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[ Paladin ] Söl Randell

MessageSujet: [ Paladin ] Söl Randell Mer 10 Juin - 3:17
« Fiche personnage »
« Informations générales »
« Compétences & attributs »
Nom : Randell
Prénom : Söl (« Soul »)
Sexe : Mâle
Âge : 21 printemps
Race : Humain
Classe : Paladin

Description physique :
Spoiler:
 

Description caractérielle :
Spoiler:
 

 
Maîtrise de magie :
Spoiler:
 

Maîtrise d'armes / équipements :
Spoiler:
 

Grades :

Grade D - Dévotion
Spoiler:
 
Grade C - Armure divine
Spoiler:
 
Grade B - Contre-attaque
Spoiler:
 
Grade A - Gardien des ailes
Spoiler:
 
Grade S - Sacrifice
Spoiler:
 

Statistiques (/15):
Vitalité :          
Attaque physique :          
Défense physique :          
Attaque magique :          
Défense magique :          
Vitesse :        
 
« Background - Partie 1/4 »

Le seul véritable souvenir que je garde de mon enfance est celui d'un enfant courant pieds nus dans les champs de blé par une chaude journée d'été. Il ignorait la saleté qu'il accumulait à chaque chute et semblait infatigable, courant de l'après-midi jusqu'au soir. De ma propre imagination, j'ai toujours considéré cet enfant comme heureux, s'émerveillant de chaque découverte, savourant la fraîcheur du vent comme la douce chaleur du soleil et, riant aux éclats à chaque égratignure. Un garçon simple et heureux. J'ai très peu de souvenirs de mes parents. J'étais bien trop jeune quand je suis parti. Tout ce que je sais, c'est qu'ils aimaient. Mon père était un travailleur des champs et ma mère une fidèle croyante, entièrement dévoué à l'église. Deux personnes du peuple d'Asunia, modestes et simples. Je suis certain que j'étais heureux avec eux et, qu'ils auraient fait de moi un homme de bien. Je ne sais pas si c'est le besoin évident d'argent ou la loyauté envers l'église qui fit pencher la balance d'un côté mais, peu avant l'hiver, alors que je venais de fêter mon cinquième anniversaire, mes parents me confièrent à l'église. Il était courant, à cette époque, que l'église recrute de jeunes enfants afin de les éduquer dans le but de les modeler en parfaits serviteurs des Divinités d'Asgard. Mon destin s'est ensuite rapidement mis en place.

Loin de l'éducation d'une famille aimante, j'ai dès mon plus jeune âge suivi un apprentissage rigoureux destiné à m'enseigner la grâce et la bonté des Créateurs, mais aussi, à me soumettre à leur puissance et à celle de l'église. L'éducation que j'ai reçue est celle qu'on réserve d'ordinaire aux enfants nobles. Ainsi, humble fils de paysans, on me répétait sans relâche que ce savoir était un honneur et un privilège accordés par la bonté et la générosité du clergé. Des phrases qui entrent facilement dans le crâne d'un enfant quant celui-ci est exposé à la douleur... Car, pour les enfants de l'église, la moindre erreur se payait très chère. Les Sœurs faisaient respecter les règles avec une froideur et une sévérité qui auraient facilement pu tirer des larmes à un adulte. Si nous étions nombreux au début, beaucoup d'enfants disparurent subitement du jour au lendemain sans que jamais une raison ne soit communiquée. En demander une m'aurait valu des coups bâton. Je n'avais pas le droit de posséder quoi que ce soit, si ce n'est la tunique que je portais en permanence. Il m'était même interdit de détenir mon propre exemplaire du « livre de la bonne foi ». Car, c'était une chose inutile. Inutile quand j'avais tellement, au risque de subir le courroux des religieuses, lus et relus cet ouvrage que je le connaissais sur le bout des doigts, à la virgule prêt. Ainsi, la première partie de mon enfance ne se résuma qu'a de hauts murs de pierres, une table et un banc de bois usés, des livres anciens, des vieux parchemins ainsi qu'un nombre indéfinissable d'encre et de plumes. Je n'étais qu'un enfant facilement manipulable, je n'ai pas eu d'autre choix que de devenir ce qu'on attendait de moi : un simple pion sur un échiquier d'une grandeur et d'une complexité qui me dépassaient.

