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C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo]

MessageSujet: C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo] Lun 15 Juil - 3:04
Si il y avait bien une chose dont s'étaient plaints les Tubalcains : de la pluie. Il avait plu à torrent, faisant ainsi baisser la brume de pollution qui entourait le royaume. Certaines personnes préférèrent rester chez eux, tranquillement en attendant à ce que la journée passe. Les plus robustes, des nains, avaient garder leur petit train-train quotidien. Abbanadrël n'était das cette cité que depuis quelques jours. Un baron du crime l'avait demandé afin de pouvoir passer un contrat avec lui. Il avait entendu dire que Tubalcain était une ville qui était fortement polluée à cause de la haute production du pays. Cependant, il n'avait pas pensé à une pollution pareille. Si il aurait su à quel point l'air était irrespirable, il serait resté dans la petite campagne à chercher quelques contrats auprès de paysans enragés envers leur voisin qui désirait leur voler quelques mètres de champs.

Le jeune homme se baladait donc dans les rues, sa capuche cachant son visage. Il avait les yeux qui picotaient à cause de la pollution et il en était de même pour ses poumons. Peinant à respirer, il se disait qu'il fallait qu'il trouve alors rapidement sa victime afin de pouvoir partir au plus tôt. Et c'était pour cela qu'il avait demandé à être payé en avance par employeur. Remarque, il pouvait bien profiter de ce temps pour arriver à ses fins facilement. Le brume qui descendait pouvait très bien le dissimuler plus facilement, et aussi il y avait moins de personnes dans les rues. Cependant, les dalles trempées pouvaient être un handicap pour lui, tout comme pour les gardes ou citoyens qui pourraient bien le poursuivre. D'ailleurs, il savait qu'il n'aurait pas la même endurance avec cette satanée pollution qui lui faisait mal aux poumons.

L'assassin marchait dans les rues de la ville depuis quelques heures à la recherche de sa victime lorsqu'il la vit en train de rentrer chez elle. C'était un nain d'une bonne quarantaine d'années. Cheveux bruns et coupés courts, on pouvait voir qu'il n'avait aucune barbe. Seule la moustache était là pour cacher sa bouche. Abbbanadrël leva un sourcil. Il n'avait jamais vu un nain sans barbe... D'accord, son employeur lui avait bien dit qu'il était facilement reconnaissable puisqu'il ne voulait pas de barbe, mais là... ça lui faisait vraiment bizarre de voir un nain qui était rasé. Mais bon, il s'approcha discrètement de la demeure avant de se passer un coup d’œil par la fenêtre. Tous ce qu'il pu voir, c'était que le nain en question était en train de s'occuper de deux enfants. Il se mordit la lèvre inférieure. Il ne pouvait pas tuer quelqu'un devant des morveux! Ils pouvaient très bien après avoir peur de tous ce qui a une lame comme un couteau de cuisine. Il laissa échapper un soupire. Si il voulait faire rapidement, mais bien, il devait donc entraîner le nain hors de chez lui. Il laissa échapper un soupire avant de regarder à gauche puis à droite : il n'y avait personne dans le coin. Il toqua à la porte puis se plaqua au mur vers la porte. Il attendit quelques secondes avant de retoquer à la porte. C'était bête, mais d'un côté... il ne pouvait pas faire autrement si il ne voulait pas tarder. Bonne pioche pour lui : la proie ouvrit la porte et passa le perron pour voir qui c'était. Rapidement, Abbanadrël le chopa par le col pour lui enfoncer sa dague dans la gorge et la retirer aussi rapidement que possible pour laisser le cadavre du nain par terre. N'entendant pas les cris des enfants, il pu en conclure que personne ne l'avait vu...


"Hey toi!"

...ou presque. Ne se retournant pas, le jeune homme se mit à courir comme si sa vie en dépendait, quoique c'était le cas. Entendant des bruits de pas derrière lui, il pu en conclure que malheureusement, pendant qu'il s'amusait à toquer à la porte quelques personnes étaient venus dans la ruelle. Peut-être des voisins. L'assassin aurait pu très bien penser qu'il ne devait que courir si il n'avait pas vu une boule de feu passer à côté de lui. Il accéléra le rythme. A la fin, il finit par sauter sur un toit, mais à cause de la pluie, il faillit glisser. Mais la course-poursuite continua.

* * * * * * *

Essoufflé, Abbanadrël s'assit. Il avait réussi à échapper à ses poursuivants en se cachant quelques temps dans une petite ruelle bien sombre. Il avait du attendre une bonne petite heure avant de se décider à quitter la ville vite-fait bien-fait. Caché dans les mines -parce qu'il s'était décidé à courir jusque là-bas- il toucha sa blessure au bras droit. Le mage avait réussi à lui toucher le biceps, sans doute avec de la chance. Le jeune assassin laissa échapper à nouveau un soupir, comme à son habitude, avant de commencer à se déshabiller. La nuit commençait tout juste à tomber et les nains étaient partis depuis quelques temps déjà. Il devait être (normalement) seul dans cette mine qui était la richesse de Tubalcain. L'air était plus respirable que dans la ville et c'était avec plaisir que l'assassin s'était décidé à dormir dans cet endroit. Le jeune homme se déshabilla en enlevant sa tunique d'assassin et sa chemise blanche à présent abîmée. Il passa son mouchoir sur la blessure avant de voir que cela ne saignait pas. Tant mieux pour lui : il était juste brûlé. Heureusement pour lui qu'il était ambidextre. Il remplaça alors ses vêtements contre une autre chemise blanche pour y porter dessus un gilet vert émeraude. Il reposa sa "tenue de travail" dans sa bandoulière. En civil il était habillé et ne devait pas avoir quelques soucis si jamais les nains qu'il avait rencontré tantôt venaient dans cette mine. Puis même, il aurait l'air moins suspect à leurs yeux. Le seul problème était qu'il avait encore son épée accrochée à sa ceinture. Remarque : n'importe qui pouvait en posséder une.

