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[Créature] Xseih Faörih

MessageSujet: [Créature] Xseih Faörih Lun 15 Juin - 11:43
« Fiche personnage »
« Informations générales »
« Compétences & attributs »
Nom : Xseih
Prénom : Faörih
Sexe : Féminin
ge : 158 ans.
Race : Griffon (Opinicus)
Classe : Créature

Description physique :
Spoiler:
 

Description caractérielle :
Spoiler:
 
 
Maîtrise de magie :
Spoiler:
 

Maîtrise d'armes / équipements :
Spoiler:
 

Grades :
Grade D - Innovante
Spoiler:
 
Grade C - Anti-conformiste
Spoiler:
 
Grade B - Anarchiste
Spoiler:
 
Grade A - Révolutionnaire
Spoiler:
 
Grade S - Conquérante
Spoiler:
 

Statistiques (/15):
Vitalité : 4/5
Attaque physique : 3/5
Défense physique : 2/5
Attaque magique : 0/5
Défense magique : 1/5
Vitesse : 5/5
 
« Background »
Cela fait longtemps, que je vis, maintenant. J’ai eu le temps d’en voir, des vertes et des pas mures. Rien qu’à la naissance, mes parents ont été capturé pour servir de montures et ont dû m’abandonner sur une route en espérant que quelqu’un me recueille. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé. Un clan nomade m’a trouvé, sous forme originelle, et m’a gardé, pour m’élever, me chérir, m’éduquer. Tout aillait bien, à cette époque, je mangeais à ma faim, j’apprenais à me transformer, à voler, à vivre parmi les humains sans me faire remarquer. J’ai aussi appris à survivre, dehors, sous la neige, sous la canicule, dans les forêts luxuriantes, dans les marécages inhospitaliers. Faire une feu, dépecer un gibier, traquer, ce gibier, faire des pièges, tout ce qui pouvait me permettre de m’en sortir en milieu naturel, en plus de mes capacités naturelles d’opinicus. Une vie de bohème, quoi de mieux pour un être à part ? Par ailleurs, jamais, je ne me suis sentie rejetée. Comme protégée par un ange gardien, le clan entier avait accepté ma présence au sein de leurs familles. Malgré la différence évidente de nature, je parvenais à jouer librement avec les autres enfants, à me disputer avec eux, à rire.

Peu de temps avant les dix-huit ans relatifs à la majorité humaine, les questions sur mon moi profond se sont manifestés. Mes parents adoptifs, aussi aimant et adorables étaient-ils, ne pouvaient plus me cacher la vérité sur mes origines. Le désir, que tous les enfants recueillis ont pu ressentir, de retrouver mes racines a grandi en moi. J’ai tout voulu quitté, fringante et frêle que j’étais pour parvenir jusqu’à l’endroit où j’avais été mis au monde, puisque le sort de mes parents m’avait été renseigné par le clan quand je leur ai demandé. Ils avaient d’abord refusé, j’étais trop jeune, qu’ils disaient, surtout pour une créature ! Trop fragile, trop naïve encore, même si ma détermination n’était plus à prouver.
J’étais si mignonne, à ce moment-là ! J’avais le monde à portée de main et mon destin entre celles-ci. A force de persuasion, j’ai pu convaincre ma chère famille de partir avec moi. Quelle excitation j’ai ressenti ! Quelle joie m’a touchée alors que nous avalions les kilomètres, à travers monts et forêts, plaines et ruisseaux ! Le nid se trouvait en effet dans un endroit difficilement accessible par une caravane, et même à pieds. Surélevée, escarpée et emmêlée dans de grands arbres centenaires. Quel émerveillement, de croiser maints et maints animaux, fleurs, vie, mort. J’ai encore plus appris à vivre à l’extérieur, avec tout ça. Notre trio était comme en vacances, loin de la monotonie clanique. Je les sentais heureux également, pour mon plus grand épanouissement.
Quand nous sommes arrivés, étrangement, je n’avais pas explosé de joie comme je m’attendais à le faire, car bien sûr, il n’y avait rien. Ou en tout cas, rien de familier, dans cet endroit. J’étais née, ici même, sur cette petite montagne, et pourtant, je ne ressentais rien de grandiose, à part la satisfaction d’être arrivée à bon port.
Je n’avais pas vécu ici, c’était normal, que je ne ressente rien. Aucun souvenir, aucun apprentissage, pas même une image familière. Quelle idée stupide j’avais eue.
Par chance, je n’étais pas revenue les mains vides. Grandie de l’expérience du voyage en quasi solitaire, j’y avais pris goût. La vie en communauté m’avait plu, certes, mais j’avais fait le tour, à cet instant. Les chemins conventionnels, les routes de terres, les campements et les chants. Tout cela était très bien, mais suffisait pour un bon moment.