Vers mes dix ans, j'ai commencé à me démarquer des autres enfants de l'église, à quitter la norme. Lors des séances de prières et de cultes, il m'arrivait fréquemment d'entendre des sons étranges qui, lentement, se transformèrent en voix. Une voix qu'il m'était impossible de définir. Ce n'était ni celle d'une femme, ni celle d'un homme. Elle n'était ni aiguë, ni grave. Elle n'avait pas d'âge. Et, il m'était impossible de comprendre ce qu'elle me disait. Tous les mots semblaient se dévorer entre eux. Durant plusieurs mois, j'ai gardé ce phénomène secret. Si les secrets étaient interdits et sévèrement réprimandés, je savais qu'une défaillance de mon esprit me conduirait à bien pire... Les exemples ne manquaient pas. Puis, la culpabilité a eu raison de moi. Je commettais un lourd péché et tout portait à croire qu'un être maléfique essayait de manipuler mon esprit trop faible et infidèle. La Sœur à qui je m'étais confié m'avait conduit sans un mot vers celui qui dirigeait l'église d'Asunia, le Père Supérieur. C'est terrorisé et tremblant que j'avais suivi la dame de foi, mes jambes manquant de m'abandonner à chaque pas. Car je pouvais la ressentir, toute la terreur rongeant le cœur de la Sœur...

Plusieurs Sœurs étaient déjà réunies dans la grande pièce illuminée par des vitraux colorés, lesquels évoquaient les liens étroits existant entre les Divinités des Ases et l'Humanité. Immobiles telles des statues, elles semblaient toutes plongées dans une étrange prière, debout, les yeux clos. Aucune émotion ne semblait émanait d'elles... Elles étaient comme vides. Au fond de la pièce, sur une estrade haute de quelques marches, le Père Supérieur était lui aussi debout. La statue derrière-lui, sculpté par les Hommes en l'honneur de la dernière des Valkyries, semblait lui prêter ses ailes blanches le temps d'un jugement. Face à la colère et à la peur que l'homme m'infligeait inconsciemment, j'étais tombé à genoux à quelques mètres de lui.

Qu'avais-je fais de mal ? Je m'étais confessé, comme il se devait ! Je n'avais jamais écouté la voix du démon, ignorant ses ordres diaboliques ! Je n'avais jamais accepté de servir le mal ! Je servais le bien ! Personne ne pouvait donc m'aider ?

Mon regard larmoyant dans celui terrifiant de l'homme, je n'avais pu murmurer qu'un piètre « Ayez pitié ! » alors que des mains se refermaient comme des étaux sur mes bras. Inutilement, je m'étais débattu contre le flot d'émotions dévastatrices qui menaçaient de me déchirer de l'intérieur, contre ces hommes qui me menaient à la potence, contre l'injustice. Le Père Supérieur lui-même avait ouvert la porte vers ce qui ne tarderait à devenir mon enfer. Derrière cette lourde porte, la faible lueur d'une torche tenue par un fidèle révélée un trou béant dans le sol. Aucune lumière, aucun espoir ne m'y attendait. Des larmes s'étaient formées dans mes yeux, brouillant ma vision. J'eus un violent mouvement de recul, voulant fuir le sort atroce qu'on me réservait mais, la prise des hommes sur mes bras n'en fut que plus douloureuse. Sans me laisser le temps d'une dernière prière, on me poussa avec brusquerie dans la fosse, m'arrachant un hurlement d'horreur.

[ Suite dans le post ci-dessous ]
« Joueur »

Pseudonyme ou prénom : Sey
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Expérience en Role Play : Je me défends.
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[ Paladin ] Söl Randell

MessageSujet: Re: [ Paladin ] Söl Randell Mer 17 Juin - 4:19
« Fiche personnage »
« Background - Partie 2/4 »

Je tombais. Je rejoignais les ténèbres. La pente était composée des restes d'un très ancien escalier de pierre et d'une terre humide, empestant la mort. Aveugle dans ce monde d'obscurité, mes mains avaient cherché désespérément une prise dans la boue mais, les seules racines qu'elles avaient réussies à saisir avaient été arrachées et emportées dans ma chute. Chaque contact avec les marches de pierre fut si violent et effroyablement douloureux que j'en perdis rapidement le souffle.La terreur avait cessée pour laisser place à une impitoyable douleur. Un craquement sinistre m'avait indiqué qu'un de mes os s'était brisé mais, dans cet ouragan de douleur, je ne pouvais déterminer de quel membre il s'agissait. Si ma chute n'avait probablement durée que quelques instants, elle m'avait semblé être un interminable supplice... J'ignore si mon esprit avait finalement cédé face à la peur et la souffrance ou, si un coup sur ma tête fut de trop mais, je perdis connaissance avant même d'atteindre le fond de la fosse.

