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[Pirate] Noah Johann Poe

MessageSujet: [Pirate] Noah Johann Poe Lun 8 Sep - 11:43
Midgard

--- Personnage...


  • Nom : Poe (Ceci est un nom d’emprunt son véritable nom étant inconnu de tous)

  • Véritable Prénom : Noah
  • Prénom d’emprunt : Johann

  • Sexe : Masculin

  • Âge : La Vingtaine, physiquement : 25 ans.

  • Race : Elfe noir - Démons

  • Classe : Pirates




  • Magie & Armes :
    Magie de la noirceur du sang.
    Noah peut puiser en la noirceur des âmes. Plus il y en a autour de lui, plus celle-ci lui apporte de la puissance. Il peut, jusque là, employer uniquement deux sorts.

    Le premier permet de contacter un pactisant de loin. Ceux-ci ayant obtenu la propre noirceur du démon en eux en liant leur sang, ils disposent donc d’un lien télépathique. Cependant, pour réussir ce tour, il faut que les liés aient un partage de sang régulier. Celui-ci n’a été effectué jusque là qu’avec Kraken –et sans lier les âmes-, son agent et Finn avec qui Noah s’est lié récemment.
     
    Enfin, il peut employer la noirceur de son âme et la matérialiser. Il n’y a que deux matérialisations possibles jusque là : une arme quelconque… et une sphère. Outre de servir de bouclier en tout temps, s’il se trouve dans le noir complet, la sphère permet de cacher ceux qui se trouvent en son sein à la vue de tous.
    Les armes quelconques transformées jusque là n’ont été que des lames et une faux. Noah est incapable, actuellement, d’accomplir un arc ou toute arme qui serait matérialisée sans être en contact physique avec lui-même.
     
    Ces sorts sont très éprouvants. Plus il est loin de son contact, plus celui-ci lui demande d’énergie. Leur emploi ne peut être utilisé trop longuement. Pour pouvoir les ré-employer régulièrement et longuement, Noah doit dévorer des âmes pour retrouver son énergie.
     
    Arme : Une bague, une dague, un poison.
     
    Puisqu’il peut matérialiser une arme qu’il peut manier comme il le souhaite, Noah se promène avec des poisons. Quasiment immortel à ceux-ci, il les apprécie pour être efficace même s’il ne l’était point lui même. Ainsi, Noah porte à l’annulaire droit une bague armure enduite. Il porte également à sa gauche une dague enduite.

    Le poison ne fonctionne pas longuement. Il ne provoque pas la mort mais des douleurs fulgurantes. Celles-ci se calment au bout de trente minutes. Enfin, si Noah n’enduit pas à nouveau ses armes, le poison sera inactif au bout de 24 heures.
     

 


  • Stats : (15 étoiles à distribuer)


Vitalité  : 
Attaque :   
Magie : 
Déf. Physique : 
Déf. Magique :     
Vitesse : 


  • Caractère :


Noah est un immortel. En tant que tel, la lassitude le dévore très rapidement. C’est là l’unique trait de caractère chez lui qui lui permet de se lier à des éphémères : ceux-ci l’amusent et l’occupent. Pour lui, une année passée avec un éphémère ne représente rien, malgré le fait que ce soit un démon fort jeune. Son statut de démon, par ailleurs, lui a retiré toute possibilité d’affection réelle : l’amour est une valeur qui lui est inconnue.
 
Lunatique, Noah est capable de se montrer autant amoureux du pouvoir que déserteur de celui-ci. Profondément las, ce qui l’ennuie ne lui apporte rien à ses yeux et ne mérite aucunement son attention. En société, Noah se comportera de la façon qu’on attend de lui. Souvent, on le prétend particulièrement détaché et avec une attitude noble. Peu souriant si personne ne l’observe, il est capable de se montrer manipulateur à souhait. Il maitrise les émotions.
Cependant, il serait faux de croire qu’il n’est jamais enjoué : parfois, le bonheur le prend. Notamment lorsqu’il accoste un navire, ou obtient ce qu’il désire. Son équipage ne l’a cependant pas encore vu boire une seule goute d’alcool après avoir obtenu un beau butin.
 
Profondément sadique, Noah s’est entrainé à de nombreux massacres. Les maladies, tout particulièrement, l’amuse. Elles lui permettent de voir l’injustice de l’existence et le désespoir cru vis-à-vis d’une destinée immuable. Il trouve de l’amusement dans la torture et a été capable de cannibalisme sur proie encore vivante, juste pour essayer. Cela ne l’écœure pas : il ne se sent pas mortel et voit une même proximité entre lui et un mortel, qu’entre un humain et une chèvre. Et l’humain dévore des chèvres. Mais le gout de la chair, s’il peut être agréable, ne lui est pas nécessaire et il l’effectue fort peu. Un désir en lui demeure : gouter la chair d’un ange ou d’un démon puisque celle-ci, comme la sienne, est immortelle et que leur corps ne dispose d’aucune âme en contrepartie.
 
En tant que pirate, ce n’est pas l’or qui l’attire le plus mais la liberté d’agir comme il le souhaite. Cette valeur lui est importante. Il respecte son équipage et lui a promis, tant qu’il resterait fidèle, de respecter les règles des capitaines pirates. Aucun membre de son équipage, par exemple, n’est forcé de pactiser avec lui. Noah respecte ses promesses. Au final, ce n’est qu’un pacte sans âme et en tant que démon, les pactes lui sont très importants. Particulièrement sournois et intelligent, Noah n’hésitera pas à prononcer des conditions doubles lors de l’émission des pactes afin de pouvoir détourner la volonté de ses liés. Les âmes lui apportent un plaisir à être dévorées et il a une très nette préférence pour les âmes pures qu’il corrompt.
 
