jonchait son sol, il était facile de se débarrasser de sang, mais beaucoup moins quand il s’agissait de corps… Elle ne savait même pas si elle pourrait encore vivre dans sa forge après cet évènement, il suffisait que quelqu’un s’en rende compte et elle n’avait plus qu’à partir avant de n’est emprisonnée…
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Mer 30 Oct - 7:58
J'étais couvert de sang, mais ce n'était pas le mien, je m'en moquais donc. Je pensais surtout à ce qu'il pouvait être arrivé à Aléna et aussi à ne pas glisser sur le sang qui recouvrait le sol. Je m'en voudrais à jamais s'il lui était arrivé quelque chose, c'était bien la seule personne à qui je tenais et la seule qui semblait supporter ma présence. Ainsi, c'est donc cela ce qu'on ressent, lorsque l'on craint pour les êtres qui nous sont chers? Je comprends mieux à présent ce que certains de mes clients m'évoquaient. Ils souhaitaient que j'accomplisse leur sale boulot, sans qu'aucun lien ne soit fais avec eux. Ils ne craignaient pas pour leur vie, mais plutôt pour celle de leur famille. A l'époque, je trouvais cet argument futile et signe d'une réelle faiblesse, une faiblesse humaine. Mais je comprends à présent.

Je sortais de mes pensées, arrivant auprès de la forge. Je titubais un peu, encore secoués par la bagarre et ma blessure. Je n'entendais rien, arrivais-je trop tard? Un silence de mort comme celui-ci ne présageait rien de bon. J'entrais donc précipitamment dans la forge, une épée dérobée sur une de mes victimes en guise d'arme.

Aléna était encore là, vivante...quel soulagement. Elle s'occupait de son loup, qui semblait avoir été blessé durant l'affrontement. Elle avait réussit à s'occuper des trois hommes qui la menaçaient, le sol de la forge était recouvert d'un tapis de sang. Mon esprit se posa rapidement la question de "comment avait-elle réussit à les tuer?" Je me répondais rapidement qu'elle s'entrainait surement avec les armes qu'elle concevait. Je fus rapidement sortis de mes pensées par une remarque de la part de la forgeronne. Elle demandait si ces draps étaient entiers et que je n'étais pas "encore" blessé. Je pouvais m'attendre à la deuxième question, mais la première me...déstabilisa. Elle enchaina rapidement en m'invitant à faire le ménage. Je n'avais pas pensé à cela. Survivre à l'affrontement était une chose, se débarrasser des cadavres pour ne pas avoir d'avantages de problème en était une autre.

Je répondis:


"Je vais bien et pour les draps, je n'ai pas vérifié. En ce qui concerne les corps, ta forge chauffe-t-elle assez pour les brûler?"

Je me rappelais avoir déjà réduis en tas de cendre certain humain à l'aide de mon souffle. La forge pouvait peut-être en faire autant.

Mais soudain, mon esprit ce mit enfin à fonctionner correctement et à remarquer que quelque chose clochait chez Aléna. Elle ne ressemblait plus entièrement à une humaine, mais était couverte d'écaille par endroit et possédait une queue, ainsi qu'une paire d'elle. Complétement déstabilisé, je me rendais compte petit à petit de certain détail. Ses "doigts" couverts de sang par exemple, qui ne laissait aucun doute qu'elle les avait utilisé comme arme.

Perdu, je dis en balbutiant:


" Mais...Qu'est-ce...qu'est-tu?"

J'avais du mal à réaliser ce que je voyais
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Lun 25 Nov - 10:39
Le combat avait fait rage plus longtemps que le pensait la demoiselle, elle ne pouvait se l’expliquer, mais la rage qui l’habitait lui interdisait de retrouver une forme humaine normale. C’est donc sans la moindre once de douceur qu’elle accueillit Kalec à son retour. Oui, elle était inquiète pour lui, mais elle avait deux cadavres sur les bras… Plus certainement ceux qui avaient essayés de se frotter au jeune homme… Soupirant d’une lassitude profonde et s’occupant de son loup blessé, elle écouta d’une oreille peu attentive le jeune homme exposer son idée pour faire disparaître les corps. En soit, l’idée n’était pas vraiment mauvaise et méritait réflexion, il est vrai que la forge de la demoiselle est largement assez chaude pour détruire des corps, plus précisément, détruire les corps qui jonchaient son sol dorénavant rougis par le sang encore frais qui le souillait… Une flaque qui montrait que l’homme avait un très gros trou dans la poitrine se rependait aux pieds de la demoiselle qui finit par enfin regarder Kalec.