Je m'étais réveillé, couché dans un fond d'eau usée mélangé à de la boue, quittant un cauchemar pour un autre. Les battements de mon cœur et mon souffle saccadé furent d'abord les seuls bruits distinguables. Puis, le couinement de quelques rats et le « ploc » incessant de gouttelettes d'eau s'ajoutèrent au côté lugubre des lieux. Il faisait si noir, qu'il m'était impossible de définir les dimensions du trou dans lequel j'avais atterrit ni même, de déterminer de quel côté se trouvait l'escalier d'où on m'avait jeté. J'avais essayé de me relever avant de réaliser, sous l'emprise de la douleur et sous le toucher de ma main tremblante, que l'os de mon bras droit sortait anormalement de mon membre. Terrifié, je n'avais pas eu le courage de mesurer l'état de ma jambe gauche, qui devait être dans un état similaire. Je n'étais qu'un gamin. Je voulais quitter cet endroit maudit, je voulais rentrer chez moi... Je voulais revoir ma mère! Mes larmes, mes prières et mes cris de terreur ne changèrent rien à mon supplice. J'étais oublié et abandonné de tous.

Recroquevillé contre une paroi de pierre humide, ma tunique tirée sur mes jambes, j'ignorais les longs insectes qui jouaient à escalader mes bras et mes jambes, trop concentré à réciter à voix haute le « livre de la bonne foi » dont toutes les pages, étaient gravées dans ma mémoire. J'avais froid. J'allais mourir ici. Une petite voix dans ma tête me le rappelait sans cesse. Pour ne pas l'entendre, je recommençais encore et encore à réciter le livre religieux, ma voix se faisant plus forte à chaque fois que les sanglots reprenaient. La torture à mon bras me rendait fou.

Des heures passèrent, peut-être même des jours. Dans cette obscurité, le temps ne semblait plus avoir aucune signification. Le corps faible et fiévreux, je savais que si je m'endormais, je ne me réveillerai jamais. Et pourtant, je ne luttais plus. Je n'avais même pas la force de réciter à nouveau le « livre de la bonne foi », ma bouche était devenue aussi sèche qu'un parchemin. Je m'abandonnais aux bras gelés de la mort, les laissant me bercer tendrement vers un sommeil mortel. Alors que je sombrais avec le soulagement que la douleur ne tarderait pas à se taire, une lumière vive et intense, semblant jaillir de nulle part, s'était répandue comme un feu sauvage, définissant de sa lueur blanche toute l'étendue de ma prison. Elle dévorait les ténèbres. Ce ne pouvait être que la mort.

Soudainement, l'air vibra. La lumière était devenue si forte, que je n'avais pas eu autre choix que de détourner le regard afin de ne pas y laisser la vue. Il faisait aussi clair qu'en plein jour. Je pouvais à présent distinguer les formes irrégulières des pierres composant le mur derrière-moi ainsi que la couleur rouge des insectes aux pattes multiples qui creusaient la boue afin de regagner l'obscurité. Puis, une plume d'une incroyable blancheur virevolta à quelques pouces de mon visage. Mon esprit s'était alors vidé. Mon cœur avait manqué un bond. J'avais oublié le sens même de la douleur. Doucement, comme de peur que tout ne disparaisse subitement, je m'étais retourné vers la silhouette entourée d'une aura de lumière.

Ses ailes immenses, d'un blanc d'une pureté incomparable, évoquaient à elles seules le divin. Elle portait une armure argentée dont les gravures étaient si minutieuses et complexes qu'une vie entière ne suffirait pas au meilleur des forgerons, pour ne serait-ce, imiter une pareille merveille. Des plumes aussi blanches que celles de ses ailes ornaient son casque, représentant à lui seul le paradis des héros. Ses yeux vairons venaient d'un autre monde, l'un était de glace et l'autre de feu. Mais ce qui m'avait le plus frappé, fut l'incroyable beauté de la femme guerrière aux longs cheveux blonds. L'ange d'Asgard, la dernière des Valkyries, se tenait devant moi.

- « Trouve et protège le Porteur de Lumière. Telle est ta mission ! Si tu échoues, les mondes s’effondreront ! » Prononça-t-elle de sa voix parfaite.