Hautain sur les êtres de ce monde, Noah ne considère l’existence ni du bien, ni du mal. Finalement, ce qui salit une âme n’est point d’agir de mauvaise façon… mais bien la considération de l’être la portant : la haine, le désespoir. Tous les sentiments capables de faire naitre un démon… Et ceux-ci sont si amusants à voir être exprimés chez les éphémères. C’est à ça qu’ils servent après tout…



  • Physique :


Noah est grand. Il fait 1m87. On voit fort peu de son corps : il est fort à parier que personne n’a observé la peau de son dos, par exemple. Noah a une musculature fine et souple. En tant que démon, il a choisit de perfectionner sa technique plutôt que sa force pure, pariant en cas de faiblesse physique sur sa régénération rapide et ses pouvoirs magiques.
 
Sa peau est claire, tatouée. Bien évidement, il pourrait retirer ses tatouages en faisant preuve de régénération rapide sur les cellules peintes. Mais il ne désire point actuellement, portant les peintures de capitaine de pirate. Ses cheveux sont blancs, comme s’ils avaient été décolorés. Peut être est ce le cas : Noah n’en parle point mais il est à parier qu’il changea plusieurs fois d’identité et d’apparence. Longs, il ne les a encore jamais coupés et bien souvent, il les porte détachés.
 
En tant que démon, il porte les attraits d’un être beau. C’est sans doute parce que tous les êtres de sa race sont faits pour charmer les autres. Ses yeux portent le stigmate de l’absence de parenté naturelle. D’un bleu éclatant, non naturel, ils sont d’un bleu profond.
 
Noah porte des vêtements utilitaires. Il ne cherche point à plaire par l’apport de richesse. Ceux-ci sont de belles factures, certes : employer de beaux tissus sert à prouver l’or dont il dispose… et à pouvoir aborder les plus riches. Mais jamais il ne portera de broderie, son manteau préféré étant une cape sombre, large, avec une capuche permettant de cacher son visage.
 
Sa véritable apparence est inconnue de tous : personne ne peut actuellement la relater.



  • Thème : https://www.youtube.com/watch?v=d10_sLHZNhA


  • Adore : Adorer ne serait pas le terme que je choisirais… cependant on peut dire que j’apprécie beaucoup de choses par rapport aux êtres habituels de ma condition : Kraken, la vie de pirate, mon agent… J’apprécie le reflet du ciel sur l’océan ; le gout du sang, son odeur, sa couleur. J’apprécie observer le désespoir dans le regard des êtres… corrompre les âmes les plus pures. J’apprécie ce qui calme mon ennui… et les hurlements qui déchirent la nuit. Et par-dessus tout, j’apprécie dévorer les âmes de ceux qui m’ont créé.

  • Déteste : Je déteste peu de choses. Je n’aime pas voir un pacte annulé… Je n’apprécie pas le fait d’apprécier des éphémères... Je n’apprécie pas faire acte de bonté. Je déprécie particulièrement les anges sans pour autant en avoir rencontré un seul. Je n’apprécie pas les rires des enfants de moins de quatre ans. Cela me donne spontanément envie de les dévorer vivant ce qui, pour quelqu’un qui n’a aucun besoin de se nourrir, est dommage.




  • Histoire :


Le commencement de chaque être diffère. Certains naquirent d’amour, d’autres de la haine. Parmi même les humains, les enfants procréés par cette dernière sont nombreux. Combien de femmes s’amusaient elles avec des aiguilles alors que leur progéniture s’accrochant pour sa survie se maintenait, mois après mois, jusqu’à obtenir son premier cri. Cri funeste, offert directement à la mort bien des fois. Car non souhaités, non désirés, les voici plongés dans la réalité de ce monde : son injustice. Et alors, qu’était ce que la justice ? Ne pouvait-on pas considérer que la naissance d’un elfe noir se pouvait être des plus parfaites ? Certes, provenir d’une assemblée d’êtres ne le désirant point ? Ne le souhaitant pas, n’y songeant point. Mais, alors même que la vie se formait : devenir sans réfléchir ; être tout simplement.
 
Et bien des êtres ne se souviennent pas de leur naissance, grand bien leur fasse car celle-ci est primaire, presque sale, si naturelle. Pourtant, la personnalisation de la haine d’une femme qui reçoit les pulsions d’autrui, de la violence qu’elle subit est le doux souvenir de ma propre procréation et qui, en ce monde, finalement, reste finalement commune. Elle était particulièrement belle, l’être qui attisa la passion des humains des environs. Perçant le voile de la réalité, ils s’amusèrent de sa tristesse, sombrant dans une macabre folie qui, telle une musique, rythma le court séjour où ils se crurent au dessus des lois. Bien mal leur en fit, ils se firent attraper. Et moi, je perçais un tout autre voile, provenant de l’autre coté du miroir, oublié ou volontaire. Je devenais moi, sans passer par un autre stade.
 