Abbanadrël se décida alors par curiosité à s'engouffrer dans les mines pour voir à quoi cela ressemblait vraiment. Il était fatigué et il commençait à faire de plus en plus sombre, mais comme il était vraiment curieux, il ne pu s'empêcher de s'engouffrer un peu plus. Puis au bout d'un moment, il se coucha sur le sol, prenant son sac pour coussin, avant de s'endormir : il continuerait la visite le lendemain.


Alors qu'il commençait à rêver, l'assassin entendit du bruit. Il se réveilla donc et regarda autour de lui avant de sursauter : il faisait entièrement noir puisque la lumière de la lune ne pouvait plus éclairer la mine. Il se mordit la lèvre inférieure avant de se lever. Si il avait la possibilité de faire du feu, il l'aurait fait sans hésiter pour pouvoir allumer une de ces maudites torches. Mais malheureusement, il devait s'y habituer. Abbanadrël reprit sa bandoulière avant d'essayer de chercher la sortie ou du moins d'où venait le bruit. Mais tout était silencieux. Peut-être qu'il avait rêver allez-vous me le dire. Mais alors qu'il cherchait avec ses mains au moins une parois de la mine, il sentit quelque chose de... bizarre. Comme une espèce de pelage ou chevelure. Il prit donc la touffe en question avant d'y toucher. Il sursauta en découvrant alors qu'il y avait une autre personne avec lui qui devait bien être consciente qu'elle était elle aussi en compagnie d'un tripoteur de cheveux. Car oui, malgré le fait qu'il ne connaissait pas son "compagnon sans douté lui aussi paumé", Abbanadrël manipulait ses cheveux sans en être véritablement conscient.

"Excusez-moi madame, mais seriez-vous par tout hasard vous aussi perdue dans cette terrible mine?"

"Madame"? Oui. Il venait tout juste de se réveiller et vu la longueur de la chevelure, l'assassin pensait qu'il était en compagnie d'une femme.
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MessageSujet: Re: C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo] Lun 15 Juil - 22:51
Les cieux, dans leur lueur rosée par le matin, était partiellement masquée par des nuages de pollution, attaqués eux même par une pluie torrentielle ; les intempéries avaient débuté pourtant par une brume, au lever du jour, rapidement suivis d’une bruine puis d’une averse qui eut le don de faire fuit la moitié des habitants, ces courtauds frileux malgré leur barbe. Tous en possédaient une, et les seules individus qui étaient susceptible d’avoir le menton glabre, c’est-à-dire les femmes – et encore, rien n’était moins certain – demeuraient à l’intérieur, probablement pour des travaux domestiques ; les autres, plus braves, affrontaient les larmes célestes avec fierté, faisant mine de ne pas la remarquer. Pour ma part, l’eau ne me dérangeait que peu, au fond, lorsque l’on la comparait à la pollution qui m’accablait ; j’en venais à me demander comment les locaux avaient réussi à la supporter tant de temps, car elle piquait les yeux, le nez par son odeur indescriptible de déchet et de saleté. Les bâtisses qui m’entouraient, tassées, denses, solides et sales à l’image de leurs habitants, n’avaient nullement changées, demeurant toujours de parfaits exemples de l’architecture et de l’esprit Nain : fonctionnel et laid ; leur toits larges, dépassant sur la rue protégeait des précipitations cependant, et je m’attelai donc à une démarche particulière, demeurant de profil, rasant les murs.

 
Il faisait maintenant une douzaine d’heures que j’avais quitté Aaku, sous un soleil couchant digne d’un roman à l’eau de rose, sur un cheval blanc, loué pour un court trajet, d’un royaume à l’autre ; je l’avais presque forcée à changer de cité, afin de satisfaire sa santé qui demeurait au plus bas, et je rêvais d’en faire autant au plus vite, tant cette cité représentait l’antinomie des Elfes. Pyrrhus avait fui il y a longtemps, planant au-dessus de la forêt ou des plaines environnantes, et rechignait seulement à l’idée de me rejoindre ; il allait devoir cependant patienter un instant, car j’avais quelques affaires à régler. Je cherchais un forgeron expert, enchanteur, afin de me confectionner une armure changeforme qui s’adapterait à mes métamorphoses ; je ne savais si l’histoire était toujours d’actualité, mais la dénommée Linaewën Elenwë avait émis l’idée de former une guilde, et, que je rejoigne celle-là ou une autre, ma tenue n’était pas adaptée au combat. Certes, la vie sauvage était plaisante, parfois un peu trop addictive, mais j’avais ressenti un violent besoin de contacts humains après m’être retrouvé seul quelques heures plus tôt. Un souvenir avait alors ressurgi de ma mémoire ; la rencontre avec Drazh Thoragrim, le Nain forgeron qui prévoyait un contrat avec ce cher Hinata.
 