Ainsi, la voix que j'avais entendue dans mes prières prenait enfin forme. Les simples murmures incompréhensibles devenaient des mots, ces derniers formant des phrases pleines de sens. C'était la voix de la Valkyrie que j'avais entendu! Elle était venue en personne me répéter ce que je n'avais alors pas compris! Comprendre cela m'avait tétanisé... J'avais été choisi par la Valkyrie et pourtant, je n'avais même pas été capable d'interpréter son message! Quant à la prophétie qu'elle venait d'énoncer à voix haute, si les mots résonnaient dans ma tête tel un écho, j'étais bien trop troublé par l'instant présent pour y prêter attention... Soulignant ses mots d'un geste gracieux, la Valkyrie déposa un long fourreau blanc, décoré de symboles et de gravures de couleurs bleus et or, devant moi. De l'épée qu'il contenait, seule la garde dorée était visible.

Ses ailes s'étaient ouvertes, comme si l'ange s'apprêtait à s'envoler dans cet espace pourtant clos. Craignant qu'elle ne disparaisse, j'avais tendu ma pitoyable main vers elle. J'avais ouvert les lèvres, mais aucun mot n'en était sorti. Ses yeux inhumains avaient rencontrés les miens et d'une curieuse manière, telle une note mélodieuse, mon don avait capté une compassion sincère dans le cœur de l'être de lumière. Posant avec légèreté un genou dans l'eau souillée, la main gantée de la guerrière d'Asgard avait doucement effleuré ma joue. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-elle pas rester ?! A nouveau, des larmes me brouillèrent la vue. Pire encore, ma gorge s'était nouée, en proie à un nouveau sentiment de terreur. Je n'étais alors qu'un enfant qui ne voulait pas être abandonné une fois de plus.

- « Dépêches-toi de grandir... En attendant, je veillerai sur toi. » Murmura-t-elle de sa voix douce comme la velours.

D'un geste lent, la Valkyrie décrocha la lanière de cuir retenant son bouclier en son dos. S'approchant d'avantage de moi, elle passa l'attache par-dessus ma tête avant, de la laisser reposer sur l'une de mes épaules. Mon regard, encore troublé par les larmes, s'était alors attardé sur le deuxième présent de la guerrière d'Asgard : un bouclier dont le nom légendaire s'était lui-même imposé dans mon esprit comme une vérité absolue. Ahura Mazdah.

J'avais crié mais, cela n'avait rien changé. Dans un éclat de lumière et un battement d'ailes majestueux, la Valkyrie avait disparue aussi subitement qu'elle était apparue. Il ne restait plus rien de l'ange du Valhalla et de sa lumière. De nouveau, j'avais retrouvé l'obscurité, la solitude et la douleur. Je n'étais qu'un gamin de dix ans et je venais d'être témoin d'un miracle, d'une prophétie apocalyptique et... J'étais chargé d'une mission d'une importance cruciale ! J'aurais dû être terrifié, mais pourtant... Je ressentais une incroyable paix intérieure. Je venais de vivre ce que tout croyant ne peut connaître de son vivant. J'avais été choisi. Ravalant mes larmes, j'avais serré les poings. Je ne peux pas pourrir ici ! Je dois quitter cet endroit ! J'ai une importante mission ! Attrapant le fourreau de l'épée afin de l'utiliser comme appuis, je m'étais redressé avec maladresse sur mes jambes. La souffrance et l'effort m'avaient arraché un cri mais, ne pouvaient en aucun cas m'arrêter. Le bouclier, toujours accroché sur moi, était incroyablement léger... Sans la lanière faisant légèrement pression sur mon épaule, j'aurai cru l'avoir égaré dans le noir. Déterminé, je m'étais traîné en boitant vers la direction où j'avais aperçu, lorsque la lumière éclairait encore l'endroit, l'escalier par lequel j'avais atterri dans cet enfer. Il y avait une porte en haut de celui-ci... L'unique entrée et l'unique sortie de cette fosse.

