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Cette fois -ci, c'est la fin... Ou pas... [PV Anari Calaventë]

MessageSujet: Cette fois -ci, c'est la fin... Ou pas... [PV Anari Calaventë] Sam 26 Avr - 2:07
Mon petit Télhias…
Levant les yeux au ciel je me demandais pourquoi fallait-il toujours que ma mère écrive «  petit » avant mon prénom lorsqu’elle me laissait un mot ?
…Je suis partie pour Asunia quelques jours. J’ai renvoyée les gardes et les domestiques chez eux. Ne t’inquiètes pas un marchand et venu récemment nous ravitailler. Tu à tous ce qu’il te faut jusqu’à mon retour. Le souterrain est fermé ainsi que le pont-levis, la herse et la porte principale. Je te laisse seul avec Réglisse et Stinnah. N’oublie pas de nourrir le Bulette que tu as ramené de ton dernier séjour dans les îles de Kynthnos. Je l’ai lâché dans la cour. Ne fait pas de bêtises durant mon absence.
Bisous mon choupinet. Maman qui t’aime.
 « -Choupinet !? »
M’exclamais-je à haute voix. Je n’avais rien contre le fait qu’elle me surnomme ainsi lorsque l’ont étaient entre nous, mais laisser une trace de ce surnom aux yeux de tous provoquerait certainement les moqueries de l’ensemble des gens travaillant au château. Une chance pour moi que celui-ci soit désert. Je déchirai le message en autant de morceaux qu’il était possible de le faire. Hors de question que quelqu’un tombe par hasard sur cette note. Plus encore sur ce surnom certes affectif, mais un peu inadapté pour un chevalier. Je m’installais confortablement à sa place, dans la gigantesque salle où elle avait pour habitude de gérer les affaires concernant le domaine. Je m’étais souvent demandé plus jeune pourquoi certaines pièces du château étaient démesurément grandes. La réponse était venue avec l’éclosion de Stinnah. Plus exactement au fur et à mesure qu’elle grandissait. J’avais pris l’habitude de l’appeler sœurette. Et elle s’épanouissait comme telle. Je n’osais pas imaginer la peine que cela lui ferait si elle devait aller dormir dans le souterrain avec les autres bêtes monstrueuses qu’il renfermait. Elle avait pris l’habitude de dormir dans cette salle juste en-dessous des appartements privés de ma mère. Et la taille des pièces pouvait lui permettre de se déplacer à peu près sans rien casser pour une wyverne de son gabarit. Le voyage avait été long et fatiguant pour elle. A peine était-elle rentrée qu’elle s’était endormie profondément. Je décidai de la laisser dormir paisiblement en regagnant une autre tour où se trouvais mes appartements.
Je pris la liberté de dégrafer mon ceinturon sur lequel était accroché mon épée et mon Saï. L’envoyant sur la table. Je fis de même avec l’imposante épaulière qui représentait une tête de monstre reptilien. Ensuite ce fut au tour de l’autre épaulière. Celle-ci de taille et de forme plus conventionnelle. Mon plastron tomba lourdement sur le sol tout comme moi sur mon lit. Ne gardant que les parties protégeant les membres  inférieurs,  et mon surcot.
Silver… Par les dieux. Silver… Rien que de penser à elle…
*« - Eh bien… Télhias, ça c’est si mal passer que ça à Lumia ? »*
Grâce à la présence de mon épée enchantée, le sifflement de la couleuvre s’était transformé en langage compréhensible comme par télépathie.
Pour seule réponse, la pauvre Réglisse resta spectatrice d’un chevalier qui se morfondait, à moitié débraillé sur son lit se mettant un oreiller sur la tête. Une version peu glorieuse de lui faire comprendre que ce n’étais pas moment de m’ennuyer. Elle se rendormie, préférant ne pas en savoir plus.
Il y a peu de temps encore, j’aurais profité d’être seul au château pour faire une fête dont tout Midgard aurait entendu parler. Je restais affalé sur mon lit. Murmurant de temps à autre son prénom.
 « - Silver… »
Depuis mon départ, je ne voyais qu’elle, j’étais fatigué sans pour autant  pouvoir trouver le sommeil. Si je fermais les yeux, je la revoyais danser. Je restais ainsi presque toute la nuit me remémorant chaque instant passé à ses côtés. Maintes fois, je revivais ces moments. Chaque mot qu’elle avait prononcé, chaque attitude. Je me rappelais de tous les détails… Pourquoi avait-il fallu que nos chemins se séparent ? Incapable de trouver le repos, j’avais erré toute la nuit entre les murs du château. Lorsque l’aube me surpris j’étais prostré dans un coin de la salle où d’habitude l’on donnait les bals. Quitte à la revoir danser, autant imaginer qu’elle le faisait ici. Les miroirs couvrant les murs me renvoyaient une bien triste image de moi-même. Il était loin le Télhias souriant, jovial et en pleine forme de Lumia. Mes yeux étaient rouge d’avoir pleuré l’absence de la fille aux cheveux d’argent. Les traits de mon visage étaient creusés car cela faisait des jours que j’avais perdu tout appétit. Des cernes c’étaient dessinées sous mes yeux. Une barbe de trois jours courait maintenant sur mon visage. La pâleur naturelle de ce dernier ne faisait qu’accentuer l’état déplorable dans lequel je m’étais laissé tomber. Pourtant mon apparence physique était encore loin de l’état dans lequel se trouvait mon esprit. Intérieurement, j’étais complétement ravagé. Le Ragnarök pouvait bien avoir lieu aujourd’hui que cela m’étais complétement égal. Tout au plus cela mettrait une fois pour tout un terme à ce sentiment de tristesse et de vide qui m’habitait.
« -Silver !!! Mais que m’as-tu fait !!! »