« Oui, ma forge peut le faire, tu omet un tout petit détail Kalec… As-tu déjà eu dans les narines, l’odeur putride et écœurante d’un cadavre brulant ? Ici, il y en a au moins quatre, si d’autres ne sont pas cachés dans la forge afin de mieux nous avoir ! »

Elle ferma la porte de sa forge à clef, chose qu’elle ne faisait que très rarement, voir jamais. Si un client avait besoin d’elle il comprendrait que quelque-chose louche, ou, avec un peu de chance, il penserait que la forgeronne est submergée par le travail… Elle se figea soudainement, une fine gouttelette de sueur perlait dans son dos, à ce moment même, le temps était figé autour d’elle, sauf cette petite goutte qui redessinait maintenant la courbe de ses écailles… Des écailles vertes sombres qui lui rappelaient qu’elle s’était montrée sous cette forme à Kalec… Et que son ami n’avait pas manqué de le remarquer… Le voyant ainsi perturbé elle se contenta de lever ses mains griffues pleines de sang devant elle comme pour montrer qu’elle ne lui voulait pas de mal, s’approchant d’un pas, elle laissa sa queue de dragon battre l’aire vivement avant de soupirer… Elle n’en avait jamais parlé à Asunia et ne voulait plus en parler, elle avait toujours refoulé cette partie d’elle, ne voulait plus jamais que cela se sache, mais là elle était face à un témoin, la vérité criante dans les mains… prise sur le fait et ne pouvait plus que dire la vérité, ou tuer le jeune homme qu’elle avait en face d’elle, mais tuer Kalec ? Son plus fidèle client ? Tuer la personne qui baignait avec elle dans le sang qui embellissait cette salle ? Tuer son ami ? Elle ne pouvait s’y résigner… Se laissant tomber assise sur la première chaise qui tombait sous sa main elle s’étira un instant et se perdit dans la contemplation de ses griffes. Toujours muette de longue secondes s’écoulaient laissant Kalec dans l’ignorance, elle ne savait pas comment en parler, elle ne savait pas comment le dire. Devait-elle être franche et directe, lui annoncer la vérité toute crue, aussi violente que la première bouffée d’oxygène d’un enfant qui vient de naitre ? Ou alors user de pragmatisme mais comment utiliser des moyens détournés pour annoncer cela ? Comment rompre un silence aussi lourd avec une vérité d’autant plus lourde, ses lèvres restées closes depuis sa dernière phrase s’entrouvrirent pour que la barrière qu’elles formaient laisse échapper un gémissement de résignation, une complainte presque inaudible puis un chuchotement timide.

« Je… Je suis un dragon… »

Seule des oreilles particulièrement expérimentées pouvaient entendre cette phrase, un humain n’entendrait qu’un amalgame d’onomatopées sortis de lèvres qui rêveraient de rester closes. Son regard inhumain se posait sur l’homme, des pupilles reptilienne fendaient des iris rouges sang, alors que ses yeux, ou plutôt le seul œil qu’elle montrait était habituellement doux et bleu, cette fois c’est une animosité froide et glauque qui l’habitait, quelque chose que l’on ne pouvait décrire ni expliquer, effrayant et fascinant, un livre ouvert sur l’âme de la demoiselle, comme si elle avait fait tomber son journal intime. Elle finit par se crisper de douleur, quelques plaies sur ses bras et sa joue semblaient s’ouvrir comme si elle prenait des coups de couteau invisible, mais ce n’était que le contrecoup des lames qui n’avaient pas amoché ses écailles. Ses anticorps de dragon ne faisait plus effet, elle redevenait une humaine et ressentait les reste de son combat en tant qu’humaine, des douleurs et contusions apparurent sur sa peau blanche, elle se leva difficilement avant de tousser un peu. Ses yeux se posèrent à nouveau sur Kalec, seul persistait de ses gènes de dragon un œil reptilien rouge… Elle fit rapidement tomber sa mèche blanche dessus pour le cacher puis soupira.

