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Tous des sauvages [pv Laïdchenn]

MessageSujet: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Jeu 19 Sep - 9:48
Encore une éternité passée seul, sans personne, dans la monotonie du sang et de mon rôle qui recommence à faire partie de moi, comme si il me collait à la peau. A vrai dire, je n'ai plus rien qui mérite la peine que je sois vraiment moi-même. Le vide intégral, la vie, les gens, le monde, il n'y avait rien d'intéressant ou de nouveau. Le néant. En plus, je suis blessé. Une grosse entaille dans le bas du ventre, là où il y a mes abdos développés, donc ça se voit bien, puisque je suis torse nu. Mais bon, c'est pas vraiment comme si je savais soigner correctement une blessure. Du coup, y a juste un bandage dégueulasse mal serré et plein de sang autour de mon ventre. Je m'en fous un peu, je vais bien finir par guérir, je suis fort voyons, j'ai des gênes animales, je sais suvivre tranquillement avec une bête blessure comme ça. 

Quoiqu'il en soit, je suis pas dans une grande forme, et les chevaliers ne veulent pas me taper, car je suis déja amoché. Ça m'emmerde, mais j'ai pas grand chose à faire du coup, je leur fais pitié, putain. J'ai une tête à faire pitié? Non, je ne crois pas. Dans mon chemin, je fais claquer la machoire d'os collée à ma joue. Je ne souffre pas, je vais très bien, je ne suis pas diminué vu que je ne connais pas ma douleur, j'en ai rien à faire de cette blessure! Mais non, eux ils sont gentils, ce sont de preux chevaliers, ils mettent pas des baffes aux vagabonds sans argent et sans longement. 

J'arrache d'un coup sec une des plantes accorchées à l'énorme rocher flottant tranquillement dans les airs, soulevés par une étrange force inexpliquée. Qu'est-ce que je fous là moi? À grimper à des lianes pendantes pour aller voir ce qui m'intrigue depuis mon entrée dans le stupide pays elfe où les habitants me regardent tous bizarrement parce que je ne suis pas comme eux. Mais ils sont plus facilement impresionnable, et le rejet, c'est uneartie de ma vie, que je demande, pour pas avoir d'ennuis. 

Ainsi je me hisse, les muscles de mon bras saillent sous l'effort, ke transpire, mais je n'ai pas mal du tout. Jamais pour moi. J'enfonce mes orteils sans chaussures dans la roche pour prendre appui. Je suis couvert de poussière et de terre, mes cheveux bleus pastels sont devenus bleu-gris-brun dégueulasse. Mais bon, j'en ai pas grand chose à faire. La plume que j'ai dans la tignasse en bataille tient bipon, elle est bien accrochée celle-là. Et tant mieux d'un côté. 

Pourquoi je fais ça déjà? Parce que je suis curieux? Que j'ai rien d'autre de mieux à faire que de voyager pour voir le minde, espérant un peu en même temps de découvrir quelque chose qui pourrait me changer? Non, je ne veux pas changer, je suis bien comme je suis. Je n'ai pas à modifier mon sryle de vie, je n'ai pas besoin des autres, je le sais.

Bref, j'arrive enfin en haut, ce fut long, très long, mais ça a le mérite de m'avoir occupé. C'est déjà bien, je m'emmerde dans ma vie vide de sens. Le vent souffle relativement fort, le gros de la poussière s'envole dans un nuage. Je frissonne; fait un peu froid tout de même. Je balaye le lieu du regard. C'est un gros rocher, un bien gros rocher. Il s'agit d'une simple plaine, munie de quelques rochers et arbres éparses. Rien de bien extraordinaire en fait. Mais l'air est pur, il fait calme, les animaux vivent tranquillement sans que personne ne vienne les déranger. C'est bien cet endroit en fait. J'avance sur le sol herbeux en essuyant mes pieds. J'enfonce les mains dans les poches. Y a de drôle de plantes ici. Je me demande si y en à qui se mange. 

Je m'approche d'un drôle d'arbuste en marchant quelques minutes. Des baies vraiment intriguantes y poussent. Toutes jaunes, en grappes, ça sent le meil. C'est quoi ce truc? Je comprends pas. Je le frôle des mains et m'apprète à arracher une branche entière. Je veux juste renifler, pas gouter, je me chasserais un lapin... Mais ça donne faim n'empèche...
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Ven 20 Sep - 5:32
De fins rayons de lumières vinrent déranger ses paupières ou se logait une fine ligne bleutée. Ce bleu naturel qui, souvent faisait penser au maquillage, bien qu'il s'agisse simplement de sa peau...enfin bref. Elles remuèrent un instant avant de s'entrouvrire,une brève seconde qui lui tortura la cornée, le forçant à plaquer un bras à son visage.

Il réalisa alors , via cette lumière, qu'il avait dormit plus longtemps que prévu puis ricanna un petit juron avant de se retourner d'un mouvement lent et calculer. L'elfe à ses cotés remua un peu mais ne s'éveilla aucunement...un elfe qui dort ? Il trouvait ça plutôt étrange, eux qui n'étaient pourtant pas de grand dormeurs toute fois...lorsqu'il s'agissait d'épuisement, il leur  fallait bien un peu de repos pour se rétablire, non? Enfin, il sourit en voyant le corps immobile puis quitta le lit aussi doucement qu'il s'était retourné, s'étirant puis recupérant vite fais ses vêtements, éparpillés un peu partout sur le sol et la petite table de chevet d'a coté. Le jeune homme fut surpris de trouver la demoiselle ayant aussi , disons, pris part au "jeux" endormie tête sous son pantalon mais il ne passa aucun commentaire, secouant simplement la tête , désesperé ,avant de le récuperer et l'enfiler.

L'être à la queue de loup balaya l'endroit du regard, s'assurant que l'homme et la femme ne s'éveillaient pas puis il s'empara de tout ce qui pouvait bien attiré son regard, fourants objets, pièces de monnaie, ingrédients quelquonque dans les quelque sacs rattachés à sa taille avant de filer vers la fenetre qu'il ouvrit aussi silencieusement que possible. Un vent frais lui carressa le visage puis agilement, il se glissa par l'ouverture pour se laisser retomber un étage plus bas, retombant sous position courbée, se faisant petit pour ne pas attirer le regard plus qu'il le fallait apres tout, il venait de s'offrire une nuit et du matériel, gratuitement. 

Un dernier regard puis il se redressa puis quitta simplement le petit passage étroit dans lequel il avait sauté, marchant tête haute comme si rien ne s'était passé, sa longue cape à capuche cachant cette longue queue bleuté qu'il tentait de tenir tranquille, ses reflexes animals la poussant à s'agiter de gauche à droite. 

Prochain arrêt, destination île flottante.

 La marche ne fut pas bien longue, étant habitué à prendre ce chemin qui pour lui était quelque peu essentiel, il y avait trouvé racourcit et passages suubtiles. Son regard monta vers le ciel lorsqu'il repéra son point de repère puis reculant d'un pas, il flechit les genoux puis de minces filets bleutés parcoururent ses jambes qu'il usa pour se propulser d'un grand saut, s'accrochant contre une partie du rocher. Un petit regard vers le bas puis il répèta ce manège à plusieurs reprises lorsqu'il lui était possible de prendre appuis sur une surface relativement plate, s'accrochants à pierres, lianes et enfin à la parroie désignant son arrivée. Ses jambes lui brulait comme à chaque fois, cette technique était bien plus rapide que l'escalade, le saut. Toute fois, la force qu'il devait relâcher à chaque propulsion lui était quelque peu douloureuse .

Ce fut une fois en haut qu'il se traina un instant contre le sol, étendus sur le dos, regard rivé vers le ciel et ses nuages qui lui semblait plus près qu'à l'habitude. Ses jambes, prises de picottements ne lui permirent pas tout de suite de se redresser mais il s'assied tout de même, lançant un regard vers l'objet de sa quête...Un arbuste. Un simple arbuste coloré de jaune seulement quelque chose le tracassa. Une présence, quelqu'un s'approchait dangereusement ,du moins, pour lui, vers sa précieuse cible. 

Cette fois, il se redressa puis porta sa capuche à sa tête, s'avançant le plus disctrement possible avant de pouvoir examiner d'avantage l'inconnu. Ce dernier portait des bandages au ventre, ceux-ci couvert de cette agréable substance rougeâtre qu'était le sang. Blessé ou simplement dangereux ? Cette hésisation le poussa à réflechir, froncer les sourcils. L'homme à l'écart semblait se déplacer sans trop d'ennuis. À se demander si cette blessure qui pourtant semblait à ses yeux plutôt grande, lui faisait mal. 

Il fit un nouveau pas vers l'avant puis eut une idée de génie, ou pas. L'une de ses mains fines se glissa à sa ceinture. Ses doigts se refermèrent sur une mince fiole qu'il retira de son attache et regarda. C'était bien ce qu'il cherchait. Se prennant un petit élan, il balança le bras vers l'avant, jetant avec force l'éprouvette brillante vers le buisson et son predateur. À peine s'eut-elle rompue contre le sol qu'un grand nuage opaque se forma en l'air, sur un bon espace, ni trop grand, ni trop petit, juste assez pour aveugler l'homme.

Eh oui, cette technique n'était peut-être pas la meilleure mais pas question qu'on lui vole son butin, il en avait besoin, RÉELEMENT besoin. Il s'agissait la de l'ingredient qui pouvait assurer sa survie...étrangement. Il profita donc de cet instant pour quitter sa cachette et sortir en course vers l'endroit voulu sans réellement penser à comment pouvait bien réagir l'inconnu...

Ces étapes lui vainrent en tête dans sa course : Il pourrait simplement être troublé et partir à la course, effrayé, Ne pas être aveuglé comme prévu et se retourner contre lui ou bien, tomber à la renverse et demander à l'aide....ce qui permetterais au jeune homme de jouer le héros, lui sauvant la peau et acceptant volontier un remerciment.

Cette dernière idée lui esquissa un sourire puis il se mit aussitôt a sa ceuillette, remplissant rapidement l'un des sac de baies sans trop porter attention au petit nuage grisatre qui bien lentement, se dissipait.
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Jeu 10 Oct - 5:29
Ça sent… Le fruit, sans déconner. C’est sucré, doux, mais j’imagine que c’est pas comestible, ce serait trop beau. Mon instinct me dit que je ne devrais pas manger de ce truc. Et puis, le Jered préfère la viande, il ne mange pas de légumes, non, ce sont pour les faibles. Mais ça m’intrigue quand même, je ferais bien gouter ça à un animal, ou à une victime que je pourrais croiser sur le chemin. Même si, à priori, il n’y a pas un signe de vie humaine ici. Juste des plantes, des plantes, des animaux, gentils ou non et un peu d’eau, peut-être. Loin de toute civilisation, ce n’est pas pour moi. J’ai besoin de cette civilisation, j’ai besoin de marché pour voler ce dont j’ai besoin. Et de gens à tabasser pour le Jered.

Mais c’est plutôt calme ici…

Je vais redescendre après avoir fait le tour, il ne doit pas avoir grand-chose d’intéressant à part des bêtes géantes prêtes à vous arracher la gorge dès qu’elles vous voient. Je suis déjà blessé, j’ai pas que ça à faire que de me battre avec des monstres géants.

J’aimerais un peu me reposer…

Mais soudain, ma vue se brouille. Ou plutôt, quelque chose vient brouiller ma vue. Mes sens se mettent en alerte. Quelqu’un est là, et il voudrait en découdre ? Il cherche à se battre ? Alors pourquoi envoyer ce qui doit être de la fumée dans mes yeux ? C’est quoi son problème à celui ou celle-là franchement. D’ailleurs, ce que cette personne ne sait pas, c’est que j’utilise mes autres sens, je ne suis pas en simple humain. Je n’ai pas besoin de ma vue pour trouver quelqu’un.

J’suis un monstre.

Mes muscles se tendent, je ne panique pas. Il n’y a pas de quoi paniquer, j’ai été surpris, j’ai mis quelques secondes à réagir, mais je me suis repris. Je tends une oreille, mon odorat n’arrive à rien avec cette fumée. Il y a quelqu’un, très proche, il est même à portée. Que fait-il ? J’analyse les sons. Il semble… Faire sa cueillette ? Il veut juste la bouffe, bon ben ok. Cette personne veut juste prendre à manger, elle est peut-être timide, qui sait. Peut-être qu’elle ne veut pas se faire voir, ça arrive. Mais bon, c’est quand même stupide de sa part.