Bien évidemment, tout le monde apprécie ses parents… mais là est la différence entre un couple simple et une assemblée de sentiments. On finit donc par apprécier voir et ressentir ces mêmes sentiments : la haine, les pleurs… Et, sans grandir auprès de parents, on ne se forme point de base d’éducation, de vie. On obtient celle qu’on nous offrait. On parcourt le monde, on découvre l’existence au travers d’un manque, d’un oubli. Comme si, finalement, l’offrande de la vie devenait pénitence. Comme bien des êtres de ma condition, j’ai recherché à combler cette absence par l’obtention d’âmes, de pouvoir. Car, en tant qu’elfe noir, si on a le pouvoir, on dispose de droit. Alors pourquoi ne point s’y amuser, s’y tenter ?
 
*
 
Alors que j’étais né, seul, dans le rouge de la vie, je me retrouvais désœuvré. Le fil de l’existence est le même quand on ne vieillit pas, et il me fallut peu de temps pour l’entendre murmurer à mon oreille : l’instinct. Il ne dormait jamais, ne se reposait jamais… et, avant même d’apprendre un langage, je savais ce qu’il me restait à faire. Les âmes… voilà ce que je devais obtenir. Le jeu des démons est inscrit en leur mémoire, comme leur réel et seul héritage. Nouveau né, je ne pouvais communiquer directement avec les êtres : je n’avais point cette connaissance. Ou fut ce juste que de mes yeux s’éveillant à l’existence, je ne désirai point m’abaisser à communiquer avec ceux qui seraient mes jouets.

Mais il n’y a nul besoin de communiquer avec les mourants, le langage du désespoir est le même dans toutes les cultures. J’allais tout d’abord dans une ville où la maladie se propageait et, en cet univers enchanteur, je découvrais la saveur du gout des âmes. Ce monde où l’air lui-même était pollué par l’odeur des corps pourrissant à même le sol. Ceux-ci, parfois encore vivants, offraient une comédie macabre de leur mouvements saccadés, leurs râles étaient les chants du spectacle. Et moi, j’en étais le metteur en scène. J’allais voir les acteurs les uns après les autres et tous comprenaient. J’étais comme le maitre des pantins. Et, à la frontière de la vie, c’était à ce moment qu’ils étaient les plus beaux, les êtres éphémères. La raison de la vie était observable à cet instant et, emmitouflés dans le désespoir, elle était là. Et je ne l’observais point comme quelque chose de brillant. Non, l’âme n’était pas un soleil mais une lune. Attirante, lumineuse, mais point aveuglante. On pouvait s’en saisir si aisément.
 
Et ces êtres se savaient mourir. Pourtant, tout être éphémère connaissait cette condition primaire à leur existence : un jour disparaitre. Mais ils s’y refusaient, avaient peur. Et tandis que je voyais leur âme, eux voyaient que je pouvais leur donner ce qu’ils désiraient le plus : du temps. Il me suffit de trouver un guérisseur en échange des biens abandonnés dans les demeures -que seul moi pouvait atteindre sans crainte- et rapidement, je m’octroyais toutes les âmes des damnés. Et je remarquais mon pouvoir qui augmentait. Pourtant, point si énormément tant les âmes obtenues étaient faibles.
 
Et comme l’appétit augmente en mangeant, je désirai plus. Puis, les âmes, les unes après les autres finirent par avoir le même gout. A se repaitre de la même nourriture, on finit par se lasser. Alors, je du me tourner vers des âmes plus importantes. Et, à l’aube de cette décision, j’acceptais enfin la nécessité de parler le langage des doués de parole : né de la noirceur, ce fut à partir du moment où je désirai communiquer que tous les mots me vinrent naturellement, quelle qu’en fut la langue.
D’abord, j’allais vers les âmes les plus pures, puis vers les plus impures.
 
**
 
Les âmes pures sont bien évidement les plus attirantes pour celui qui vient d’entrer dans le monde. Et naturellement, je me tournais vers elle. Car corrompre une âme est ce qu’il y a de plus beau. La première des âmes pures que je découvrais fut celle d’une jeune elfe. Celle-ci était folle amoureuse d’un humain et bien évidement, ses parents déconseillaient pareil union. Celle-ci voulait pourtant pouvoir vivre son idylle avec ses géniteurs. Je la rencontrais triste. Etre qui jamais n’avait blessé autrui, ni même été touché par autrui ; couronnée par le plaisir, le bonheur et le but d’offrir de même sans entacher quiconque pas même elle-même. Sa plus grande déception était le malheur de son cœur endommagé. L’homme pourtant, elle le déclarait, était un preux chevalier. Et, je me présentais comme un poète en quête d’une muse, lui proposant de déclarer sa flamme pour elle à cet individu et bien évidemment, d’offrir la paix de ses parents quant à son union sacrée qui, je le conjurai, aurait lieu. Lui demandant son âme, elle me l’offrit sans bien même comprendre la réalité de son acte, j’en suis conscient : elle était si innocente et c’était pour elle un acte né de la colère et non de la raison. Pourtant, au moment où nos sangs se mêlèrent, je ne doute point qu’une crainte s’insinua en elle.
 
J’allais auprès de l’homme et la jeune fille aurait bien été déçue d’apprendre à quel point son gentilhomme était sans un sous. Il était lui-même fou amoureux de la belle et de la renommée de son nom. Je lui proposais un pacte : il aurait la main et le cœur de la jeune femme, tout comme les coffres emplis de la famille. Une âme était toujours bonne à prendre, n’est il pas ? Il accepta en connaissance de cause : il aurait sans doute préféré attendre si le temps qui passa ne lui amena point d’avantage de dettes. Il me demanda alors comment allais-je rendre l’elfe amoureuse ? Et je lui promis de mes puissants pouvoirs de lui offrir sa main très rapidement. Le lendemain, je revins voir le fleuriste et lui raconta la flamme ressentie par la jeune elfe. Celui-ci y cru et après tout, il n’était là nul mensonge.