Plusieurs fois j'avais glissé vers l'arrière, freinant ma chute à l'aide de mes genoux, agrippant la pierre et la boue à l'aide des doigts de la main de mon seul bras valide. Le fourreau m'encombrant, je l'avais placé sous moi, le maintenant à l'aide du creux d'un bras et de mes genoux. Mon bras meurtrit était pitoyablement replié contre ma poitrine et mon sang se glaçait de souffrance à chaque fois que l'os visible effleurait la paroi par maladresse. Aveuglé par l'obscurité régnante, je ne pouvais dire si j'avançais réellement tant, je chutais ou glissais régulièrement. Un instant, je m'étais arrêté pour pleurer sur mon sort et ma faiblesse, me maudissant de faire honte à celle qui venait de m'honorer. Les membres et le corps en sang et recouvert de crasse, je persévérais sans pour autant avoir l'espoir de connaître un jour la fin de ce supplice. Gravir cet escalier aura été l'une des épreuves les plus difficiles et les plus éprouvantes de toute ma vie. Pourtant, cette longue et difficile ascension avait bien fini par s'achever. Lorsque j'aperçus les contours de la porte illuminée par une faible lueur dorée, je faillis m'évanouir sous le coup de l'émotion. J'avais réussi ! Me laissant tomber contre le bas de la grande porte de bois, j'avais repris mon souffle, rassemblant mes dernières forces.

- « Ouvrez la porte ! Ouvrez ! Elle m'a donnée... !!  » Dis-je aussi fort que possible. Sans que je ne puisse finir, la lourde porte s'était ouverte de l'intérieur. Le Père Supérieur, les Sœurs, les fidèles, ils étaient tous là. Comme si, ils n'avaient jamais quitté l'endroit depuis le début de mon supplice. Leurs visages s'étaient pétrifiés en apercevant les reliques ce que je transportais. - « Une mission... » Terminais-je dans un faible murmure.

Le Père s'était jetée vers moi. Avant de perdre connaissance, j'avais eu le temps de capter qu'il avait l'intention de me porter secours.
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[ Paladin ] Söl Randell

MessageSujet: Re: [ Paladin ] Söl Randell Mer 17 Juin - 4:19
« Fiche personnage »
« Background - Partie 3/4 »

Après cet événement, je n'entendis plus jamais la voix de l'ange d'Asgard. J'avais eu bon multiplier par trois le temps que j'accordais chaque jour aux prières, jamais plus la Valkyrie ne s'était adressée à moi. Je n'avais aucunement répété, à qui-que ce soit, les mots que l'ange m'avait confiés au fond de cette fosse. Car, c'était quelque chose que je souhaitais garder jalousement pour moi. C'était ma mission. Et je ne vivais désormais plus que pour elle.

Quelques semaines plus tard, alors que je me remettais à peine physiquement et mentalement du cauchemar et du miracle, ma vie s'était transformée. L'église me considérait à présent comme l'élu mentionné par une très ancienne prophétie. Comme étant « le porteur de la Lame du Créateur ». Après tout, j'avais réussi l'épreuve à laquelle on m'avait soumis en apportant, en guise de bagages, une épée sacrée et un bouclier que seul les légendes semblaient avoir vues un jour avant qu'il ne se retrouve entre mes mains. Cette épreuve avait changé ma confiance aveugle et mon amour pour l'église en un respect froid et distant. D'une manière arrogante, je me sentais différent. J'avais vécu ce qu'ils ne vivraient probablement jamais. Que je sois ou non cet héros prophétique, j'étais celui que les Ases avaient choisis.

En parfait contraste avec la vie modeste de tout bon croyant, qu'on m'avait enseignée à grand coup de bâton, je m'étais retrouvé avec un indésirable confort de vie. Je logeais à présent dans l'une des plus hautes tours de l'église d'Asunia, dans une large pièce ornée de meubles richement décorés, de tapis importés d'un Royaume lointain et d'un lit si confortable, qu'il aurait facilement pu convenir à un souverain. La seule chose que j'appréciais dans tout cet excès, c'était la fenêtre qui, de sa hauteur, semblait me rapprocher des Cieux que j'affectionnais tant. J'étais à présent autorisé à posséder des biens, probablement afin d'excuser la présence du bouclier et de l'épée à mes côtés. Quant au repas, c'était à se demander s'ils voulaient m'engraisser... Quoi qu'il en soit, cela m'avait rendu mal à l'aise. J'étais un enfant qu'on arrachait brutalement à un monde modeste pour le plonger dans un monde hostile et arrogant. Les dortoirs communs dans les sous-sol poussiéreux et mon ancien lit de pailles avaient à côté, quelque chose de rassurant.

Si je gardais toujours le bouclier de la Valkyrie à mon côté, je faisais seulement en sorte de garder l'épée dans son fourreau dans la même pièce. Pour une raison qui m'échappait, cette arme me faisait peur. Elle dégageait quelque chose de dangereux et de lugubre. Le simple fait de fixer trop longtemps son fourreau me donnait la nausée... Ainsi, même si elle ne devait pas me quitter, je refusais de l'utiliser. J'avais l'impression que si je la sortais de son fourreau, les mondes s'effondreraient aussitôt... Régulièrement la nuit, cette épée que je n'avais pourtant jamais vue, hantait mes rêves.