Ce n’est pas dangereux, pas la peine de s’affoler.

Mais, ce n’est pas l’avis du Jered. Je me tourne vers le nouvel adversaire. Je vais lui pèter la gueule, parce que j’ai rien d’autre de mieux à faire. Encore faut-il que ce ne soit pas un vulgaire gamin qui est mort de faim. La, je sais que je ne pourrais rien faire, je ne frappe pas les gosses. Parce que, je suis un peu gentil au fond ? Non, c’est juste trop simple, c’est juste une perte de temps, rien de plus. Je prends mes appuis. Je ne souris pas, non, pas encore. Ça ne sert à rien de sourire si personne n’est là pour avoir peur. Je plie une jambe, je vise. La précision n’est pas parfaite, mais je m’en fous. Mon pied décolle, puissant, rapide. Il a peut-être vu venir le coup, mais je tente ma chance. Je décoche mon pied. Mais je le rate à moitié. Je frappe méchamment son bras tendu pour attraper une autre poignée de baies. Celles-ci s’envolent plus loin. Je m’avance pour sortir de la fumée et voir la personne qui me fait face. Je l’ai raté.

On peut en rester là.

Je fronce les sourcils, ça m’énerve. Mon visage sort de ce qui l’empêchait de voir. Mes yeux cyans cherche ma proie. Il est là, en dessous, je le surplombe de toute ma hauteur. Il est accroupi comme un gosse qui mendie auprès des marchands. Un sourire fend mon visage. L’habituel sourire, trop large, qui reflète une certaine, une grande folie, et le côté psychopathe qu’est censé avoir le Jered. Mes yeux aux pupilles fendues se posent sur le jeune homme. Je le toise, je l’analyse.

Il semble grand, pas très musclés, et aussi étrange que moi. C’est quoi ce physique-là ? On dirait une fille. C’en est peut-être une en fait. Ses longs cheveux possèdent une couleur pareille à la mienne, exception faites à une mèche rose qui traine. Ses yeux profonds sont marqués pareillement par des tatouages. Sauf que pour moi, ce ne sont pas des tatouages. Mais, ce qui a attiré mon regard, outre ses vêtements compliqués, c’est sa queue, bleue. Une queue comme les loups, comme le loup à qui appartient la fourrure enroulée qui pend dans mon dos avec mon épée, souvenir d’une rencontre intéressante, tout comme la plume attachée dans mes cheveux.
Pas d’armes à l’horizon, un simple vagabond maigre ne sait pas se battre, probablement, et qui doit juste rôder ici pour trouver à bouffer. Ça m’fait rire.

D’ailleurs un petit ricanement s’échappe de mes lèvres, alors que je le surplombe de toute ma hauteur.

Et c'est r'parti...
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Dim 13 Oct - 5:41
Parfait. Tout à fait, parfait. Il n'eut pas trop cru une seconde en son plan stupide, honêtement...Toute fois, voilà que l'inconnu avait cessé tout mouvement , semblait bien troublé de ce qui se passait autour de lui. Ce serais bref. Cette ceuillette était si importante à ses yeux qu'il n'allait pas se laisser distraire ou intimider par un homme couvert de sang, un tueur, voir? Meh, tant pis. Même s'il s'agissait d'un meurtrier sanguinaire ou simplement d'un blessé étourdit, ne pensant qu'à sa propre personne, l'alchimiste s'empressa de fourrer ces foutues baies dans son sac. Encore une petite poignée ou deux et il en aurait pour un petit moment de cette antidote!

Soudain, sa queue fut prise d'un petit geste sec. Il releva la tête, incertain. Un mouvement? Il venait de percevoir, de sentir un mouvement en provenance de ce nuage grisâtre. Enfin, il déguerpissait ou se jetait simplement à genoux pour se cacher le visage. Il en avait mit du temps..? À moins que...non. Le nuage était trop épais pour qu'un humain puisse le percer du regard.
Secouant un peu la tête pour se remettre les idées en place, le jeune homme tendis le bras pour y prendre une dernières poignée...Puis se fut le choc. Son regard s'écarquilla à l'instant ou un pied vola plié son bras au mauvais sens. Les baies voletèrent autour alors qu'il reculait vivement, serrant ce bras tordue d'une main crispée, dents serré, retenant un grand cris. La douleur le parcourut de la pointe des doigts à celle de la queue qui rapidement, par simple reflex animale, se logea entre ses mollets. Son corps retomba mollement, il s'accroupie à l'écart pour ensuite prendre une grande respiration puis faire claquer son bras dans son réel sens. Un nouveau soupir de douleur puis il releva les yeux vers cette ombre qui soudain le surplombait. Ce type...
L'inconnu , de plus près parressait encore plus bizarre qu'il ne lui semblait. Quelque traits leur étaient tout de même semblable...cette couleur de cheveux, quoi que la sienne était du à un échec de potion. Mais...ce coutour bleuté aux yeux? Il parcourut un instant son corps ''légèrement'' plus imposant que le sien. Il s'était plongé tête première dans un mauvais trou. Encore. Ce sourire sadique qu'il esquissa fit frémir le jeune homme à la queue de loup qui rapidement, passa à l'auto défense. Pas question de se laisser vulgairement piétiner.
Plaquant son bras douloureux contre son estomac, il usa de la techique la plus simple qui soit sous sa position actuelle. Il le frappa fortement aux chevilles d'un coup de pied, simplement pour tenter de le déstabiliser pour ensuite prendre cette seconde pour se redresser et lui envoyer cette fois, son genoux dans le ventre. S'il pouvait au moins se sauver quelque secondes pour prendre ses distances...
Il put en effet reculer d'un bond ou deux mais l'homme ne semblait pas avoir été ...si...destabilisé...Le coup avait pourtant été placé. Il l'examina un instant, méfiant...il l'avait peut-être raté? Son coup n'avait pas été assez puissant ? Ou bien il l'avait eut mais l'autre, refusait de montrer un signe de faiblesse...qui sait. Laïd avait pourtant eut l'impression de cogner du marbre...
Peu importe, ils avaient à présent une distance de quelque mêtres, ce qui était déjà pour lui un avantage. Il plongea une main dans l'une des sacoches à sa ceinture pour y prendre une fiole. Au touché, vue la forme du petit contenant, il savait exactement de qu'elle s'emparer lorsqu'il était mal pris. Quoi de mieux que des explosifs?
Laïdchenn préferait ignorer le membres qui logeait contre son estomac. Cassé ou simplement méchament foulé, il devait se débrouiller sans. Il lui restait encore un bras et deux jambes, pas de problème.
~ Je dois t'avouer que c'est assez douloureux...si ça peut te faire plaisir...; Il eut un petit ricannement presque forcé.
Un nouveau bond vers l'arrière puis il envoya la fiole filer vers l'homme aux bandages. Une mince explosion retentis, créant un nouveau nuage de fumé qui lui, parcontre se dissipa bien rapidement. Il devait lui avoir exploser le crâne...Si facile. Bon. Il venait de commetre un meutre. L'alchimiste venait de tuer pour un simple coup de pied? Nah, de l'auto défense, rien que ça.
Soupirant, il rabattit à nouveau sa capuche sur sa tête, celle-ci ayant filé lorsqu'il avait chuté plus tôt. Le jeune tourna ensuite les talons puis s'éloigna tranquillement avant de s'arrêter net. Et si l'explosif avait encore échoué...Il lui était déjà arrivé que cette bombe artisanale ne fasse que de minces égratignure ou même absolument rien. Un simple nuage de flamme d'une seconde pour ensuite s'appaiser de brûme noire. Son talent laissait parfois à désirer...une fois sur trois, l'effet voulu n'était pas tout à fait présenté.

Il regarda par dessus son épaule pour voir les derniers filets de fumé se dissiper...Es ce qu'il y verrait un corps en morceaux ? Serait-il encore présent?...Ou bien il avait peut-etre simplement vu le coup venir et il s'était éloigner juste a temps...Toutes ses idées lui trottèrent en l'esprit puis il ferma les yeux pour se reprendre a nouveau " Non d'chenn, tu l'as eu...il à éclaté , pas la peine de paniquer pour une connerie.". Il remena la tête vers l'avant puis entama le pas. Tout ne s'était pas passé si...Parfaitement, finalement...
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Tous des sauvages [pv Laïdchenn]

MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Mar 29 Oct - 7:54
Se battre contre un petit vagabond ? Enfin, petit, il a l’air de faire ma taille, au vu des proportions, mais passons. Je vais surement l’assommer, prendre les baies, vu qu’elles sont comestibles, apparemment. Et puis je prendrais bien tout son sac, tant que j’y suis. Il y aura certainement un peu de truc utile, ça arrive. De la nourriture j’espère, ou quelques bandages. Car faut pas croire, j’en ai peut-être rien à faire de mourir, mais je tiens à mourir en combat, et pas comme un vulgaire rat dans un ravin.
 
Mais j’suis un vulgaire rat…
 
J’entends un deuxième craquement. Le premier était quand j’ai méchamment tapé son bras dans l’autre sens. Je l’observe, il remet son bras en place dans une grimace de douleur, enfin, j’imagine. Je vois sa mâchoire se serrer, oui, je vois ça. J’aurais eu le temps de lui briser la nuque au moins dix fois avant qu’il ne relève enfin les yeux. Pourquoi n’ai-je rien fait ? Parce qu’il est sans défense ? Non, le Jered se fout de ça. Ou pas justement ? En tout cas, je me suis contenté de le regarder, sur mes gardes, mais pas trop quand même. A quoi bon ?
 
A quoi bon ? C’est simple, à ne pas recevoir le coup de pied dans les chevilles que je ressens en ce moment même. Je n’ai pas eu le temps de réagir, et je recule un peu, par réflexe. Pas encore totalement sur mes gardes, un coup de genoux vient m’accueillir et frapper violemment mes abdos nus. Le choc me fait une nouvelle fois reculer. Et lui aussi en profite pour se mettre hors de portée de poing.
 
Il est rusé, il est agile, et il sait se battre. C’est une merveilleuse nouvelle. Pouvoir me défouler dans un endroit pareil, c’est vraiment intéressant. Mon sourire s’agrandit, un grand sourire de psychopathe. Il a l’air apte à recevoir quelques coups avant de tomber misérablement sous ma puissance. Il ne peut pas me battre, je suis fait pour ça, je suis le plus fort.
 
Et sinon, ça a les chevilles ?
 
Je reste droit, je ne me plie pas sous la douleur, car je n’en ressens pas. C’est comme si on m’avait seulement poussé gentiment, l’effet de recul est là, le bleu sera là après, mais la douleur n’est pas présente. C’est un avantage comme un inconvénient. Oui, ça peut avoir des inconvénients, j’en suis certain. Je fais craquer mes articulations. Il n’est pas près de réattaquer, il est trop loin, je le verrais venir. Je suis confiant. Je le regarde plonger la main dans le sac qui sera bientôt mien. Il sort une chose. Il la lance vers moi.
 
Mais c’est quoi ce truc ? Je cherche à l’esquiver, mais ça m’a un peu pris au dépourvu, et j’ai eu le temps, par réflexe, de tourner le visage pour mettre mon masque indestructible sur la trajectoire. La fiole éclate, elle fait un petit boum, et deux trois débris de verres entaillent mon nez et mon arcade sourcilière, je crois. Je ne le sens pas, donc j’imagine. Une explosion ? Peu puissante qui plus est ? C’est quoi ce bordel ? Il ose me balancer des trucs à la figure, comme ça ? Si ne n’avait pas eu mon masque, je m’en serais moins bien sorti. C’était le destin, je suis trop fort.
 
C’était un coup de bol, j’suis chanceux.
 