En secret, je les fis se rencontrer, puisant dans les coffres de la famille de l’elfe. Les parents partirent chercher un elfe qui convolerait leur fille et les amoureux me supplièrent d’aider leur union. Elle fut sacrée par un prêtre aimant autant sa divinité que l’or que je lui offrais et je les laissais puiser dans le bonheur qui était leur, attendant les parents dans la demeure de la jeune demoiselle.

Ils me virent et ceux-ci n’étaient aussi naïfs que leur progéniture. N’allons point dans les détails : je les tuais tous les trois sans grande difficulté. Et, pour mieux faire l’ambiance, je disposais la scène. J’aimais les marionnettes et mon spectacle m’attendait : je désirais mon âme pure, tout de suite. Ainsi, je mettais les parents droits sur leur chaise, main dans la main. Et l’inconnu ? Etait il important ? Je le découpais en morceau et le cachait dans les coffres de la famille qui, désormais, étaient plus que vides : l’idylle des amoureuses avait été luxueuse et je n’avais point promis les coffres emplis d’or à l’humain.  
 
Les amoureux arrivèrent confiants jusqu’à la demeure. La jeune femme demanda à son époux d’attendre qu’elle vienne le chercher pour que ce fut elle qui annonça la nouvelle à ses parents. Elle finit par les trouver et, quand elle s’approcha des cadavres, elle remarqua leur visage éteint. Elle se mit à hurler et m’observa. J’avais pris soin, dans mon œuvre, à changer les morts et à faire apparaitre des blessures aux poignets. J’avais même pris soin à laisser une lame au sol, faussement tombée de la main entrouverte du père. Et, comme la jeune fille se mit à hurler, je lui déclamais :
 
-Mais voyons, vous avez obtenu tout ce que vous souhaitiez. Votre flamme a été déclamés à votre amant qui est devenu votre époux, et vos parents seront en paix… et vous laisseront en paix quant à cette union. Les avez-vous entendus se plaindre de celle-ci ? Ah combien jamais…
 
J’allais chercher l’époux, lui ouvrant la porte. Oh, sourire radieux en me voyant… déplaisir rapide en entendant le hurlement de sa bienaimée qui venait de se suicider. Et, comme bien des gens, elle se planta la lame dans le ventre. Pourquoi le ventre, me demandais je ? Zone si douloureuse et apportant une mort si lente. Elle força son bien-aimé à abréger ses souffrances par sa maladresse et celui-ci se rua vers les coffres. Les ouvrant, il était tellement abreuvé par la souffrance qu’il sortit les morceaux, à la recherche de richesse. Là encore, je lui dévoilais le besoin de faire attention aux demandes lors des pactes et celui-ci n’eut pas même le plaisir de s’offrir la mort lui-même : les habitants des environs le pendirent pour mes assassinats. Mais l’homme s’était muré dans le silence et ne se défendit pas même.
 
Ne jugez point hâtivement ma décision de les tuer… Je n’obtenais leur âme qu’à leur mort et c’était là la première âme pure que je chassais. L’impatience m’avait pris… sentiment qui me prit très rarement après cela, je dois l’admettre. Finalement, je compris que le temps était illusoire.
 
***
 
Je me suis amusé à chercher des âmes pures, m’armant d’habileté et de patience. J’eu un surnom connu alors : Talisman. Ce surnom étrange était celui que j’avais offert au couple –car je ne confiais jamais mon vrai nom- et il se trouva qu’ils s’étaient vantés aux membres du village de mes pouvoirs. Si bien qu’on crut que je pouvais faire tomber quiconque amoureux, entre autre. Cette connaissance de ma personne me déplaisait et, finalement, je finis par être contacté par celui qui devint le contact officiel de Talisman… et son symbole. Et c’était là l’âme la plus corrompue pour laquelle je me suis lié.
 
Son nom réel n’a d’importance. Ce qui en eut est que je le rencontrais suite à sa propre invitation et qu’il se proposait de lui-même, naturellement, pour m’offrir son âme. L’être était fanatique de sa vision de moi et souhaitait me courtiser. Il m’amena à des soirées masquées macabres où je découvrais l’imagination des éphémères aux sévices envers d’autres. Celle-ci était fort développée, à n’en point douter. Acceuilli par mon hôte comme un roi, je disposais de quartier et il me proposa de devenir mon agent. Il se lancerait dans la quête de m’obtenir les âmes, recevant ceux qui désiraient me rencontrer… Je comptais disparaitre du monde officiel quelque temps, que ma légende disparaisse : je craignais attirer des anges ou autres démons.


Mais l’humain se montra fort utile. Déjà, il calma les pensées sur Talisman et on vint tellement à le craindre dans les villes des environs qu’on arrêta de prononcer son nom. La semence de la crainte fut de mon propre travail : j’avais découpé la langue à tous ceux que je croisais qui osaient m’appeler. Et, comme cela plaisait à mon fanatique, il fit faire de même à chacun de ses employés qui entendaient de même. Enfin, la légende fut tarie quand il se fit passer pour moi : les gens découvrirent un humain et furent attristés. Un procès eu lieu et il prouva son innocence : bien évidemment, ce n’était pas bien compliqué puisque ses mains étaient certes sales… elles n’en étaient pas moins pas les responsables directement de tous les massacres.
 