L’ennui majeur restait que je ne savais nullement ou le trouver, ni à quoi il ressemblait réellement ; dans mes souvenirs, c’était un individu un peu gris, aimable et chaleureux, mais ma mémoire sélective avait fait un tri, considérant le courtaud comme peu important, et mes souvenirs de lui étaient vagues, se résumant à l’intérieur de son atelier on la façon dont sa barbe était tressée ce jour-là. Je déambulais donc actuellement en ville, fendant la foule, me sentant immense de par mon mètre quatre-vingt-dix, sans réelle piste, jusqu’à ce que la mine de charbon se dévoile à moi, au détour d’un angle de maison ; certes, la majeure partie des nuages noirs en provenaient, mais j’ignorais qu’elle était si proche. Cependant, ce ne fut pas la grandeur du bâtiment ni l’escalier vertigineux et finement taillé qui attira mon attention, mais bien l’individu qui en dévalait les marches, comme planant au-dessus de la pierre, renforçant son allure fantomatique, et sa chevelure blanche se remuait de gauche à droite à chaque pas, ainsi que son sac brun, dans son dos, duquel un violon dépassait. Il avait une allure enfantine, peut-être était-ce le cas ; de dos, il était impossible de le dire, et peut-être était-il simplement un Nain albinos ?
 
- Eh, attends !

 
Je ne sais pas réellement pourquoi je voulais le rencontrer, si ce que je comptais lui dire en le croisant ; peut-être était-ce de la simple curiosité, peut-être était-ce plus profond que cela et je ne le saisissais pas… Qui qu’il en était, cela suffit à m’attirer dans ce gouffre béant à sa poursuite, mais il était déjà loin ; qu’à cela ne tienne, je pouvais de toute façon rencontrer un forgeron en ces lieux. Peu à peu, dans ma descente, la lumière naturelle faisait place aux torches et flambeaux, et les ombres mouvantes qu’ils projetaient se retrouvaient en haut de la cavité haute comme une cathédrale ; je dévalais la pente quatre à quatre, sans savoir réellement ce que je faisais, et c’est arrivé en bas que ce problème s’exposa à moi. Le gamin avait été trop rapide et s’était sans nul doute engouffré dans une des allées, et, malgré ma nyctalopie et le contraste évident que sa teinte générale générait avec la noirceur environnante, j’ignorais quelle avait été sa direction. Naturellement, j’ai réagi comme tout être sensé aurait fait… Je me suis engouffré au hasard dans une des voies.
 
J’avais cessé de compter les heures, désormais ; on aurait dit que les mineurs qui avaient créé ces galeries avaient eu pour but de perdre les voyageurs inconscients qui s’y aventuraient sans avoir prévu de semer des cailloux derrière eux. Et je n’étais pas vraiment à plaindre, car ma vision nocturne m’aidait infiniment ; j’évitais de me cogner sur les parois des mines qui, qui plus est, demeuraient sales et noires. Soudain, un bruit retentit derrière moi, et je me tordis le cou afin d’examiner la potentielle menace, tandis que je continuais de progresser en avant ; je sentis alors un contact, dans mes cheveux qui pendaient sur mes épaules. Quelqu’un était en train de… De les toucher, de les faire glisser entre ses doigts ; dans un sens, trouver une présence en ces lieux était rassurante, mais le fait qu’il procède à des examens attentifs de ma chevelure l’était moins.
 
"Excusez-moi madame, mais seriez-vous par tout hasard vous aussi perdue dans cette terrible mine?"
 
A l’entente de sa phrase, j’eus un réflexe malheureux : je… Je rugis, à la manière dont je rugissais sous forme féline, sauf que cette fois, j’étais bel et bien Elfe et non pas animal ; le long cri retentit sur tout le long de la cavité, résonnant, ricochant sur les parois sombres, et avant qu’il ne prenne peur, je posai une main sur son épaule.
 
- Cher monsieur, enfin il me semble, sachez que je suis un homme et que, oui, d’une certaine manière, on pourrait croire que je suis perdu. Mais ce n’est pas le cas, pas du tout ! Et j’ai un avantage considérable sur vous : je suis nyctalope. Alors, je vous conseille de me suivre si vous espérez sortir d’ici.
 
J’essayais de me faire croire à moi-même que je n’étais pas perdu et que j’étais confiant envers moi-même… Ce n’était pas gagné.
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MessageSujet: Re: C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo] Mar 16 Juil - 7:47
Il fallait bien avouer qu'Abbanarël s'attendait à ce que ce soit une voix féminine qui lui réponde. Tout en continuant de manipuler la longue chevelure, voire même commencer à faire une natte, le jeune homme entendit son interlocuteur lui répondre d'une voix grave qu'il était ni une gente demoiselle et encore moins perdu dans cette mine. "Merci du renseignement, rien qu'à votre voix, j'aurai pu deviner que vous n'étiez pas une femme" aurait bien souhaité répondre le jeune assassin. Mais comme il n'était de guère humeur à taquiner ne serait-ce qu'un inconnu qui, prenant mal la remarque, aurait l'avantage sur lui si jamais il se décidait à le remettre à sa place. Cependant, curieux, Abbanadrël monta ses doigts dans la chevelure pour finalement toucher le sommet du crâne de son interlocuteur.

"Ha oui, en effet. Vous êtes trop grand pour être une demoiselle, veuillez m'en excuser."

