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Les prémices. [PV Noah]

MessageSujet: Les prémices. [PV Noah] Ven 19 Sep - 12:17
Chaque pierre est posée en adéquation avec les autres dans ces longs et grands murs entourant une cité aussi grise qu’impressionnante. Les établissements les plus importants jaillissent des entrailles de la ville avec autant d’effronterie qu’un enfant qui sait quelque chose. Pour finir, la population est aussi accueillante qu’une vierge effarouchée. Bienvenue à Utgard.

Hubert marchait dans sa cellule depuis déjà quelques minutes. Agité, préoccupé, il en avait assez de finir en prison à chacune de ses tentatives de faire entendre la raison la plus pure à ces habitants insensibles. Tout en marchant, on pouvait l’entendre maugréer tout bas une foultitude de phrases à une vitesse impressionnante. Peut-être priait-il ? Non. Ou plutôt, pas totalement. « Loki, comment puis-je leurs faire entendre raison ? Il est impossible que je continue ainsi. Personne ne m’écoute. Que dois-je faire ? Envois moi un signe. » était ce qu’il répétait le plus souvent. Ses deux mains jointes dans son dos, il ne portait plus son plastron ni ses épaulettes et se retrouvait donc presque nu –c’était du moins son sentiment- et déambulait avec ferveur dans son cachot. Comment allait-il se sortir de là, cette fois-ci ? Tous les gardes avaient reçu l’ordre de ne pas lui adresser la parole et il était –pour une fois- seul dans sa cellule sans la moindre possibilité de parler à qui que ce soit. Comme le temps serait long.

Continuant ses jérémiades, il ne fit pas même attention au plateau de bois fourni de quelques mets aux goûts passés qu’on glissait par sa porte. Le mot d’ordre de ses pensées était la réflexion, la prière et surtout la colère. Il n’en revenait pas de se retrouver ici à nouveau alors qu’il ne faisait que montrer au monde sa propre façon de penser. Pourquoi les Hommes était-ils si hermétiques à toutes les variations de l’esprit humain ? Pourquoi ne pas vouloir admettre que, avec toute la noirceur dont les Hommes sont dotés, Loki est le seul Dieu à même de représenter la race humaine ? Etait-ce si mal que de penser de la sorte ? Et à ce moment, quelqu’un pourrait-il lui expliquer ce que c’est que le mal ? De nombreuses questions et réflexions, pour au final bien peu de réponses.

Il n’y avait pas de fenêtres dans son cachot. Rien d’autre qu’une petite ouverture munie d’un grillage dans la porte et plusieurs pièces de métal un peu partout sur celle-ci afin de la consolider. Il n’y avait rien pour distraire l’esprit agité de notre bon prêtre. Rien qui puisse l’aider à surmonter ses préoccupations. Il n’aimait pas être en prison. Il n’aimait pas être loin de sa mission. Il n’aimait pas ne pas pouvoir parler de Loki à qui veut bien l’entendre –ou qui ne veux pas, d’ailleurs. Finissant par aller s’assoir sur un coussin de paille dans un coin de sa prison, il lâcha un ample soupir qui fit se relever toute sa cage thoracique. Il était inutile de tenter de raisonner qui que ce soit. Leurs esprits étaient bien trop étriqués. Il lui fallait trouver un autre moyen de faire ses révélations. Un moyen plus efficace que de faire du porte à porte en demandant si les gens avaient déjà rencontrés Loki. Il en avait assez des portes qui se ferment.

Le silence. Le silence presque surnaturel qui régnait dans la cellule et dans le couloir lui fit soudain froid dans le dos. Pas un bruit. Pas un cri. Plus personne ne bougeait ni ne respirait. C’était comme si chaque prisonniers s’étaient mis d’accord avec les gardiens pour se retirer pour prier. Comme si chacun avait disparu soudainement de l’édifice. Dans ce silence inquiétant, dans cette paix soudaine et chaotique, Hubert se mit alors à chanter. De sa voix grave et légèrement rocailleuse, il chanta une chanson qu’il avait l’habitude d’entendre dans sa jeunesse. Chantée par sa mère et parfois son père alors qu’il allait se coucher ou que son père s’asseyait au coin du feu. C’était un chant mélancolique, qui parlait d’un marin partit en mer pour affronter un monstre et qui connaissait d’avance son destin. Un chant qui vantait les mérites du courage et de l’abnégation. Un chant qui vantait les mérites du sacrifice de soi. Un chant dans un patois étrange que seuls les membres de son village pourraient comprendre.