De la fumée m’aveugle encore. Mais une fois de plus, je n’ai pas besoin de mes yeux pour le repérer, il fait assez de bruit avec son sac et tout le froissement de ses vêtements. Mon masque fume, là où a explosé la petite bombe. Je me tourne vers mon nouvel adversaire, mon sourire est toujours aussi large. J’essuie le sang sur mon visage, et n’attend pas que la fumée se dissipe. Ce serait une erreur de débutant. Sans chercher à savoir s’il m’attend ou non, je m’élance en courant vers lui. S’il croit qu’il m’aura encore, il se met le doigt dans l’œil jusqu’à sortir par son trou du cul !
 
Charmant…
 
Je sors d’un coup de la fumée, j’apparais devant lui. Je suis trop loin pour lui mettre un coup de poing. Enfin, c’est ce qu’il doit croire, lui, ou elle, je me le demande toujours. Je sais comment vérifier tiens, haha. Je dois être à quatre mètres, voire un peu plus. Mais c’est assez. Je prends de l’élan, toujours en courant, j’arme mon poing en le mettant en arrière. J’inspire, rassemble la magie artificielle en moi. C’est facile pour moi, je le fais très souvent. Trois mètres. Je frappe, mais je frappe le vide. Je frappe devant lui, un grand sourire aux lèvres, freinant d’un seul coup avec mon pied.
 
J’ai frappé dans le vide, c’est ce qu’il doit croire, mais ce n’est pas le cas. L’air semble se déplacer, un drôle de bruit résonne, et l’onde de choc que je viens de lancer s’abat dans son estomac, et sur son bras ne même temps. Ca le repousse en arrière. Je me redresse, mon poing fume un peu, idem pour mon masque qui a pris l’explosif un peu plus tôt. Mais il est resté blanc et intact, comme si rien ne s’était passé.
 
Ça surprend toujours, l’onde de choc, on ne la voit pas venir, et elle a le même effet que si j’avais vraiment mis le coup de poing. Ça doit faire mal, j’imagine. Mais j’espère qu’il va tenir bon. Je n’aime pas quand les adversaires meurent trop vite, ou finissent par terre. Il n’y a rien d’amusant.
 
J’analyse vite la situation. Il sait maintenant, j’ai utilisé mon atout. Il a dû comprendre que même hors de portée, je peux l’atteindre. Mais il doit se demander maintenant la portée de mon onde de choc. Je ne le sais même pas, ça dépend de la force que je mets dans le coup qui l’envoie. Et puis je pense qu’elle s’affaiblit quand elle parcourt trop de chemin. C’est logique au final.
 
Je n’ai pas réagis à sa première boutade, mais je compte bien répliquer maintenant. Je suis toujours affublé de mon sourire méphistophélique, en garde tout de même, mais relativement à l’aise. Je lui lance, la moquerie dans la voix :
 

-T’sais c’qui va m’faire plaisir ? T'voir à g’noux d’vant moi en m'suppliant d'plus t’frapper. Et d’vine la décision qu’j'prendrais ? J’te tuerais.
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Mar 12 Nov - 9:52
Sous ce bruit de pas martellant le sol, le jeune homme à la queue de loup fit rapidement volte face, sur ses gardes. Il glissa un pied au sol puis l'y enfonça fortement, serrant d'avantage son bras blessé contre son estomac avant de refermer le second poing, pas entièrement afin d'éviter de s'enfoncer ses ongles dans les paumes. Prêt à se défendre, il se mordit la lèvre inferieure puis serra les crocs, énnervé par la situation. Son coeur s'était arreté le temps de sa rotation puis cognait à présent contre sa poitrine...il avait échoué, son explosif avait encore une fois été pur échec. Stupide mélange.
Le voilà. Laïdchenn fit un pas rapide vers l'arrière, reprenant vite fait cette pose d'auto défense, pied droit devant, gauche derrière, bras à l'horizontal au niveau de son cou. Il plissa les yeux. C'etait quoi cette fumée...?
Il l'avait cogné? L'explosif avait bel et bien éclaté , il l'avait vu...et fait quelque dommages il faut croire; Seulement, ce masque...Ce foutu masque lui avait évité de perdre un oeil ou visage complet quoi. Ce dernier laissait filer une légère brume pourtant, aucune égratignure apparente. L'alchimiste reflechit un instant, en quel matériel pouvait bien être ce truc? Plutôt interressant. Il lui aurait bien demandé mais était-ce réellement le moment d'établir une petite conversation alors qu'il venait tout juste de tenter de le tuer?
Ses genoux fléchirent à l'instant ou l'homme frappait. Le jeune homme resta immobile un instant, venait-il tout juste de frapper le vide? La distance entre eux était relativement apte à lui faire éviter le coup...oui, il venait de cogner contre l'air. Relevant le menton tout en se redressant mollement, Laïdchenn éclata de rire.

~ Nah...serieusement? Tu crois m'faire peur av---

Il se tut à l'affut d'un vent puissant. Ce bruit, le sifflement d'une lame filant à tout allure ; puis quelque chose d'invisible le frappa en plein ventre, heurtant de ce fait son bras blessé. Ce n'était pas tout a fait une lame...on aurait plutôt dit une forte pression, comme si son poing, même a cette distance, lui avait ravagé l'estomac. Un cris étouffé quitta de ce fait ses lèvres alors qu'il fut brusquement projeter vers l'arrière. Son corps bascula seulement, d'un reflex impressionnant, il plaqua sa main intacte pour éviter de retomber sous une position douloureuse, amortissant de peu sa chute pour retomber sur ses genoux. Le jeune homme pencha la menton puis toussotta un peu , cherchant ensuite son souffle.
Un oeil mauvais se riva sur l'homme au masque puis ce dernier ouvrit les lèvres pour passer quelque propos plutôt ...comment dire, sadique? Étrangement, une vague d'amusement l'envahit malgré tout puis vacillant, il se remit sur pieds, légèrement penché vers l'avant. Respiration haletante, il tâcha de ce concentrer sur son ennemi et non son bras le prennant d'une penible douleur. Pourquoi s'acharnait-il sur ce membre? Oh...frapper contre une blessure, c'est ce qu'il avait fait plus tôt, de son coup de genoux à l'estomac du type aux bandages. C'était peut-etre une vengence? Qui sais.
Ignorant ses propos inquétant, Laïdchenn analysa rapidement la situation. Jouer de distance était tout aussi dangereux que l'approche et sa chute semblait d'ailleurs avoir brisé une ou deux de ses fioles. S'il continuait de lui balancer des trucs a la figure, ce gars finirait vraiment par se lasser et lui casserait définitivement la figure. Ah...l'envie de se battre. La fuite...encore cette pensée stupide? Non...il avait une meilleure idée...
Sa main se glissa a sa ceinture et de ses ongles, il détacha cette pochette à présent humide qui retomba sur le sol. Heureusement, ce n'était que colorants et savons...il s'agissait tout de même de gâchis, le salaud. Le bruit des eprouvettes se cognant les unes contre les autres signala son départ.
Mais c'était quoi cette idée de malade...
Le "loup" se pencha puis poussa fortement d'un pied au sol, s'élançant dans une course rapide. Les runes à son corps emirent une lueur bleuté puis furent couvertes de fillaments bleutés. Rapidement, ses jambes furent entourés de grands filets electrique, tout conne le symbol à sa joue, laissant derrière sa course, une lueur éclatante. La pression effectuer par sa course, à l'aide de la foudre lui fit en un instant accelerer.
Encore deux pas.
Arrivé à son point but, l'homme poussa contre le sol pour sauter en direction de sa proie. En leger angle, il pressa brusquement son bras contre le cou de ce dernier pour l'entrainer vers le sol, l'y plaquant avec force.
Sans attendre, il s'assied à son ventre, un pied plaqué contre un bras, sa main libre retenant son second poignet , son second bras, toujours dans la même position. Le tout s'était passé si rapidement. Simple coup de chance...?....Pourquoi était-il là...comme ça. Il sembla enfin réaliser son action. Il venait tout juste de le plaquer au sol, il le maitrisait a présent, oui ! Il avait le contrôle de la situation.
Sa queue de loup s'agita gaiment en l'air alors qu'il abaissait son visage près du sien, affichant un air trop satisfait. Son col ouvert dévoilait enfin la présence d'un...torse purement masculin. Eh non, il ne s'agissait donc pas d'une femme. D'ailleurs, de fines cicatrices s'y lisait, accompagnée d'un début de tatouage représentant un numéro "XI--".

~ Ah...c'est drôle hein ? C'est MOI qui ait l'avantage à présent! Tu compte toujours me tuer...? - il se pencha à son oreille – Je suis à ta portée...mais tu peux...pas...bouger.
Il ricanna puis se recula de peu, l'examinant avec attention, appuyant d'avantage sur son poignet et bras pour le garder encré au sol. Bien sur, l'électricité jouait entre leurs corps, passant quelque choques ici et la. Pourtant, ce fut à peine si le bleu semblait les sentir...
~ Si je te lâche, tu me promes de rester sage?...J'aimerais bien rentrer chez moi...j'en ais plus pour bien longtemps...tu vois? Je dois vite terminer un petit quelque chose...
Il lui relacha un poignet pour lui tapotter gentiment la tête.
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Sam 16 Nov - 22:32
Spoiler:
 

Sous-estimer un  homme taillé pour le combat, blessé, avec une épée dans le dos, en sachant ce qu’il peut faire avec un seul coup de pied ? C’est vraiment stupide de sa part. Son rire prouve qu’il ne sait pas se méfier, et qu’il est vraiment si peu réfléchir pour s’arrêter au fait de croire que j’aie mal calculé les distances.
 
Et résultat ? Il se retrouve lamentablement par terre, frappé par une force invisible. Enfin, il s’est plutôt bien attrapé. Il est agile, ou elle, j’en sais toujours rien en fait. Mon adversaire donc, s’en est mieux sorti que je ne l’aurais voulu. Dommage. Je fronce un peu le nez.
 
Il se relève après ma courte réponse provocante. Enfin, il essaye, il tremble, le pauvre. Le coup l’a bien sonné. Je pourrais lui trancher la tête en cet instant, si je le voulais. Mais je ne sais pas pourquoi je ne le fais pas. Pas envie que ça se finisse trop vite ? L’envie de voir ce qu’il peut vraiment faire, lui ? A priori, il ne sait pas faire grand-chose, à part lancer des fioles qui font des petits boums inutiles. Remarque c’est un peu amusant.
 
Ça aurait pu t’arracher la tête, abruti.
 
Je sens quelque chose de froid m’envahir à l’estomac. C’est pas la peine de regarder, je sais que la plaie s’est rouverte. Je ne devrai pas combattre, c’est dangereux. Quoique, je m’en fiche complètement, de ce fait. Je me gratte le ventre, mon bandage me démange. Je fais saigner plus la blessure. Quel dommage. Rien à battre. D’ailleurs, à quoi sert ce bandage maintenant ? J’en sais trop rien.
 
D’ailleurs, je n’ai même pas le temps de l’enlever. Le gamin que je croyais HS remue. Mon regard cyan se porte automatiquement vers lui, et je reste attentif. Mes appuis pivotent ; je suis prêt à décocher mon pied à toute tentative de sa part. De si loin ? Il est inconscient. Il y a trop de distance, c’est même pas la peine de penser pouvoir faire une attaque qui ne serait pas très facile à esquiver et à prévoir.
 
Je fronce les sourcils. Il prépare un coup fourré, c’est pas possible autrement. Je suis ses moindres mouvements, j’ai sorti les mains de mes poches, sa sacoche glisse au sol, vraisemblablement bien remplie. Surement des choses intéressantes dedans. Il s’élance en courant tranquillement. Heu…
 
Des arcs électriques s’échappent de sa joue, de son corps. Ils virevoltent et laissent une trainée étincelante. Une détonation électrique le fait accélérer. Attend, quoi ? C’est quoi ce truc ? De la magie ? Il est mage aussi ? Nan mais qu-
 
Un bras percuta violement ma gorge et je pars en arrière. Comment j’ai pu faire une erreur aussi stupide ? J’ai perdu m concentration à cause de cette magie inutile ! Je suis con !
 
Ha, enfin, on pense pareil.
 
