avatar
Sexe : Masculin
Humeur : *silence*
Localisation : Dans une ombre...
Exp : 1215

Messages : 38
Who am i !

Feuille personnage
Niveau : 1
Grade : D
Joyau(x) : 100

Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih]

MessageSujet: Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih] Mar 7 Juil - 11:20
La nuit se faisait chaude dans les ruelles sombres de Lotheican, tellement chaude que cela en devenait étonnant. La foule, habituellement fêtarde, était devenu inexistante… Le silence régnait dans les rues  et ruelles de la ville. Le peu de personnes marchant sur les pavés encore chauds étaient forcément soit des gardes soit des ivrognes recherchant leurs demeures, courant pour ne pas se brûler les pieds… Seul une ombre se déplaça lentement dans les ruelles, se faufilant avec rapidité sous une capuche noire encre. Son pas était adroit et souple, sa vitesse lente, semblant glisser sur le sol sans toucher les pavés, n’émettant peu voir pas de bruit, ne ressemblant qu’à un murmure dans l’obscurité.

L’homme poussa une porte de bois renforcée de quelques barres d’acier forgées, entrant sans crainte dans un des lieux de rassemblement des bas-fonds, une taverne à l’air lugubre emplie de voleurs, de prostitués, de tueurs et de vermines, tous rendus au titre de rebus de l’humanité par les nobles, vivant dans leur cage d’or et de diamant. Le fixant un court instant, l’assemblée lui lança un sourire avant de reprendre ses activités et ses discussions dans un murmure glauque.

Allan se déplaça comme à son habitude et gagna une chaise avec une table, s’installant sur la chaise en retirant ses bras de sous sa cape, les coudes posés contre le bois usé par le temps.

_ Comme d’habitude je suppose, monsieur le Faucheur ? Dit une voix devant lui.

Levant le regard, Allan fixa le serveur de ses pupilles hétérochrones, lui lançant un regard froid. Les mains se joignirent, suivis par les doigts qui s’entrelacèrent.

_ Je t’ai déjà dit de ne plus me nommé ainsi, trancha l’assassin d’une voix froide.

_ Je le sais bien mais c’est ainsi que l’on vous nomme dans les grandes villes, ainsi que les gardes, argumenta le serveur avec un grand sourire. Mais soit… Comme d’habitude, un lait aux fruits rouges.

Se retournant dans un mouvement qui laissa croire une formation de domestique, le serveur rejoignit son poste derrière le bar fait de tonneaux et de planches de bois. Le visage à peine éclairé par les cierges, le dos calé contre le dossier de la chaise, Allan Furya, le tueur de sang-froid, soupira puis pencha la tête en avant, somnolant lentement. Lorsque ces yeux se fermèrent, un flash rougeoyant surgit devant lui, une forme éthérée noir se formant dans le fond, le réveillant d’un coup, son cœur battant avec force, un rire sifflant dans ses oreilles. Il observa autour de lui, surprit avant de reconnaître le serveur à ses côtés.

_ Voici pour vous, maître-assassin…

Tout en regardant le serveur se retirer de lui pour rejoindre de nouveau son poste, Allan reprit son souffle et calmant son cœur avant de prendre d’une main tremblante le verre pour boire un gorgée de lait aux groseilles, boisson qui le calmer étrangement rapidement. Un sourire discret sur ses lèvres, l’assassin murmura sur ses lèvres fines :

_ Dylech bob amser mor blasus ... Diolch yn fawr.
Traduction:
 

Il but de moitié son verre, son esprit ailleurs, lorsque la porte d’entrée s’ouvrit avec fracas. L’assemblée était en alerte, prêt à sortir les armes qu’elle possédait face à une menace inconnue. L’assassin, lui, resta calme…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Sexe : Féminin
Humeur : °w°
Localisation : I'm flying away
Exp : 877

Messages : 315
Who am i !

Feuille personnage
Niveau : 13
Grade : D
Joyau(x) : 900

Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih]

MessageSujet: Re: Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih] Mer 15 Juil - 9:28





The beginning



J’avais toujours aimé Lotheican. J’admirais sa magie, ses érudits, ses connaissances qui me dépassaient et qui me dépasseront probablement toujours. Une cité entière marquée du signe de l’illusion, du mystère, de l'insaisissable. A l’époque, les nobles étaient les preuves que la vie pouvait réussir quand on persévérait. Qu’on pouvait devenir grand, influant, sans reproche et sans peur quand on se démenait pour la vie.