Quand ma majorité s’est approchée, je me suis dirigée vers une ville, Jade, afin d’apprendre à me défendre, à l’épée. J’avais déjà cette envie de protection, à cet âge, rien ne pouvait me détourner de mon but. La vie était simple, sans accro, je me débrouillais bien, je progressais. Rien ne semblait pouvoir briser ce calme monotone.
Et rien ne le troubla, d’ailleurs.
Ma formation finie, j’ai commencé à travailler pour aider les habitants afin de me faire de l’argent. Je n’avais ni équipement, ni armure, je ne pouvais décemment pas partir dans cet état là, naturellement.
Par chance, et surtout grâce à la pitié de mon maître, celui-ci m’avança une grande partie de l’argent qu’il me fallait et me légua son épée. Il se faisait vieux, le petit homme grisonnant, je savais qu’il me donnait en quelque sorte un héritage, pour mon départ. Et surtout pour le sien. Je suis partie, attendrie, mais pas effondrée. Si il y avait bien quelque chose pour lesquelles j’étais conditionnée, c’était la mort de mes proches. Un griffon vit tellement plus longtemps que les humains ! J’aurais été si naïve de croire que j’allais pouvoir éviter des morts, beaucoup de mort, de presque toutes les personnes que j’allais rencontrée.
A chaque fois que je croisais quelqu’un, j’y pensais, d’ailleurs, la notion était encore nouvelle pour moi, en temps que bête, certaines choses humaines m’étaient plutôt obscures. A chaque fois qu’une personne passait devant moi, je la voyais, vieille, s’éteindre devant moi, toujours aussi forte, toujours aussi jeune. C’était… Plutôt frustrant, je dois le dire.