Je m’écrase sur le sol en serrant les dents. Pas par douleur, non, je ne ressens rien. Je suis juste en colère et légèrement déstabilisé. Du sang gicle quand je force sur mes abdos et mon adversaire s’écrase sur moi. Mon épée me rentre dans le dos, le tranchant m’entaille et je sens le liquide pourpre s’écouler dans mon dos. Kss… Il m’a bien eu.
 
Trop rapidement, il me bloque les poignets. Les pieds sont plus forts que les mains, et ma position totalement inconfortable ne me permet pas de répliquer tout de suite. Zut. Il sourit d'un air victorieux. Il se croit vainqueur, juste après ça? Sa queue de loup toujours aussi intriguante bat joyeusement l'air. Il pense vraiment avoir gagné? Mon sourire se perd, alors que je me force à analyser la situation nouvelle. 

Je ne peux pas attraper mon épée fichée dans mon dos. Je ne peux pas faire grand chose, à part lui envoyer mon genou dans le dos. Ha, bonne idée. Une petite impulsion et le tour est joué!

C'est un garçon sinon, je peux le dire vu qu'il exhibe son torse masculin. Mais quelque chose attire mon regard... Un tatouage...?

~ Ah...c'est drôle hein ? C'est MOI qui ait l'avantage à présent! Tu compte toujours me tuer...? Je suis à ta portée...mais tu peux...pas...bouger.

Je vais lui éclater la gueule moi! Il pense vraiment que je ne peux pas bouger? Je sens qu'il ressere sa prise en s'écartant légèrement. Il me cherche! Je remarque de l'électricité virevolter entre nous, comme si la nature avait matérialisé la tension palpable entre nous. Quelques uns me touchent, m'effleurent. Mais si c'est censé me faire mal, c'est encore raté. 

~ Si je te lâche, tu me promes de rester sage?...J'aimerais bien rentrer chez moi...j'en ais plus pour bien longtemps...tu vois? Je dois vite terminer un petit quelque chose...

Le jeune homme, homme, me lache le poignet pour me tapoter la tête comme à un petit chiot qui a fait une bonne action. Il me prend pour qui, hein? Il a osé se croire supérieur à moi alors qu'il vient de faire une erreur fatale? Étant un combattant né, je peux largement le dominer avec une main.

Un de mes poignets est libre, il ne m'en faut pas plus. Mon sourire renait et d'un geste trop rapide pour lui, je l'aggripe à la gorge. Mes doigts s'enfoncent dans sa chair et je pense l'étouffer un peu. 

-Dommage.

Je ricane et le fais basculer sur le côté. Je le plaque au sol pour le sonner un peu. J'appuie sur sa pomme d'Adam en élargissant mon sourire qui se fait sadique.

-Amateur.

Je ricane. Qu'est-ce que je vais en faire maintenant? Je le détaille, et mon regard cyan se repose sur le début de tatouage. Mon sourire s'amoindrit, je fronce un peu les sourcils. De l'autre main, j'écarte le vêtement légèrement. 

C'est quoi? Un genre de... Signe? Je plisse les yeux. Ça me fait penser à auelque chose, mais je ne sais pas quoi. 

Piquage de curiosité.

- C'quoi ça?

Pourquoi j'ai demandé? J'suis censé le réduire en charpie! Je pose mon pied nu sur son torse pour le maintenit au sol, tenant toujours sa gorge. Le sang dans mon dos coule toujours et goute par terre. Mon bandage sert plus à rien, rien du tout. 

Tsss... Tu vas te faire saigner comme un cochon...
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Lun 18 Nov - 11:15
Ses longs ongles passèrent de ses mèches bleues, semblables aux siennes, à sa joue, l'effleurant sagement. Il lui sourit d'une façon de plus en plus amusé avant de se retrouver en un instant, déstabiliser à son tour. La foudre s'éclipsa en un instant.

Ses pupilles se tracèrent vivement en de fine lignes verticales à l'instant ou son sourire s'effaçait. Un nouveau gémissement étouffé quitta ses lèvres sous la pression puissante d'une main s'écrasant brusquement à sa gorge, lui coupant une fois de plus le souffle, comme cette foutue onde de choque, plus tôt. Ce fut rapide, aussi rapide que sa propre attaque. Il se retrouvait à présent, lui même, plaqué contre ce sol de terre et d'herbe, impuissant. Eh merde!! 

Sa main valide escalada l'avant bras solide de l'homme au masque puis se referma sèchement à son poignet crispé par la force exercé contre sa gorge. L'air glissant entre ses lèvres se heurta contre un mur invisible, lui refusant tout accès à ses poumons. Ravaler lui était douloureux tout comme son cou pressé tel un vulgaire fruit que l'on voulait vider de son jus....voulait-il lui faire recracher tout le sang qu'il contenait? La pression était fort désagréable et d'une seule main, il était difficile de lui faire lâcher prise...quoi que?...L'ongle ou plutôt la griffe à son pousse se logea solidement dans le poignet le retenant, s'il appuyait assez fort à cet endroit bien précis, il serait possible de lui faire desserrer son entrainte, du moins, assez pour lui permettre de se nourire un peu d'air.

Regard acide braqué sur lui, lèvres entreouvertes par la recherche d'un souffle il eut grandement envie de lui cracher au visage à ses petits commentaires à la con. Lui aussi en avait placé, bien sur...mais...enfin bref! Alors qu'il s'aprêtait à lui renvoyer un commentaire du moins , s'essayer à, la pression à sa gorge se relâcha de peu. Pas le temps de parler, il aspira à s'en étouffer, toussottant un moment avant de respirer haut et fort. Sa pression avait fonctionnée...?

Non, le jeune homme glissa une main à ses vêtements pour liberer son torse fin toute fois, joliment musclé. Ici? Maintenant? Vraiment?...À bon, après tout, ce gars était pas si mal, tant pis...Il était prêt à sacrifier un peu de temps pour-

- C'quoi ça?

Ce ne fut pas trop ce à quoi il s'attendait, regardant à droite par le léger embarras que lui causa ses propres pensées perverses, il s'enfonça un croc dans la lèvre avant de ramener son regard vers lui. Cette main était toujours plaquée contre son cou seulement, n'y exerçait qu'une bien faible pression, rien que pour le tenir bien encré au sol...s'il voulait que Laïdchenn lui réponde...pourquoi l'étouffer et l'empêcher de parler? Voilà donc la raison du petit changement...

C'était quoi cette odeur de sang?...Son ventre, mais pas uniquement. Sans lui même poser la question, il rabaissa les yeux vers l'endroit ou était rivé le regard de son adversaire, ce tatouage incomplet.

~...Ça ?...Je vois pas en...quoi ça...pourrais t'int-...t'interresser....

Il eut soufflé ses mots entre deux bouffées d'air, reprennant enfin un rythme respiratoire normal.


~ ...c'est mon...numero...du moins...une partie de mon numéro...c'est une longue histoire qui te ferais perdre ton précieux temps...

Pourtant ,ces yeux, cette aura...Cet homme...pourquoi s'y interressait-il?...Pourquoi avaient-ils ces points en communs...Quelques idées valsèrent en ses pensées puis fermant les yeux, il se fit une petite idée du pourquoi. S'il lui en parlait, de cet évènement. Il n'était pas le seul, d'autres gamins, comme lui avaient été autrefois victimes de ces changements. Il en avait croisé certains...certains oui...celui-là aussi, qui sais...? Pourtant, son visage. Après toute ces années, il lui était difficile de savoir s'il s'agissait de l'une de ses petites connaissances en cet enfer, surement pas. C'était quoi cette idée stupide aussi, ce gars n'était pas comme lui, il s'agissait que d'un sauvage tout droit sortit de nul part...L'alchimiste ne put cependant se retenir de vider son sac.

~ ...Mon numéro complet est situé sur ma hanche, au fer chaud...je me suis débattut au point qu'ils aient à m'enchaîné pour m'identifier...comme...tous les autres de mon...espèce...de vulgaires projets de labos...ravis?

Il soutenait à présent son regard. Jamais il n'avait vraiment eut honte de mentionner ce détail de sa vie, bien sur, il ne criait pas sur tous les toits...mais peut-etre que cette fois, ces props lui permetteraient de quitter cette jolie île flottante en un morceaux...et un brisé. Son bras tremblotta à ses pensées, comme s'il y réagissait soudainement.

~ ...Pour plus d'info, ça explique cette queue de loup que tu peux pas t'empêcher de dévisager!

Malgré la position désavantageuse dans laquelle il se trouvait, un sourire se dessina à ses lèvres fines.
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Lun 16 Déc - 9:05
Mes narines se dilatent quand l’odeur métallisée du sang me parvient. De mon propre sang. Mais je n’en ai que faire. Ça finira bien par s’arrêter. Au pire, un peu d’alcool ou du sel, et le tour est joué.
 
-...Ça ?...Je vois pas en...quoi ça...pourrais t'int-...t'intéresser....
 
Bien sûr que ça m’intéresse. Ça me fait penser à quelque chose de familier. Mais je ne sais plus quoi naturellement. Il crache, essaye de récupérer l’air que j’ai eu la gentillesse de lui laisser. J’aurais pu le tuer. J’aurais pu le broyer en une fraction de secondes, comme il l’aurait mérité en ayant osé m’attaquer ainsi. Mais je ne l’ai pas fait. Juste à cause d’un petit tatouage qui ne veut rien dire au premier abord.
 
Mais non. J’attends, je ne fais qu’attendre. Rien du plus. J’attends qu’il reprenne sa respiration. Moi je patiente ? Mais c’est possible ? Je ne l’aurais jamais cru, avant. Faux croire que le Jered peut un peu évoluer parfois. Parfois, pas souvent, bien sûr. M’enfin, je dis ça, mais j’ai une limite très basse, et il a intérêt à se magner.
 
-...c'est mon...numéro...du moins...une partie de mon numéro...c'est une longue histoire qui te ferais perdre ton précieux temps...
 
Son numéro ? Mais ce ne sont pas des numéros ces signes ! A moins que… ? J’en sais rien moi, je sais pas compter, et je ne saurais pas reconnaitre des nombres, ni des lettres. Donc ça se peut, en fait. Je le toise froidement. Ce n’est pas assez. C’est trop long ? J’ai tout mon temps. En plus, il me tape sur les nerfs, à toujours tourner autour du pot. Il ferme les yeux. Il hésiterait quant à me dire ce qu’il sait ? Enfin, pas que j’aie envie d’écouter toute sa vie, ça me ferait franchement chier. Mais j’aimerais au moins savoir ce que signifier ce numéro.
 
- ...Mon numéro complet est situé sur ma hanche, au fer chaud...je me suis débattu au point qu'ils aient à m'enchaîné pour m'identifier...comme...tous les autres de mon...espèce...de vulgaires projets de labos...ravis?
 
Un frisson parcourt mon corps sans que je n’aie rien à faire. Ces mots… Un projet de… laboratoire ? Il serait comme… moi ? Je me remémore ses mots pour être sûr d’avoir bien entendu. Mais, ce n’est pas le même numéro… Ni la même manière de faire. Et pourtant… Il faisait peut-être partie d’une autre aile ? Je ne sais pas. Mes pupilles turquoises se dilatent fortement. Serait-ce possible que…
 
Je soutiens le regard automatiquement, mais j’ai bien peur que la surprise et la déstabilisation ne se lisent à l’intérieur. Je ne peux rien y faire. La possibilité qu’il y aille d’autres personnes comme moi me rend étrangement à la fois curieux et soulagé.
 
- ...Pour plus d'info, ça explique cette queue de loup que tu peux pas t'empêcher de dévisager!
 
Il aurait donc aussi subit une transformation ? Il serait aussi une expérience ratée, c’est ça ? Et si il venait de la même aile que moi au départ ? Je ne me souviens pas d’avoir vu d’autres enfants là-bas, mais j’étais dans une salle isolée, c’était peut-être possible. Je portais le numéro trois… Quel était son numéro ? Trop trop trop de questions !
 
Mon dieu, le Jered réfléchit...
 