« Ferme là, le prêtre. T’es libre. » Hubert leva un sourcil intrigué, avant de répondre d’une voix égale : « Si je suis libre, je peux continuer de chanter. Non ? » Et la porte s’ouvrit sur un garde à la mâchoire rudement contractée. Manifestement, celui-ci en avait assez des mots d’esprits de l’homme de foi. Et tandis qu’il marchait dans le long couloir, qui avait retrouvé sa superbe et sa vie d’antan –comprenez des cris hystériques d’hommes saouls, des hurlements et des insultes- Hubert ne cessait de se demander pourquoi il avait été libéré, et surtout par qui ? Etait-ce l’une de ces filles qu’il avait rencontrés depuis son arrivée à Utgard et qui s’était montrée bien plus chaleureuse que l’annonçait les rumeurs ?
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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Lun 22 Sep - 11:45
J’étais arrivé… enfin. Utguard, un lieu aussi agréable que la sonorité de son nom ! Mais à chacune de mes foulées, je savais que j’approchais de mon but. Point n’importe lequel des êtres de ma création se trouvait ici… Et enfin, j’allais le trouver. Et je récupérerai son âme, qu’importe comment. Alors que j’étais concentré, des paroles émises par Finn me rappelèrent sa présence : je devrais l’abandonner en un lieu protégé. Il garderait les chevaux : ça lui fournirait une occupation. Et peu doué –ou très maladroit ?- à mes yeux, cela en plus ferait qu’il ne se risquerait point trop. Nous entrions à la taverne principale et les yeux se tournaient vers moi. J’y étais habitué et je les comprenais : les démons étaient rares. Et peut être connaissaient ils ma réputation de pirate, si bien qu’ils se demandaient ce que je faisais aussi loin des terres ? Qu’importa.

Je me dirigeais vers l’aubergiste quand un homme vient jusqu’à moi me proposer un verre. Il me demanda alors ce que je faisais là, et je lui répondis que je cherchais quelqu’un. Un rire, ses camarades qui allaient jusqu’à moi. A leur tenue, je me doutais que ce fut des soldats. L’un d’entre eux demanda au tavernier de m’apporter à boire et à manger à leur frais, et voilà déjà que ceux-ci tentaient de découvrir qui j’étais. Là encore : cela calmait sans doute leur ennui. Je profitais que l’aubergiste s’approcha pour lui parler des chevaux de Finn et moi dont il devrait s’occuper, et d’offrir directement sa chambrée au jeune alfe. Je congédiais celui-ci dans sa chambre et celui-ci ne rouspéta aucunement : soit la conversation qui allait avoir lieu ne l’intéressait pas, soit il était fatigué et avait hâte de dormir ailleurs que directement sur le sol. Ou les deux ? Qu’importa : notre lien me pourvoyait du pouvoir de me rendre auprès de lui quasiment instantanément quand je le souhaitais.

Rapidement, certains déclaraient que le temps d’un pirate était dur. Ils savaient donc qui j’étais : peu étonnant… j’avais un physique atypique. Ils me posaient des questions, des piques, sur les pactes. Je n’y répondais point et profitais de leur présence pour les interroger sur un homme qu’ils auraient trouvé atypique. Et plus je les questionnais, plus ceux-ci semblaient songer à une même personne : un prêtre complètement fou qui aurait trop bu et hurlé au milieu de la ville à qui voulait l’entendre des inepties sur Loki. Il était actuellement en prison. Connaissaient-ils son nom ? Absolument pas… Mais si mon géniteur devait se trouver ici, c’était bien lui. Quand je les remerciais et leur demandais le chemin vers la prison, ils me souhaitaient bonne chance pour le tuer : ils le considéraient donc à ce point comme une pourriture ? Tant mieux… il m’en fallait trouver une bien belle. Si le commun honnête ressentait du dégout pour lui, c’en était que plus sûr qu’il fut ma cible.

J’arrivais à la prison. J’y sentais tant d’émotions négatives : c’était un lieu formidable. Il me faudrait en produire une… oui, y enfermer des gens. Ce serait amusant… J’accomplirai cela dans quelques années quand la vie de pirate ne m’intéresserait plus. Je pourrai même tenter de les enfermer dans un labyrinthe, voir jusqu’où leurs âmes pouvaient s’enfoncer quand la lumière quittait leur vision. Le soldat me fixa longuement, me demandant encore et encore si j’étais sûr de vouloir payer sa caution. Je répondais que oui : celle-ci après tout n’était pas très élevée et, il fallait l’avouer, je ne manquais absolument pas de joyaux…. Loin de là. Je le payais et attendait donc qu’il fut libérer.

Au fond, j’étais quelque peu impatient. Tout fils le serait en s’attendant à rencontrer, enfin, son géniteur. Car c’était lui mon principal créateur. Celui qui décida de l’action de ma naissance, celui qui apporta le plus de souffrance, fit couler le sang, donna la vie. Le père de mon frère que je devais dévorer… celui qui m’avait permis d’être. Je m’étais demandé, lors de ma rencontre avec ma mère, si au fond, je leur ressemblais un peu à tous. Comme tout enfant, je me demandais si j’avais pris des traits physiques ? Je ne doutais pas que leur imperfection était d’autant plus importante que toute ma foi aurait pu le croire. Alors j’attendais… que devrais-je lui dire ? Il me fallait son âme.