Quelles conneries.

C’est plutôt amusant de pouvoir observer à quel point une ville peu se transformer au fil de heures, au fil des rues. Cité endormie, cité énergique, cité fétarde, cité sombre, cité dangereuse. Mais surtout remplie de personnes aptes à réaliser mes désirs contre monnaie sonnante et trébuchante. J’exècre ce genre de pratiquer. J’ai de la pitié pour ceux qui se prostituent en enlevant la vie des autres. Mais après tout, ils sont humains, pour la plupart, alors bizarrement, ça ne me dérange pas. Qu’ils s’entretuent, ça me ferait plus plaisir que pleurer. Ce soir, j’ai même décidé que je mettrai ma pierre à l’édifice, une nouvelle pierre nommé Discorde. Mon plan se révèle simple, au final. Tuer assez pour créer de nouvelle tuerie en s’amusant bien sûr à accuser n’importe qui. Et par la vengeance des hommes, d’autres hommes mourront. Un sourire s’affiche sur mon visage, satisfait, méchant. Je jubile à ces pensées sombres, entourée moi-même des ténèbres nés de la nuit. Les bas fonds ne sont pas très habités, à cette heure. Les gens tiennent à leurs bourses ainsi que leurs vies et trottent de manière peu assurée, leurs regards se posent partout, ils courent sur les pavés comme des rats effrayés. Moi, ça va. Je me promène, affublée de mon armure incomplète, enroulée dans une cape pour me tenir chaud, mon épée attachée dans le dos, enroulée dans un bandage pas très net. J’arpente les rues d’un pas assuré, mes bottes renforcées claquent contre les pavés. Je sais exactement où je me dirige. Quelque part où les prostitués tueurs sont légions. Des professionnels, des amateurs. Des chers, des moins chers. Cette taverne est parfaite pour ce que je désire. Je m’étais renseignée, avant, bien sûr, à coup de menace, d’argent, de coup de pieds, de têtes claquées contre un mur. Je suis devenue plutôt violente, ces temps-ci. Mais seulement avec les humains.

C’est à dire, toute la ville à peu de chose près.

Mais bon ! Que puis-je y faire, au final, si tous ces gens détestables se rassemblent dans une ville immense où ils volent l’essence même de mon peuple. Je perds mon sourire.

Je hais cette populace. Quand je pense que je vais devoir travailler avec l’un d’eux. J’aurais bien voulu le ou la laisser faire sans participer, mais je n’ai aucune confiance, surtout pas envers un assassin qui ne se privera certainement pas de retourner sa veste quand un individu plus offrant se présentera devant lui. Je grogne en arrivant à la porte de l’établissement. Ma colère fait s’ouvrir la porte avec plus de fracas que prévu. C’est raté, pour l’entrée normale. Tout le monde se retourne vers moi. J’inspire profondément tout en réprimant un regard noir à chaque personne présente dans l’établissement. Je suis une employeuse, je suis censée être bien vue, n’est-ce pas. Je secoue la tête, sans ajouter une seule parole, la porte se ferme derrière moi suite à un simple mouvement du poignet. Quelle discrétion, par ici. Le menton haut, la posture chevaleresque et digne, je vais prendre place. Mes yeux vairons ne manquent pas de chasser les assassins potentiels. Le Faucheur. C’est celui-ci que je veux, c’est celui-ci, qu’on m’a indiqué le plus de fois. Je suis assise en face du serveur. Ce dernier me regarde avec autant d’insistance et de méfiance que le reste des clients. Cependant, je n’en ai pas plus à faire, qu’ils sortent leurs armes, qui me menacent du regard parce que mon armure brille et pas la leur, qu’ils me méprisent parce que je suis coiffée correctement et qu’ils ont des poux, je suis au dessus de ça. Je suis au dessus d’eux.


« Je cherche le Faucheur. »


Ma voix est directe, peu chaleureuse, en accord avec le bâtiment. Je suis accoudée au comptoir, mais parfaitement droite, le regard ancré dans celui de l’employé.

Allez courage, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.


« Il est… Juste là. »


L’être inférieur m’indique une silhouette, de noir vêtue, plutôt banale aux premiers abords. Je me lève immédiatement sans remercier le serveur un seul instant et viens me présenter devant cet homme. Tout en restant debout, je croise les bras, faisant s’entrechoquer mes gantelets.