« Bon, on le fait se petit barbecue d’humain ? De toute façon, il n’y a pas d’autre solution je crois »

Elle ne semblait pas vouloir reparler de ce qu’elle avait avoué à Kalec, mais elle savait qu’il aurait certainement des questions, alors elle s’apprêtait à lui répondre quel qu’en soit la question posée, elle ne pouvait plus lui cacher grand-chose de toute façon…
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Sam 7 Déc - 2:47
J'étais tellement perturbé par ce que je voyais actuellement, que j'en oubliais la remarque que m'avait fait Aléna à propos de mon idée pour la disparation des cadavres. Elle parlait de l'odeur nauséabonde qui se dégagerait des cadavres en combustion. Il est vrai que je n'avais pas pensé à cela, c'est une odeur tellement habituel pour un dragon, moi cramant souvent des bêtes vivantes...Mais les habitants près de la forge d'Aléna risquaient de remarquer cette odeur fort désagréable.
 
Mais tout ceci me passait loin au dessus de la tête, ce n'était en aucun cas ma préoccupation première. Non, ce qui attiré toute mon attention était la forme physique d'Aléna. Je fixais alternativement ses griffes recouvertes de sang et sa longue queue. Il se passa un très long moment sans qu'aucun mot ne soit prononcé, le seul bruit perceptible était celui du crépitements des braises rougeoyante dans la forge. Aléna s'était finalement assise avant de dire d'une voix faible, qu'elle était un dragon.
 
A ces dires, j'avais l'impression que le sol se dérobait sous mes pieds. Cette révélation ne pouvait pas me perturber d'avantage  et me réconforter par la même manière. J'ai répondis alors:

 
" Tout s'explique"
 
Je revoyais toute une sorte de petits détails que j'avais observé chez Aléna par le passé et qui prenaient à présent un sens. Ces éléments étaient tellement nombreux que je me faisais la réflexion: "Comment j'ai pu passer à côté de cela". Moi qui cherchais désespérément à rencontrer quelqu'un de ma race, il se trouvait que la personne que je côtoyais le plus en était un. Cette révélation expliquait également pourquoi Aléna était la seule personne à qui je m'étais attaché, la seule à qui je faisais pleinement confiance et que je pouvais qualifier le plus d'amie. A croire que quelque chose au fond de moi connaissait son identité depuis le début.
 
Aléna me regarda et me demanda si on procédait à mon idée pour faire disparaitre les corps. Mais je faisais la sourde oreille à sa remarque, j'étais bien trop occupé à propos de sa véritable nature. Excité comme une puce, je m'agenouilla devant elle pour me mettre à sa hauteur et débiter rapidement:

 
" Aléna, c'est incroyable...c'est merveilleux...Aléna, je suis aussi un dragon."
 
Si j'étais à sa place, ce que je venais de dire paraitrais comme un mensonge. Je voulais alors lui prouver que j'étais comme elle.
 
" Je...je ne peux prendre ma véritable forme, je détruirais ta forge et je ne possède pas de forme...intermédiaire comme toi...Mais je peux te le prouver...Tiens regarde..."
 
Je me dirigeais vers la forge et pris un morceau de braise incandescent dans la main. Je serra fermement pendant quelque seconde avant de le relâcher. Je lui montrais par la suite ma paume. Celle-ci avait souffert quelque peu de la chaleur, mais pas autant que si j'avais été humain.
 
"Je sais, c'est pas grand chose, mais je pourrais te le montrer en dehors de la ville. Cela explique pourquoi j'étais tant attaché à toi...on est pareil..."
 
Jamais je n'avais été aussi heureux, je n'étais pas seul, j'avais enfin rencontrer un autre dragon, j'avais tant de question à lui poser.
 
" Viens, rejoignons la forêt toute proche, je te montrerais..."
 

Mon emballement était tel que j'en oubliais les cadavres dans la forge.
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Mer 26 Mar - 9:27
La chaleur douce des braises ardentes caressait le visage gêner de la demoiselle... Pourquoi lui avait elle dit cela ? Pourquoi avait-elle montré ça vrai forme... Tout cela était bien trop dangereux. Elle laissa le silence s'installer entre eux, oubliant totalement les cadavres ainsi que tous ce sang et le jours qui se levait. C'est à peine si elle entendais la voix de Kalec, Il cherchait son regard, lui parlant doucement, mais de quoi ? Elle ne comprit qu'une seule et unique phrase... « Moi aussi je suis un dragon »
Ses yeux vairons se levèrent doucement et alors ses lèvres s'étirèrent en un rire amère, ce moquait-il d'elle ? Aliénée, elle se mit à rire sans réel amusement avant de voir Kalec prendre une braise chaude et la serrer. Sa main était presque intacte... Bien trop intacte pour un humain en tout cas. Elle se leva et s'approcha pour voir la main de plus près, pensant que ses yeux lui avaient joués un tours. Mais apparemment non... Elle ne savait que faire, lui sauter au coup ? Mais pourquoi ? Pour le tuer ou pour l'enlacer comme le frère et l'ami qu'il était ? Elle ne parlait toujours pas, choquée d'avoir un autre de ça race devant elle... Reculant d'un pas elle aucha la tête de gauche à droite sans vouloir y croire, trébuchant sur un cadavre... Peut être Kalec pourrait-il l'aider qui sait ? Mais elle n'étais pas certaine de vouloir l'être...