Hurlais-je en me tenant la tête. Était-ce un sortilège, un envoutement où je ne sais quoi encore. Il fallait que je sache. Je me relevais péniblement. La seule solution était encore de la retrouvée et de lui poser la question. Étrangement, la perspective de la revoir chassa la tristesse qui m’habitait. Bien qu’affaiblit, je me mis à courir en direction de la cour. Inutile de réveiller Réglisse et Stinnah, je devais d’abord faire les quelques préparatifs avant de partir. Tout d’abord, nourrir la bestiole et moi par la même occasion. A nouveau, un sourire illuminait mon visage, j’étais certes fatigué et pas très présentable, mais chaque chose en son temps. J’arrivais comme une tornade au niveau des cuisines. Piquant à droite et à gauche la nourriture que les domestiques avaient pris soin de laisser à mon attention. Comme je le faisais étant enfant. Mon regard s’arrêta sur les sacs du marchand que ma mère avait mentionné dans la lettre. Sans aucun ménagement et aussi pour en finir au plus vite, je renversais leur contenu sur les tables sans me soucier ce qu’ils pouvaient bien contenir. Le premier sac contenait des fruits et des légumes. Ce n’était pas vraiment adapté au régime du Bulette balançant le sac par-dessus mon épaule, je passais à l’ouverture de l’autre sac. Celui-ci plus lourd contenait des viandes séchées. Ça passerait déjà un peu mieux. Je saisi un énorme jambon d’une seule main et ouvrit la porte donnant sur la cours. Portant mon index et l’annulaire à ma bouche, un long sifflement aigu en sortit. Brisant le silence de plomb qui régnait dans la cour  j’appelais le Bulette.
« - Aller viens manger mon gros ! J’suis pressé ! »
Sans attendre de réponse, je balançais le jambon à une dizaine de mètres devant moi. Et parti en rechercher deux autres. Tiens pourquoi il me regarde bizarrement aujourd’hui ?
 Je lui en lance un autre qu’il attrape au vol. Je regarde le jambon de près de dix kilo disparaitre tout droit dans l’énorme gueule du monstre qui l’avale tout rond sans prendre la peine de le mâcher. Certainement que ce genre de bestiole aurait fait fuir les plus téméraires des voleurs, mais c’était un peu pour ça que lorsque le château était inoccupé, nous ne nous privions pas de le faire dormir dans la cours.
« -Encore un et je file. Ça te va ? »
Pour toute réponse, je ne reçus qu’un grognement. L’incompréhension me gagne subitement. D’habitude, je sais parfaitement ce qu’il me dit ou plutôt ce qu’il veut me faire savoir. C’est étrange… Comment un enchantement aussi puissant que celui de mon épée peut-il cesser de fonctionner si soudainement ? Je ne peux que constater l’absence de celle-ci lorsque j’essaye de m’en saisir.
Mais quel imbécile ! Je me remémore l’instant où je me vois la laisser sur la table dans ma chambre. Sans elle, le Bulette me prenait certainement pour un morceau de viande plus appétissant que les amuse-gueule que je lui avais lancé. Le temps que mon regard se repose sur le monstre, il était déjà sur moi. Le réflexe qui me sauva fut celui de lui lancer l’autre jambon et de lui claquer la porte au nez. Adossé à celle-ci, j’essayais de rassembler mes esprits. Une nuit blanche ne m’aidant pas vraiment à clarifier les solutions qui s’offraient à moi. Mes appartements étant à l’opposé du château je devais établir un cheminement le plus sûr afin de récupérer mon épée. Me questionnant sur l’itinéraire, le craquement d’une porte qui vole en éclat et une violente douleur me déchire le dos. Non seulement, je suis désarmé, mais en plus de cela je ne porte que mon surcot. Le choc me projette face contre le sol en terre battue des cuisines, m’arrachant au passage un cri de douleur. Je peux facilement deviner trois au quatre lacérations très certainement profondes qui me barrent le dos. Une chance que la porte soit de taille humaine et que le Bulette ne puisse pas passer par cette ouverture.
Eh bien, cela risque fort de me mettre en retard.
  Je peux  sentir le mouvement d’air que déplacent l’énorme gueule du monstre qui s’ouvre et se referme essayant d’attraper ma jambe. Je suis contraint de ramper afin de m’éloigner un peu. La douleur me clouant au sol. J’ai conscience que je perds du sang, l’odeur de ce dernier n’arrangeant en rien la situation. A l’état sauvage, ces prédateurs font des humains un met de choix. Je sens mon cœur s’affoler. Malheureusement pour moi, je regrettais que ce ne soit pas le même emballement que lorsque j’avais posé mon regard pour la première fois sur la femme aux cheveux d’argent. Encore une fois, je me raccrochais à cette image.
Qui allait bien pouvoir me sauver ? Durant les heures les plus sombres de cette nuit, je me serais jeté au moins dix fois du haut d’une tour.  Puis la lumière de l’aube avait amenée l’espoir. L’espoir de la revoir encore une fois…
Aller Télhias accroches- toi ! Tu ne vas pas crever comme un chien dans cette cuisine !
J’essaye de me relever, mais mes muscles tétanisent et je m’affale sur la terre battue. J’ai perdu beaucoup trop de sang, ma sous-alimentation et les insomnies de ces derniers jours n’arrangeant en rien mon état.
Une chance que les murs du château soient plus solides que cette porte. Je me résignais à attendre le secours de quelqu’un. J’étais fatigué. Mes yeux se fermèrent. Le bruit des mâchoires du Bulette devenait de plus en plus lointain. Etais-je endormit ou avais-je perdu connaissance ? J’aurais été incapable de le dire.

Spoiler:
 
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