Le bipède vint à me préciser ses désirs secrets : devenir un démon lui-même. Alchimiste, il cherchait un moyen de pouvoir transférer son esprit à la naissance d’un elfe noir. Ainsi, chaque mois, il organisait ses soirées macabres où s’abonnaient à la culture du vice ceux qui laisseraient des émotions horribles sur les lieux. Parce que cela m’intéressa tant ceci était pensé et non courant, j’acceptais de pactiser avec lui : je l’aiderai dans sa quête pour devenir un démon et j’obtiendrai son âme. Et, il pensait que ceci ferait que même dans sa future condition, il me serait loyal puisque son essence serait mienne.

Je finissais par l’abandonner à ses recherches et en cela, ma décision fut si rapide que je ne le prévenais point.
                                                                                       
****
 
Quand l’être réfléchit, son esprit doit contourner parfois les liens qu’il a créé. Pour ma part, je n’avais jamais eu ce problème puisque je n’avais jusque là jamais eu de lien réel. Bien évidemment, j’avais passé un certain temps avec mon fanatique… mais on ne peut pas dire qu’il me manquait. Son esprit était intéressant, certes. Voilà pourquoi j’avais accepté ce pacte sans même le regretter. Un allié de la même nature que moi… ce pourrait changer la donne… peut être même combler ce manque ? Le port, la mer… la mer est intéressante. Beaucoup craignaient le feu mais pour ma part, c’était l’eau que je trouvais la plus dangereuse. Et l’air qui se laissait respirer à son contact était épris de bien des impressions. Et une… principale… me dévorait. Car finalement, outre cette envie de trouver comment se compléter, il y avait un ennemi principal à l’immortalité : l’ennui. Je n’avais point passé énormément de vies, mais je savais bien combattre, bien tuer, bien entourlouper. Mais j’avais ce besoin de liberté. Devant les grandes voiles noires, je compris. Je sentis mon cœur battre, quelque chose me dévorer : oui… voilà où l’ennui me portait. Là où la vie était changeante, où la loi était personnelle et où les dégénérés et le désespoir côtoyaient leurs contraires. Je me suis donc naturellement tourné vers la flibusterie.
 
Je pouvais aisément faire des pactes dans cet univers. Et les aventures arrivèrent à moi. Les capitaines à mes cotés s’enchainèrent et je pus me faire ce que je qualifierai comme mon premier… ami. Même si je dois admettre que le terme est mal choisi, je ne trouverai d’autre dénomination pour le qualifier. Nous avons longuement communiqué sur ce qui nous unissait. Pour expliquer cela clairement, disons que nous sommes deux êtres lassés par le temps –même si le mien est encore court, je dois admettre. Nous partageons une affection commune pour l’amusement et l’observation du désespoir. J’aimais prendre les âmes, il aimait prendre la chair de ceux qui auraient pu me donner leur âme. Cachant notre réelle identité tous deux… Tant de choses communes. Et l’immortalité –enfin la quasi immortalité le concernant- nous avait offert le fait qu’aucun d’entre nous étions capable de nous lier d’affection réelle. Pourtant, il était d’accord sur le fait que je lui manquerai si la mort me prenait au court terme, et moi inversement. Mais au long terme, le temps annihilerait tout. Nous étions liés d’un pacte, mais non point avec son âme en jeu. Un pacte d’intérêts communs.
 
Je restais sur la proue, entre le monde des rêves et le monde réel. L’océan était calme. Les reflets des étoiles sur sa surface en faisait le miroir exact du ciel, quelque peu déformé. Et chaque vague, chaque poisson qui effleurait sa surface donnait l’impression de la chute du ciel. Je sentais mes cheveux s’envoler doucement quand un changement dans l’eau eu lieu. Tout comme on sentait ma nature à l’éclat de mes yeux, je sentis la sienne directement. Malgré toute sa surface, il manipulait l’océan comme si c’était son propre corps : immense, il pouvait s’en extraire sans même émettre de moindre vague. Je le vis prendre forme humaine à quelques pas de moi et nous nous observâmes longuement. Aucun mot, je me sentais comme dans le début de mon existence : nous exprimions bien des choses aux tensions de notre corps. Une question principale restait en nous et nous nous demandions alors si nous allions tenter de nous tuer ou non.
 
Il finit par s’asseoir à coté de moi et, cote à cote, nous n’avons échangé un mot. Le kraken repartit comme il était arrivé. Ce manège dura un certain temps : il se demandait sans doute ce qu’un démon pouvait rechercher dans une carrière de pirate. Avec du recul, je me demande s’il n’y avait pas un lien avec Jörmungand. Peut être que dès alors, celui-ci avait ressenti les futures actions du maitre des mers et océans. Nous finîmes par pactisé et ceci m’aida à obtenir l’âme de nombre de pirates : se venger n’était si compliqué. Et j’amenais des victimes au kraken… Finalement, nous nous amusions : nous calmions notre ennui. Une fois par mois, sans exception, nous nous retrouvions au bord de l’océan. Parfois, nous parlions… parfois non.  Mais ces retrouvailles nous étaient importantes.
 
Mon temps continuait de filer et deux évènements majeurs eurent lieu, m’éloignant de ma vie de piraterie.