C'est le sang sur sa joue qui réveilla notre belle forgeronne de ses pensée embrumées. Mais pire encore, c'est la porte qui s'ouvrit qui la poussa à complètement en sortir, d'un bon elle se leva se postant devant Kalec. Un homme venait d'ouvrir la porte de la forge, tout en armure et une épée à la main... Un des gardes d'Asunia. Elle déglutis difficilement et, par un réflexe encore inexpliqué, elle attrapa d'un geste vif la main de son ami. La lâchant aussitôt, elle venait de se rendre coupable de ces meurtres et complice de Kalec, ou l'inverse, mais les gardes ne réfléchissaient que rarement. Elle qui avait toujours voulu être forgeronne de la garde royale et, qui n'avait que peu de clients dans la garde d'Asunia venait officiellement de tout perdre... Partie de rien elle va sûrement retourner au rien... Rapidement le garde fit le rapprochement entre les corps gisants au sol, les flaques de sang et la forme semi draconnique d'Aléna. Avant même que celui-ci ne dise quoi que ce soit, elle serra un peu plus fort la main de Kalec et balança son loup noir par dessus son épaule, oubliant totalement ses armes afin de courir le plus rapidement possible vers le fond de la forge. Grognant de douleur, Boule de suie tentait de rester en place sans trop bouger ne comprenant pas tout ce qu'il se passait.

Au fond de la forge se trouvait une petite porte qui donnais sur la cours où son cheval se reposait, sans perdre une seconde elle déposa le loup sur le dos de l'animal et de sa main libre le poussa à courir au loin, comme à son habitude quand il se sauvait, il irait en direction de bois, Aléna allait les rejoindre un peu plus tard. Mais elle allait emprunter un autre chemin, certes plus long mais qui pousserait les garde sur une autre piste. Tirant toujours sur le bras de Kalec la demoiselle ne cessa pas de courir, déjà les gardes c'étaient passé le mot et des archées suivaient bientôt les deux dragons. Une première flèche frôla la joue de la jeune femme, un filet de sang s'en échappa, puis plusieurs autres, une vint se loger dans son bras et une secondes dans sa cuisse. Mais Les deux dragons avaient laissés une bonne distance entre eux et les gardes, ainsi ils eurent le temps de se cacher dans la forêt malgré la jambe bléssé d'Aléna.
Une fois sur d'être hors de danger, elle se laissa tomber au sol, essoufflé et le visage déformé par la douleur. La flèche au niveau de son épaule n'allait pas être la plus difficile à retirer puisqu'elle avait totalement transpercée, mais celle dans sa cuisse allait être plus ardue, il faudrait pour ne pas tout arracher, l'enfoncer jusqu'à ce qu'elle ressorte... Attrapant un linge elle le replia en plusieurs morceaux avant de le sérrer entre ses dents, mais toucher la flèche était pour elle, impossible, levant les yeux vers Kalec elle se risqua enfin à quelques paroles.

« Tu peux m'aider s'il te plais ? »


Rien de plus, rien de moins... Que dire après tant de péripéties ? Aléna d'habitude si bavarde ne le savait pas elle même. Tout ce qu'elle voulait pour l'instant c'était retirer ces deux maudites flèches et parler à Kalec des dragons.
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Lun 7 Avr - 7:23
La réaction d'Aléna ne me surpris guère, elle riait, mais dans sa façon de rire sous entendait que je me moquais d'elle. Evidement, sa réaction changea immédiatement quand elle me vit saisir cette braise ardente et la manipuler sans subir la moindre brûlure. Elle aurait pu ne pas se laisser impressionner et croire simplement que j'avais un tour de magie, un sort, pour ne pas subir et ressentir la chaleur, mais l'exemple l'a convaincu.  Elle s'était approchée pour examiner ma main, croyait-elle ce qu'elle voyait? A sa place, j'aurais des doutes également. Nombreuses furent mes rencontres qui me donnait l'impression que j'avais face à moi un autre dragon, mais qui au final n'en étaient pas. Je comprendrais donc parfaitement sa méfiance.
 