Un soldat s’approcha, suivi d’un homme. Je le fixais donc, impassible. Celui-ci était à peu près comme je l’imaginais. Remarqua t il l’éclat supplémentaire dans mes yeux lorsque ceux-ci se portèrent sur lui la première fois ? Sans doute que non : ceux-ci trahissaient déjà ma nature en tant normal… si bien qu’une personne non habituée n’y verrait aucune autre lueur, sans aucun doute. Le soldat resta une seconde interdit, avant de retirer ses menottes à mon géniteur. Il se tourna vers moi et déclara :

Je ne l’ai pas encore libéré. Vous êtes sûr de ne pas revenir sur votre décision ?
-Oui… j’en suis sûr.
-C’est vous qui gérez votre argent comme vous le voulez…

Le soldat retira les chaines de l’homme et s’éloigna, bougonnant que c’était de l’argent mal dépensé car employé, que l’homme retournerait derrière les barreaux. Pour ma part, je m’éloignais vers les portes menant à la sortie. J’en ouvrais une et fixais l’homme qui me suivit. D’un coté, où autre lieu se rendrait il que dehors ? Une fois le vent frais sur mon visage, s’engouffrant dans la capuche de ma cape. J’attendais : allait-il dire quelque chose ? Sans doute se demandait-il pourquoi un inconnu l’aidait ? Que lui dire exactement : je veux te dévorer ? Non… ce serait trop macabre. Il me faudrait y aller en douceur. Je me tournais donc vers lui et, sans trop montrer d’expression, je lui demandais :

Savez vous qui je suis ?

La question était double. Je doutais qu’il sache qu’un démon était né de ses exploits… et également s’il savait ma vraie nature…. mais savait il au moins ce qu’était qu’un démon ? Peut être était il un paysan sans esprit… après tout, on envisageait toujours tant d’espoirs quant à l’intellect de ses parents.
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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Mar 23 Sep - 1:49

Au moment où l’homme redressa la tête vers lui, au moment même où leurs yeux se croisèrent en une ligne parfaite, au moment où sa capuche laissa entrevoir les marques sur son visage : Hubert sût. Il savait la nature de l’homme devant lui, sa nature profonde et magnifique. Il avait lu énormément d’ouvrages sur les démons et savait les reconnaitre en les voyant. Il s’empressa de récupérer ses affaires, laissées à l’entrée de la prison pour qu’il ne pose pas de problèmes et sortit un petit carnet un peu plus grand que sa main, ainsi que de quoi écrire. Son petit bijou dans lequel il suffisait de verser de l’encre lui avait déjà, par le passé, rudement servit. Il écrivit à toute vitesse la date sur une feuille mal découpée, puis écrivit qu’il avait rencontré un démon avant de ranger son calepin dans sa besace.

Le démon lui tenait la porte, comme une invitation langoureuse à passer aux choses sérieuses. Mais pour Hubert, c’était bien différent. Il ne voyait pas simplement l’homme, il ne voyait pas simplement le démon. « Savez-vous qui je suis ? » Hubert eut un large sourire en passant le pas de la porte. « Vous êtes un signe de Loki » Puis, passant sa main dans ses cheveux, il inspira longuement l’air de la liberté. Douce liberté, à peine entachée par l’air froid et presque rocailleux de la cité pénitentiaire. Malgré l’air profondément triste de la ville, il aurait presque été capable d’en embrasser les dalles. C’était ainsi à chacune de ses sorties de prisons. Et il était bien triste qu’il n’ait point vu ce gardien nommé Bjorn avec qui il avait déjà parlé par le passé. Lui qui commençait à comprendre la splendeur d’une prison vue de l’intérieur. Peut-être la prochaine fois le suivra-t-il ?

Mais il y avait plus urgent à comprendre. Bien plus important. « Pourquoi m’avoir libéré, démon ? » Dit Hubert en prenant une voix posée, calme et déterminée. Déterminé, il l’était. Il était décidé à comprendre, à savoir. Il n’avait jamais vu un homme pareil, entièrement façonné par la haine et les sentiments soit disant négatifs des Hommes. Créé à partir de l’essence même de l’Homme. Comment pourrait-il exister pareil splendeur sur Midgard ? Par la grâce de Loki, cela ne fait aucun doute. Hubert fit volteface en terminant d’enfiler son plastron, récupéré en même temps que sa besace. Il enfouit ses mains l’une dans l’autre, dans son dos, et attendit la réponse de son libérateur.
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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Mar 23 Sep - 3:50
Vous êtes un signe de Loki.

Je restais quelque peu… étonné. Alors, on m’avait surnommé de bien des manières : dévoreur d’âme, créature damnée, pourriture… -et j’en passe car énumérer tout serait fort peu productif…- mais en aucune façon, on ne m’avait encore lié à Loki. Loki… un dieu. Existait-il encore vraiment ? Au fond, les dieux avaient disparu de façon bien étrange, soudaine. Il est difficile de se demander si, las de vivre, ils n’avaient pas choisi de disparaitre, tout bonnement ? Certains croyaient qu’ils s’amusaient des vivants comme de pions sur un échiquier, encore de nos jours. Mais de leur trace ne restait que les artefacts aux anciens pouvoirs. Et moi, né depuis non bien longtemps, de ce même être… pouvais je être lié à Loki ? Après tout, peut être étais je l’un de ses pions… mais dans ce cas, celui-ci désirait la mort de l’être en face de moi et ne méritait que peu de vénération de sa part. Mais même moi je sentais que cet homme était fou. Alors… autant l’emporter dans son délire. Ne point mentir, juste omettre.