Ce n'était pas parce qu'il était un assassin qu'il devait être malpoli, non mais non. Si ça se faisait, il était bien plus poli que certaines personnes de la haute société qui se crachaient sans doute les uns sur les autres telles des langues de vipères et qui faisaient pourtant leur lèche-botte devant eux. D'ailleurs, en y repensant, "les dames d'abords", cette forme dite de politesse avait été créée au départ par les nobles afin de faire passer les femmes avant eux. Un geste qu'avaient rapidement copié les classes les plus basses. Et pourtant, ce n'était pas au départ un geste de courtoisie, bien au contraire. C'était une technique qu'avaient crées les hommes de la haute société afin d'éviter que dans les châteaux, surtout dans leurs couloirs qui étaient étroits, les assassins ne les tuent. Les femmes servaient donc de bouclier humain pour leur époux, leurs fils, frères et amis. Mais maintenant, on ne voyait plus les choses pareillement, vu que les assassins étaient bien plus intelligents qu'avant.

Mais ne nous écartons pas trop du sujet je vous en prie. Abbanadrël se mordit la lèvre inférieure avant de poser sa main sur celle qui lui tenait l'épaule et de l'enlever. Il fit mine quand même de sourire. Un nyctalope? On lui avait dit que les Elfes l'étaient. Et des elfes, il en avait jamais vu de sa vie. Bon, en tout cas, ce n'était pas mal. Là il pouvait parler avec un de ces êtres à grandes oreilles, mais il aurait tout de même préférer pouvoir le regarder droit dans les yeux. Il faut dire aussi que ce n'était pas correct de discuter avec quelqu'un sans le regarder droit dans les pupilles. Cela faisait... malhonnête. En tout cas, si jamais l'elfe n'avait pas de bonnes intentions, l'assassin pouvait être dans de mauvais drap : il ne voyait rien, contrairement à l'autre qui pouvait voir aussi qu'il était blessé et en profiter pour le dépouiller. Ce fut avec un petit ton d'ironie qu'il répondit :

"Désolé, mais on m'a toujours appris qu'il ne fallait pas suivre des inconnus, surtout dans des lieux peu fréquentés, étroit et alors qu'il fait noir."

Fier de sa bêtise? Oui, Abbanadrël l'était. Il affichait même un grand sourire et évitait au plus de rigoler. Ou du moins, il essayait. Car il tremblotait un peu et pinçait les lèvres en même temps. Du moins, si cela l'amusait d'un côté, d'un autre il en avait peur. Il ne savait pas quelle était la tendance sexuelle de son interlocuteur, et encore moins ce qu'il avait dans sa tête. Si il semblait souriant, il gardait tout de même une main dans sa bandoulière, tenant bien fermement sa dague. En cas d'agression de la part de l'elfe, il pourrait au moins tenter de se défendre. Mais il avait horreur de ce sentiment de vulnérabilité dans ce noir complet.

"Mais je pense que si nous nous connaissons un peu plus, il n'y aurait pas de problème, non?"

Ou alors l'assassin était très sociable, ou il était naïf voire débile. Peut-être tentait-il de faire croire qu'il était aussi sympathique afin de tromper la vigilance de l'elfe si jamais il avait l'intention de le voler. A vrai-dire, Abbanadrël ne savait pas pourquoi il jouait à cela, peut-être qu'au fond s'amusait-il d'être dans une telle situation. Tout en tâtant de sa main libre le visage de son interlocuteur pour avoir une idée de ce à quoi il ressemblait.

"C'est quoi ton nom? Ton âge? Tu mesures combien? Parce que tu es grand tout de même... Et surtout.... Qu'est-ce que tu fais ici?"
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MessageSujet: Re: C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo] Mar 16 Juil - 21:23
- Cher monsieur, enfin il me semble, sachez que je suis un homme et que, oui, d’une certaine manière, on pourrait croire que je suis perdu. Mais ce n’est pas le cas, pas du tout ! Et j’ai un avantage considérable sur vous : je suis nyctalope. Alors, je vous conseille de me suivre si vous espérez sortir d’ici.
 
C’était avec assurance que je m’étais adressé à lui, d’un air sur de moi et peut être un peu agressif, mais je devais bien avouer que cette petite escapade m’agaçait un peu ; d’ailleurs, j’étais perdu, en réalité, et l’inconnu m’avait pris pour une femme, trois éléments ne pouvant que renforcer mon énervement. L’homme non loin de moi de démordait pas à faire glisser sa main dans mes cheveux, pour enfin les faire remonter au sommet de mon crâne, et, comme en guise d’avertissement, j’émis un contact sur son épaule, doucement, mais fermement ; que cherchait il à faire de cette manière ?
 
"Ah oui, en effet. Vous êtes trop grand pour être une demoiselle, veuillez m'en excuser."
 
Cela semblait être, au fond, une réelle méprise de sa part, car il était poli et courtois. Dans l’absence de couleurs, je pouvais distinguer sa bouche et ses vêtements, cependant assez flous, dans des teintes peu variées de gris, bâchées à la taille par un bandeau plus sombre que tout le reste, une ceinture, probablement. Malgré qu’il n’ait rien fait de menaçant – mis à part, d’une certaine manière, caresser mes cheveux – il en restait louche, et je ne pouvais placer toute ma confiance en lui, et donc ne pas marcher au-devant de lui, par exemple.
 
"Désolé, mais on m'a toujours appris qu'il ne fallait pas suivre des inconnus, surtout dans des lieux peu fréquentés, étroit et alors qu'il fait noir."
 
A quoi jouait-il ? Je me le demandais de plus en plus au fil de notre rencontre, et, il était vrai que j’étais ici en position de force, mais également sa seule porte de sortie vers l’extérieur de Tubalcain ; l’homme souriait toujours, un peu tremblotant, mais il semblait tenir à paraître confiant au son de sa voix.
 
"Mais je pense que si nous nous connaissons un peu plus, il n'y aurait pas de problème, non?"
 