Malheureusement, cet instant rien qu'entre nous, fut interrompu par l'ouverture de la porte de sa forge. Une homme en armure se tenait dans le chant de cette dernière, une épée à la main, le blason présent au niveau de son torse ne laissait aucun doute sur le sujet, c'était un garde de la ville.  Que faisait-il ici? L'escarmouche avait-elle été entendu par quelqu'un qui aurait par la suite prévenu les gardes? Ou ce dernier venait-il simplement pour prendre ou passer une commande au nom de la ville. Mais vu qu'il avait l'épée en main, la première hypothèse semblait être la bonne.  La question à se poser à présent était que faire? J'aurais bien saisi le petit poignard non  loin de moi et je l'aurais bien lancé à la gorge du garde, seul point vulnérable et facilement atteignable.  Cependant, il y avait fort à parier qu'il n'était pas seul et je ne souhaitais pas entrer en guerre contre tous les gardes de la ville, j'y avais de nombreux et fidèles clients.
 
Aléna agit pour moi, elle m'attrapa la main et son loup avant de nous entrainer tout deux à l'arrière de la forge. Après avoir déposé son loup sur son cheval et l'avoir fait déguerpir, on se retrouva à courir tout deux dans les ruelles étroites de la ville. Des archers ne tardèrent pas à nous bombarder de leur projectile. Deux atteignirent  Aléna, mais visiblement sa forme intermédiaire lui donnait une résistance physique supérieur qui lui permit de toujours courir, malgré une flèche dans la cuisse, l'adrénaline aidant beaucoup aussi. Quand à moi, je ne fus atteint d'aucune flèche, je ne sais pas si je dois cela à la chance ou simplement au fait que les archers se concentraient plus sur une créature mi-humaine mi-reptilienne qu'à un  simple homme, en apparence.
 
On finit par sortir de la ville et se réfugier dans la forêt toute proche. Les gardes n'allaient pas s'aventurer dans la dense végétation, mais ils n'allaient pas abandonner pour autant. On ne devait pas rester là. Je jetais un œil en arrière, apercevant encore quelques édifices de la ville à travers le feuillage, je pouvais faire une croix pour remettre les pieds dans cette ville et d'y retrouver des contrats. J'espérais aussi que ce petit incident n'allait pas me rendre la tâche plus difficile dans l'obtention de nouvelle mission et de nouveau client.
 
Mais j'avais autre chose à faire que de penser à mes contrats. Aléna venait de me demander de l'aide. Elle s'était allongée au sol de manière à ne pas se blesser d'avantage avec les flèches qu'elle avait reçu. L'une d'elle n'allait pas poser de problème, contrairement à l'autre. La jeune forgeronne s'était préparé à souffrir en mordant dans quelque chose. Je m'agenouillais à ces côtés et m'occuper de la première flèche, la plus simple. Je braisais la tête de celle-ci et retira lentement la flèche en la tirant en arrière.

 
" Tu as de la chance, elle n'a fait que traverser sans rien toucher."
 
Je prenais un des linges qui restaient et l'appliqua sur sa première blessure en l'utilisant comme bandage provisoire.  La deuxième allait être douloureuse pour Aléna et compliquer pour moi. Je ne pouvais la retirer, la tête allait arracher trop de chair et déchirer les muscles. Il n'y avait pas d'autre choix que de forcer la flèche à sortir de l'autre côté pour la briser ensuite comme la première. Autant faire cela rapidement d'une douleur intense que progressif et une douleur prolongée. Je la regardais et dis:
 
" Désolé"
 
J'enfonçais la flèche à fond pour la faire ressortir, Aléna ne cria pas à cause du linge dans sa bouche, mais le gémissement qu'elle produisit et vue comment elle venait de tressaillir, la douleur avait dû être terrible.  J'extirpé la seconde flèche comme la première avant d'appliquer un bandage.
 
Après ce moment très pénible pour Aléna, voici le moment où l'on pouvait discuter tranquillement.