Le premier fut la rencontre avec une femme que je connaissais particulièrement… ma propre génitrice, en quelque sorte. Elle avait vieillie, s’était aigrie. Je la croisais se prostituant dans un port des environs et je m’approchais d’elle, interrogé. C’était la première fois que je me retrouvais en face d’un tel être. Sa haine de l’homme était encore présente et je me sentais grandir à son contact : pouvais je encore évoluer ? Je finis par la croiser. Finalement, la destinée qui lui avait été offerte depuis ma naissance n’avait fini de l’aider. J’attendais que ses clients se soient amusés d’elle et la retrouvais. Elle croisa mon regard et sut elle qui j’étais ? Qu’importa, elle reconnu ma nature à l’éclat cristallin de mon regard froid. Elle me proposa un pacte de vengeance : elle n’avait plus d’amour d’elle-même. Elle me demanda de tuer l’homme qui lui avait volé son enfant : je m’exécutais sans difficulté et récoltait l’âme de la damnée. Et je ressentis en dévorant son âme quelque chose que je n’avais jamais ressentie avant. Je me sentais complet… cela dura quelques secondes mais je découvrais en cela un désir nouveau… celui de dévorer l’âme de tous les êtres ayant participé à ma naissance, abreuvé par l’idée folle que peut être était ce le moyen de trouver le manquement de mon existence. J’avais obtenu un but fou… et puisque l’enfant était né la même nuit que moi, je me décidais à dévorer son âme également. Ma quête débutait alors…
 
Mais la destinée est prudente et avait décidé de m’éloigner de mes choix. Un soir où Kraken était avec moi. Un homme avait été laissé presque mort et il eut de la chance d’être jeté à l’eau particulièrement proche de nous : les requins s’approchaient si vite que la créature dut s’en mêler. Car si les fils que l’on tisse sont indéniables, la destinée en fait des presque transparents. Plus forts que la soie de l’araignée, s’en défaire est quasiment impossible. L’homme était animé par la vengeance et se savait incapable de survivre jusqu’à sa réussite. Il me confia son âme et ses informations contre l’image d’une vengeance, aucune promesse. Alors capitaine, ce qu’il déclara me plut et je sentais qu’il y croyait, puisse être la réalité. Des êtres savaient où se trouvait l’artefact si désiré de tout démon qui se respectait.

Je n’avais jamais considéré me lancer à sa poursuite rapidement… Pourquoi ne pas attendre un siècle ou deux ? Que plus rien d’autre ne tienne l’être que j’étais. Et je devais encore conquérir l’âme de mes créateurs… Il ne m’en restait que trois à obtenir… Mais un autre démon connaissait la même information : nous nous ruèrent jusqu’aux terres des elfes. Kraken se permit à engloutir au port même le bateau qui avait provoqué la colère du désormais mort, et je partais à la recherche de la famille aux informations.
 
*****
 
Le cheminement de la destinée d’un démon était facile à suivre… rougeoyant. Je suivais les traces du démon en suivant les traces des cadavres. Beaucoup de gardiens elfes avaient été assassinés et cela me permettait d’avancer tranquillement. Je découvrais la demeure que je recherchais après l’autre, je sentais sa présence et je ne doutais pas que si j’employais mes dons, il sentirait la mienne. J’entrais discrètement par la porte arrière et entendait les hurlements : un homme à en juger par sa voix. Un coup d’œil rapide me permit de remarquer qu’une femme gisait au sol, la vie l’ayant déjà quitté. Je remarquais ses yeux, tournés non loin de là où j’étais. Bien souvent, quand je tuais quelqu’un, la personne me fixait. Là, elle fixait quelque chose dans la pièce, un couteau dans le dos, où je me trouvais et un espoir me prenait. Était-il possible que, pendant que l’homme était occupé un peu plus loin à se faire torturer, je trouverai l’artefact dans le placard de la cuisine ? Oui… c’était fort probable ! Le plaisir me dévorait déjà, oh : artefact… étais tu là ? Je posais fébrilement mes mains sur le bois du placard, m’agenouillait doucement, et ouvrait. Je retrouvais bien vite mes émotions habituelles… Que pouvais-je croire d’un éphémère ? Que celui  ci aurait un peu de logique ? Car plutôt qu’offrir la vue d’un artefact puissant, j’avais devant moi un éphémère adolescent apeuré. Je me relevais sans émettre aucun bruit, et même si j’en avais émis, je ne suis point sûr que l’autre m’aurait remarqué… J’allais le laisser là, mourir, quand celui-ci s’agrippa à moi. J’hésitais alors à le frapper mais l’éphémère me lâcha. Sans doute avait il croisé mon regard et comprit que j’étais comme leur agresseur : qu’aucune humanité ne me prenait. Sa voix était très faible mais je distinguais les mots :
 
Aidez-moi, il va revenir.

Ses yeux… j’y vis un désespoir profond. Son âme était juste là, à moi… J’entendis alors la rage à l’état pur : l’homme venait de mourir et l’autre savait ses chances de retrouver l’artefact mortes. Il avait emporté le secret dans sa tombe… l’autre ne savait pas encore qu’il restait un éphémère dans la famille mais les portraits le lui apprendraient vite. Je me saisissais de l’enfant et attendais qu’il se rua à l’étage –surement vers la chambrée de l’éphémère- pour l’emporter comme une proie deux maisons plus loin. J’entrais discrètement et restais à l’abri avec l’éphémère dans la cuisine de la demeure, silencieux. Je sentais la rage de l’autre et cela m’amusait… voler un autre démon était quelque chose d’agréable dans ce monde lassant. Je me tournais vers la créature inerte que j’avais sauvée. Le sol portait l’enfant comme si les fils de sa destinée avait été coupé. Encore jeune, trop jeune pour savoir comment agir… Je m’agenouillais et le fixais.
 