Quelques mois plus tard, je pris la décision de suivre la voie la plus difficile s'offrant à moi : celle du Paladin, le guerrier des Dieux. Nulle arrogance ou fervente croyance dans ce choix. C'était une évidence pour moi. Je ne pouvais pas devenir quelqu'un d'autre. J'étais destiné à devenir le guerrier des Dieux. Bien évidemment, l'église approuvait pleinement ma décision, m'offrant sa bénédiction et sa bienveillance. Comparer l'éducation et l'entraînement des futurs chevaliers à celui des paladins en devenir serait comme comparer un rocher à une montagne. Il n'y avait rien de glorieux ou de noble à devenir Paladin. Pendant huit longues années, mon corps et mon esprit furent mis à rudes épreuves.

Durant ces années d'entraînement, j'avais retrouvé toute l'humble vie du bon croyant, comme l'exigeait le livre religieux de la part de ses dévoués serviteurs. Je ne mangeais que le minimum pour vivre, contraint de jeûner régulièrement. Quant au temps de sommeil, il n'existait tout simplement plus ! Je m'étais donc familiarisé à m'endormir assis dans un coin, à l'abri des regards indiscrets, entre deux exercices. Le plus souvent, je dormais en portant mon armure et mon équipement de combat. Si se reposer de la sorte n'était pas bien confortable, cela m'évitait de m'endormir pendant le temps de la dévotion où, durant plusieurs heures, les futurs paladins devaient rester parfaitement à genoux et immobiles. S'endormir ou montrer de la faiblesse aurait été une insulte envers les Divinités. Cet exercice était une véritable torture au début, mais à force de pratique, j'avais moi-même adopté cette position lors de mes prières quotidiennes. Sans perdre espoir, j'espérais encore et toujours un signe quelconque de la guerrière aux ailes blanches. A force de grandir, le miracle avait de plus en plus la saveur amère d'un rêve...

Ayant déjà appris les fondements tels que l'alphabétisation ou l'étiquette en tant qu'enfant de l'église, j'étudiais à présent plus particulièrement l'histoire, la philosophie ainsi que les doctrines. Éveiller un pouvoir de guérison dans mes mains avait été un véritable jeu d'enfant. J'en étais particulièrement heureux, car cela confirmé que j'étais né pour aider mon prochain. La Sœur Catherine chargeait de m'enseigner les sciences de la médecine m'avait également révélée que mon don d'empathie était une bénédiction des Dieux et, qu'il me servirait tout au long de ma vie à reconnaître le bien ou le mal caché dans le cœur de chacun. Ah aussi, je pratiquais le gospel. Ne riez pas, j'étais vraiment très doué !

Autres que ces activités, semblables à celles des acolytes, le reste de mon éducation était composée d'épreuves physiques rigoureuses, d'exercices d'équitation ainsi que d'un apprentissage poussé des armes. Refusant toujours d'ôter l'épée sacrée de son fourreau, je n'utilisais que les épées destinées à l'entraînement ainsi que l'Ahura Mazdah, le bouclier de la Valkyrie, mon plus fidèle ami. Rapidement et ce malgré la désapprobation de mes maîtres d'armes, j'avais abandonné totalement l'utilisation de l'épée afin de développer une technique de combat propre à ma façon d'être. A l'aide de mon don d'empathie, j'étais capable d'anticiper mon adversaire, de ressentir sa rage, sa détresse ou encore ses limites. Chaque contact de sa lame contre mon bouclier me permettait d'en apprendre davantage sur lui. En quelques échanges, l'étranger n'en était plus un. Il m'était alors facile d'user de ses faiblesses, de ses doutes ou de ses lacunes afin de le mener à la déroute.