 
" Je sais la première question que tu vas me poser, enfin je crois. C'est celle que je poserais si je rencontrais un autre dragon. Alors à la question est-ce que j'ai déjà croisé un autre de notre espèce, la réponse est non.  Tu es la seule jusqu'à présent de mon espèce que j'ai pu croiser. Et une autre question, plus personnel, que j'aimerais te poser."
 
Je sortis une petite pièce d'or et la lui montra.
 
" Ais-tu aussi obstiné par ce métal? par sa couleur? Est-ce une addiction de toute notre race ou une malédiction pesant uniquement sur moi? C'est pour cela que je fais le travail que tu connais, pour amasser toujours plus d'or..."
 
Je la laissais un peu se reposer avant de l'aider à se relever et de l'accompagner dans une clairière toute proche. On ne devait pas rester ici, les gardes finiraient un moment ou un autre à venir fouiller cette forêt. Je m'éloignais donc d'elle pour prendre ma forme de dragon. Je m'allongeais sur le sol et l'invita.
 

"Grimpe, nous ne pouvons rester ici plus longtemps."
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Ven 8 Aoû - 1:33
La course fut longue, longue et douloureuse... Je n'en pouvait plus. Face à moi, le paysage se troublait, tout devenait flou et les son résonnaient sourds dans mes oreilles, Je n'entendait que la moitié des choses, tout semblait si long... Allongée dans l'herbe fraîche de la forêt, la fraîcheur du sol semblait apaiser ma souffrance. Kalec s'approcha de moi pour m'aider, il examinait les flèches et, d'après lui j'avais de la chance. Tu parles d'une chance... J'ai été touchée et je ne sait même pas comment je suis arrivée ici... Je ne pourrais plus jamais remettre les pieds à Asunia et ma forge est sûrement perdue, mais en soit, je suis vivante et j'ai trouvé quelqu'un de la même race que moi, ou plutôt, c'est lui qui m'a trouvé. Et dire que nous avons été amis tant de temps sans jamais se rendre compte que nous étions pareils. Je me redressait un peu pour voir l’ampleur des dégâts, mais, contrainte à rester coucher, je laissait Kalec faire. La première flèche fit moins mal à l'entrée qu 'à la sortie. Il allait donc maintenant s'occuper de la deuxième. Je me préparait à souffrir au moment ou Kalec souffla un « désole » qui en disait long.
Soudainement, la douleur fut horrible, la flèche transperça à nouveau ma chaire, puis ma peau de l’intérieur, elle m'arracha un gémissement crispé sur le linge entre mes dents, elle cambra mon dos sous la douleur et força mes poing à se serrer. Mais il est vrai que du coup, suite à cette douleur, la sensation de la flèche s’extirpant de mon corps fut presque agréable.
A nouveau ma vision était troublée, je ne voyais rien face à moi, tout devenait noir, je n'avais pourtant pas vraiment le temps de rester ainsi. Je me concentrait sur la voie de Kalec, une voix qui s'effaçait petit à petit, mais, je ne voulais me laisser aller à l'obscurité, je devais encore avoir la tête claire pour continuer à fuir. Mon visage allait être placardé partout dans la ville et peut être même dans les villes voisines... J'étais coincée. Je me redressait tant bien que mal, m'appuyant à Kalec pour me tenir, jusqu'à ce que mon cheval arrive avec Boule de suie.

Kalec me montrait une pièce d'or, cette couleur, cette odeur, je secouais la tête en reprenant une forme humaine normal, puis, je la touchais du bout des doigts. Oui par moment, oui elle m'attirais, mais... quelque chose en moi me poussait à ne pas la prendre, ne pas en avoir envie...

« on vas dire que... oui, l'or m'attire mais ce n'est que très rarement, quand je suis sous mon autre forme je crois... Je crois que les runes qui me bloque à cette forme humaine m’empêche aussi d'être attiré par l'or comme d'avoir une forme dragon... Je crois que... »