Rares ceux capable, pourtant, de bien interpréter tout signe qu’ils reçoivent.

Au fond de moi, une partie était déçue… oui, cet homme… était bien une sorte de pauvre d’esprit. Et je disais ça car je l’observais. Il semblait tout guilleret, tout joyeux… et pris dans ses rêveries à la fois : je me demandais bien à quoi il pouvait penser. Surement quelque chose de lié à Loki, à la prison… et la nourriture peut-être ? Après tout, c’était là quelque chose auquel tout le monde songeait… Il comprit sans doute que je ne parlerai pas d’avantage de ses croyances car son temps se fit plus direct quand il s’adressa pour la seconde fois à moi :

Pourquoi m’avoir libéré, démon ?

Peut être remettre ses vêtements cléricaux lui redonneraient ils un peu d’esprit, ou d’audace. Car il se calmait. Il se rapprochait à nouveau de l’être que j’avais espéré qu’il soit. Mais bien loin encore… son âme se devait d’être impure pour m’avoir faire naitre. Mais… par toutes les âmes que j’avais dévorées, j’espérais qu’il fut plus. Mais s’il était moins, j’obtiendrais la sienne plus rapidement. C’était déjà ça…

Je vous ai longuement cherché, vous et quelques autres… et maintenant que je me rapprochais de vous, je me devais de vous aider. Je souhaitais vous observer, c’est tout. Je faisais une pause de quelques secondes avant de lui demander : Vous êtes bien celui qui, il y a une vingtaine d’année, a violé une femme avec ses camarades ? Car vous retrouver tous n’est point chose aisée…

Je n’en disais pas plus. Je savais qu’être un démon pouvait sembler double pour lui : je pouvais très bien être envoyé pour le tuer… ou pire. Je voulais savoir sa réaction : peut être pourrait il me vendre certains de ses camarades. Après tout, il m’en manquait quelques uns encore…


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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Mar 23 Sep - 4:09

Hubert passa sa main dans ses cheveux pour les faire sortir de sous les épaulières rattachée à son plastron. Calme olympien s’il en est, il commença à marcher, certain que le démon le suivrait. Il l’écoutait parler, se moquant éperdument de sa réponse. « Comment un signe peut-il bien savoir qu’il en est un ? » dit-il plus pour lui-même que pour son interlocuteur. Il écouta patiemment ce que l’homme avait à dire, souleva un sourcil en écoutant son discours et décida d’ignorer la plupart de ce qu’il venait de dire.

« Vous souhaitiez m’observer ? Et pour quoi ? Me connaitriez-vous ? » Il marqua une pause, faisant claquer les talons de ses bottes sur les dalles de la rue. « Vous a-t-on envoyé me tuer ? » La question était directe. A quoi bon en faire tout un plat ? Le démon ne mentirait sans doute pas. Et même s’il le faisait, il était évident que jamais Hubert ne lui ferait confiance. Il ne se tourna pas vers l’intéressé, il ne le regarda pas. Il n’en avait pas besoin. Il savait que, comme les autres, il ne verrait en lui qu’un illuminé incapable de la moindre clarté. Mais le prêtre était bien au-delà de ça. Et alors que le démon ne répondait toujours pas à ses questions, il finit par reprendre.

« Vous êtes né de cette altercation ? Vous êtes né de la nature profonde des Hommes. J’ose espérer que vous respectez vos créateurs à juste titre. Ils sont à la base de votre splendeur, démon. » Il inspira profondément, observant les alentours avec un sourire léger comme le vent. « Cet endroit, vous devez sans doute le sentir, est empli de l’essence même de l’Homme. De tout ce qui le rend beau, dangereux, imprévisible. De tout ce qui le rends Homme. Prenez la peine d’inspirer l’air vicié d’une cité qui, malgré ce qu’elle voit tous les jours, se considère comme œuvre de pureté. Gardienne des soi-disant plus bas instincts de l’Humanité, elle n’est là que pour cacher à la vue de tous ce que personne ne veut admettre. L’essence de l’Homme est la discorde, le désaccord, la violence… L’essence de l’homme est si proche de celle de Loki. Pourtant, ils y vont d’un effort commun pour renier celui dont ils sont manifestement les descendants directs. Les plus fidèles créations. Et vous êtes la personnification de tout cela. Le saviez-vous ? En avez-vous seulement conscience ? »
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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Mar 23 Sep - 4:59
Ainsi… c’était bien lui. L’homme qui m’avait conçu. Il n’avait pas tenté de le cacher : au contraire. S’était il permit, bien rapidement, de parler sans s’arrêter. Et, chacune de ses paroles me donnait l’impression d’être une aiguille qui s’enfonçait, doucement, dans ma chair. Tout d’abord, il me parla du fait que je devais respecter ceux grâce à qui j’étais né : oh… non… respecter, je le faisais. Mais souhaitait-il donc que je baisse ses pieds ? Loin de là une pensée qui me donnait envie. Il se retourna vers la ville. Oui, elle était polluée par les effluves de l’humanité. Et non loin, se trouvait des corps aux âmes scellées. A cet instant, je compris que Valtalyn était non loin : m’y étant concentré, j’avais perçu sa présence. Mais je me déconcentrais de cette information car l’homme continuait à déblatérer. S’il s’était tourné vers moi, il aurait aperçu mes sourcils se froncer peu à peu. Quand il eu enfin fini, je répondis à son monologue par un autre. Mon ton était détaché, presque froid quand je m’adressais enfin à lui ; avec ce même ton qu’on s’adressait à un membre d’un autre équipage enfermé dans sa calle depuis des journées et qu’on venait enfin à lui.