As-tu entendu parler de l’artefact ?
 
Le silence… la voix était elle donc quelque chose d’inacceptable pour cet être déchiré. Voir la vie des êtres aimés être volée, enfin la compréhension devait être entrée en son petit crane. Son esprit devait avoir accepté cette vérité : l’injustice et le fait que la vie était cruelle, filante… toujours elle. Ses sentiments me nourrirent quelque peu : la haine s’engouffrait en son cœur. Pourtant, je la sentis disparaitre quand son regard se posait vers moi. J’y vis de l’espoir et ceci me déplut particulièrement. Peut être devais je fuir ? Prendre la porte et la refermer sur les possibilités de ce maudit artefact pour continuer la recherche de mes créateurs ? Mais sans même que je puisse l’observer, j’étais déjà obligé de pactiser avec ce misérable être. Destinée, lâche… je l’entendis à ce moment là : la femme et son enfant. Il riait et ceci me rendit furieux : j’avais toujours détesté ces rires… avec fluidité et sans un mot, je m’approchais de la femme et l’égorgeais. Elle tenait encore le gamin qui se mit à pleurer, accompagné du bruit de la cascade. Le sang… pour calmer l’enfant. Il se calmerait…
 
Je ne suis pas ton ami… j’ai le temps d’attendre que tu te calmes, mais je n’en ai aucune envie. Je ne suis pas des plus patients et encore moins un être bon. Voici pourquoi tu vas me répondre... Saurais-tu m’amener à l’artefact ?

Doucement et calmement, alors que je parlais, je m’approchais du plan de travail et saisissais un couteau. Doucement, je découpais la viande crue. Je voyais les cuisiniers travailler : ce n’était point si compliquer finalement. Mais je n’allais pas démarrer un feu… l’autre était surement encore dans les environs. Je laissais les morceaux là et me tournais vers l’éphémère.

Comprends donc… je n’ai rien contre toi. Je te laisserai en vie… mais même en faisant ainsi, l’autre te trouveras. Quoi qu’il arrive, il ne te reste que la mort comme choix. Si tu me dis où est l’artefact, je te laisserai vivre un peu plus longtemps… ou te tuerais sans douleur. C’est le pacte que je te propose…
-Non…
 
Je sentis étrangement de la détermination dans sa voix. Ses poings étaient fermés, tremblant. Je pouvais insister, je n’en doutais point.
 
Je sais… où se trouve l’artefact. Un léger blanc eut alors lieu. Mais… je ne vous le dirai pas. Même si vous me torturez, je ne le dirai pas… vous devrez m’emporter avec vous pour ne pas me laisser à… l’autre. J’entendis une déglutition : une envie de vomir en songeant à l’autre démon et pas à moi ? Je me sentais presque vexé.  
-Je vais quitter la terre des elfes… il ne te restera que dix ans à vivre… répliquais je.
- Alors… voilà mon pacte. Je vous donnerai les informations sur l’artefact quand je serai loin de l’autre et… vous aurez mon âme si je meurs naturellement au bout des dix années qu’il me restera à vivre lorsque je quitterai nos terres. Mais… Vous qui vous dîtes ne pas être mon ami... Si vous effectuez un acte de pure bonté vous obtiendrez mon âme immédiatement et les informations sur l’artefact.

J’haussais un sourcil et regardait la main tendue vers moi. Et, comme la volonté infaillible de son géniteur qui avait hurlé longuement sous la torture sans rien dire, celle de l'enfant fit que l'aube se levait et que les closes désirées par l'enfant de leur pacte n'avaient pu être modifiées. Je sentais un regret me prendre, mais désormais, je n’y pouvais plus rien : je tendais la main et nos sangs se scellèrent. Pour éviter d’être découverts, je fis changer l’éphémère de vêtements : il y en avait à l’étage pour homme. Je découvrais que la femme assassinée était veuve et disposait d’un premier fils non présent : tant mieux pour elle, elle découvrirait la futilité de son existence dans l’au-delà.
 
Je retournais auprès de mon navire. Mon équipage me demanda alors qui était l’être que je ramenais. Je leur déclarais alors :
 
Un jeune mousse… faites le travailler au nettoyage du pont. Il s’appelle Finn Way.
 
J’allais dans ma cabine alors et retrouvais la nuit tombée Kraken qui me demandait des nouvelles. Une déception le prit quelque peu en découvrant la vérité. Nos arrangements continuaient alors jusqu’à ce que mon cheminement de pirate doive s’arrêter. Kraken m’expliqua que les mers étaient infranchissables et la raison de cela.
 
*****
 
L’autre était à la recherche du mousse… je l’avais découvert.
J’avais du abandonner mon équipage à de nouvelles occupations. En poste dans la même ville, ils attendraient mon retour en travaillant pour mon agent qui les avait accueillis dans ses sombres affaires avec plaisir. Il avait été étonné que je veuille garder mon mousse mais n’avait posé aucune question. Au contraire, bien auprès de mes désirs, celui-ci avait déclamé avoir besoin du mousse pour une autre tache si bien que je n’avais aucune explication à fournir à mes hommes pour la disparition de celui-ci.