« J’ai besoin de tes services. »






(c) MEI pour APPLE SPRING



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Sexe : Masculin
Humeur : *silence*
Localisation : Dans une ombre...
Exp : 1215

Messages : 38
Who am i !

Feuille personnage
Niveau : 1
Grade : D
Joyau(x) : 100

Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih]

MessageSujet: Re: Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih] Dim 19 Juil - 11:09
_ J’ai besoin de tes services.

Cette parole amusa l’assassin qui avait suivi du regard la jeune femme, entrée avec violence dans son refuge d’hiver tout en ayant cette attitude qu’il détestait assez… Celle d’une personne affiliée à la noblesse et qui considérer les autres comme de la vermine.

Redressant la tête, Allan lança sur elle un regard glacial et transperçant, ses yeux vairons se jetant dans le regard de la belle jeune femme, ayant aussi des yeux semblables à siens. Son verre à la main, il dégusta en silence son lait aux fruits rouges, ne la quittant pas du regard, puis posa son verre sur la table en bois, soupirant un coup. Se redressant, l’assassin remarqua qu’il l’a surplombé d’au moins une bonne tête de plus, mais n’y fit pas attention… Les apparences pouvaient être trompeuses, ce qui était le cas avec elle, il le savait, et ce, avant même qu’elle n’entre dans la taverne miteuse.

_ Suivez-moi, lança-t-il d’une voix grave, lui tournant le dos puis marchant dans l’obscurité d’un couloir jusqu’à une chambre secrète.

Ce passage avait été fait, furtif et invisible aux personnes ne l’ayant jamais emprunté, afin de permettre aux assassins et autres êtres malfaisants de faire leur affaire sans crainte d’être écouté. Allan n’était pas à son premier passage et ne pensait pas qu’il arrêterait de l’emprunter… Pas avant un bon moment. Lorsqu’il entra dans le « bureau » comme il l’appelle si bien, l’assassin alluma quelques bougies puis s’installa sur une chaise derrière une table.

_ Je vous en prie, mademoiselle, dit-il d’une voix grave mais ayant un ton mielleux, pointant de la main une chaise en face de lui. À moins que je ne doive vous appeler « princesse » ou « gente dame » ?

Un sourire narquois aux lèvres, le Faucheur s’adossa contre la chaise, croisant les jambes, les doigts entrelacés tout en ayant les mains sur ses genoux. Son visage était toujours à moitié caché par la capuche de sa cape, la lueur des bougies lui donnant un air encore plus sinistre qu’à l’ordinaire. Regardant dans les moindres détails la jeune femme devant lui, observant sa tenue et sa droiture, son air noble qu’elle affichait en permanence, son armure de très bonne facture, mais il porta son regard sur quelque chose d’un tout autre intérêt, une aura… Ou plutôt deux auras que la demoiselle semblait transporter avec elle. À moins que la raison soit tout autre.

_ Avant de vous demander quel genre de « services » vous souhaiteriez de ma part, j’aurais une question, voir plusieurs, à vous poser…

Il prit une courte pause, histoire de rendre l’atmosphère de la pièce plus lourde, tendue, voir son comportement et comprendre comment elle allait réagir… Allait-elle montrer un aspect de sa personnalité totalement contradictoire de ce qu’elle affichait en apparence ou allait-elle jouer les nobles jusqu’au bout ?

_ Première question, comment m’avez-vous connu ou plutôt qui vous a parlez de moi et du lieu où vous pouviez me parler ? Ensuite, par juger votre équipement et votre attitude si impériale, vous êtes soit trop importante pour vous salir les mains soit trop lâche pour ne pas le faire, donc vous êtes venu me voir afin de ne pas vus salir les mains, ais-je raison ? Et enfin, j’aimerais connaître votre véritable nature… Êtes-vous humaine ou avez-vous un lien avec le monde magique ?

Beaucoup de questions étaient lancées dans un sang-froid pouvant rendre nerveux n’importe qui, mais il sentait qu’elle ne serait pas le genre à s’effondrer comme cela juste pour des questions ordinaires… Encore que, la dernière question pouvait être le déclencheur d’une expression délicieuse de la part de la jeune femme. Rien n’échappe à l’œil droit de l’assassin, ou plutôt rien qui n’appartient au monde magique et divin n’échappe à son regard, pouvant voir les effluves de magie s’échappant des objets ou êtres surnaturels, tels une myriade de fils d’araignée argenté emportée par les vents, se déplaçant autour de l’objet ou du porteur. Face à lui, il avait une jeune femme entourée qu’une grande toile d’araignée argentée, marque indélébile de magie, portant une arme elle-aussi entouré par la magie.