En fait, non. J’ai pensé aux premiers abords que mon Rôle était déstabilisé. Or, ce n’est pas le cas, malheureusement. Il s’agit de moi. Mon masque est tombé à la seconde où il avait fini de prononcer ces mots. Je n’ai plus de barrières, plus de boucliers. Je suis vulnérable. Qu’est-ce que je dois faire ? Inconsciemment, ma prise se relâche presque totalement. Je cherche le moyen de faire revenir Le Jered. Je ne veux pas rester « à nu » ainsi. C’est trop dangereux. Beaucoup trop dangereux pour moi. Il ne faut pas. Mentalement, je cherche mon masque. Mais il a glissé trop loin. Merde !
 
Plusieurs émotions passent sur mon visage. L’étonnement, la curiosité, le soulagement. Puis revient l’étonnement quand je me rends compte qu’il s’agit vraiment de moi. Ensuite la frustration, toujours plus grande. Et pourtant je ne lâche jamais le regard de mon ancienne proie presque libre.
 
Comment ça se fait ? Comment mon masque a-t-il pu tomber aussi facilement juste comme ça ? Je ne sais pas, je ne comprends pas. Et je ne vais pas chercher à savoir, probablement. Le Jered n’est plus là, il est parti se recroqueviller quelque part hors de mon champ de vision et surtout hors d’atteinte.
 
Lentement, ma main relâche entièrement la prise. Je veux lui poser des questions, moi. Je veux l’écouter, moi. Mais je ne peux pas ! Je ne peux pas le laisser voir qui je suis vraiment. Il pourrait en profiter, j’en suis certain. Je ne peux pas lui faire confiance…
 
Je retombe sur le côté, fesses sur le sol herbeux. Détachant mon regard cyan du sien pour le diriger vers le ciel. Je peux sentir et d’ailleurs voir que mon pantalon est encore, pour changer, trempé de sang, la faute aux deux blessures. Mais d’un côté, je n’en ai rien à faire, je ne ressens rien. Je reste juste immobile, appuyé sur les mains.
 
Qu’est-ce que je suis censé faire maintenant ? Ma réaction n’est absolument pas logique par rapport au Jered d’avant, à mon Masque. J’ai honte d’avoir été si faible face à de simples paroles. D’habitude moi, je ne sors que quand la situation se trouve dans une impasse, jamais autrement. Or là, de putain de bordel de simples mots ont suffis à faire voler en éclat mon Rôle et à en disperser aux quatre vents les morceaux. Je ne peux plus interagir avec lui désormais. Ça n’aura plus rien de cohérent. Alors que faire ? J’ai une idée, qui pourrait probablement marcher.
 
-Disparais… Je te laisse en vie pour cette fois…
 
Je n’ai pas super l’air convaincant. De plus, mon ton de voix a changé. Abandonnant la dureté et la folie, ma voix n’est que regret et lassitude, marqué par une tristesse sans limite. C’est le vrai moi. Un moi déçu de devoir sauver les apparences, quitte à faire partir une personne comme… moi. Comme le vrai moi. La personne derrière le Masque. Pourtant je ne peux faire autrement. Je baisse la tête en soupirant, préférant regarder ma première blessure rouverte que de soutenir un regard, au risque de me trahir déjà plus que je ne le suis pour l’instant. Car oui, je ne suis pas dupe, ni stupide. Je sais que j’ai perdu et qu’il est inévitable qu’il ait tout remarqué avant.
 

Le Jered ne l’aurait pas laissé partir sans raison valable. Il l’aurait brutalisé, il l’aurait tué même. Mais je ne tue personne, en tout cas, personne d’humain. Car je suis Jered Elarn. Je ne suis pas Jered. Nous sommes deux personnes différentes. Et c’est cela qui me fait peur. C’est lorsque les masques tombent que j’ai peur, peur de l’inconnu.
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Mar 24 Déc - 4:57
Une vague d'air pure envahit soudain ses poumons. Ce fut d'abord presque douloureux comme il s'était risqué a monologuer un instant, suffocant de moitié. L'air parcourut ensuite sa gorge sous aspect rassurant, revigorant. Il soufflait enfin, toussota une nouvelle fois avant d'élargie légèrement le regard vers l'homme le retenant plaqué contre le sol de verdure froide. 

Ses pupilles formant une ligne droite se dilatèrent lentement devant le spectacle étrange qui se dressait devant lui. Il cru lire nombreuses emotions traverser ce visage qu'il eut simplement cru froid ou sadique. Non...de l'hésitation ? De la méfiance peut-etre ? Non...de l'étonnement ? Que lui arrivait-il ...Ses propos avaient-ils réellement percé cette carapace invisible ...? Cet homme était plus vulnérable qu'il ne le pensait . Laïdchenn aurait bien pu profiter de l'occasion pour le propulser, lui assener un coup ou simplement se dégager et foutre le camp seulement, non. Il resta immobile sous le corps, regard rivé sur lui, sur ces expressions changeante. Sur ce nouveau visage auquel il trouvait étrangement...quelque chose d'intriguant, voir même, attirant. 

Libre, plus aucun pression contre sa gorge rougit par ces doigts solides. Ses yeux quittèrent leur proie pour suivre le mouvement de la main, s'abaissant doucement puis ce rouge, cette odeur, cette substance attira alors son attention. Le sang coulait toujours à l'estomac de l'homme, il en y était teinté comme ce poignet que l'alchimiste avait percé de ses griffes. Ce sang qui roulait sur son propre corps, retombant contre son ventre pratiquement nu et les nombreux tissus à sa taille. Il n'y eut aucune syncope, lui qui pourtant, n'était pas ehchanté de ruiner ses habits releva les yeux vers ce visage déboussollé, presque aussi confus. 

Toute fois, cette confusion se changea en un mince sourire de satisfaction, qu'il cacha en tournant la tête sur le coté, ses longues mèches cachant partiellement son visage.

Ce fut au même instant que le poids contre son corps ceda enfin. L'inconnu s'était laissé retombé assis à ses cotés, nez pointé vers le ciel. Ces mots lui avait donc sauvé la peau...ces mots qui le portait a une nouvelle réflexion à présent. Ces nombreux traits communs, cette réaction...raison de plus de croire que cet étrange phénomène était bien comme lui. Un objet de guerre. 

-Disparais… Je te laisse en vie pour cette fois…

Ses paroles lui firent tourner la tête en sa direction. D'une voix très peu convaicante, d'une voix remplis de questionnements sans réponses...Le jeune homme resta donc stoique durant quelque secondes avant de s'asseoir d'un mouvement calculer. Sans un mot, il se remit sur pied, vacillant légèrement pour ensuite ajuster à nouveau ses habits contre son torse. 

Un nouveu regard vers l'inconnu qui lui, semblait se perdre dans la blessure à son ventre. Évitait-il son regard...?

Toujours silencieux , Conleth se déplaça enfin, contournant la silouhette assise pour la distancer de quelque mètres. Il posa un genoux au sol afin de récuperé cette sacoche don il s'était débarrassé du poids, la dénouant pour constater que quelque fioles seulement s'étaient brisées, souvent poudres , rien de bien grave, il ne s'agissait pas de cette située a l'avant de sa taille , celle ou renfermait ses armes à tendance dangereuse ou bien mortelles...Mortelle, pourtant, lui y avait survécu...Il ravala sa salive puis soupira, tournant les talons pour regagner leur espace ensanglanté.

Sans prévenir, le jeune homme à la queue de loup s'agenouilla devant le second, s'empara d'une fiole qu'il débouchonna. Il s'empara ensuite d'une grande feuille roulées, nouée d'un cordon de cuir qu'il passa entre ses lèvres pour le garder tout près. Ses mains délicates, pourtant, armées de griffes acerées se débarrassèrent du bandage à l'estomac de l'homme, s'il bougeait, tant pis, s'il restait immobile, il devait surment s'agir d'étonnement...car Laïdchenn était bel et bien en train de lui administrer des soins. Soins de base, bien sur, un onguant appliqué sur une grande feuille médicinale, un petit tour bien banal qui pourtant, s'averait parfois efficace. 

Pressant doucement la feuille sur la plaie, en évitant toujours son regard, il esperait simplement qu'elle ferait éffet...Il avait des questions a lui poser, des réponses a obtenir et même si cet être ne semblait point ressentir la douleur, il pouvait bien se vider de son sang et en perir...du moins, peut-être ?

L'alchimiste se déplaça ensuite au dos du combattant qu'il débarrassa de sa lame, la planta à quelque centimètres de sa cuisse non par provocation, simplement pour la dégager du chemin. Cette lame qu'il aurait bien pu lui abattre au crâne s'il en avait eut le courage...

Ses doigts tracèrent un instant la courbe de son dos qu'il avait débarrassé de tout vêtement...le peu don il était couvert d'ailleurs. Dégageant le sang d'un petit passage de gant , il y repéra une bien étrange cicatrice, plutôt imposante...une cicatrice lui rappelant la sienne. C'était donc la raison de ce soudain changement d'attitude...ils étaient vraiment pareils ?...Non, il pouvait bien s'agir d'autre chose. Ses yeux ne quittèrent aucunement cette  marque.

Alors qu'il s'installait confortablement contre ses jambes repliées, sa queue s'enroula autour de celles-ci. Il repeta le même petit tour au niveau des soins seulement, applica cette fois l'ogent à la peau de ses propres mains.

~ C'est tout ce que je peux faire ici...je n'ais pas le matériel necessaire pour te soigner d'avantage...mais...c'est mieux que rien ...

Pourquoi...pourquoi lui avoir offert des soins ...

Il chassa ce questionnement d'une main comme l'on chasse les mouches, souriant ensuite sans réellement comprendre ce qui lui prennait...
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Tous des sauvages [pv Laïdchenn]

MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Sam 25 Jan - 12:04
Il va déguerpitr, s’enfuit, prendre les jambes à son cou en me remerciant silencieusement de lui avoir laissé la vie sauve. C’est surement ce qu’il va faire. Après tout, je fais peur, je suis un monstre. Je suis une brute sans cœur. Seulement avec la soif de tuer. Mes yeux restent rivés sur la plaie ouvrant mon bas ventre. Je peux sentir le liquide opaque poisser les rares vêtements que je possède. Si je n’étais pas moi-même, cela m’aurait plus. Car j’aurais été encore plus menaçant. J’aurais revêtu encore mieux l’image de psychopathe qu’il me plait de porter pour ne pas à créer des liens. Mes autres sens sont en éveil. Un peu plus développé que chez une personne normale, ils me permettent de comprendre que le deuxième bleu fait le tour de sa peur, moi, pour récupérer ses biens. J’entends des cliquetis, du verre sans doute. Sa ceinture remplie d’étranges choses colorées, certainement. Ces choses qui ont presque failli faire une fissure dans le masque d’os scellé à ma joue.

Je suis ses pas à l’ouïe. Il m’a l’air bien trop calme pour être effrayé. L’est-il réellement ? Je ne saurais le dire, je ne le regarde pas. Je ne veux pas le regarder. Je n’ai pas besoin de le regarder. Un soupire s’échappe de mes lèvres, aussi blasé que peut l’être un vieillard en fin de vie. Même sa démarche, en rue, laisse prédire de sa mentalité quant à son envie de vivre. Je me déprime moi-même tient. C’est la meilleure ça. C’est mon vrai côté, le pessimisme constant, je crois. Je n’en suis plus vraiment sur, ça fait tellement longtemps après tout. Plusieurs années même. Si on ne compte pas la rencontre avec la propriétaire de cette plume se trouvant dans mes cheveux. Mais ça ne compte pas, je n’étais qu’à moitié moi-même, et il y a une grosse différence.

Il a l’air de s’être relevé. Là, il va vraiment partir, ça ne peut se dérouler autrement. Cette personne qui me ressemble ne voudra plus jamais entendre parler de moi. Je passe une main dans mes cheveux en faisant attention à la plume accrochée parmi eux. C’en est fini de moi-même. Je vais de nouveau être seul, le Jered va de nouveau revenir car je n’aurais plus aucune raison de rester parmi les vivants. Je vais de nouveau retourner à l’arrière de la scène.