Me connaître d’avantage allait-il le rassurer sur ma personne ? Peu probable ; que cherchait-il dans ce cas ? Peut-être jouait il la comédie depuis tout ce temps et avait un contrat sur une cible déambulant dans les mines de la cité Naine et voulait s’assurer que c’était bien elle ?
 
« Sache dans ce cas, cher inconnu, que au moindre geste tentant d’attenter à ma vie, j’ai la possibilité de te trancher la gorge. Je ne tiens pas à être agressif, mais tu es louche, et je ne fais pas confiance à qui ne se présente pas."
 
Il n’hésita pas à tâter mon visage de sa main, sans aucune gêne, pour en estimer mes traits, ce qui ne l’empêcha de poser une foule de questions sur ma personne.
 
"C'est quoi ton nom? Ton âge? Tu mesures combien? Parce que tu es grand tout de même... Et surtout.... Qu'est-ce que tu fais ici?"
 
« Je suis Léo Manjano, Elfe, j'ai dix-neuf ans, je mesure un peu plus d’un mètre quatre-vingt-dix, et je suis apprenti épéiste et arbalétrier.
 
Je ne mentais qu’à moitié… Je ne tenais pas à dévoiler tous mes atouts d’un seul coup ; j’étais bien un épéiste peu doué et un arbalétrier précis, malgré que je n’avais pas l’usage régulier de ces armes, préférant les griffes ou la simple forme féline et bestiale.
 
« Je suis venu en ces lieux à la recherche de deux individus, un nain à la barbe grise et tressée et un gamin blanc, mais il semblent disparus. »
 
Je marquai une pause, me faisant la réflexion que j’étais en droit de lui demander des informations sur sa personne en retour.
 
« Et toi, peux-tu faire de même et te présenter ? »
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MessageSujet: Re: C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo] Sam 20 Juil - 3:02
Léo Manjano? Quel joli nom! Surtout le nom de famille qui était exotique aux oreilles de l'assassin. Jamais il avait entendu un nom pareil, mais il n'allait pas s'en plaindre. Dans sa ville natale, Abbanadrël avait connu énormément de personnes qui portaient tous le même nom de famille, et il était vrai que cela l'avait un peu enquiquiner, surtout lors de ses premiers assassinats. "Va dans la demeure Arnant et tue le père de famille" se souvient avoir eu comme instruction le jeune homme. Sauf que lorsqu'il y avait trois familles qui portaient le nom de Arnant, cela avait été chaud pour lui de trouver le bon. Mais passons. Léo parla alors de sa taille. C'était en effet un grand gaillard. Mais après qu'il lui ait raconté alors ce qu'il venait de faire ici, le "géant" retourna les questions à son interlocuteur. Ce dernier fit un petit sursaut.

"Veuillez m'excuser de mon impolitesse indigne de moi."

Il recula de quelques pas pour faire une révérence avec grâce. Il était sans doute impensable pour un assassin de saluer de cette sorte un inconnu. Mais Abbanadrël venait d'un milieu qui demandait à faire des révérences pour saluer n'importe qui... et n'importe quoi -sa sœur ainée qui en faisait juste avant de monter son cheval.

"Mon nom est tellement compliqué que je vous laisserai pour une fois m'appeler "Abban'" comme toutes les autres personnes qui ont du mal à enregistrer mon prénom."

Il y avait une moitié de vrai dans ce qu'il venait de dire. Beaucoup de gens avaient du mal à prononcer son prénom qui était pourtant assez simple. Cependant, tout le monde avait tendance à l'appeler simplement "Abban", sans doute par flemme de prononcer dix lettres donc quatre syllabes. Mais vous croyez quoi? Que l'assassin allait dire complètement son nom? Il était fou certes, mais pas au point de révéler entièrement son identité.

"Pour ma part, si je suis ici présent, c'est parce que j'ai du me réfugier de la pluie et d'une quelconque tempête. Mais ma curiosité m'a fait perdre dans les profondeurs de cette mine, et me voilà donc en face de vous."

Quand il parlait de tempête, il voulait en fait parler de la colère du nain qui l'avait plus ou moins blessé au bras. Par contre, si Léo lui avait annoncé qu'il maîtrisait les armes, Abbanadrël, lui, préférait en rester silencieux. Bon, certes l'homme en face de lui pouvait très bien voir son épée, mais il ne pouvait en aucun cas remarquer les nombreux couteaux et poignards dans son sac. Peut-être croirait-il qu'il était un simple vagabond armé voire même un épéiste. Mais bon, il n'était pas obligé de préciser son travail n'est-ce pas? Puis même, si Léo était armé, c'est bien qu'il devait vivre et survivre par les armes, tout comme l'assassin mais d'une autre manière.

"Vous cherchiez un enfant et un nain à la barbe tressée?"

Abbanadrël essaya de chercher dans sa tête si il avait vu quelques personnes qui correspondaient aux descriptions faites par l'elfe. Mais malheureusement, il ne trouva rien.

"Pour vos recherches, j'ai le malheur de vous annoncer que je puis vous aider. J'ai vu dernièrement beaucoup de nains à la barbe tressé et je n'ai jamais fais attention à leur couleur. Quant à un enfant tout de blanc vêtu... je ne me rappelle pas d'en avoir croisé un dernièrement. Veuillez m'excuser à nouveau."