Est-ce vraiment à moi que vous souhaitez apprendre l’existence des bas instincts de l’humanité ? Son rejet de ses pulsions, de ses désirs ? Est-ce vraiment à un être tel que moi, né des profondeurs de l’âme humaine, se jouant d’en dévorer les unes après les autres, que vous tentez d’apprendre à quel point tous se ruent dès qu’ils peuvent dans le plaisir de provoquer du déplaisir à autrui ? Est-ce à moi, pour qui on se damne en échange d’une promesse, d’un vœu, que vous souhaitez déclamer des vérités sur les âmes ? Car vous parlez des âmes humaines, mais il n’y a différence avec celles des autres créatures : tout être se voue à la disgrâce. Ne parlez point à un démon de la disgrâce de l’humanité et de sa nécessité puisque sans elle, il ne serait né. Gardez ces paroles pour ceux qui peuvent encore ouvrir les yeux sur celles-ci…

Mon ton était calme. Sec. Mais celui-ci m’avait légèrement ennuyé : et si j’en venais à accepter le fait que peut être, je dis bien peut être, cet être se rapprochait de Poe, je le voyais encore bien loin. Il restait dans l’image, dans l’oubli. Trop loin de la réalité, encore… Je devais ne point trop le confronter à ses propos, le garder en mon sens. Je le désirai, je ne devais l’oublier, non point mort mais en vie quand j’en extirperai l’âme souillée. Je décidais d’adoucir mon ton. Presque suave, duveteux. Mais je n’arrivais à en retirer le fait en celui-ci sa force : après tout, je n’élevais quasiment jamais la voix. Souvent, je murmurais et cela suffisait : j’en avais gardé l’habitude. Mauvaise… habitude.

Mais… s’il n’y avait point un désir illusoire de l’être d’être bon, la vie serait ennuyante. N’oubliez point que Loki, lui-même, aimait à se faire croire bon. Ce masque est nécessaire.

Je m’approchais de lui, mais fixait la ville. Je fermais mes yeux un instant. Je ne pourrai obtenir son âme facilement : je le sus à cet instant. Il me faudrait le côtoyer longuement. C’était un fanatique, et ceux-ci disposaient d’une logique propre. D’une incapacité à offrir leur âme au premier venu, fut il de leur propre intérêt. Ils avaient besoin d’y voir autre chose : leur foi les protégeaient, fut-elle impure. Mais je désirais cette âme : il me la fallait pour être entier. Il me faudrait plus que quelques heures : cette pensée me dérangeait. Mais au moins, peut être pouvait il m’aider…

J’ai rencontré la femme que vous avez violée. Vous avez un fils né de cette nuit… non, je dirai : deux fils. Cette femme n’est plus, si jamais vous désiriez la chercher. Prêtre de Loki, vous n’êtes point né de la haine. Vous êtes né de la chair … vous ne comprendriez point les ténèbres qui me nourrissent en permanence… du moins, pas pour l’instant.

Je m’interrompis un instant, me tournant vers lui.

J’utilise le nom de Johann, actuellement, prêtre. Vous pouvez l’employer. Personne ne m’a envoyé vous tuer : je n’y ai actuellement aucun intérêt. Mais je dois trouver chacun de mes créateurs… et vous, vous les connaissiez tous. Je ne pus m’empêcher de sourire un instant. Savez vous jusqu’où une âme peut être pourrir ?
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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Mar 23 Sep - 11:51

Hubert ralentis le pas en écoutant son beau discours. Oui il avait l’air de pleinement avoir conscience de ce que l’homme lui avait apporté, mais il n’avait en rien l’air redevable ou encore sensible à la beauté de l’Humanité. Il ne voyait en eux qu’un animal comme un autre. Il ne prenait pas la pleine mesure de ce que l’Homme était capable de lui apporter encore –mis à part une âme fraiche. Hubert lui lança tout de même un sourire plein, un de ces sourires de celui satisfait par son vis-à-vis. Il répondit d’une voix calme et grave « Tant d’honnêteté chez un démon, voilà qui fait plaisir. » Il était cependant évident que le démon se jouait de lui. Ses mots étaient beaucoup plus doucereux qu’une fois qu’il l’avait poussé à bout. L’homme lui mentait, c’était évident. Et pas de la plus habile des manières. Peut-être était-il trop sur ses gardes pour tomber dans le piège, ou peut-être le fameux Johanne était un bien piètre comédien.