Mais d’un côté, grâce à cela, je suis partie sur les routes, seules, afin de commencer mon périple de purification, sans regretter l’isolement que j’allais me faire subir à moi-même. J’étais si heureuse de pouvoir être autonome, de pouvoir appliquer ce que j’avais appris au fil de ces années. Cette période a duré longtemps, très longtemps. J’ai vu mon maître d’arme mourir, mes amis, mes parents adoptifs. Tous sont partis, un à un, alors que je ne vieillissait pas. Ce fut dur, certes, l’amour que je leur portais s’était profondément enfouit en moi. Jamais je ne les oublierais.
Quel beau parcours, n’est-ce pas ? Quelle belle histoire, sans trop de tristesse, sans pleur, sans problème.
Croyez-vous à une fin aussi heureuse ?
Moi pas.
J’ai rencontré des personnes, puis d’autres, puis encore d’autres. En quelques mois, ma vision du monde a changé du tout au tout. J’étais si aveugle, dans le temps, pour ne pas comprendre tout ce que je voyais là. Pour ne pas remarquer la corruption et le mal qui reignait tout autour de moi. Et pas le mal simple, celui qui s’inscrivait dans les lois. Non. Le vrai mal, caché partout, vicieux, furtifs. Tel un loup prêt à vous sauter à la gorge. J’ai fui la civilisation, préférant retourner à mes réelles origines, pas mon clan, non, ces origines que j’avais oubliée, mises de côté car elles ne me disaient rien. Celles qui me désignaient réellement à cet instant. Sur cette petite montagne escarpée, j’ai reconstruit un nid. Non pas pour pondre un oeuf, mais bel et bien pour simplement y vivre, bercée par la vue imprenable sur toute la forêt, tel un lion veille sur la savane. Et pourtant, cela ne m’avait aucunement soignée. Au contraire. Toute cette vie, tout ce gibier, il m’appelait, me tirait vers la chasse, faisait ressortir mes instincts.
Mes repères se sont brisés, éparpillés, évaporés là où jamais je ne pourrais les retrouver.
La noirceur de la folie a envahit mon âme suite à mes changements de mode de vie. La passion de la conquête l’a rejoint pour faire un mélange plus que malsain.
Entre temps, comme un petit rayon de soleil, un compagnon est arrivé. Heleth. Une poule, un animal de basse-cour, un petit déjeuner, avant. Ces animaux-là ne m'ont jamais aimé, car je suis une bête, et ils le sentent. Mais pas elle. Elle n'a jamais eu peur de moi, ni des vols, ni des griffes, ni des rugissements, ni des combats. De fait, ce poulet est parfaitement dans une autre dimension. Et c'est pour ça que je l'aime tant. Elle me rassure, elle est comme une bouée dans cette étendue qui semble sans fond. En plus de me fournir de la nourriture, elle pallie à ma solitude. Quand je l'ai achetée, je ne pensais pas qu'une telle... amitié se formerait. Plus qu'avec n'importe qui, étrangement.
Mais cela m'a-t-il guérie ? Non, malheureusement. J'aurais voulu que cela soit le cas. Mais les innombrables remarques, les attaques, les moqueries, les ricanements d'humains n'ont fait que confirmer qu'ils n'étaient tous que des bons à rien, uniquement doués à rabaisser et à s'enrichir pour son plaisir personnel. Comment pouvait-on être si stupides, si avides de haine sans aucune raison ? Alors que je pensais avoir trouvé du réconfort, la noirceur se trouvait encore une fois juste derrière elle, dans son ombre, prête à furtivement reprendre le dessus.
Je suis retombée lentement dans la morosité, dans cette bulle croupissantes où mes idées mûrissaient pour mieux pourrir.

Les hésitations, les actes, les réflexions, rien ne correspondaient plus dans mon crâne. Rien ne correspond plus. Mes amis, humains, mes ennemis, créatures. Je ne savais plus quoi penser. J’ai fait les cent pas, des milliers de fois, espérant chasser mes questions et mes instincts. Mais chacun est confortablement installé en moi et aucun ne lâchera l’affaire.
Tellement d’humains, si peu de créatures rencontrées. Je me sens si mal, et si bien à la fois. Ma quête semble à la fois si loin et vaine, mais si réelle. J'ai parfois l'impression que la victoire se trouve à portée de main, alors que la première bataille n'a même pas commencé, et ne le fera pas de sitôt.
Je me suis surprise, au départ, à avoir peur, peur de moi-même et de mes décisions. De ce que j'étais devenue, une mauvaise personne, un chien sans raison. Mon isolement était néfaste, certainement.
Le retour à la civilisation a été nécessaire. Aussi dur cela fut-il, j'ai du retourner dans les villes, ne serait-ce que pour manger. Elles empestaient le mal et le vice. Toutes ces villes me rendaient malades. Mais je n'ai rien lâché, non. L'odeur de la mort ne m'a jamais dérangée, pourquoi celle de la pourriture me donnerait des nausées ?
C'était ridicule.
Je me suis donc habituée. Petit à petit, en nageant dans la crasse, en m'empreignant de cette humanité.
Et j'y sombre plus profondément chaque jour.