_ Je vous prierais de répondre franchement à mes questions, surtout à la dernière. Mentir ne sera qu’une perte de temps, la franchise est une qualité que je sais apprécier et récompenser… Princesse.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Sexe : Féminin
Humeur : °w°
Localisation : I'm flying away
Exp : 877

Messages : 315
Who am i !

Feuille personnage
Niveau : 13
Grade : D
Joyau(x) : 900

Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih]

MessageSujet: Re: Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih] Sam 12 Sep - 2:26





The beginning




Les assassins font toujours en sorte de se donner un air le plus condescendant possible, ainsi que tranquille, comme si rien ne pouvait les atteindre ou que leurs âmes avaient durci à force de tuer, qu’un masque de froideur dissimulait leurs sentiments pour que rien ne puisse les toucher. Je n’ai rien contre évidement, cela ne me dérange pas. Non, cela me fatigue. Je le regarde boire sa commande sans un mot, j’attends une réponse tout en réprimant le dégoût et le mépris que je ressens actuellement face à toutes ces personnes corrompues qui ont sûrement commis un panel de crime bien trop étendu. Rien que cet homme, là, à qui je m’adresse, doit avoir fait assez pour être condamné à mort. Avant, je l’aurais défié, combattu, tué après l’avoir jugé pour ses crimes. Mais aujourd’hui, je suis patiente. Son heure viendra, comme celle de toutes les âmes de cet établissement.


« Suivez-moi. »

Il me tourne le dos et se dirige vers ce qui sera sûrement un endroit calme où discuter affaire. Je m’abaisse afin de récupérer Heleth, ma poule, qui n’a pas cessé de me suivre, cachée dans ma robe. Je la cale sous mon bras histoire d’être sûre qu’elle ne disparaisse pas dans la gueule d’un quelconque vagabond imprudent. Il ne peut la voir, à moins qu’il possède des yeux dans le dos. Autant qu’il ne l’aperçoive pas, il pourrait essayer de lui faire du mal, qui sait. Je ne suis pas spécialement paranoïaque, mais je n’aime pas qu’on touche à mon compagnon de voyage. Je hais cela, même. Mais je doute qu’il s’intéresse vraiment à une poule quelque peu chétive. Elle ne ferait pas un bon repas, à part peut-être pour les plus affamés. Heureusement, cet homme a l’air tout sauf affamé.
Nous débouchons dans un bureau simple. Les deux trois bougies qu’il se met à allumer suffisent à me repérer dans cette petite pièce. Je garde mes distances avec l’assassin en qui je n’ai absolument pas confiance. Il est utile, pas loyal. L’appât du gain, voilà ce qui l’attire. Je serre un peu plus fort Heleth qui caquette de mécontentement. Je lui souffle une excuse en baissant les yeux vers elle tandis que l’ombre prend place, tel un roi, affublé d’un sale air suffisant, derrière son bureau.


« Je vous en prie, mademoiselle. À moins que je ne doive vous appeler princesse ou gente dame ? »


Garde ton calme, Faörih, peu importe ce qu’il pense de tes manières nobles. Je ne suis pas là pour me battre. Je me contente de fermer les yeux quelques instants de plus qu’à l’habituée et de laisser s’échapper un soupir crispé. Il ne vaut pas la peine que je m’énerve, non. Il me teste même peut-être. Ou alors il me croit trop faible pour m’attaquer moi-même à mes cibles.
Il a totalement faux.
Mais laissons le croire ce qu’il désire. Je prends place sur la chaise qui se trouve en face de lui. Mon animal repose sur mes jambes. La poule se couche, confortablement installée et regarde curieusement autour d’elle. Mes yeux, eux, sont rivés sur le personnage pour le moins sinistre avec son stupide air supérieur. Le silence laisse mes lèvres closes. Je prends un air tout aussi suffisant que le sien, mais mélangé à une froideur glaciale qui empêche toute détente à la situation.
Je m’apprête cependant à prendre la parole car je n’ai pas que cela à faire. Mais il me devance.


« Avant de vous demander quel genre de « services » vous souhaiteriez de ma part, j’aurais une question, voir plusieurs, à vous poser… »

Nous y voilà. Allons bon. J’hésite encore quelques instants à mentir sur ce que je suis vraiment. Et je me dis qu’il s’agit toujours d’une bonne idée. Je garde mon calme. Impassible, rien ne pourra me déstabiliser. Il ne saura que ce que je voudrai bien lui donner. Puis il remplira son devoir, et plus jamais ne nous reverrons.
Et il mourra avec tous les siens, quand le jour sera venu.