« Deux fils, vous dites. Est-ce que vous allez me faire croire que vous vouliez simplement rencontrer votre créateur par pure curiosité ? » Il n’était pas dupe, mais il trouvait la situation des plus cocasse. Qu’essayait donc de faire ce démon tatoué au visage ? Il reprit néanmoins, soudainement dévoré par la curiosité : « Pourquoi voudrais-je la retrouver ? Je n’ai que faire d’elle ou encore de mon éventuel fils. Si son destin est de vivre, qu’il en soit ainsi. Mais loin de moi. » Il avait parlé en souriant, l’air de se moquer éperdument des répercutions d’une telle pensée sur sa progéniture. Et il n’en avait pas que l’air. Ses lèvres toujours étirée sur son visage sec en un sourire presque figé, il passa à nouveau sa main dans ses cheveux comme un tic dont on a du mal à se départir.

« Dis-moi, fils. » Il eut un petit rire. « Comptes-tu me suivre sur les chemins longtemps ? Je doute que cela t’apporte quoi que ce soit. Que cherches-tu ? » Cette fois-ci, il plongea son regard froid dans le sien. Ses deux iris, aussi glacée que la glace du grand nord, semblèrent plonger avec appétit dans celles de Johanne. Hubert, quant à lui, ne comptait point se présenter sans savoir ce que le démon voulait ou prétendait vouloir. Il ne s’encombrait pas de compagnon de route sans raisons.
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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Mar 23 Sep - 22:33
Tant d’honnêteté chez un démon, voilà qui fait plaisir.
-Vous savez… les démons manient bien plus la vérité que nombre d’éphémères…

Je lui avais répondu rapidement alors et c’était là encore la vérité. Oui, je maniais régulièrement le mensonge et obtenais ce que je désirais ainsi… Mais bien souvent, je disais la vérité de mes pensées : une habitude prise auprès de mon équipage. Finalement, la piraterie m’avait éloigné des faux semblants… Les êtres qui n’aimaient pas le bien avaient cet avantage d’accepter tout sans jugement. De la même façon, mes pactes se devaient d’être vrais. Je pouvais les manier à mon avantage, mes ceux-ci se devaient de se réaliser… Et les rares démons ou créatures que j’avais côtoyées employaient bien moins de mensonge que les petites gens. Je savais mentir, mais je n’en avais pas envie… pas maintenant. Déjà, l’accompagner dans ses délires m’ennuyait… alors à quoi bon.

Deux fils, vous dites. Est-ce que vous allez me faire croire que vous vouliez simplement rencontrer votre créateur par pure curiosité ? Pourquoi voudrais-je la retrouver ? Je n’ai que faire d’elle ou encore de mon éventuel fils. Si son destin est de vivre, qu’il en soit ainsi. Mais loin de moi.
-Que sais-je ? Les affections peuvent être particulières…
-Dis-moi, fils. Comptes-tu me suivre sur les chemins longtemps ? Je doute que cela t’apporte quoi que ce soit. Que cherches-tu ?
-N’écoutez vous point ? Je vous ai déjà répondu à cette question…

Je fermais doucement les yeux. Oh, cet être m’ennuyait avec toutes ses questions auxquelles il ne laissait aucun temps de réponse. Et puis, ces questions étaient sans grandes importances : pourquoi fallait-il que ce soit un abruti ET un fanatique ? Je n’avais aucune envie d’être gentil avec lui… ni doux. Déception… une pourriture, mais que ça. Un être qui finalement n’aurait aucune importance.

Je n’escompte pas vous suivre : j’ai moi-même à faire. Je veux juste leurs noms et les derniers lieux où vous les connaissez. Mais qu’importe si vous refusez de m’aider : après tout, vous êtes déjà le quatrième que je retrouve… il m’en manque fort peu. Et le temps, j’en dispose.

Oui, j’avais à faire : l’artefact… j’étais sur son chemin, suivi par un autre démon. Je le fixais quelques seconde. A cet instant, je communiquais rapidement avec Poe qui me murmura : Amène le moi… et tu auras son âme, je te le promets. Et Kraken qui me répondait à son tour : amène le moi… et tu auras son âme, ne t’inquiète pas. Oui, il y avait nombre de moyens d’obtenir l’âme d’un être : le désespoir, la colère. Mais rien n’empêchait de le droguer, de l’enfermer dans le noir, de le torturer…

Je veux leurs âmes : et en cela, je vous ai déjà répondu. Et la votre, par la même occasion. Je comptais vous laisser du temps en remerciement car ce fut votre décision qui m’amena à être. Mais… Vous me lassez…. Finalement, peut être me serait il plus simple de vous faire enfermer dans une calle jusqu’à ce que le désespoir vous prenne.

Mon temps était ferme et simple. Je ne mentais pas. Je disais la vérité : ce me serait simple. Je pouvais le faire, tout simplement : et n’importe qui m’entendant aurait compris cette même vérité. Car quand quelqu’un dit la vérité, en général, les gens le sentent. Oui ce prêtre pouvait être fort ou même doué de pouvoir magiques… mais malgré cela : oui, je pouvais l’enfermer… Cela m’aurait peu couté. Cela serait plus facile… de plus, un autre souci m’ennuyait à l’idée de le laisser derrière moi sans prendre soin de cacher son cheminement :

Pour dire vrai, si je vous laissais derrière moi ici même, vous seriez trouvé par un autre démon qui vous tuerait après vous avoir torturé. Il se trouve que je transporte quelque chose qu’il désire… Et ne croyez point être capable de le vaincre… Pour dire vrai, je ne risquerai pas votre âme encore libre à le vaincre.