Cependant, aujourd’hui, la vie en a décidé autrement. Il se tourne, je ne sais pas dans quel sens et il marche. J’entends le bruit se rapprocher. Le froissement de ses vêtements, les flacons qui s’entrechoquent, tout se rapproche. Je lève les yeux pour en avoir le cœur net. Il va me tuer c’est ça ? Profiter de ma faiblesse que je ne ressens pas pour m’achever, même si je saurais encore me battre pendant longtemps, enfin, jusqu’à que mon propre corps me lâche. Je ne sens plus beaucoup le bout de mes doigts, ni de mes orteils. Ça doit venir de là. Je vais encore devoir me transmettre du sang comme le faisaient les putains de soigneur quand j’étais enfermé. Un truc pointu pour couper dans une veine, un fil creux, on met le fil dans le trou, on relie du sang avec et on soulève. En gros, voilà.

Il s’est accroupi, je n’ai même pas besoin de lever beaucoup les yeux. Et je n’ai plus besoin de bouger, vu que l’étonnement m’en empêche. Je regarde la feuille entre ses lèvres, ses doigts qui auraient pu me lacérer profondément, retire le vieux bandage que je m’étais fait. Pourquoi, pourquoi pourquoi pourquoi ? Pourquoi fait-il ça pour moi ? Mes yeux cherchent son regard. J’ai besoin de voir s’il fait ça par pur plaisir de me faire croire qu’il me veut du bien, pour seulement ensuite me tuer plus brutalement, ou s’il est sincère. Je pencherais plus vers la première option. Mais je ne pessimiste, n’est-ce pas ? J’ai presque envie d’y croire. Je suis incapable de bouger. Incapable de comprendre pourquoi il fait ça. Ça m’énerverait presque, de ne pas comprendre. Pourquoi veut-il ainsi s’occuper de moi ? Je l’ai battu, insulté, étranglé. Il n’a pas à faire ça pour moi ! Je le regarde partir vers l’arrière pour s’occuper de l’autre blessure. Mon épée est entre ses mains. Il pourrait très bien me l’enfoncer dans le dos dans quelques secondes. Mais il n’en fait rien. Je ne comprends pas ! Mes narines se dilatent, de drôles d’odeurs ont envahi l’espace. Mon épée se fiche trop près de moi, mes poils se hérissent. Il l’a fait exprès ?

Non ! Ce n’est plus le moment de réfléchir ! C’est trop compliqué ! Je secoue la tête. La brise me fait frissonner. Ou serait-ce le doigt du soigneur le long de mon dos ? Je ne saurais dire. Et je ne veux pas le savoir ! Je sens quelque chose de frais sur la blessure. Mais qu’est-ce que c’est que ces méthodes ? Des feuilles, du truc gluant ? Il veut m’empoisonner en fait, c’est ça ?
… Pourquoi je ne me crois plus ?

Je n’ai plus envie de bouger. Figé comme de la pierre, dans l’incompréhension, je le cherche des yeux, des oreilles. Il semble s’être assis. Il ne veut définitivement pas fuir ? N’a-t-il pas fait ça pour rembourser la dette qu’il avait envers moi ? « Tu me laisses en vie, pour te remercier je te soigne »
C’est pas comme ça que ça marche ? Si, surement, c’est ça.

-C'est tout ce que je peux faire ici...je n'ai pas le matériel nécessaire pour te soigner d'avantage...mais...c'est mieux que rien ...

Je ne peux m’empêcher de me retourner pour ancrer le cyan de mes yeux aux siens. La lueur dans mes yeux n’est que perplexité et espoir. Quelqu’un voudrait enfin surmonter les apparences et faire quelque chose pour moi, dans mon propre intérêt, et pas dans un but futur qui me rendrait encore plus triste et en colère ? J’ai envie d’y croire. Je déglutis.

-C’déjà pas… Mal… Tant qu’ça saigne plus… J’me débrouillerai… Je… Mmmh.

J’éai hésité à dire merci. Mais j’y ai renoncé. Je n’ai pas à le remercier. Je n’ai pas encore tout à fait confiance. Il va peut-être partir. Je détourne la tête rapidement. J’étends mes jambes, je me redresse légèrement. Je m’appuie sur les mains et reste tête basse. Que faire, que dire, comment réagir ? Je ne sais pas ! Je vais rester comme ça. C’est tout. Point final.
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Jeu 30 Jan - 18:44
Fuir, quitter cette île , quitter cet endroit ou la douleur avait été maitre, oublier cette rencontre ? Rester, respirer cet air frais, venir en aide a quelqu'un qui semblait...étrangement...comme lui ? En apprendre d'avantage à son sujet? Pourquoi restait-il immobile à ses cotés, à l'examiner sagement, laissant seulement ce mouvoir, la pointe cyan de cette queue de loup.

Ces mots, cet homme n'était définitivement pas celui qui s'était attaqué a lui, qui lui avait ravager l'estomac d'un coup de poing distancé...sa main caressa son ventre, sous ses pensées mais son regard restait rivé sur l'homme. Le pauvre se sentirait bientot plus qu'observé et réalisant ce fait, Laïdchenn baissa les yeux vers sa propre main, y percevant un peu de sang...d'ou venait ces goutes...? S'agissait-il du sang de cet inconnu? Non, une seconde goute tomba contre sa main, la tachant d'un filament rougeatre. Doucement , l'alchimiste remonta cette main a ses lèvres pour y constater la présence de cette substance chaude et visqueuse. 

Cette douleur à l'estomac ...cette douleur à la tête qui le harcellait depuis un long moment déjà, tout deux amplifiés par le combat lui avait fait perdre la raison de sa venue. Cet affront l'avait distancer de sa quête, de ce qui , en ce moment lui était le plus précieux, l'ingredient pouvant assurer sa survie. Son antidote. 

Conleth secoua doucement ses meches, essuyant le sang a ses lèvres d'une main ganté. Les symptomes s'amplifiait doucement, tranquillement...il avait encore une journée..une demi journée...? Le temps filait si vite, il n'en avait presque oublié les notions...Un regard vers le ciel lui fit constater cette obscurité qui bien lentement, s'emparait du jour.

Pourquoi se sentait-il à présent si misérable ? Ces coups portés , l'usage de ses runes devaient avoir accelerer les dégats en son corps, quel idiot. Ayant ses limites, il devait faire de son mieux pour éviter les efforts inutiles...inutiles ? Ce gars aurait pu le tué...

Encore des pensées chargés de confusion, un vrai pandemonium...

Tâchant de se calmer, de ce convaincre qu'il aurait le temps de rentrer, de concocter sa petite potion et de se l'injecter, le jeune homme se redressa doucement. 

~....Si tu comptes rester ici...c'est ton choix seulement, tu aurais besoin de soins plus poussés en ville...

Il se mordit le pouce, second bras a nouveau posté contre son ventre, a présent bien enflé. Quelque chose le tracassait visiblement. 

~...Je...dois d'ailleurs y aller au plus vite...tu.....veux bien m'accompagner ?...Ces soins et mon escorte permetterons de me faire pardonner pour cette, disons, attaque soudaine...d'accord...?

Une main griffue se glissa dans ses longues meches bleutés, il se gratta l'arrière de la tête, se balançant un peu sur ses talons comme le ferait un gamin embarrassé. Ces mots avaient quitté sa gorge sans qu'il n'eut le temps de les réviser...une invitation a le suivre, vraiment ? Il venait pourtant de lui dire qu'il s'agissait de son choix pourtant, a peine trois secondes s'étaient écroulées qu'il lui avait fait cette proposition. Cette différence chez l'homme, ce soudain changement de comportement, ce visage presque innocent lui avait vraisemblablement démoli la cervelle, Laïdchenn n'y comptennait plus rien ...bien qu'une chose. Ce gars l'intriguait et il comptait bien obtenir quelque informations de sa part...mais d'abord, gagner sa confiance, chose peu évidente alors que leur première rencontre les poussa tout deux a sang et bleus...car il sentait déja ceux-ci ce former aux endroits frappés, de joli futures échymose.

Sans réellement attendre de réponse, le jeune alchimiste s'assura que les baies en son petit sac de toile étaient toujours intacte...peu l'étaient, il soupira donc pour retourner vers ce buisson en récuperer quelque grappes, se débarassant des pauvres baies amochées durant sa chute.

Quelque pas plus rapide lui firent tourner la tête, il la secoua a nouveau, doucement pour se ressaisir, ce n'était vraiment pas le moment. Il du ravaler sa salive puis toussotter un peu avant de continuer son chemin, essuyant encore ce sang contre ses vêtements, triste a l'idée de les tourner lui meme en piteux état, mais avait-il le choix ? Pas question de montrer quelconque faiblesse...l'inconnu...ce parfait inconnu...était sa priorité, étrangement...

Ce fut a la limite de l'île flottante qu'il jeta un petit coup d'oeil par dessus son épaule, cherchant a voir s'il l'accompagnait ou s'il refusait catégoriquement de le suivre, ce que l'alchimiste pouvait bien comprendre. Après tout, ils avaient tout deux changer du tac au tac. 
Ses yeux cyans se posèrent ensuite vers ce sol, si loin sous eux. Un vertige l'envahit soudain , lui qui habituellement, se tenait parfois la tête en bas, en bordure d'un toit haut placé. Non...pas maintenant...pas maintenant...sa main froide se posa contre son front brulant, il vacilla, reculant d'un pas pour éviter de chuter dans le vide. Son corps fléchit, il retomba sur sa cuisse, plaquant sa main au sol pour éviter de s'écraser sur les cotes, ce bras blessé qui le fit gemir , une douleur electrisante grimpant jusqua son épaule, lui déchirant les muscles. Ce fut pourtant son seul reflex, vite, se trouver appuis. 

Il du prendre de longues secondes pour s'asseoir, ramener son bras contre son estomac puis se redresser d'un mouvement des plus calculés. Le vertige était passé, un piston martellait sa tête mais il tenait debout, le temps lui manquait...tout comme le temps manquait au blessé, plus loin.

Malgré la sensation désagréable de faiblesse, l'alchimiste se montrait assez déterminé pour déscendre, retourner en ville et effectuer ses petits travaux sans trop d'ambuche...du moins, il l'esperait.
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Ven 4 Avr - 6:26
Aucun regard ne lui est porté, aucune oreille ne lui est prêtée, aucune odeur ne lui est associée. Je dois brider ma curiosité. Je ne peux pas me permettre de m’ouvrir plus que je ne le suis. Je ne peux pas devenir de nouveau faible, c’est impossible. Inconcevable, indéniable, improbable. Je me concentre sur le vent, sur les oiseaux, sur l’odeur de l’herbe. Une trop grande curiosité ne peut rien amener ne bon. La confiance n’est plus une chose qui fait partie de ma vie. Il est surement cupide, hypocrite, traitre, à la solde des scientifiques, chargé de gagner la confiance des expériences échappées pour les ramener aux laboratoires. C’est surement ça, ça ne peut qu’être ça. Personne ne semble être comme moi, ils se battent tous contre moi. Je suis seul, abandonné. Le seul assez fort pour m’être échappé. Le seul assez fort pour avoir survécu dans la rue.
 
Soudain, je sens qu’on me touche. Une pression inhabituelle sur ma peau qui me dérange. Je me force à l’ignorer. Je n’aime pas qu’on me touche, je ne veux pas qu’on me touche. Je n’ai plus l’habitude qu’on me touche si ce n’est avec une rafale d’énergie magique quelconque ou du métal tranchant. Mes dents se serrent brièvement, mais je parviens à garder mon calme. L’expérience finit par se lever et s’écarter de moi. Je me sens un peu mieux, comme si la pression avait diminué. Je secoue la tête imperceptiblement. Je peux sentir mes muscles manquer d’énergie. Mes paupières se ferment, mon corps s’affaiblit. J’ai beau ne pas sentir la douleur, les conséquences de la perte de tant de sang sont bel et bien là. Je sais que je suis mal en point. Je sais que je devrais me faire soigner, par quelqu’un d’autre et pas part moi-même comme je l’ai toujours fait auparavant. Pourquoi m’étais-je battu en sachant que j’étais blessé ? Je ne fais jamais cet imper d’habitude. Si seulement je l’avais ignoré, si seulement le Jered l’avait ignoré, je ne me trouverais pas dans cette situation.
 
-....Si tu comptes rester ici...c'est ton choix seulement, tu aurais besoin de soins plus poussés en ville...
 