Les seuls enfants dont il se rappelait étaient ceux des gamins du nain qu'il avait exécuté. Mais il n'allait pas dire ça à l'archer. Peut-être qu'il se sentirait menacé d'être en compagnie d'un assassin et serait prêt à dégainer son arme pour le tuer... même si en soit, Abbanadrël n'avait pas envie de s'attaquer à lui préférant tuer "légalement", c'est-à-dire un contrat.

"Mais bon, si vous le voulez bien, est-ce que vous pouvez m'aider à sortir d'ici s'il-vous-plait? En échange je pourrai vous aider à quelque chose. Comme, chercher quelque chose ou quelqu'un, ou alors....."

Il ne pu s'empêcher à nouveau de tripoter les cheveux de Léo.

"...vous aider à vous coiffer."

Si l'archer était grand et que l'assassin pouvait facilement lui tenir les cheveux, ce dernier pouvait en conclure que son interlocuteur avait des cheveux assez longs. Il avait l'habitude autrefois de coiffer toutes ses sœurs, et il lui venait soudainement une envie d'en faire de même avec cet homme qu'il ne voyait pas.
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MessageSujet: Re: C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo] Sam 20 Juil - 21:47
Pas un instant je n’avais hésité à lui dévoiler mon nom, non seulement car les seuls méfaits que j’aie commis remontaient à presque deux ans désormais mais aussi car les pauvres individus ayant assisté au sinistre se souviennent de moi par une bête énorme et monstrueuse et non par mon nom ; en outre, je ne pense que ceux-ci avaient poursuivi les recherches si longtemps, et si c’était le cas, je ne les avais jamais revus, preuve irréfutable de leur inefficacité. Mais cet incident était tout de même la raison pour laquelle je n’osais revenir chez moi – également car, dans la tradition, j’étais censé ramener mon épouse – malgré que je doute que, si mon grand-père avait eu vent de l’histoire, il me soupçonne d’en être la cause, lui me prenant toujours pour un faible ; en réalité, ils doivent avoir eu vent de la mort de mon frère et me pensent probablement mort avec lui, disparu, dans tous les cas. Il faudra tout de même que je passe les saluer, une fois. C’est la voix de l’inconnu devant moi qui me ramena à la réalité et au monde terne, fait de nuances de gris et de noir, dont les mots s’en allèrent dans les noirceurs, au loin, là où je ne voyais plus.

 
"Veuillez m'excuser de mon impolitesse indigne de moi."
 
Il s’était reculé afin de disposer de l’espace nécessaire pour me tirer une révérence, plutôt basse et gracieuse, ce qui en disait long sur la souplesse exemplaire de mon interlocuteur ; peut-être avait-il l’habitude d’en réaliser, mais pour ma part, je n’avais la coutume d’en voir. Chez moi, on se saluait amicalement d’un signe simple de la main ou de la patte, rien de plus, et il devait donc provenir d’un milieu humain noble, car chez les Elfes, c’était plus simple.
 
"Mon nom est tellement compliqué que je vous laisserai pour une fois m'appeler "Abban'" comme toutes les autres personnes qui ont du mal à enregistrer mon prénom."
 
Je vis la dedans une nouvelle preuve de son appartenance à la noblesse : ils donnaient tous des noms compliqués ; ou alors il était méfiant et ne souhaitait nullement me donner son nom complet pour une obscure raison, mais je ne lui en tins pas rigueur. Je me contentai de rester sur mes gardes…
 
"Pour ma part, si je suis ici présent, c'est parce que j'ai du me réfugier de la pluie et d'une quelconque tempête. Mais ma curiosité m'a fait perdre dans les profondeurs de cette mine, et me voilà donc en face de vous."
 
La pluie m’avait moi aussi surpris, me trempant jusqu’aux os, mais de là à la qualifier de tempête, il y allait un peu fort ; peut-être était-il simplement frileux. Cependant, je remarquai qu’il ne pipa mot au sujet des armes ; il en portait une, une épée dont je ne pus définir la facture dans cette obscurité, m’empêchant à nouveau de cerner l’individu. Beaucoup de citoyens portaient une lame à la ceinture sans pour autant savoir s’en servir, pour impressionner les dames ou les enfants, et tenter vainement d’effrayer les brigands en réalisant des moulinets dans les airs ; si j’avais pu en observer la qualité, j’aurais pu savoir s’il était un de ceux-là ou s’il la maîtrisait vraiment.
 
"Vous cherchiez un enfant et un nain à la barbe tressée? Pour vos recherches, j'ai le malheur de vous annoncer que je puis vous aider. J'ai vu dernièrement beaucoup de nains à la barbe tressé et je n'ai jamais fait attention à leur couleur. Quant à un enfant tout de blanc vêtu... je ne me rappelle pas d'en avoir croisé un dernièrement. Veuillez m'excuser à nouveau."
 
Cela ne m’étonnait guère, au vu de ma description floue du nain et du gosse, mais malheureusement, même avec toute la volonté du monde, je n’aurais pu fournir plus d’indices ; mes souvenirs ne remontaient pas assez loin et je n’avais eu l’opportunité d’observer le petiot, avec à peine le temps de constater son coloris inhabituel.
 
"Mais bon, si vous le voulez bien, est-ce que vous pouvez m'aider à sortir d'ici s'il-vous-plait? En échange je pourrai vous aider à quelque chose. Comme, chercher quelque chose ou quelqu'un, ou alors..... Ou alors vous aider à vous coiffer. »
 
M’aider à me coiffer ? Il s’était remis, joignant le geste à la parole, à tripoter mes cheveux qu’il semblait apprécier.
 