Nous ne restions pas plus d’une nuit. Dès que nous avions pu obtenir arme et provision, je décidais que nous devions partir. Des informations m’amenaient à me rendre à Utguard pour retrouver l’un de mes créateurs, quête que je n’oubliais point, loin de là. Des chevaux pour permettre à Finn de suivre, celui-ci restait silencieux la plupart du temps. Le reste, je m’évertuais à l’ignorer ou à lui répondre rapidement afin d’obtenir une compagnie invisible en la sienne. Je me devais de le surveiller : il connaissait Kraken et mon agent... même si je perdrais son âme et l’artefact, je me promettais de le tuer s’il venait à risquer d’être attraper par l’ennemi. Il ne lâchait rien sur l’artefact pour l’instant et je venais à douter de ses informations…
 
Sur le chemin, je lui apprenais des rudiments basiques au cas où il serait attaqué à un moment où je ne pourrai l’aider –fort peu probable, je pouvais me rendre très aisément auprès de ceux qui pactisaient avec moi. Je lui apprenais au mieux l’équitation également : je n’aimais point être ralenti…
 
Cependant, alors que je le laissais, je remarquais un étrange sentiment me prendre. Une fois, Finn décidait dans un acte de rage de s’enfuir et je devais aller le sauver. Alors que je tuais aisément le barbare qui l’avait attrapé –un homme seul, rien de plus simple- je me rendais compte qu’une partie de moi était rassurée de le découvrir entier. Pourtant, le pacte n’impliquait que sa survie et certes, une jambe en moins risquait de provoquer un ralentissement sur notre cheminement. Mais je savais finir par trouver quelqu’un qui s’en occuperait le temps qu’il meurt. Et alors, je compris : le temps de vie des éphémères était court mais m’offrait une chose proche de l’attachement qu’on a avec les acteurs d’une pièce de théâtre. Les battements de leur cœur sur le cheminement de leur vie en commun avec ma triste immortalité me retiraient l’ennui...
 


Midgard

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[Pirate] Noah Johann Poe

MessageSujet: Re: [Pirate] Noah Johann Poe Mar 9 Sep - 7:53
Une nouvelle fiche fort plaisante à lire ! Une ou deux petites fautes qui se sont glissées au gré du texte, un petit morceau de texte inséré dans le dialogue, mais rien de gravissime. Très impressionné une fois de plus par la plume de cette masse compacte de nouveau, j'apprécie ce pirate ! Vrai pirate sur les mers ! En espérant pouvoir décrocher un RP un beau jour et sinon au plaisir de te lire !

Fiche Validée.

Yo ho ho ! Et une bouteille de rhum ! - Pas vraiment dans le contexte, mais pirate, donc voilà ! -


Tout d'abord, bienvenue sur Midgard Invité.
Que l'inspiration t'accompagne tout au long de ton parcours.

Ce que tu dois faire, après la validation de ta fiche, débute par compléter ta « Feuille personnage » qui se trouve dans ton profil. Ceci sera un court résumé de ton personnage, ce qui permettra aux joueurs, en quelques clics, de connaître des informations basiques le concernant. Pour plus de détails, il devra faire référence à ta fiche.

♦ Les quelques topics essentiels ♦

Notre gentil staff ainsi que d'autres membres ont pris le temps de réaliser divers sujets dans le but de t'aider dans ta progression sur le forum. Il t'est chaudement recommandé de les lire pour accélérer ton intégration au sein de la communauté.

Créé par Ulrich Leodenor, il est le topic incontournable si tu commence l'écriture. Il comporte de nombreux conseils avisés, ainsi que des astuces fort pratiques ! Ne passe pas à côté !

Vous avez beau avoir déjà créé votre personnage, les règles de la magie s'appliquent aussi InRP.

Les joyaux ne sont pas de l'argent, c'est expliqué explicitement ici !

Qu'est-ce que la réputation ? Topic explicatif posant les règles de cet outil se voulant être un moyen de valoriser les plus belles plumes.

Un contenu en constant développement pour vous fournir des informations sur certaines races. A votre disposition également, un bestiaire, reprenant des créatures mythologiques ainsi que des informations sur les dieux de Midgard et bien d'autres choses !

♦ Ce que je dois compléter ♦

Pour faciliter et améliorer ton intégration à l'univers, compléter ces quelques sujets aidera tes partenaires, ainsi que toi même dans l'avancement de ton personnage !

Tu as certainement pu constater que nous possédons un petite phrase - citation - autre, sous le nom de notre personnage. Ta fiche ayant été validée, tu y as aussi droit ! Va voir, c'est juste là !

On entre dans le vif du sujet ! C'est ici que tu trouveras des compagnons de routes, des frères d'armes ... !

Ceci est obligatoire. C'est une manière d'ordonner son histoire de la façon voulue.


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[Pirate] Noah Johann Poe

MessageSujet: Re: [Pirate] Noah Johann Poe Mar 9 Sep - 19:36
Donc en quelques sortes, je vais pouvoir t'appeler FILS. Félicitations pour ta fiche, j'suis un peu tout fier d'en faire partit sans être cité. Au plaisir de rp avec toi, mon ami. On va bien s’amuser.
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[Pirate] Noah Johann Poe

MessageSujet: Re: [Pirate] Noah Johann Poe
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