Contrairement à l'offensive, une position défensive maitrisée ne demande que peu d'énergie. Et quand il s'agissait de défense, nul autre apprenti ne pouvait prétendre me donner une leçon. Mes combats se résumaient bien souvent à encaisser les assauts de mon assaillant, esquiver ses attaques, en parer d'autres et ce, jusqu'à ce qu'il tombe à genoux, épuisé physiquement comme mentalement. Quant aux adversaires les plus coriaces, je n'hésitais jamais longtemps à utiliser pleinement tout le potentiel d'Ahura. Parfois, j'avais pour punition de ressouder les quelques os brisés de mes pauvres frères d'armes... Si j'étais un protecteur et un guérisseur avant tout, j'avais cependant mes mauvais jours ! Vers la fin de mon apprentissage, je reçu à ma demande un entraînement plus poussé en médecine ainsi qu'en langues.
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[ Paladin ] Söl Randell

MessageSujet: Re: [ Paladin ] Söl Randell Ven 19 Juin - 13:51
« Fiche personnage »
« Background - Partie 4/4 »

Au solstice d'été de ma 17ème année, j'étais enfin prêt. Les Ases m'avaient choisis pour devenir leur guerrier sur Midgard. Ma foi était inébranlable. Mes valeurs avaient été démontrées à maintes reprises lors des différentes mises à l'épreuve. J'avais terrassé tous les obstacles s'étant dressé sur la route déjà tracée de ma destinée. Rien ne pouvait renier ma légitimité au titre de Paladin... Si ce n'est, les démons.

A l'aube du grand jour, suivant la tradition, je m'étais baigné dans l'eau pure d'une galerie souterraine, revêtant ensuite une longue tunique blanche liée à la taille par un simple foulard. Je devais me présenter devant tous de la façon la plus humble qu'il soit. Ainsi, les reliques sacrées et mon armure ne pouvaient pas m'accompagner. Je me sentais fragile et sans défense. Le reste de la matinée fût entièrement dédiée à la prière, à genoux, devant la statue représentant la Valkyrie que je vénérais plus que ma propre vie. Je savais qu'une ultime épreuve m'attendait... Je priais pour que la guerrière d'Asgard m'accorde sa bienveillance et sa protection. N'allait-elle pas promis de veiller sur moi jusqu'à ce que je sois un homme ? Et je ne le serais qu'à la fin de cette journée importante. Jeûnant à midi, je m'étais rendu d'un pas lent vers le lieu de la cérémonie sacrée. Tremblant au point que ma démarche était incertaine malgré des années de fréquentation, j'avais gravi les quelques marches du parvis de l'église avec l'angoisse familière du passé. Un futur paladin atteint de climacophobie, prometteur, n'est-ce pas ? Sur le porche de l'église, je m'étais arrêté, appréhendant déjà ce qui serait pour moi l'épreuve finale.

Ils étaient tous là, guettant depuis l'ombre. Mes démons.

Depuis toujours, je ressens les émotions d'autrui. Cette empathie développée ne peut pas être arrêtée. Elle est aussi naturelle pour moi que le simple fait de respirer. Tout ce que je peux faire, afin de ne pas perdre la raison, c'est m'isoler ou dresser des boucliers mentaux. Dans le meilleur des cas, les boucliers peuvent amortir l'impact des sentiments sur ma personne. Mais face à une assemblée de plusieurs centaines de personnes, j'étais nu et désarmé.

Au milieu de la foule, un long chemin dégagé en ligne droite, partant de la travée du nef jusqu'au chœur de l'église, s'offrait à moi.

Je n'ai jamais eu d'amis. Comment cela aurait-il pu être possible ? J'étais bien trop différent. Un favorisé. Un faux-semblant. J'ai toujours su ce que les autres ressentaient à mon égard. Si j'étais resté à leurs côtés, peut-être même aurais-je fini par me détester... Mais cette solitude conservatrice ne m'avait valu que plus d'incompréhension et de mauvais sentiments de la part des autres enfants de l'église. Mon isolement, pour eux, était de l'arrogance. Le traitement de faveur du clergé et l'intervention divine, qu'ils remettaient sans cesse en cause, ajoutaient encore plus d'huile sur le feu. Je ne pouvais pas leur en vouloir. Je ne pouvais que les comprendre...

Mes démons. Les sentiments des autres.

Si cette grande assemblée paraissait inoffensive à traverser, pour moi c'était un véritable champ de bataille. Et j'étais seul dans mon camp. Rassemblant mon courage, j'avais pris une profonde inspiration avant de m'avancer. A peine avais-je fais un pas que déjà, mes boucliers mentaux avaient été pulvérisés. Féroces, les démons avaient quitté les ténèbres de leurs cachettes pour s'abattre sur moi, me déchirant de l'intérieur. Le flot d'émotions négatives était si puissant, que je dû lutter pour ne pas m'écrouler devant tout le monde. Mon masque serein avait volé en éclat, laissant transparaître l'adolescent torturé que j'étais réellement.