«  Euh… Nous verrons cela plus tard, d’accord ? En attendant, je vais nous faire sortir d’ici ! Cela dit, ce n’est pas une mauvaise idée…  Bref, suivez-moi, contentez-vous simplement de vous accrocher à un quelconque pan de mes vêtements – ou même de mes cheveux – pour s’assurer de ne pas me perdre. »
 
Je m’engageai alors dans les noirs couloirs, un peu au hasard malgré ce que j’avais pu laisser paraître, mais d’un pas décidé, comme si je savais parfaitement ou j’allais ; je suivais cependant un schéma précis, formant une carte au fond de mon crâne, et je me souvenais tout de même de la direction à prendre, malgré que je ne connaisse pas le chemin précis pour accéder à la sortie. En définitive, la lumière, au loin, m’apparut enfin, après un peu plus de temps que prévu, mais le résultat était là, et je m’empressai de rejoindre la torche qui brûlait fièrement quelques mètres plus loin. Une fois dans la lumière artificielle du feu qui projetait des ombres vacillantes sur les murs, je remarquai un détail : ma queue féline était entièrement visible, dépassant de mon vêtement, sans que je  m’en soies rendu compte. Avant qu’il ne m’interroge sur sa nature, je pris la parole, la prenant entre mes doigts comme si c’était un objet.
 
« Ah, oui, j’avais oublié cette… Chose. Je… Euh, je me suis déguisé pour une petite fête il y a peu et… Et j’ai oublié d’enlever cet accessoire, voilà, c’est tout. Je la fais disparaître tout de suite. »
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C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo]

MessageSujet: Re: C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo] Mer 31 Juil - 2:52
 S'accrocher à ses cheveux pour pouvoir le suivre dans ce noir complet? Il ne fallait pas prier Abbanadrël pour cela. Les cheveux, il adorait cela. Les tripoter, les toucher, les nouer entre eux... sans doute parce que dès son plus jeune âge il avait du aider sa mère à coiffer toutes ses sœurs. Et peut-être était-ce aussi pour cela qu'il s'était laissé poussé les cheveux : pour pouvoir les coiffer lui-même. En tout cas, le jeune homme s'accrocha un peu plus à l'invisible mais palpable chevelure du grand homme avant de le suivre. Si l'inconnu semblait bien à l'aise dans cette mine, il en était toute autre chose pour l'assassin. Ce dernier ne pouvait pas supporter l'idée d'être dans un labyrinthe et le silence qui pesait sur le duo commençait vraiment à l'angoisser. Peut-être parce qu'il n'avait pas encore totalement confiance en cet Elfe, même si en soit il n'avait pas l'air méchant. Mais les apparences pouvaient être trompeuses, surtout qu'Abbanadrël n'avait jamais vu d'Elfe dans sa vie auparavant. Alors qu'ils marchaient, il se mit alors à parler, ne sachant pas si son interlocuteur l'écoutait ou non.

 "Je me demande si les Nains sont tous en train de boire à la taverne du coin. Parce qu'on m'a toujours dis que les Nains passaient leurs journées à creuser et les soirs à boire. Tiens d'ailleurs, c'est vrai que les Elfes et les Nains ne peuvent pas se supporter? Ma mère et mon père m'ont toujours dit que oui, mais mes sœurs me disaient que ce n'étaient que des sottises. Alors, alors, c'est vrai?"

 S'ensuivirent alors plusieurs questions sur les Elfes. Autant demander à un représentant du peuple elfique si tous ce qu'on lui avait raconté sur eux était vrai. Donc il lui demanda si ils mangeaient la viande ou simplement que des végétaux, et si ils n'aimaient pas l'alcool. Mais au bout d'un moment, pensant qu'il embêtait plus Léo qu'autre chose, il se mit alors à chantonner. Fort heureusement pour lui, Abbanadrël ne chantait pas spécialement faux. Ainsi ses grandes oreilles n'avaient pas à souffrir. Mais lorsque le jeune homme remarqua alors une lumière, il s'arrêta alors de chanter. Il se mit alors à sourire. Oui, il allait enfin pouvoir voir le physique de l'Elfe. Alors, quand il lui lâcha les cheveux prêt de la torche il en profita pour regarder de haut en bas l'homme en face de lui. Léo était en effet grand et devait faire plus d'un mètre quatre-vingt-dix comme il lui avait dit. Mais ce n'était pas pour cela que Abbanadrël se sentait vraiment petit par rapport à lui, mesurant un mètre quatre-vingt-cinq. Il avait les cheveux longs et blonds, ce qui arracha un sourire à Abbanadrël. Des cheveux d'"or". Il avait touché des cheveux blonds pour la première fois de sa vie! Mais quelque chose lui attira le regard. Quelque chose qui était... disons... des moins communs et que Léo avait pu remarquer.

 "Une fête me dites-vous? Hmmm...."

Léo tenait dans ses mains ce qui ressemblait fortement à une queue de félin et disait que cela n'était autre qu'un accessoire. Mais Abbanadrël avait beau être un peu naïf, mais il ne demeurait pas pour autant stupide. Il ne pu s'empêcher de prendre alors l'accessoire en question des mains de l'Elfe pour pouvoir y tripoter.

"Etrange, on dirait vraiment une queue de félin."

 Il appuya légèrement, et sentit alors ce qui se cachait sous ce pelage soyeux.

 "On dirait même qu'il y a des muscles et la suite de votre colonne vertébrale."