Et là encore, c’était la vérité. Oui, l’Autre le tuerait en se moquant éperdument de l’importance de ce prêtre de pacotille à mes yeux. Et ceci, je ne le désirais point non plus. L’Autre désirait l’artefact. Si le prêtre avait connu les démons, peut être aurait il songé à l’artefact également… Mais je ne pensais point que ceci l’interessait : il était plus enclin à propager sa foi.

Voilà donc les choix qui s’offrent à vous, prêtre. Mais je ne laisserai pas votre âme disparaitre de ce monde sans la prendre avec moi. Que vous le désiriez ou non, je vous placerai en sécurité vis-à-vis de l’Autre. Si vous vous montrez coopératif, vous resterez libre de vos mouvements. Si non, je vous offrirai une vie lassante avec personne à qui parler de votre foi. Car vos gardes seraient sourds et analphabètes. Je songeais là aux pratiques de Poe… Plus sûr que Kraken qui lui, s’amuserait de le dépecer avec… Bref… Quant à votre fils, tant mieux qu’il ne vous soit aimé puisque je compte lui prendre et son âme, et sa chair…

Je pris une légère pause alors avant de préciser.

Ou, je veux bien vous laisser être rattrapé par l’autre, mais dans ce cas là… vous devez pactiser dès à présent avec moi. Puisque les âmes des pactisants viennent dès la mort de celui-ci à l’elfe noir… Et que vous mourriez rapidement…

Oui, j'avais été réaliste sur ses possibilités finalement : lui qui aimait l’honnêteté risquait de ne point aimer celle là. Mais après tout : à quoi bon lui mentir... l'Autre était un trop grand risque. Alors oui, il lui restait peu de choix : la mort, l'enfermement, le pacte ou arrêter ses simagrées.
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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Mer 24 Sep - 13:17

Hubert l’écouta calmement et posément. Il continuait de marcher, écoutant le son régulier de leurs pas sur les dalles de la rue. Ou plutôt, il écoutait les siens, puisque le démon semblait glisser sur celle-ci dans un silence très étonnant. Le prêtre avait milles questions à lui poser. Il n’aurait jamais voulu exorciser un être né de ce qu’il adorait chez l’Homme. Sans le regarder, il observa les alentours. Personne ne semblait vouloir s’approcher d’eux depuis la sortie de la prison. Ils n’avaient sans doute pas peur des anciens prisonniers, ils devaient y être habitués dans cette cité-prison. Non, cela devait venir de l’apparence de Johanne. Son apparence inhabituelle devait gêner ces êtres qui se vautrait dans la bienséance. « Vous êtes tous fous, humains. Vous êtes tous fous mais vous ne voulez pas l’admettre. Laissez-moi vous ouvrir les yeux. Laissez-moi vous ouvrir les yeux, humains. » songeait-il en inspirant de plus en plus fort. Mais ça ne l’empêchait pas d’écouter avec attention ce que disait Johanne. Il avait toujours été très doué pour faire plusieurs choses en même temps.

« Tu me dis qu’un autre démon viendra bientôt s’en prendre à moi simplement parce que je t’ai parlé ? Et si je lui disais simplement ce que tu cherches et où te trouver ? Mh, il ne me laisserait pas vivre pour autant, c’est vrai. » Le voilà qui pensait tout haut, maintenant. « Je n’ai aucun intérêt à pactiser avec toi. » La phrase était lancée avec honnêteté. Il ne voyait pas l’intérêt. Et même s’il voyait clairement qu’un pacte lui aurait permis de mieux se faire entendre de la population, il était certain que Loki ne pardonnerait pas pareille tricherie. Même dans la décadence, il y a des règles. A moins que ce ne soient les siennes ? Sans doute, après réflexion. Il voulait faire les choses à sa manière, pour honorer son Dieu de la meilleure des façons. Passant sa main dans ses cheveux, il ralentis légèrement le pas.

« Je dois donc te suivre, sinon je mourrais. Simplement parce que tu m’as libéré. Finalement, je doute de devoir te remercier, Johanne. » Son ton était neutre, il n’était ni en colère ni apeuré. Pourquoi la mort l’effraierait-il ? Il n’y voyait là qu’une voie sans issue, qu’une fatalité qu’il devrait un jour affronter. Pourquoi se lamenter sur quelque chose qui arriveras forcément ? Puis soudain, il frappa dans ses mains. « Oh, j’oubliais ! Je n’ai aucune idée de l’endroit où se trouvent mes anciens camarades. Nous nous sommes séparés après avoir été exilés de notre village. » Il lui offrit un sourire d’excuse, sincèrement gêné de ne pouvoir l’aider. « Mais si tu m’as trouvé sans savoir grand-chose sur moi, je suppose que tu trouveras les autres sans problèmes. » Il émit un léger rire, plus aigüe que l’était sa voix habituelle. Ce rire ne dura que quelques secondes, pas plus. Et soudain il marcha n peu plus vite, visiblement sans raisons. « Bien, et comment comptes-tu assurer ma protection ? »
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MessageSujet: Re: Les prémices. [PV Noah] Mar 30 Sep - 1:43
Tu me dis qu’un autre démon viendra bientôt s’en prendre à moi simplement parce que je t’ai parlé ? Et si je lui disais simplement ce que tu cherches et où te trouver ? Mh, il ne me laisserait pas vivre pour autant, c’est vrai. Il fit une légère pause, peut être pour respirer me demandais je…. Je n’ai aucun intérêt à pactiser avec toi.