Je n’ai ni l’argent pour me soigner, ni la dégaine pour qu’on accepte de le faire, j’en suis convaincu. Alors pourquoi même tenter de me déplacer, de perdre plus de sang, de m’écraser sur le sol à dix mètres de haut et de mourir définitivement ?
Depuis quand n’ai-je plus envie de mourir ?
Avant mourir pour moi s’avérait être une libération, l’ultime but, la liberté. La chose que bizarrement j’attendais sans jamais la vouloir réellement.
Et maintenant… Maintenant. La mort m’attend gentiment derrière moi. Elle attend que mon sang finisse de se rependre sur le sol vert bordeaux. Pourtant, je n’en ai aucune envie. J’ai envie de m’accrocher, de continuer de vivre. De pouvoir encore me battre, rire, me moquer, faire pleurer, tuer. Je dois définitivement faire quelque chose pour cela. Essayer, menacer même si je sais pertinemment que je n’ai plus la force pour être suffisamment imposant et réussir ce que je désire. Je jette un coup d’œil à l’homme derrière moi. Je peine à garder les yeux ouverts mais seul mon expression vide et lasse est visible sur mon visage.
 
-...Je...dois d'ailleurs y aller au plus vite...tu.....veux bien m'accompagner ?...Ces soins et mon escorte permettrons de me faire pardonner pour cette, disons, attaque soudaine...d'accord...?
 
C’est autre chose. Une nouvelle possibilité est survenue : le suivre et survivre. Mais ça me demanderait en plus de laisser ma curiosité prendre le pas. Elle va surement être trop grande et me forcer à poser des questions, à m’ouvrir à lui. A m’intéresser à cet être qui n’était juste avant qu’un vulgaire ennemi sans importance. Je l’avise sans émotion. Je n’en ai jamais vraiment lorsque j’ai décidé que je serais moi-même. Il est déjà parti s’occuper des baies. Qu’est-ce qu’elles peuvent bien avoir de spéciales, celles-là ? Je hausse un sourcil, sans bouger. Je ne me décide pas. Je ne veux pas me décider, à vrai dire. L’autre inconnu trop intéressant semble vaquer à ses propres occupations. Désire-t-il, au moins, réellement m’avoir dans les pattes ? Je n’en suis pas sûr. Sociabiliser ne me dit rien non plus. Mais je pourrais très bien garder le silence pour tout le trajet. Il compte de toute manière m’aider, il ne pourrait pas revenir sur sa promesse. A moins qu’il ne soit la personne que j’ai eu l’audace de m’imaginer ; un traitre qui n’attend qu’une brèche dans ma confiance pour m’enfermer encore une fois dans le néant d’une sombre cellule, seul, pendant qu’il irait déguster des friandises au miel, récompensé pour son dur labeur.
 
Je serre les poings, arrachant l’herbe coincée entre mes doigts. Faire preuve de faiblesse –plus que je ne l’ai déjà fait- n’est pas mon genre et ne le sera jamais. Mon regard azur ne lâche pas le sujet de ma curiosité nouvelle. Il semble s’éloigner sans s’occuper de moi. Je me redresse un peu.

Il s’attend probablement à ce que je le suive.
Pourquoi est-ce que je ferais ça ?
Je me redresse doucement, le corps affaibli dénué de douleur.
Je ne possède aucune bonne raison pour le suivre.
Je le regarde et m’approche en dissimulant avec succès la difficulté que chaque pas me demande.
 Je vais juste partir et le laisser là. Je trouverai bien une personne pour me soigner sans son aide.
Je le vois basculer, mon cœur fait un bond, comme s’il s’agissait de moi.
Il n’y a aucune raison pour que je le suive.
Je presse le pas sans m’en rendre compte.
Franchement, qu’est-ce qui m’a pris d’hésiter pour une chose pareille ?
Il se reprend, je m’arrête presque, je souffle.
 
J’ai l’impression que mon corps a décidé de ne plus m’écouter. J’ai cru naïvement que je pourrais étouffer le sentiment en moi qui a poussé les muscles de cet amas de chair à se précipiter quand la vie d’un simple inconnu qui serait bien devenu plus, se trouvait potentiellement en danger. Quelle est cette pensée stupide. Je ne peux pas m’ouvrir. Quitte à le suivre, autant utiliser cet évènement pour me forger une meilleure résistance.
 
J’arrive à sa hauteur, quelques secondes après qu’il se soit redressé. Je le toise, indifférent à sa propre condition. Mes mains habituellement signe de ma force se sont réfugiées dans les larges poches que mon pantalon possède. Elles sont faibles, tout comme le reste de mon corps ainsi maltraité par autant de combats, par autant d’inattention de ma part. Je l’examine rapidement. Il pourra certainement tenir comme je vais le faire malgré le danger. Trop de sang se répand autour de moi. Pourtant il faudra faire route. Je reste en retrait. C’est lui qui doit me guider. Je ne suis qu’un profiteur de charité, un opportuniste, un combattant aidé par ses victimes. Quel mal, me dis-je. Pour moi, c’est bien plus mal que n’importe quoi.
 
Je suis devenu une âme solitaire à la recherche naïve et fausse de la mort salvatrice. Ma mort est tombée depuis que cette expérience inhumaine m’a changée en ce que personne n’aurait voulu. Mon existence est vouée à la solitude et au recul social. Pourquoi cela devrait changer maintenant ? Je soupire, les épaules basses. Je ne veux pas y aller, mais c’est devenu une obligation. Des mots se forment dans mon esprit et mes lèvres les laissent s’échapper :
 
-Ok, j’te suis. Mais tu n’me parles pas. On reste d’notre côté. Pas b’soin d’parlotes inutiles. Ca us’rait d’notre énergie.
 
Mon ton n’a pas mué. Froid, direct, neutre. La chaleur ne trouve pas sa place. L’utilité n’y est pas. Je ferme les yeux quelques instants. L’absence de douleur se ressent comme un vide, un manque. Je me demande parfois si souffrir ne serait pas mieux. Je secoue un peu les épaules. L’inconnu souffre beaucoup, lui. En cet instant, je me dis qu’inverser nos capacités à ressentir la douleur plus ou moins fort  ne serait pas une chose désagréable.
 
Je me dis que cette pensée n’a rien à faire dans ma tête. Je la chasse en la balançant de gauche à droite. Mes yeux cherchent un point moins compromettant à regarder que cet aimant à curiosité. Penser à survivre. Penser à survivre.
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MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Sam 12 Avr - 3:26
Venait-il réellement de lui demander de ne pas parler...? Ne pas parler ? Réellement? Laïdchenn resta surpris de la demande mais hocha simplement la tête en souriant. Bien sur...cet homme ne le conaissait pas, voilà donc pourquoi lui demander une telle chose semblait banale. Toute fois, tous ceux conaissant l'alchimiste avait abandonné cette idée, l'idée de le faire taire. Pour la simple et unique raison que le jeune homme était et serais toujours un moulin à parole. Nombreux avaient essayé de le faire taire de multiples façon...don certaines plutôt efficaces...à ne pas mentionner, enfin.

Le regard du turquoise se promena entre le visage de cet inconnu et les nuages sous eux, ceux qui a présent cachait toute présence de sol sous eux. Sa vision y planna un moment, comme portée par le vent au même mouvement que la fine couche de blanc qui leur brouillait la vue. À la voix magnifique et inquiétante, car n'importe quoi aurait bien pu se cacher sous cette couche si fragile et bondir. Pourtant, Laïdchenn ne semblait pas du tout s'en faire, en fait, il marcha le long de la parroie, si près qu'une brusque rafale de vent aurait pu le projeter dans le vide. Ses pieds nus se posaient au sol sans hésitation puis une fois éloigné de quelque metres vers la gauche, il fit de nouveau face au vide, se penchant légèrement vers l'avant. Sa longue queue de loup s'agita doucement en sens inverse de la fine brise qui les entourait. Le jeune homme plissa les yeux puis releva le menton vers le second bleu. Ne pas parler...? La , il n'avait pas trop le choix, ils ne pouvaient descendre dans leur état, Lui, affaiblit par la douleur le rongeant tranquillement de l'interieur et le second, par sa perte de sang.

~ Pardon de briser le silence mais il va falloir que tu m'écoutes...on ne peut pas descendre en s'accrochant dans notre état...il va falloir sauter. Le jeune alchimiste le regardait d'un air des plus serieux. Fais moi confience...je sais ce que je fais. Mais tu vas devoir sauter à cet endroit précis ou sinon...Un ricanement quitta ses lèvres alors qu'il pointait une griffe devant lui, l'abaissant vers le vide. Tu vas t'écraser et te briser tous les os du corps avant même avoir le temps de faire tes prières.

Conleth ravala sa salive, fixant le vide un moment, s'il ratait son coup, ils mourraient tous les deux par sa faute, par son manque de précision. Cet endroit, il y venait souvent , par besoin essentiel, chaque petit arbre, roche, plante, il les connaissaient et n'oubliait pas leur emplacement, peu venait déranger les êtres vivant sur ces iles flottantes, peu détruisait cette nature. S'il se rappelait bien, malgré les nuages lui bloquant la vue, leur chute ne leur serais pas fatale, seulement légèrement dérangeante.

Habituellement, il serait sauté sans attendre, la tête en bas, de dos possiblement, ou peut-etre aurait-il décidé de faire une petite acrobatie pour ce simple plaisir, seulement cette fois, les vagues de chaleur et de froid qui l'envahissait le faisait hésiter, réflechir à deux fois a ses actes. Pourquoi ...? Pourquoi un moment de faiblesse à cet instant...Il blamait sa propre stupidité, sa propre envie de pouvoir. Il avait lui même porté son corps à son maximum et s'était lui même créer cette foutue maladie.
Un nouveau regard puis il sourit au blessé, lui agitant simplement la main avant de faire un pas vers l'avant, basculant dans le vide. Ses longues mèches et ses amples vêtement furent brusqués par le vent puis bien vite, le corps traversa la fine couche nuageuse. Disparaissant de toute vue sur l'ile.

Quelles étaient les chances que l'homme le suive...qui était assz fou pour suivre un parfait inconnu dans une chute de plusieurs metres de haut ? Cette idée lui passa en flèche en tête. Seulement qelqu'un ayant l'esprit aussi tordu que le sien. Et si l'homme refusait de le croire et restait perché la haut ? Il mourrait probablement...s'il trouvait un autre moyen de descendre ? Tant mieux, ,seulement, sa technique semi-suicidaire semblait être la solution la plus rapide.

Il du ramener un bras devant son visage pour tenter de voir par dessus son bras, le vent lui fouettant le visage. Un espace bleuté, oui, parfait ! Il avait visé juste...très juste. Trop juste.

L'alchimiste du focuser sur un changement de poids, se recroquevillant pour ensuite attendre le moment précis. Il déplia les jambes pour frapper contre un grand tronc pour créer un rebond douloureux pour ses muscles tendus et se projeter dans le lac non loin ou il retomba en un plongeon maladroit. L'eau lui couvrit la tête un long moment mais se débattant contre celle-ci, il put remonter à la surface, toussotant. Eh merde, le calcul n'était pas parfait, cet arbre était légèrement dans le chemin. Étrangement inquiet, l'alchimiste, faisant du surplace peu convaincant, regarda bien haut au dessus de lui. Si le second avait la même malchance, il tomberait peut-etre entre les branches de l'arbre qui...amortirait aussi sa chute, quoi que moins que l'eau.

Une nage rapide mais mal habile. Il savait à peine nager mais se rendit tout de même a la terre non loin. Il s'y traina lamentablement puis ricana seul, constantant que l'une de ses manches avait été déchirée lors de son contacte avec le grand arbre . Le jeune homme s'assied lentement contre son tronc puis examina ses biens, tous trempés mais relativement intacte, heureusement. Rassuré, il ramena simplement la tête vers l'arrière, plongant dans une longue réflexion sur le chemin qu'il leur restait a parcourir, l'heure et tout ce qui tournait autour de cela.
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Tous des sauvages [pv Laïdchenn]

MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Sam 24 Mai - 11:27
Comment peut-on avoir une telle queue? Seuls les stupides changelings en ont.
Bon, il faudrait que j'arrête de passer ma frustration sur ce que mon regard attrape. J'ai une mâchoire sur la joue, en os. Je n'ai techniquement rien à dire sur ce sujet. Mais la façon dont elle s'agite, comme si tout allait bien, comme si la vie était rose, ne me plait pas. Ce n'est pas une chose qui devrait s'agiter comme cela, mais bien rester à sa place, baissée et traînant au sol.