 Oui, il n'y avait aucune peluche à l'intérieur de la queue. L'assassin se mit alors à échapper un soupire. Non, cette queue n'était pas un accessoire. Elle était bien réelle. Mais si l'Elfe ne voulait pas en parler, il n'allait pas insister sur le fait qu'il était un Changelin. Après tout, lui-même ne voulait pas parler du fait qu'il était un Assassin. Quoique... est-ce qu'il y avait plus de honte à dire qu'on avait la possibilité de prendre la forme d'un animal que d'avouer qu'on avait du sang sur les mains? En tout cas, Abbanadrël rendit "l'accessoire" à son propriétaire, en le regardant sans sourire et en levant un sourcil, genre de dire "Oui, prends-moi pas pour un imbécile non-plus, je suis pas né de la dernière pluie". Puis, il s'étira et avec un nouveau sourire amical il regarda l'Elfe.

 "Merci énormément pour m'avoir aidé. Je vous en suis même très reconnaissant."

 Il fit une nouvelle révérence à son interlocuteur.

 "Pour vous remercier, puis-je faire quelque chose en particulier?"
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MessageSujet: Re: C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo] Jeu 1 Aoû - 4:46
Je lui avais donc proposé d’attraper ma chevelure afin que nous ne nous perdions et, ne se faisant pas prier, il les prit entre ses doigts comme précédemment, à l’instant ou je l’avais rencontré et ou il m’avait semblé loufoque d’avoir les soins capillaires comme passion ; pourquoi pas après tout, je préférais la chasse ou la course, et lui, c’était la coiffure. Tous les goûts étaient dans la nature. D’ailleurs, cette longueur irraisonnable commençait à me gêner, lorsque je me battais à l’épée – il y avait peu, j’avais recommencé à m’entraîner à la pratique de mes sabres, et même à en saisir un dans chaque main, même si je n’étais pas très expérimenté – ou encore lorsque je tirais à l’arbalète, et je pourrais sans doute demander à Abban qu’il s’en occupe, au vu de son amour pour ce genre de choses ; j’étais certain que cela lui ferait plaisir de s’en occuper. Il faisait déjà quelques minutes que nous déambulions dans l’obscurité, et tandis que je me délectais du silence environnant, mon compagnon, lui ne semblait pas l’apprécier, tant qu’il le brisa d’un flot de paroles presque incessant, me laissant à peine le temps de répondre.

 
 "Je me demande si les Nains sont tous en train de boire à la taverne du coin. Parce qu'on m'a toujours dis que les Nains passaient leurs journées à creuser et les soirs à boire. Tiens d'ailleurs, c'est vrai que les Elfes et les Nains ne peuvent pas se supporter? Ma mère et mon père m'ont toujours dit que oui, mais mes sœurs me disaient que ce n'étaient que des sottises. Alors, alors, c'est vrai?"
 
Cela n’est pas génétique, je vais dire, et si certains ressentent une rancœur naturelle pour eux, pour ma part, je n’ai rien contre ces individus, et je ne doute pas que…
 
Je n’eus le temps d’achever ma phrase qu’il enchaîna sur une autre question, et je n’eus le temps de lui demander comment avait-il appris ma race.
 
Pour ma part, je préfère la viande, mais… Ah, au sujet de l’alcool, mon grand-père produit de l’hydromel, mais… Enfin, cela dépend des personnes…
 
Pour le moins bavard, le jeune homme devait cependant avoir senti que je n’étais très enclin à débiter un flot de réponses aussi fournies que ses intarissables questions et se mit donc à chanter doucement, un air ma foi plutôt joli, qui résonnait dans le boyau sur toutes ses parois noircies, mais qui se tarit lorsque nous pûmes apercevoir les premières lueurs des torches, au bout du tunnel ; la lumière me permit de découvrir son visage, mais je n’y prêtai attention pour l’instant, un détail plus critique ayant attiré mon attention soudain. Ma queue de félin dépassait, ayant échappé à mon contrôle et, prétextant un déguisement idiot et une fête niaise, je tentai de la « ranger » dans mon pantalon avant de la faire disparaître ; c’était sans compter le jeune homme qui l’avait surprise lui aussi, et qui s’empressa de la saisir  entre ses doigts.
 
 "Une fête me dites-vous? Hmmm.... Etrange, on dirait vraiment une queue de félin. On dirait même qu'il y a des muscles et la suite de votre colonne vertébrale. »
 
C’est que… C’est travaillé pour plus de réalisme, et une… une  tige d’un matériau souple à l’intérieur est fixée pour la soutenir. Je prends les déguisements très au sérieux…
 
Je ne savais pour quelle obscure raison j’avais continué mon discours puisque je voyais bien qu’il n’y croyait pas une seconde ; cependant, pour en être certain – et également car je n’avais aucune raison de me dévoiler – je rangeais la queue dans mon pantalon, comme si de rien n’était. Peut-être croyait-il à un puma ou à un chat un peu particulier, que sais-je, mais autant faire durer le mystère jusqu’au bout ; de plus, il cachait probablement bien des choses, lui aussi.
 
"Merci énormément pour m'avoir aidé. Je vous en suis même très reconnaissant. Pour vous remercier, puis-je faire quelque chose en particulier?"
 
En fait, j’aurais besoin d’une coupe de cheveux. Je veux dire, quelqu’un de compétent pour les raser ; je suppose que vous savez vous en occuper, au vu de votre passion pour ceux-ci. Ah, et, accessoirement, je cherche toujours ce gosse blanc et ce nain. Je me souviens que son nom de famille contenait « Thor ». Quelque chose comme « Thoraldin » ou « Thorzalsim », je ne sais plus…
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C'est quand même bête de se perdre dans une mine [PV Léo]

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