Doucement je caressait à nouveau la pièce du doigt avant de soupirer, elle ne me faisait plus rien, plus rien du tout... rien qu'une attirance par moment, mais si légère que je n'y faisait pas même attention. Je me retournais pour flatter l'encolure de mon cheval avant de tomber à nouveau assise. Je devais me remettre de mes émotions avant de reprendre la route. Mais je ne devais pas être trop longue. Kalec m'accompagna donc jusqu'à une clairière avant de prendre sa forme dragon, je ne savait que dire, je le regardais les yeux grands ouvert, puis, je m'approchait, passant la main sur ses écailles noires, sa peau lisse et froide, je me sentait comme en présence d'un frère, un appel sauvage et lointain me guidait petit à petit vers les bas fonds d'une existence bien plus animal que celle que j'avais toujours vécus. Titubant, je montais sur le dos de Kalec, je savait que boule de suie était hors de danger et qu'il me retrouverait, lui et moi étions liés, nous arrivions toujours à nous retrouver. Je me penchait un peu en avant continuant à caresser les écailles du dragon, j'étais fascinée par cette créature, et heureuse de savoir que je n'était plus seule.


« on peut y aller, décolle, Boule de suie et mon cheval nous retrouverons quand ils seront reposés, nous les attendrons à l’abri » 
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna] Lun 8 Sep - 8:53
Aléna semblait ne pas être attiré aussi fortement que moi par ce métal si particulier qu'était l'or. Elle n'avait qu'une légère envie de se procurer le précieux métal, mais peut-être que, comme elle le soulignait très justement, son envie pour ce métal était bridée par le sceau qui lui empêchait également de prendre sa forme de dragonne.  Si c'était belle et bien le cas, alors cette attirance pour l'or était peut-être une malédiction pour notre espèce. Oui je considérais cette attrait comme un mal, car ils nous, obligeaient à fréquenter le monde des hommes ou  des nains pour leur dérober de l'or, ces races étant dans la possibilité de l'extraire des profondeurs de la terre pour le transformer en tous un tas d'objet.  Et ces deux races nous détestent, à tort ou à raison, et nous éliminent...nous serions tellement mieux sans cette irrésistible envie pour l'or, nous  pourrions vivre tranquillement, loin de tous avec les montagnes. Je rêve d'une vie paisible dans les contrées reculées de ce monde, vide de toute présence humaine. Mais pour le moment ce n'est qu'un rêve.
 
J'avais donc inviter Aléna à grimper sur mon dos, nous ne pouvons rester ici plus longtemps.  J'avais remarqué la surprise dans son regard quand elle me vit son ma forme bestiale. Avait-elle un souvenir de sa forme véritable? Depuis quand n'avait-elle pas côtoyer les nuages? Ses pensées m'attristèrent pour elle. Nous sommes des dragons, seigneurs des cieux, nous ne sommes pas fait pour passer toute notre vie à terre, sans connaitre les plaisirs du vol. Elle grimpa sur mon dos et m'avertit qu'on pouvait y aller, ses animaux de compagnies nous retrouverons d'eux même.

 
"Accroche-toi, j'espère que tu n'as pas le vertige"
 
Dis-je avec amusement pour détendre un peu l'atmosphère. Ce serait un comble pour un dragon d'avoir peur de l'altitude. En parlant de hauteur, j'essayerai de voler le moins haut possible, la température glaciale devrait être très dur à supporter sous une forme si fragile que celle humaine. Je décollais délicatement du sol pour lui laisser le temps de trouver une bonne prise. Une fois en vol, je me permettais de continuer la conversation et de lui poser de nombreuses questions?
 
" Qui t'as mis ces runes sur le corps pour t'enfermer sous cette forme? As-tu encore au moins un souvenir de ta véritable forme? Des vrais plaisirs que t'offraient ton corps originel? Je ne saurais ce que je deviendrais si on me privait de ce que je suis réellement."
 
Je me rendais compte alors que toutes ces questions devaient être assommante pour elle.
 
" Désolé de toutes ces questions, mais si tu savais ce que cela fait plaisir de ne plus se sentir seul. Je ne sais pas ce que tu as vu de notre monde, mais pour ma part, pour avoir beaucoup voyagé, tu es la première que je croise. Je ne sais pas si les nôtres se cachent comme "nous", mais ce constat de se sentir seul est effrayant. "

J'amorçais alors une descente pour atterrir non loin d'une petite rivière. Une fois au sol et qu'elle fut descendu de mon dos, je repris forme humaine avant de m'asseoir sur une vieille souche d'arbre.


" Nous devons faire une pause, je ne peux aller plus loin. Ma blessure me fait encore mal...Je vais voir pour trouver de la nourriture."
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Mayday, je suis touché [PV Aléna]

MessageSujet: Re: Mayday, je suis touché [PV Aléna]
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