« Première question, comment m’avez-vous connu ou plutôt qui vous a parlez de moi et du lieu où vous pouviez me parler ? Ensuite, par juger votre équipement et votre attitude si impériale, vous êtes soit trop importante pour vous salir les mains soit trop lâche pour ne pas le faire, donc vous êtes venu me voir afin de ne pas vus salir les mains, ais-je raison ? Et enfin, j’aimerais connaître votre véritable nature… Êtes-vous humaine ou avez-vous un lien avec le monde magique ? »

À questions basiques, réponses basiques. Comme je m’en doutais, il me prend bien pour une lâche. Il ne sait rien, visiblement. Rien. Mais ce n’est pas grave, justement, cela est à mon avantage. J’étire un sourire volatile. J’ai réfléchi, j’ai prévu. Je sais que ma nature magique est aisément détectable, après tout, je n’ai jamais cherché à la cacher. À vrai dire je ne sais même pas le faire. Mais pour cela, je sais me défendre. Je ne suis pas venue ici sans plan, sans préparation. Sans avoir réfléchi à ce qui pourrait arriver.

« Je vous prierais de répondre franchement à mes questions, surtout à la dernière. Mentir ne sera qu’une perte de temps, la franchise est une qualité que je sais apprécier et récompenser… Princesse. »

Je tique au surnom qu’il me prête. Mais il doit sûrement faire cela pour m’intimider ou me faire perdre ma patience. Sans aucun doute. Une princesse ne porterait ni armure, ni épée. Il ne peut pas penser cela une seule seconde. Déjà qu’une femme chevalier est quelque chose de rare. Soit il est très con, soit mon hypothèse est vraie. Mentir serait une perte de temps ? Pas si il n’a aucun moyen de deviner qui je suis vraiment. Ce qu’il ne peut pas faire, assurément.
Mes paroles sont calmes, les syllabes détachées et traînantes.


« J’ai enquêté, quelle question. Et il s’agit d’une série de citadins dans différentes auberges. Mais aussi quelques dessous de table. Je ne vais pas vous citer tout le monde. Nous devons gagner du tout, vous vous rappelez ? »

Je croise les bras en prenant garde à ne pas déranger la poule au creux de mes jambes. Un soupire espace mes réponses. Tout cela me fatigue avant même que cela ne commence. Je hais tellement les humains. Je continue, sur le même ton, indifférent.

« Non, je ne suis d’aucune origine noble, je n’ai aucun titre, je suis simplement une bourgeoise qui a reçu une éducation correcte. Je cherche quelqu’un qui m’aidera dans ma tâche, rien de plus. Cessez donc de m'importuner avec ce surnom ridicule. »

Je retiens le mot « humain » de dépasser la frontière de mes lèvres. Je suis humaine aussi. Je n’ai pas de raison de le traiter ainsi.
Oui, je suis humaine, et tout.


« J’ai un potentiel magique, je dois l’avouer. Mais j’ai abandonné ma formation pour me concentrer sur autre chose. »


Cette histoire tient parfaitement la route. La magie, l’épée, le comportement. Tout. J’adresse un sourire poli mais dur à mon interlocuteur. Je n’ai pas de temps à perdre avec ces inepties.

« Parlons affaire, plutôt. Combien voulez-vous pour une petite dizaine de cible ? »

Je reste assise bien droite sur mon siège, j’ai décroisé les bras afin de retirer mes gantelets et me mettre plus à l’aise. Je les pose sur le bureau sans me gêner une seule seconde et commence simplement à étirer mes doigts engourdis par l’acier rigide dans l’attente d’une réponse convenable.




(c) MEI pour APPLE SPRING



Revenir en haut Aller en bas
" Contenu sponsorisé "
Who am i !

Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih]

MessageSujet: Re: Un contact peu orthodoxe [pv Faörih Xseih]
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» je suis lucie ou plUTOT CERIZ ET JE CHERCHE DES CONTACT MSN
» Rassemblement peu orthodoxe
» Ne pas perdre contact (PV : Selena Ewing)
» Prise de contact [Pv Ashlyn]
» D25 - F2L712 Clé de contact et interrupeur de démarrage/préchauffage

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
[- Midgard -] :: [ Midgard ] - Terres des hommes :: Lotheican-