Tu dois avancer ! Il le faut ! Des mains griffues de haine grattaient à l'intérieur de mon ventre, comme si une bête immonde creusait pour sortir. Avances... Une corde de jalousie s'était enroulée autour de ma gorge, encore et encore, serrant toujours et encore plus fort. Je manquais d'air. J'étouffais... Avances, avances ! Dans mon dos s'entassaient les couteaux de reproches, de doutes et de dégoûts. Ne tombe pas, avances !! Mon regard voilé appelait à l'aide. Dans cette tempête de sensations douloureuses, j'avais cherché désespérément une chaleur à laquelle m'accrocher. Mais la seule émotion que ressentait Sœur Catherine et le Père Supérieur était la plus impitoyable de tous. Une lame antique, souillée par la peur, enfoncée jusqu'à la garde dans mon cœur. Avais-je toujours été aussi seul et aveugle ? Retenir mes larmes était si dur. Bats-toi et continue d'avancer ! Je ne pouvais faiblir. Je n'en avais pas le droit. Ce n'est rien ! Ce qui m'attend au-delà de cette cérémonie, c'est l'enfer de la réalité ! Je ne pouvais pas laisser les démons me dévorer.

L'air trembla puis vibra, balayant toutes les sensations parasites. Un feu brillant et dévastateur s'était allumé en moi. Haletant, je serais mes poings si forts que mes phalanges en avaient blanchies. Mon regard n'avait plus rien de doux ou de serein. Il était enragé et glacial. Afin de me protéger des autres, je m'étais livré au péché de la violence, la colère. Ce sentiment, c'était moi !

D'une démarche à présent assurée, j'avais atteint le chœur de l'église. Face à l'estrade, j'avais posé un genou au sol. Sans sourciller, le Père Supérieur avait démarré la cérémonie, récitant les passages du livre sacré tout en rappelant les obligations et les devoirs du paladin envers l'église, le Créateur et le peuple. Quelques murmures grimpaient de temps à autre dans l'assemblée, mais personne n'avait osé déranger le représentant sur terre des Divinités. Quand la parole me fut autorisée, c'est d'une voix forte et imposante que je fis mes vœux.

- « Moi, Söl Randell je m'engage ce jour à respecter les saintes restrictions et promet au nom de ma foi d'être loyal aux Ases. Je fais la promesse d'être dévoué au Créateur-de-toutes-choses, envers et contre tout, sans tromperie ou arrière-pensées. De plus, je fais le serment d'accomplir la quête divine confiée par les Ases, moi le digne héritier des saintes reliques et fils béni de la Valkyrie. Je fais ce serment librement, sans coercition ou attente de récompense, scellée par ma main sur cette sainte relique et à la mémoire de tous ceux qui ont péri pour la noble cause. » Avais-je conclus, ma main posée sur l'exemplaire du livre sacré que tenait le Père.

++

La cérémonie achevée, j'étais retourné dans mes quartiers arrogants. Regardant par la fenêtre avec une certaine lassitude, le bouclier Ahura Mazdah enlacé à plein bras contre ma poitrine, j'observais en silence le vol de deux hirondelles. A nouveau, j'avais dressé de solides barrières aux émotions parasites des êtres environnants. Je voulais être seul. J'en avais besoin. Quelle ironie... Être seul, n'est-ce pas ce que je fais de mieux ? J'ai toujours été seul. Elle est tout ce que j'ai... Ma gorge s'était brutalement serrée et mes yeux s'étaient aussitôt voilés de peine. Au loin, je pouvais l'apercevoir. L'arc-en-ciel. La porte menant à Asgard, le Royaume des Ases... Tous peuvent la voir. Aucun ne peut l'atteindre. Elle est ce que je n'aurais jamais. Cette fois-ci je n'avais pas pu les retenir. De grosses larmes coulèrent sur mes joues alors que je récitais à voix haute « le livre de la bonne foi ».

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MessageSujet: Re: [ Paladin ] Söl Randell Jeu 25 Juin - 6:26
OMG... Mais sérieux j'ACHETEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH!

Sey', c'est vraiment utile de te dire que ta fiche est validée?
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MessageSujet: Re: [ Paladin ] Söl Randell Jeu 25 Juin - 6:28
Hahaha content que le BG de ma petite boiboite plaise ! =D

Non car c'est une dictature et que je valide moi-même mes fiches ! è_é Mais si quelque chose ne va, n'hésite pas à me le dire, ça ne me dérange pas d'être modéré et validé comme tout le monde !
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MessageSujet: Re: [ Paladin ] Söl Randell
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