Il est vrai que pour l’instant… je ne voyais pas quoi lui offrir. Le souci des fanatiques, c’est que rien ne leur donnait envie de pactiser. Mais le temps était mon allié : l’éternité m’offrait la possibilité de l’obtenir à n’importe quel moment. Et l’envoyer auprès de Poe était une possibilité. Certains me disaient par ailleurs bavard pour un démon… Mais lui : qu’est ce qu’il parlait ! Encore, et toujours… Et il se touchait tout le temps les cheveux… une vraie catin. Non, je ne devais pas penser ainsi de mon géniteur principal. De plus, il n’était pas si idiot… Puisqu’il avait compris au moins le principal.

Je dois donc te suivre, sinon je mourrais. Simplement parce que tu m’as libéré. Finalement, je doute de devoir te remercier, Johanne.
-Je n’ai jamais dit que j’agissais pour votre bien. Votre survie coïncide avec mes besoins… c’est tout aussi simple que cela.  

A cet instant, je sentis qu’il allait dire quelque chose qui me déplaisait. Comme une intuition. Comme quand l’on sait qu’une personne nous veut du mal, ou du bien… ou que des liens se formaient en secret et qu’on sentait leur présence avant même qu’ils soient découverts. Et bien, je sentais une nouvelle déception arrivante. A cet instant, je l’observais ouvrir ses fines lèvres et déclarer :

Oh, j’oubliais ! Je n’ai aucune idée de l’endroit où se trouvent mes anciens camarades. Nous nous sommes séparés après avoir été exilés de notre village. Mais si tu m’as trouvé sans savoir grand-chose sur moi, je suppose que tu trouveras les autres sans problèmes.
-Au moins vous souvenez vous de leurs noms ?

Et j’avais donc eu raison. Pourtant, son air semblait désolé et non point moqueur : je ne lui en voulais point. Après tout, c’était moi qui m’étais fait trop d’illusions à son sujet. Je l’imaginais assez souillé pour être machiavélique, intelligent, classieux, magnifique, presque démoniaque ? Oui… c’était de ma faute. Et puis, leur vie étant si éphémère, ce n’était point si illogiques qu’ils ne gardent point contact. Après tout, les précédents ne savaient pas grand-chose des autres non plus… Du moins, ne m’en avaient ils pas parlé sauf un. Un ivrogne et un emprisonné promis à la potence… Ils étaient isolés. Je trouverai les autres… Oui…. Et, comme le silence est précieux, l’homme recommença à parler :

Bien, et comment comptes-tu assurer ma protection ?
-Je ne suis pas à une personne prêt…

C’était un propos réaliste. Sorti presque comme une pensée dite toute haute. Après tout : j’avais déjà Finn à protéger de cette même créature. Alors… L’idée serait d’amener Hubert à se camoufler dans une masse, et Finn dans une autre. Pourquoi pas le faire entrer dans une guilde ? Quelque chose qui le lierait à suffisamment d’êtres pour le mettre sur la piste d’une de ces… saletés… Seules créatures à part les démons qui puissent tuer ces derniers. Oui… Pourquoi pas. Finn, plus jeune, nécessitait une famille. Si le démon était tué, les ennuis partiraient et je pourrais m’adonner à l’artefact également sans outre pensées.

Nous allons voyager. Ceci vous permettra de continuer de répandre votre bonne parole. Cependant, j’apprécierai que vous ne me mêliez en aucune façon à cet acte. Je ne souhaite être associé à votre culte. Si nous l’avions pu, nous aurions pris la mer mais ces temps ci… c’est impossible. Nous devons aller récupérer un mousse de mon navire, je vous le présenterai tous deux et je vous prierai de ne pas mal vous comporter envers lui. Et…

Et Valtalyn… lui aussi, je devais le récupérer. Car ainsi, j’aurai les deux âmes des licornes de ce monde… Un amusement : devoir tout abandonner m’aurait ennuyé. Peut être même celui-ci pourrait il m’aider pour ce prêtre de malheur… Oui… sans aucun doute ! Après tout, la licorne n’était des plus innocentes. Et il avait l’air prompt à s’attirer des ennuis… Pourquoi fallait-il que toutes les licornes soient dénuées de sens logique ?

Et nous partirons rencontrer une autre personne. Un homme qui vous surprendra, surement. Mais qu’importe : je vous prierai également de ne point trop l’effrayer. Montrez vous courtois envers les deux : ils peuvent être utiles l’un comme l’autre à votre survie. Et, enfin… quel nom voudrez-vous employer ? Qu’aucune bévue ne soit accomplie à ce sujet.
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