Pourquoi je fais des réflexions profondes sur une queue inutile et non intéressante? Je grimace légèrement. Je dois devenir fou, si je ne le suis pas déjà. Me laisser attendrir par un homme comme lui, le suivre, ne pas l’avoir tué. M’intéresser à lui. C’est incompréhensible. Je secoue la tête en m’arrêtant près du bord, je regarde en dessous sans voir quelque chose de spécial. Juste du vide. Une chose qui ne me fait absolument pas peur, contrairement à d’autres éléments sur lesquels je ne m’étendrai pas. Je soupire de nouveau en portant mon regard cyan vers l'horizon orangé. Ça va nous prendre une éternité pour redescendre, et ni lui ni moi tiendront très longtemps. Surtout moi. Lui il n'a pas grand-chose c'est certain, même si son air nerveux le laisse vaguement entendre. J'évite tout simplement de le regarder, ou de penser à son tatouage qui veut dire trop de choses. Qu'est-ce qu'il compte faire maintenant? Je le vois du coin de l'oeil, mais je refuse catégoriquement de lui prêter la moindre attention, en apparence tout du moins. Il ne veut pas sortir de ma tête. Ses mutations, son tatouage, son putain de tatouage. Un grognement venu du fond de ma gorge se perd dans le vent. Il ne doit pas m'entendre, il est trop occupé à risquer sa vie sur le bord de l'île. Je ne me révèle pas si con, et marche à deux bons mètres du gouffre, quand bien même le vertige ne m'atteint pas. Le voilà qui s'arrête, je fais automatiquement de même. Je jette un coup d’œil à mes blessures qui ne sont pour moi que des fantômes, j'ai un peu de mal à garder mon équilibre, mais je ne peux pas montrer ma faiblesse, ni celle-là, ni les autres. Ça en fait déjà beaucoup trop. Son regard capte le mien. C'est bien la première fois que je le vois si sérieux. Une esquisse de sourire amusé se dessine sur mes lèvres.

-Pardon de briser le silence mais il va falloir que tu m'écoutes...on ne peut pas descendre en s'accrochant dans notre état...il va falloir sauter.



Sauter.

-Fais moi confiance...je sais ce que je fais. Mais tu vas devoir sauter à cet endroit précis ou sinon...

Sauter. Sauter à un endroit très précis.

-Tu vas t'écraser et te briser tous les os du corps avant même avoir le temps de faire tes prières.

Je vais devoir sauter et risquer ma vie. Sauter dans cette tonne de brouillard pour atterrit on ne sait où, et survivre. Ou alors m'écraser sur le sol et finir en nourriture pour les charognards en vadrouille. Ou alors, je tente de redescendre avec des lianes et je finis par mourir, vidé de mon sang comme on saigne un porc avant de le déguster dans une taverne. Enfin, à ce qu'on dit. Mes pas me mènent au bord du gouffre. Je n'ai pas le choix, je suis assez intelligent pour le comprendre. Il me fait signe d'approcher encore, mes orteils viennent accrocher le bord, s'enfoncer dans les caillasses. Il veut vraiment que je saute? Pour arriver où? Dans un nuage plus épais que les autres qui serait comme un coussin géant pour amortir notre chute? Je lève les yeux au ciel. Sa bêtise est surement contagieuse, je me mets à penser étrangement. Je regarde dans le vide, l'ignorant autant que je le peux. Je ne dois pas y apporter mon attention! Il pourrait croire qu'il est peut-être un peu important à mes yeux. Et ça ne peut pas être le cas. C'est stupide. Je secoue la tête. Il s'agit de la vie ou de la mort, pourquoi je pense à ça? Franchement.

Il faut viser juste, n'est-ce pas? Je le regarde, tout affaibli, se jeter aux portes de la mort. Un sourire enthousiasmé se dessine sur mes lèvres. Risquer ma vie? Peut-être mourir d'une manière spectaculaire? Ne plus avoir à survivre? Ça me plait. Je ne peux pas laisser une pareille chance passer. Pas que je veuille mourir, mais cette éventualité ne me fait plus peur depuis longtemps. Elle ne m'a jamais faite peur, en fait. J'attends quelques secondes. Je repère le trajet de l'autre bleu de cheveux et m'apprête à sauter, sans me presser tout de même. Je sens mon coeur qui bat la chamade, je sens l’adrénaline monter en moi. Je sens également les étourdissements qui marque mon approche vers la mort. Je sens mes muscles se raidirent, mes tympans vibrer et grincer. C'est le grand saut. Je tends les bras, cueillant le vent sur mon visage et mon corps. Celui-ci bascule. Je ne sais pas ce qui m'attend en bas, mais je n'en ai que faire!

Le paysage défile à une vitesse fulgurante, mes bras restent en croix pour essayer de prendre le moins de vitesse possible. Mais cela ne change pas grand-chose, au final. Mon estomac remonte presque jusqu'à mes lèvres. Je traverse les nuages. Le sol s'offre brusquement à mes yeux. Il y a un point d'eau. D'eau. Il veut que j'atterrisse la dedans? Dans de l'eau? Il ne me connait pas. Je ne peux pas faire ça. Je fais me noyer, c'est tout ce qu'il arrivera. Et je ne peux me permettre de montrer la pire de mes faiblesses. Jamais. Pas à lui... Pourquoi pas à lui d'ailleurs?
Le temps n'est pas à la rigolade. Je dois trouver quelque chose d'autre, et vite. Mes yeux cherchent. Je suis de plus en plus près de sol. Mon corps s'affole, mais mon esprit garde son sang-froid. Un arbre. Non loin, il y a un arbre. Je suis au dessus. C'est mon seul espoir. Je dois l'utiliser pour survivre. Je dois utiliser mes talents pour me sortir de cette situation. J'inspire, l'impact est fulgurant. Je m'agrippe aux branches comme je le peux. Mais elles me griffent le visage, m'entaillent les bras, mes lacèrent les côtes. Cependant, aucune douleur ne se fait sentir, je le vois, je le sens, mais aucune douleur. Mes ongles s'enfoncent dans le tronc, mes pieds tentent de saisir une branche qui ne cède pas sous mon poids influencé par l'élan de ma chute. L'arbre est trop petit. Les blessures trop grandes, ça se voit. Je m'écrase au sol à une vitesse bien plus modérée. Je ne pense pas avoir brisé un de mes os. En revanche, je suis couvert de blessures, couvertes de lacérations, de griffes, de coupures. Mon corps devient rouge. Je n'ai plus vraiment de force. Mais j'ai réussi, j'ai évité ce point d'eau. Allongé sur le dos, je tente de me redresser. Mes muscles protestent, je n'y arrive pas. Je suis trop faible.

Trop faible! Des feuilles pleuvent sur mon futur cadavre. Il va surement m'abandonner là. Je me révèle bien inutile. Je regarde autour de moi, autant que le sang qui me coule dans les yeux me le permet. Nous ne sommes pas si loin des stupides elfes, au final. Ils ont surement quelques guérisseurs là-bas. Ceux qui contrôlent la magie. Je ne les aime pas. Mais ce sera ma dernière chance de survivre. Je souris en coin.

Dommage que je ne puisse pas aller jusque là. J'étais si proche du but.
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Tous des sauvages [pv Laïdchenn]

MessageSujet: Re: Tous des sauvages [pv Laïdchenn] Jeu 11 Déc - 4:27
La chute, cette chute. 

Mais à quoi rimait ce changement de trajectoire visiblement beaucoup plus dangereux que la ligne calculée et indiquée ? À quoi il jouait ce type ? Il voulait réellement crever ? Bon, il ne pouvait pas non plus y avoir d'ultime précision dans ce saut, plusieurs éléments pouvaient être la cause d'un faux mouvement ou d'un angle moins adapté mais...mais ! 

Dépité, l'alchimiste se redressa en s'appuyant contre le tronc tordu derrière lui, chacun de ses mouvements, bien que si légers, lui étaient pénibles. Toute fois, il n'osait pas imaginer la douleur qui devait parcourir le corps du second après une si charmante descente. Bras endoloris à nouveau rangé contre son estomac, le jeune homme s'approcha avec un brin de méfiance , toujours aux alertes, guidé par ses sens bestiaux. Blessé, tout autour ou presque lui semblait une menace, un allé direct vers la mort.

D'ailleurs, son premier reflex, une fois près du corps, fut de le pousser un peu d'un pied. Un petit coup rapide. Toute fois, réalisant qu'il ne s'agissait peut-être pas de la meilleure technique pour vérifier son état, l'hybride posa un genoux au sol terreux et se pencha vers l'homme qui semblait sous reflexion ou alors peut-être souffrait-il en silence, charmant. Une main griffue se posa à son front puis fila vers son cou question de tester le poul, bref, savoir s'il vallait la peine de le redresser ou s'il le laissait pourir ici...Car ces deux options lui trottaient réellement en tête...après tout, il avait sa propre vie à sauver, pourquoi s'attarder à sauver celle d'un type ne pouvant même pas tenir debout ? Lui ayant en plus démoli un bras...?

Une vague de malaise s'empara soudain de sa personne, le pliant en deux, lui faisant rompre toute connexion avec ces idées de meurtre ou plutôt d'échapatoire. Ses griffes s'enfoncèrent dans son torse , créant de nouvelles plaies à sa peau visible à l'instant ou il se mit à tousser violement. De fins traits de sang vainrent rapidement colorer ses lèvres pâles et son menton. Heureusement pour lui, la crise fut brève mais non sans douleur et conséquences. Il n'en avait plus pour bien longtemps et il en était bien trop conscient...Sa vue se brouillait tranquillement et une forte migraine grimpait à une vitesse impressionante. Conleth devait rapidement regler cet antidote...un bien pour un mal. À quoi avait-il pensé en ruinant ainsi son corps...

Un petit moment de calme, de non mouvement lui fut obligatoire, le paysage voguais autour de lui dans une danse troublée. Sans réelle corégraphie. Il avait beau ciller, secouer la tête, l'espace se couvrait progressivement d'ombres, il fallait bouger. 

Son regard fluo se porta ensuite sur la silouhette au sol , don les traits s'éffaçaient progressivement, dommage, il était pas mal niveau look, ce sauvage. L'alchimiste se glissa à nouveau près de lui pour ramener l'un des bras forts de l'homme à ses épaules, glissant le sien, valide, à sa taille pour tenter de le remettre sur pied et le soutenir. Il sentit alors le sang du bleu contre sa peau, cette plaie ouverte par sa propre lame lorsque le jeune homme à la queue de loup lui avait bondit dessus. Un petit sourire puis il se concentra sur l'instant présent d'ailleurs lui même surpris de cet accomplissement, ainsi que du mouvement de ses jambes entamant la marche vers le village elfique. L'adrénaline, une nouvelle dose d'adrénaline qui tombais à point. Un pied devant...le second...

Cette petite balade lui sembla durer une éternité, pourtant, l'alchimiste avait l'impression de ne pas avancer , de ne progresser qu'au niveau de l'épuisement et non de cette agréable promenade. Le poids supplémentaire n'aidait réellement pas la cause, le bleu s'était d'ailleurs à plusieurs reprises poser la question..."Pourquoi je m'acharne à trainer ce type...?" Pourtant, chaque fois il était incapable de laisser la masse s'écrouler. Aucune idée...il ne comprennait pas lui même d'ou venait cette étrange motivation à lui sauver la peau.

Les arques du village se dessinaient non loin devant eux, un sourire se traça sur le visage blême de Laïdchenn. Il entre ouvrit les lèvres pour annoncer la bonne nouvelle toute fois, l'épuisement le rattrapa tel un violent coup dans l'estomac. L'espace environant se brisa, se voila de noir pour entièrement s'éteindre. L'alchimiste chancella puis bascula, s'étalant en entrainant l'homme dans sa chute. Si près du but...Ils y étaient presque et pourtant son corps l'avait lâché, ses sens l'avait abandonné. Traitres...!
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