Qui êtes-vous, m'avait-on un jour demandé, qui êtes-vous donc, vous, grande demoiselle qui semblez me détester alors que je ne vous ai rien fait ? Qu'ai-je bien pu dire ou faire pour soulever une telle colère, un tel dégoût ? Etes-vous à ce point hautaine que pour me regarder de si haut ? Et je n'avais rien répondu, au départ. Pourquoi aurais-je seulement parlé à un de ces êtres, aussi innocent et petit que l'était celui-ci ? J'avais simplement secoué la tête. L'enfant me regardait avec tristesse. Il parlait bien, pour un gosse. Il devait être un petit bourgeois, prêt à être corrompu jusqu'à la moelle pour être le plus avide de pouvoir et d'argent, conditionné à rassembler l'or et seulement l'or, comme un esclave dans une mine. Je l'avais ignoré, cet enfant. Mais il n'avait pas lâché l'affaire. C'est parce que je suis petit, hein ! C'est toujours ce que me dit père ! Mais je veux savoir ! Quand je serai grand, moi, je ne ferai jamais tout ceci aux enfants ! Je suis curieux ! Je veux savoir, je veux savoir, s'énervait-il en tapant son petit pied sur le sol. Il me faisait rire.
Mais il avait vu une chose juste. Quelque chose que je n'avais jamais réalisé avant. Il y avait un espoir, encore. Je m'étais accroupie devant lui, ses yeux étaient humides. Il était là, l'espoir, dans ces grandes pupilles déterminées. L'espoir de redresser l'humanité à un rang plus acceptable. A quelque chose de moins... pourri. Ne pleure pas, lui avais-je finalement répondu, je suis certaine que tu changeras le monde, petit homme. Ne fais jamais comme tes parents, brise les règles, sois plus intelligent, plus sage, plus respectueux. Il avait hoché la tête. Il était beaucoup trop jeune pour comprendre, cela ne faisait aucun doute, mais cela me soulageait, moi.
Tout n'était donc pas perdu. Quelque part sous la moisissure se trouvait toujours une terre fertile dans laquelle de bonnes bases pourraient pousser.
Mon but évolua, très peu diront certains, beaucoup, dans mon esprit. Il ne s'agissait plus d'exterminer, mais de purifier. Ma tâche originelle se renouvelait enfin. La noirceur s'était quelque peu dissipée, au fond. Laissant un rayon discret de lumière pénétrer dans mon esprit, rayon auquel j'ai décidé de m'accrocher comme je m'accroche à la vie.
« Joueur »

Pseudonyme ou prénom : Beaucoup beaucoup, mais vous pouvez m’appeler Elisa, voilà voilà
Age et sexe : 16 ans, demoiselle
Expérience en Role Play : 4 ans de rp, mais 3 qui ressemblaient à un truc. Plutôt active maintenant, et j’enchaine les forums :D
Code secret de la charte du forum : Loki est un frippon
Demande spécial ou message destiné à la modération : Glad to see you Midgard ♥
Et j’ai fait quelques… modifications mineures, ainsi qu’actualisé le tout (tout réécris en fait, YOLO)
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MessageSujet: Re: [Créature] Xseih Faörih Mar 16 Juin - 2:23
Re-bienvenue sur le forum ! :)

Je rencontre un petit problème pour la validation de ta fiche, le background est un peu trop court. Il donne assez d'informations son ton personnage mais, de base on demande environs une quarantaine de lignes... Si tu fais un peu moins c'est pas bien grave mais, d'après un rapide copier-coller sous word, tu es environs à la moitié des lignes demandées.

Bon courage !
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MessageSujet: Re: [Créature] Xseih Faörih Mar 16 Juin - 2:26
Haaaa !
Vingt lignes sur word, je pensais que c'était sur la fiche et du coup je m'étais limitée, c'est malin '-'
Je remets la version longue dans quelques minutes ~
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MessageSujet: Re: [Créature] Xseih Faörih Mar 16 Juin - 3:26
Je hais double post, c'est impoli, mais la modification est ok. J'ai vérifié, ça devrait être assez long !
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MessageSujet: Re: [Créature] Xseih Faörih Mar 16 Juin - 4:46
Merci beaucoup, en effet, c'est largement suffisant !

Fiche validée !

Bon jeu sur Midgard !
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MessageSujet: Re: [Créature] Xseih Faörih
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